Au Québec une femme peut avoir sa statue sur la Promenade des Premiers ministres sans avoir jamais occupé un tel poste. Un nouveau produit de la discrimination positive. 

 

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Le Journal de Québec 26 août 2011 p. 3

«Même si aucune d'entre elles n'a  accédé à cette fonction, un monument  en hommage aux femmes sera érigé  au coût de 325 000 $ sur la promenaddes Premiers-Ministres ceinturant hôtel du Parlement, à Québec.  «C'est un investissement justifié, ce n'est   que justice», clame la députée libérale de La  Pinière, Fatima Houda-Pepin, qui pilote cette  initiative visant à souligner l'engagement des  femmes en politique.    En juin, la vice-présidente de I’ Assemblée    nationale a mis sur pied un comité pour la réalisation d'un monument commémoratif, qui a reçu l'appui financier de partenaires   publics. La Commission de la capitale nationale  (CCNQ), la Ville de Québec et 1Assemblee nationale verseront 100 000$ chacune, alors que  le  Conseil du statut de la femme complétera Ie financement avec une contribution de 25 000$. Ca va combler un vide, parce qu'il n'y a  que des hommes qui ont leur statue autour du Parlement », a défendu Mme Houda-Pépin, questionnée par Le Journal hier. Mais n'aurait-il pas fallu attendre qu'une femme accède aux plus  hautes fonctions de la province, à  l'instar de Maurice Duplessis,  Jean Lesage et René Lévesque, qu'on retrouve sur la prestigieuse promenade inaugurée en 1997?   « Ca aurait été trop long», réplique  la députée, selon qui le monument   fera œuvre de pédagogie, «parce que les gens ne connaissent pas l’histoire des femmes en politique » (…). L’appel de candidatures pour la réalisation du monument demande aux artistes de présenter une œuvre prévoyant un espace pour une statue de «Mme Kirkland, première femme à avoir été élue à l’Assemblée nationale »

 

Commentaires

-1- Étant donné qu’actuellement  8 premiers ministres ont leur monument, sur la Promenade  nous devrions atteindre bientôt la parité (l’égalité) puisque l'on a déjà prévu l'addition d'une quatrième femme  (Mme Kirkland). En somme, on ne fait que poursuivre l’œuvre de Jean «Cravate rose» Charest .C’est lui qui a décidé que les femmes qui formaient 30% des députés avaient droit à 50% des postes de ministres. Apparemment, cette mesure de discrimination  positive n’est qu’une de ses nombreuses  magouilles,  croit-on savoir.

-2-  Mme Houda-Pépin  est une vraie flèche.  Elle se rappelle que l’on a fait adopter la «Loi sur l’équité salariale» qui élève le salaire des groupes d’emplois dits «féminins» au niveau supérieur des groupes d’emplois dits «masculins» en invoquant le même argument voulant qu’il aurait été trop long d’attendre que les femmes - venues plus tardivement sur le marché du travail que les hommes et n’ayant pas encore envahi les emplois les mieux rémunérés – obtiennent éventuellement le même salaire de manière normale. Il n’était pas suffisant  que pour un même travail la femme et l’homme reçoivent  déjà  le même salaire (égalité salariale). Même le gouvernement  de l’ancienne Russie soviétique n’avait pas jugé opportun de fixer ainsi de fixer ainsi un salaire collectif pour les hommes et les femmes.

 -3- Nous nous attendons à ce que prochainement la même Houda-Pépin réclame, au nom de la même justice, et avec l’appui de l’Esprit d’équipe de TVA  (Karine Champagne), la nomination de femmes au Temple de la renommé du Hockey  car il n’y a que des hommes là dedans alors qu’il y a, pourtant, des femmes qui pratiquent ce sport au… niveau Midget AAA.  L’ennui est que ce Temple ne se trouve pas au Québec et qu’ailleurs on semble s’être rendu compte que  la discrimination positive féministe n’est autre chose qu’une fourberie qui légalise l’attribution de privilèges aux femmes au détriment des hommes.

-4-  Il ne faudrait pas s’étonner si, dans un avenir pas très lointain, le Conseil du statut de la femme, fort de son exploit  d’avoir réussi à transformer la Promenade des premiers ministres en l’Allée de la parité politicienne, cherche à étendre l’application de son concept révolutionnaire. Il pourrait exercer des pressions pour que Le prix Nobel soit accordé à un nombre égal d’hommes   et de femmes, peu n’importe la nature de la contribution de ces dernières car il s’agirait encore  une fois de faire œuvre pédagogique. On doit conclure que lorsque l’on est imbue de la foi féministe il importe assez peu que l’œuvre pédagogique soit fondée sur une déformation des faits. Ailleurs, on  appelle cela  de la  propagande.

- 5- Qu’arrivera-t-il quand une femme sera effectivement élue Première ministre ? Trois scénarios possibles:

- le Conseil du statut de la femme réclamera la  réalisation d’une statue regroupant toutes les candidates aux élections qui n’ont pas été élues pour souligner  le parcours particulièrement difficile  des femmes en politique. Le discours victimaire fait partie intégrante de la pédagogie féministe.

- une nouvelle Première ministre fera déplacer  les statues des quatre femmes, déjà  installées entre  Duplessis et Papineau,  au Musée  du Québec de manière à respecter la  mission originale de la Promenade et dégager celle-ci de l'ombrage qu'elles projetaient sur ses pairs et...elle-même.

- un nouveau Premier ministre est élu et il donne suite à la revendication du Conseil du statut de la femme mentionnée en 1 car il est impensable qu'un homme politique québécois ait assez de vaillance pour mettre un frein  aux dérives du lobby féministe.

 

Addendum  en page 14 du journal Le Soleil du 7 décembre 2011

 « Un monument de bronze qui rendra hommage aux femmes en politique sera installé a Québec à côté de la statue de I' ancien premier ministre de la province Maurice Duplessis, qui s'opposait justement au droit de suffrage de la gent féminine (…)  «mais on s'est dit quel beau hasard, l'histoire fait bien les choses!», a souligné MmeHouda-Pepin.» . Des rumeurs avaient circulé à l'automne selon lesquelles le monument devait plutôt  être érigé sur la promenade des Premiers- Ministres aux cotes des ex-dirigeants de la province, alors qu'aucune femme n'a encore été élue a ce poste. Mais selon celle qui a piloté le projet, la première vice-présidente de l'Assemblée nationale, Fatima Houda-Pepin, il n'a jamais été question de cet emplacement. «Ce n'est pas une volte-face, des le départ, en juin 2011, la première chose qu'on a faite, c'est de visiter le site» sur la Grande Allée, a-t-elle expliqué. (…) L’oeuvre  au coût de 415 000 $ Ses coûts sont payes par l'Assemblée nationale (200000 $), la Commission de la capitale nationale  (100 000 $) et le Conseil du statut de la femme (15000 $). »

Commentaires

 -- Vous croyiez que  Mme Houda-Pépin  allait avouer s'être finalement rendu compte de l'ineptie de sa proposition.  Pas du tout, elle nie avoir voulu installer la statue  sur la promenade des Premiers ministres. Çà lui a pris tout ce temps pour demander une correction des articles de presse parus en août 2011. Ou bien elle ne lit pas les journaux, ou bien elle croît que  la population est amnésique ou imbécile. Elle  nous fait penser à cette autre politicienne,  Michelle Courchesne,  qui nie avoir vendu des permis de garderies à des contributeurs  de son parti politique. Qui donc disait  dernièrement que les femmes en politique sont bien plus honnêtes que les hommes ?. 

 -- On voit bien la mesquinerie du geste libéral d'entourer ainsi la statue de Maurice Duplessis quand on pense qu'il a été un des plus grands premiers ministres du Québec et un des plus féroces adversaires du PLQ, en plus d'avoir renoncé par deux fois au mariage pour se consacrer à la politique ( ww.crc-resurrection.org/Canada/ Duplessis/ Maurice_Duplessis.php)

 --  C'est toujours amusant de voir comment les politiciens (nes) pensent nous dorer la pilule en divisant la facture d'un demi million de dollars en 3  alors que l'argent vient toujours de nos seules poches. Le mouvement féministe a raté une belle occasion de montrer qu'il n'a pas toujours  besoin de l'État pour  faire quelque chose.