AS-0-  L'agression sexuelle

 

 

Homme d'aujourd'hui

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   L'agression sexuelle est assurément un des thèmes favoris du mouvement féministe.  Cette chronique ne vise pas du tout à banaliser le phénomène mais  bien plutôt à le présenter d'une manière plus équilibrée que ne le fait ce mouvement.   Avec la violence conjugale il constitue assurément un instrument de culpabilisation du Québécois depuis plus de dix ans même:

--  s'il est établi que ces derniers sont responsables d'un taux d'agression plus faible que la moyenne canadienne;

-- si les campagnes de sensibilisation confondent sciemment dénonciation et condamnation alors que les tribunaux ne sont appelés à débusquer  qu'une fraction  des fausses accusations;

`-- si la chasse aux infractions sexuelles a été accentuée au cours des dernières années à la suite de la constitution d'une équipe spéciale au ministère de la Justice chargée de cette tâche;

-- si l'affaire Simard-Cloutier a popularisé l'engagement de poursuites civiles des dizaines d'années après les faits reprochés d'inceste, de pédophilie, ou de simple agression, ce qui dans tout autre domaine serait considéré comme injuste pour le défendeur qui peut difficilement mobiliser des témoignages pertinents.       

Ceux qui croient que notre présentation est injuste envers le mouvement féministe peuvent prendre connaissance de la page de présentation du rapport du Groupe de travail sur les agressions à caractère sexuel publié en 1995,ci-dessous . Le message est on ne peut plus explicite. 

http://publications.msss.gouv.qc.ca/acrobat/f/documentation/2000/00-807/95-802.pdf

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 La Table des matières l'est encore davantage 

  Les victimes

Qui est victime d’agression sexuelle, qui risque de le devenir ?   ............................   37

Les femmes et les enfants... d’abord . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .  37

L’âge peut faire la différence . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .. . .. 37

Les adolescentes. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .  . . . 37

Les femmes mariées ou conjointes de fait . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .. . .  38

Les femmes handicapées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .. .  . 38

Les femmes marginalisées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .. 39

La violence sexuelle en milieu autochtone . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39

Les femmes des communautés culturelles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .   40

Les hommes? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40

 Les agresseurs

Qui agresse sexuellement ; qui risque de le faire? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .  46

Les agresseurs sexuels : qui sont-ils ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 46

Une forte majorité d’hommes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .  47

Violeurs, pédophiles et cie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47

Ils sont souvent jeunes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .   48

Une fois, deux fois, trois fois... . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .. 48

Pourquoi agressent-ils ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .   . 49

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 Pourtant,  le même rapport apporte des informations qui devraient commander une certaine prudence :

  «Il existe très peu de données sur la prévalence des agressions à caractère sexuel à l’égard des hommes, adolescents ou adultes, et ce, pour trois principales raisons :

- une proportion importante des études sont réalisées uniquement auprès de populations féminines ;

- lorsqu’ils sont inclus dans l’étude, les hommes sont surtout pour évaluer les taux d’agressions à caractère sexuel qu’ils ont commis;

- lorsque des données sur la prévalence d’agression sexuelle chez les hommes sont recueillies, elles ne sont pas publiées ou elles sont traitées comme celles concernant les femmes, ceci principalement parce que les taux de prévalence sont trop faibles [Tourigny et Lavergne, à paraître en 1995].

 De plus  «Les garçons démontreraient une plus grande réticence à dévoiler les situations dont ils sont victimes, et ce, pour plusieurs raisons : culpabilité liée au fait d’avoir ressenti de l’excitation, conception de la virilité incompatible avec le fait d’être victime, risque d’être perçu comme un être passif, peur de se voir apposer l’étiquette d’homosexuel, etc. [Pauzé et Mercier, 1994].»

  Il est vrai  que ce rapport est l'oeuvre de plusieurs ministères, Justice, Santé et Services sociaux, Éducation, Sécurité publique  et le Secrétariat à la condition féminine mais il faut savoir que ce groupe était présidé par  Diane Lemieux, et composé des membres suivants:  Monique Dulac, Isabelle Fontaine, Jacynthe Lambert et Micheline Samson. 

Nous ne contestons pas le fait que les personnes de sexe masculin soient les principales responsables des agressions et les personnes de sexe féminin les principales victimes de ces agressions mais faut-il, pour autant, en faire une affaire exclusivement de femmes. Que dirait la Fédération des femmes du Québec si le gouvernement constituait un Groupe de travail sur les pensions alimentaires composé uniquement d'hommes sous prétexte que  96 % des pensions alimentaires sont défrayées par des hommes ?

 Il est clair dans notre esprit  que le gouvernement, en confiant les dossiers de l'agressions sexuelle et de la violence conjugale au Secrétariat à la condition féminine, a abdiqué sa responsabilité d'analyser et de présenter ces phénomènes sociaux de manière équilibrée et techniquement rigoureuse. Il a cédé devant un groupe de pression qu'il a lui-même institutionnalisé. Il s'ensuit que son message est biaisé et les remèdes qu'il préconise mal adaptés. Cette situation perdure encore en 2008.

Les documents sans lien hypertexte sont accessibles, sans frais, sur demande par info@hommedaujourdhui.ca

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  AS 1- L'agression sexuelle, une nouvelle thérapie au succès garanti: une poursuite au civil  (août  2006)

  AS--1 a L'avocat peut guérir, beaucoup mieux que le psychiatre, les filles qui ont eu des relations sexuelles avec des pédophiles, des parents incestueux et des adultes. Pourquoi pas les femmes battues ? (janvier2007)

 AS- 2 Le syndrome Nathalie Simard est  contagieux . Au Québec, on guérit d'un abus sexuel par une poursuite en dommages-intérêts (avril 2008)

 AS-3 voir  SDSP-3-b-1-Les CALACS -L'état entretient le  mouvement féministe à même ces organismes  (octobre 2008)

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 AS-4 Une autre qui préfère la cure judiciaire à la cure psychologique(2010) 

 AS-5 La Cour suprême est dans votre chambre à coucher et ne veut pas en sortir (2011)

  AS-6 Après les agressions sexuelles, le harcèlement sexuel (2014)