Deux cas de partialité féministe à la station de Québec de Radio-Canada. -

Plainte à l'Ombudsman de cette société.-

Description de la joute en dix périodes  

 
 
 

Homme d'aujourd'hui

accueil

 

  Le lecteur qui veut s’initier aux joies de  la contestation de l’emprise du féminisme dans les médias québécois peut prendre connaissance d’une démarche que j’ai entreprise dans le simple but de faire connaître deux essais que j’avais publiés en 2008 : «L’égalité de fait entre les femmes et les hommes, un piège à cons» et «La discrimination positive, privilèges aux femmes, injustices envers les hommes ».  Il est tout de même étrange que les médias écrits et électroniques  ne ratent jamais une occasion de faire l’éloge du féminisme de diverses manières mais recourent  à toutes les excuses pour ne pas signaler l’existence de documents qui font une analyse critique de cette pensée. Je mets en cause ici, de manière immédiate, la réalisatrice de l’émission matinale «Première heure», André-Anne Paré et une collaboratrice à l’émission «Samedi de prendre le temps», Françoise Guénette, ces deux émissions étant diffusées à la station de Québec de Radio-Canada. Je retrace les huit étapes de cette démarche qui a finalement abouti à une plainte de ma part à l’Ombudsman de Radio-Canada. Vous serez évidemment surpris d’apprendre que Mme l’Ombudsman de Radio-Canada a  retourné ma plainte comme une crêpe. Que voulez-vous, dans cette société québécoise, pourtant décrite comme étant patriarcale par le mouvement féministe, on peut tout critiquer – les religions, les philosophies politiques de droite  (surtout) et de gauche, les valeurs, les lois  etc. --  mais  il est interdit  de critiquer le féminisme.  Il en résulte une société déséquilibrée.      

                                                                                     

1-- Premier Courriel à André-Anne Paré

 Le 15 avril 2009 

Un sujet possible d'entrevue

«Mme Paré

Ne débordant pas d'optimisme je vous transmets quand même quelques informations concernant deux ouvrages que je viens de publier à compte d'auteur Il me semble qu'ils pourraient faire l'objet d'une entrevue intéressante sans doute avec M. Bernatchez car M.Ouellette,  à qui j'ai déjà transmis ces informations, a préféré décliner et refiler le tout à Rejean Lemoyne... qui n'a jamais donné signe de vie. D'où un  scepticisme certain quant à la possibilité de traiter du féminisme sur les ondes radio-canadiennes autrement qu'en termes élogieux.  Si cela vous agrée je pourrais laisser un exemplaire de chacun des ouvrages à votre attention à la station radiophonique.  Sincèrement   André Gélinas »

 

aucune réponse

 

 2-- Deuxième courriel à André-Anne Paré 

Le 31décembre 2009

Manifestement, mon scepticisme était pleinement justifié car je n'ai même pas reçu un simple accusé de réception. Apparemment, neuf mois n'ont pas été suffisants pour vous permettre de concevoir une réponse. Puis, récemment, j'ai entendu, à plusieurs reprises,  Françoise Guenette, féministe notoire, qui collabore à l'émission du matin mais également à  la Gazette des femmes (plus d'une cinquantaine d'articles depuis 1992) (1).  Dans un tel contexte, le refus de la Société Canada de faire une petite place à une critique de certaines soi-disant «avancées»  du féminisme  m'apparaît aller à l'encontre des principes qui sont censés guider la Société en matière d'information  Un deux poids deux mesures tout à fait inacceptable dans une société qui doit assurer l'égalité de fait entre les femmes et les hommes.  Je vous serais gré de bien vouloir, cette fois-ci, répondre à ce courriel. Sincèrement  André Gélinas

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(1) C'est la même personne qui m'avait invité à un colloque au Musée de la Civilisation sur le thème «Le féminisme est-il allé trop loin» mais sans m'aviser qu'elle venait de rédiger une critique qui se voulait dévastatrice de mon ouvrage «L'équité salariale et autres dérives du féminisme au Québec» dans la même Gazette des femmes. Lors du colloque elle exigeait que je résume la question de l'équité salariale en moins de 5 minutes - une offre que je devais refuser- mais elle accordait plus de 10 minutes à Rosette Côté, présidente de la CES, qui par hasard se trouvait dans la salle, pour critiquer mon ouvrage puis me refusait un droit de réplique. Cette personne qui n'a aucune éthique sévit encore aujourd'hui sur vos ondes

AUCUNE RÉPONSE

 3-- Premier courriel  à Mme Miville-Dechêne, Ombudsman de Radio- Canada                Le 24 février 2010 (10:28)  

Mme Miville-Dechêne,

Le document ci-joint contient deux motifs de plainte. Le comportement de deux femmes, employées par la station radiophonique de Québec, nous semble transgresser les règles établies par la Société Radio-Canada quant à la neutralité qu'elles doivent manifester dans le traitement de l'information.

 Sincèrement  André Gélinas 

Mme Julie MIville-Dechêne

Nous voulons porter à votre connaissance des faits qui révèlent que la station affiliée de Québec a un comportement qui va à l’encontre des Normes et pratiques journalistiques de la Société Radio-Canada .1 Ils mettent en cause la réalisatrice de l’émission du matin André- Anne Paré et une collaboratrice à plusieurs émissions, Françoise Guénette 

Les Motifs

Le cas d’André-Anne Paré

La station affiliée de Radio-Canada a, à son emploi, André-Anne Paré, réalisatrice de l’émission matinale «Première heure ». Comme il est de pratique courante à cette émission d’accueillir des auteurs venus présenter leurs œuvres lors d’une brève entrevue nous avons  informé, le 15 avril 2009, Mme Paré que nous souhaitions aussi pouvoir présenter les deux ouvrages que nous venions de  publier «L’égalité de fait entre les femmes et les hommes, un piège à cons » et  «La discrimination positive, privilèges aux femmes, injustices envers les hommes ». De toute évidence, il s’agit d’ouvrages critiques de «certaines avancées» du féminisme tel qu’implanté au Québec. Toutefois, mes années de travail comme professeur d’université, puis haut fonctionnaire au  Gouvernement du Québec, devaient témoigner du sérieux de ces analyses et mériter une certaine attention même si  elles se distançaient  du courant majeur d’opinion.  Mme  Paré n’a jamais même accusé réception de ce courriel. Un autre courriel  au même effet, expédié le 31 décembre 2009, a connu le même sort. Nous vous soumettons que ce comportement de Mme Paré va directement à l’encontre des Normes suivantes :  

«5.Équilibre

5.3  Les émissions régulières

«Les émissions régulières de nouvelles et d'affaires publiques doivent présenter, dans leur ensemble, un éventail équilibré des opinions sur les sujets controversés, de façon à ne pas donner l'impression de promouvoir des points de vue particuliers ou d'être le simple jouet des événements. Les cadres et les journalistes doivent être conscients de la nécessité de maintenir l'équilibre dans la présentation de sujets controversés.

«Les émissions de nouvelles et d'affaires publiques, en particulier les magazines, sont censées faire état des grands courants d'idées qui circulent dans la société. Cela signifie que, de temps à autre, la Société fournit une tribune à des personnes dont les vues méritent particulièrement diffusion, que ce soit un auteur, un scientifique, un penseur, un expert, un artiste ou un simple citoyen. Dans ces cas, les responsables des émissions d'information doivent voir à ce que ne s'accumule pas, au fil des émissions, un appui à un courant d'idées ou d'opinions; ils doivent toujours garder à l'esprit que la Société  a comme responsabilité de présenter la plus grande variété possible d'idées et d'opinions

Commentaire

N’ayant jamais été invité à présenter nos ouvrages les dispositions mentionnées ci-dessous ne se sont pas appliquées. Toutefois, si jamais, il devait y avoir un changement de cap à la suite de votre intervention, il serait de mise que les animateurs et interviewers les respectent.

IV. NORMES DE PRODUCTION

B: TRAITEMENT DES INFORMATIONS

Personnel à l'antenne
1.1 ANIMATEURS, ANIMATRICES ET INTERVIEWERS

Les animateurs, les animatrices et les interviewers doivent traiter équitablement leurs invités. Ils ne devraient pas se montrer critiques ou exigeants à l'égard des uns et conciliants et sympathiques à l'égard des autres.

Il est aussi capital, pour garder la crédibilité de leurs propos, que les animateurs, les animatrices et les interviewers s'abstiennent d'engagement personnel, non seulement lorsqu'ils s'adressent au public mais encore dans leur façon d'animer une discussion ou dans le choix de leurs questions.

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Le cas de Françoise Guénette

La même station  affiliée de  Radio-Canada à Québec a aussi, à son emploi, la journaliste Françoise Guénette. Or, cette personne collabore régulièrement, depuis 1999, à la revue féministe «La Gazette des femmes » laquelle est  financée entièrement par les fonds publics  attribués au Conseil du statut de la femme.  De ce fait, non seulement mange-t-elle à deux râteliers  mais elle a perdu toute la neutralité qu’un journaliste doit avoir naturellement dans le traitement de l’information. Nous vous soumettons que l’adhésion maintes fois manifestée de  Mme Guénette à l’idéologie féministe est contraire aux règles d’impartialité que doit respecter la Société Radio-Canada.

Il est vrai que, faute de moyens, nous n’avons pas les enregistrements des diverses émissions radiophoniques auxquelles elle a participé. Voilà certainement l’occasion pour l’ombudsman de se servir de ses pouvoirs d’enquête et de se faire remettre les rubans des émissions du samedi matin tout particulièrement. Elle s’y ingénie à faire passer de manière subtile son biais féministe non seulement dans le choix des sujets qu’elle traite mais par la manière dont elle les aborde.

Par contre, il est facile de retracer la cinquantaine de textes qu’elle a écrits dans la  Gazette depuis 1992 .Il s’agit d’un engagement systémique et durable.  Certains d’entre eux  ont des titres très explicites «. Politique - Quelle place pour les femmes ?» «Féminisme et nationalisme : drôle de couple ». Dans d’autres cas, il faut aller plus loin.

(1) Dans le Volume  30, no 1, Juin-Juillet 2008, p. 13-15 intitulé « Mon automne chez les vieux » elle a écrit  «Pour ma part, je rêve de finir ma vie dans une maison de retraite pour vieilles féministes, à l’ombre de grands arbres, une maison pleine de vie, de petits-enfants, de vieux conjoints et de projets, encore. Je devrais chercher sans tarder. »

(2) Dans le volume 24 no. 6 Mars-Avril 2003 p. 8-10 elle titrait son article  « La revanche de la femme de chambre »  «Mâle croisade » dans lequel elle recensait mon ouvrage.  Elle a écrit «L’Équité salariale et autres dérives et dommages collatéraux du féminisme au Québec (éditions Varia, 2002) n’impressionnera pas les lectrices rigoureuses» (…). Dans une tempête de clichés, l’auteur attribue aux féministes la décomposition de la famille, entre autres par « l’avortement qui prive les hommes de leur descendance », le décrochage scolaire des garçons, le détournement des médias etc. ». Mais  elle s’en remet totalement à Rosette Côté, présidente de  la CES pour la critique de notre propos. «Quant à la thèse d’André Gélinas, auteur du brûlot antiféministe (…) selon qui l’équité salariale est une « monstruosité [...] qui vise à corriger une injustice fictive du passé en créant une authentique injustice pour l’avenir », Rosette Côté se fait cinglante. « L’ensemble de ses prémisses sont fausses, puisqu’il nie toute discrimination au départ » (…) « Quant à la loi, il mélange tout. Il prétend qu’une entreprise devra se comparer au reste du marché, qu’on va normaliser un même emploi pour tout le Québec, ce qui est totalement faux. La loi dit clairement que l’employeur n’est responsable que de son entreprise : il n’est pas obligé de payer une secrétaire 30 000 $ - même si son concurrent le fait - mais il doit s’assurer que ses secrétaires et mécaniciens aient des salaires comparables.(…)  En augmentant les coûts de main-d’œuvre, on sape la compétitivité du Québec face à ses voisins, prétend également le pamphlétaire. « L’Ontario a une loi sur l’équité depuis 15 ans et personne ne crie au meurtre, répond la présidente ! La loi reconnaît le marché puisqu’elle module les obligations en fonction de la taille des entreprises. Elles gagnent un avantage concurrentiel à réaliser l’équité. Avec la rareté de la main-d’œuvre qui s’en vient, qu’est-ce qui va retenir le personnel dans une PME? La qualité de gestion, le climat, la reconnaissance du travail. Si vous pouvez offrir 50 000 $ à un jeune king de l’informatique, vous pouvez donner 1 $ de plus l’heure à votre secrétaire » ! Rosette Côté plaide finalement pour l’autonomie des Québécoises. « Plus les femmes sont indépendantes économiquement, moins l’État est obligé de leur en donner à l’autre bout. Si on laisse le marché se réguler, les femmes vont s’appauvrir. Or, quand elles sont pauvres, seules avec charge d’enfants, sans les moyens de payer les gardiennes, qui prend le relais ? L’État pourvoyeur ».

Commentaire

Si Mme Guénette avait pris la peine de faire un travail de journaliste honnête elle m’aurait demandé des explications avant d’aller recueillir le témoignage de Mme Côté qui ne pouvait être que contraire au mien étant donné la position qu’elle occupait.  Elle aurait compris que si nous avons  parlé d’équité salariale «féministe» c’était pour la différencier de l’équité salariale tout court,  un concept aussi présent en matière de rémunération mais qui ne différencie pas selon le sexe des bénéficiaires. Elle  aurait dit à la présidente de la CES  que : 1- l’étude la plus exhaustive de causes de l’écart entre le salaire des femmes et des hommes- celle de Marie Drolet- n’a jamais invoqué l’existence d’une discrimination systémique contre les femmes -2- le gouvernement a adopté un règlement qui compare le salaire de certaines employées à celui d’un «contremaître» qui est extérieur à l’entreprise 3- la loi ontarienne ne s’applique pas au secteur privé 4- la présidente de la CES a montré avait atteint  son niveau d’incompétence  en basant la détermination du salaire de la secrétaire sur celui du krach en informatique (et pourquoi pas sur celui du joueur de hockey) ou sur la charge familiale de l’éternelle mère monoparentale (comme si le père monoparental n’existait pas-, comme si hommes ne versaient pas 96% des pensions alimentaires ) . En d’autres termes, Mme Guénette a renoncé à conduire une recherche attentive, complète et impartiale, à  utiliser son propre jugement  et s’est contentée se servir de porte parole d’une personne avec laquelle elle partageait la même idéologie féministe. Enfin, à cette occasion, nous avons la preuve qu’elle a fait preuve d’un manque d’éthique hors du commun 2.

(3) Dans le Vol. 23, no 4, Novembre-Décembre 2001, p. 15 elle écrit  « La guerre du temps » dans lequel on peut lire les passages suivants :

« Êtes-vous devenue une guerrière du temps, une femme sandwich écartelée entre les devoirs des enfants et la visite au foyer où votre père sombre dans l’Alzheimer? Passez-vous trois heures chaque fin de semaine à popoter les repas de la semaine tout en payant vos comptes par Internet? Êtes-vous devenue la championne du «multi-tâches»? (…) L’État joue-t-il son rôle? Les hommes font-ils leur part? (…) Quelle est la stratégie du père au travail? Se rendre invisible, minimiser l’importance qu’il accorde à la famille, occulter les tensions et le stress, prétexter un rendez-vous chez le comptable plutôt que d’avouer qu’il doit accompagner son fils à la clinique (…) Mais ce qui a vraiment changé, c’est qu’on interpelle davantage les hommes. «Je le vois quand je vais rencontrer des syndicats ou parler devant le Conseil du patronat. Et c’est normal. Comme les hommes représentent une partie du problème - en rechignant au partage des tâches -, ils doivent faire partie de la solution » De leur côté, Céline Le Bourdais et Annie Sauriol, de l’Institut national de la recherche scientifique, ont constaté (à partir d’une enquête canadienne menée auprès de 13.500 hommes et femmes) que les hommes de 30 ans et moins sont plus enclins au partage des tâches familiales. En fait, les plus scolarisés en font davantage, surtout s’ils vivent avec une femme plus diplômée ou plus riche qu’eux. Le vieux rapport de force, quoi: il est plus facile de négocier quand on tient aussi les cordons de la bourse. »  (…) Qui dit course folle dit problèmes de sommeil: ainsi le taux d’insomnie (régulière ou épisodique) des 15 ans et plus est passé de 20% à 25% en dix ans. Et ce n’est pas parce que l’activité sexuelle est en hausse! Au contraire, 28% des 3000 Canadiens sondés par Léger Marketing au printemps 2001 ont déploré faire l’amour moins souvent qu’un an auparavant. La plupart blâmaient le travail et le soin des enfants.  (…) Tous ces couples épuisés, tous ces pères potentiellement... impuissants: voilà des perspectives prometteuses pour Pfizer, fabricante de Viagra et commanditaire de ce sondage national.

Commentaire

On retrouve les récriminations habituelles dans la plus  pure tradition victimaire féministe de même que la misandrie toujours sous-jacente dans cette guerre des sexes qu’en bonne féministe elle entretient. En aucun moment Mme Guénette mentionne-t-elle que si la femme assume généralement davantage de tâches domestiques elle travaille moins d’heures à l’extérieur du foyer et se déplace sur de moins longues distances, des facteurs qui rendent compréhensible un partage inégal des tâches et ne justifient pas cette «guerre du temps», surtout  qu’elle reconnaît que la majorité des femmes travaillent à temps partiel de leur  plein gré (73%). Elle ne situe pas ce partage des tâches dans l’ensemble des responsabilités familiales et ignore que c’est l’homme qui assure généralement la sécurité financière de la famille sauf, dans  les rares cas de femmes  qui ont consenti à épouser «plus bas». Surtout, elle ne s’inquiète pas  de l’étiolement de l’entrepreneurship au Québec en conséquence  de la prise en charge de tâches domestiques supplémentaires par l’homme. Enfin, elle ne veut pas reconnaître que les hommes n’ont  tout simplement pas les mêmes aptitudes naturelles que les femmes pour s’occuper des bambins.

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Il nous apparaît  manifeste que Mme Guénette contrevient aux énoncés suivants des Normes et pratiques journalistiques de la SRC 

«III  PRINCIPES

2.  Principes journalistiques

Les émissions d'information doivent en outre respecter les principes journalistiques reconnus :

L'exactitude

L'information est fidèle à la réalité, en aucune façon fausse ou trompeuse. Cela exige non seulement une recherche attentive et complète mais une langue châtiée et des techniques de présentation sûres, y compris pour les éléments visuels.

L'intégrité

L'information est véridique, sans déformation visant à justifier une conclusion particulière. Les professionnels de l'information ne tirent pas profit de leur situation avantageuse pour faire valoir des idées personnelles.

L'équité 

L'information rapporte les faits pertinents, reflète impartialement les points de vue significatifs et traite avec justice et dignité les personnes, les institutions, les problèmes et les événements.

La mise en œuvre de ces principes permettra d'atteindre l'objectivité et l'équilibre auxquels les émissions d'information de Radio-Canada doivent s'identifier.

«3. Crédibilité 

Dans une société ouverte, la crédibilité est un attribut essentiel à une entreprise d'information.

La crédibilité de l'entreprise et celle de ses journalistes sont indissociables et tributaires l'une de l'autre.

La crédibilité dépend de qualités comme l'exactitude et l'impartialité du reportage et de la présentation. Elle dépend également de l'abstention par l'entreprise et les journalistes de tout contact ou association qui pourrait donner prise à des soupçons de partialité. Il faut éviter toute situation qui pourrait jeter un doute sur l'impartialité de l'entreprise ou du journaliste et sur leur indépendance par rapport à des groupes de pression, soient-ils idéologiques, politiques, économiques, sociaux ou culturels.

Dans le recrutement et l'affectation de son personnel en information, l'entreprise doit tenir compte des activités ou associations personnelles, des opinions exprimées publiquement et des antécédents de chacun pour éviter qu'on perçoive, dans son activité professionnelle, du parti pris ou le risque d'influences indues. »

Commentaire

Nous croyons qu’une  personne entièrement dédiée à la propagation d’une doctrine ne peut pas, parce qu’elle s’exprime devant un micro, au lieu de le faire dans un texte écrit, devenir  tout à coup, impartiale et rigoureuse dans son traitement de l’information. À notre connaissance, aucun journaliste de Radio-Canada ne manifeste une quelconque adhésion à une pensée masculiniste,  collabore à une organisation de ce type  ou  de manière régulière prend la défense des droits et intérêts des hommes. Au mieux, ils manifestent un plus grand respect  envers l’intelligence de l’auditoire. Au pire, l’exemple de Roch Côté, ostracisé des médias pour avoir simplement dénoncé la fausseté des données sur la violence conjugale propagées par le lobby féministe, semble en avoir convaincu plusieurs qu’il était préférable de renoncer à exprimer leur pensée profonde  s’ils voulaient continuer de pouvoir faire vivre leur famille.  Nous ne comprenons pas que la Société Radio-Canada  tolère encore la présence de femmes qui, manifestement, ne respectent pas ses principes et normes journalistiques. Il nous apparaît  que la directrice générale de la station affiliée de Québec doit être mise en cause  dans cette affaire puisqu’il lui revient de sanctionner des comportements aussi déviants.  

Conclusion

Pour ces raisons, Madame, nous vous demandons :

--d’exiger que Mme Françoise Guénette choisisse entre sa collaboration à la Gazette des femmes et son emploi à Radio-Canada et que, dans l’hypothèse où elle choisit la deuxième option, elle soit mutée à un emploi qui ne la mette  pas, en ondes, en rapport direct avec la population;

-- d’obtenir de Mme André-Anne Paré les raisons pour lesquelles elle refuse de répondre à nos courriels et, fondamentalement, les raisons pour lesquelles elle refuse que l’émission qu’elle réalise m’accorde une entrevue à propos de nos deux ouvrages 

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(1) http://www.radio-canada.ca/apropos/politiquesdiffusions/autres_politiques/

(2) Nous ignorions  ces faits quand nous avons accepté de participer à un débat tenu au Musée de la civilisation sur le thème, «Le féminisme est-il allé trop loin ?», animé par la même Mme Guénette. Lorsque, à la suite de notre exposé d’ouverture (5 minutes), nous avons exprimé le souhait de pouvoir disposer, plus tard, de quelques minutes pour expliquer notre critique de la Loi sur l’équité salariale, elle nous accorda 3 minutes à prendre sur le champ – une offre tellement ridicule que j’ai dû la refuser. À une deuxième demande elle déclara que cela n’était pas le sujet du débat. Pourtant, à la toute fin de la séance, la même Guénette donna la parole durant plus de dix minutes à  la Présidente de la Commission de l'équité salariale qui en profita pour réfuter des arguments qu'elle nous imputait sans, qu’encore une fois,  nous puissions répliquer

 4 - Réponse de l’Ombudsman de Radio-Canada  2/24/2010 12:16 pm

Monsieur Gélinas,

Monsieur

J'ai bien lu votre plainte. Je la transmets à la directrice Louise Cordeau, afin qu'elle puisse en prendre connaissance et vous répondre. Si vous n'êtes pas satisfait de la réponse obtenue, faites-le moi savoir. Le bureau de l'ombudsman est une instance d'appel indépendante.

 Salutations

 Julie Miville-Dechêne
Ombudsman, Services français, Société Radio-Canada
www.radio-canada.ca/apropos/ombudsman/


5- Premier courriel de  Claude-René Piette  Chef des programmes à  Gélinas, André cc Cordeau Louise, Ombudsman de Radio Canada               19 avril 2010

«Monsieur Gélinas,

Nous avons pris connaissance de votre plainte concernant la réalisatrice André-Anne Paré et la chroniqueuse Françoise Guénette.  Nous avons procédé à un examen des éléments que vous avez présentés à l’ombudsman. 

Nous en venons à la conclusion qu’André-Anne Paré n’a pas manqué à ses obligations envers nos normes et pratiques journalistiques en ne vous accordant pas une entrevue.  La question de l’égalité hommes-femmes retenant peu l’attention dans l’actualité au moment de votre demande, le choix de Mme Paré de ne pas traiter de votre livre ne nous apparaît pas inapproprié.  En fait,  durant cette période, Première heure n’a pas du tout parlé, sous quelque angle que ce soit, de la question hommes-femmes. Je vous rappelle que nous jouissons de la liberté éditoriale qui nous permet de déterminer les sujets que nous souhaitons traiter.

Par ailleurs, nous comprenons bien que vous auriez souhaité recevoir une réponse au premier courriel que vous avez fait parvenir à Mme Paré.  Nous croyons cependant qu’il ne faut pas y voir une prise de position.  Il faut savoir que l’émission reçoit chaque semaine plusieurs dizaines de propositions, de tous ordres.  Nous ne sommes tout simplement pas en mesure de faire parvenir une réponse écrite à tous les demandeurs. 

Il nous apparaît que Mme Paré n’a pas agit non plus par conviction personnelle en ne répondant pas au deuxième envoi.  Cependant, le ton de votre deuxième courriel ne l’incitait pas à y répondre.  Nous avons demandé à Mme Paré, si cela se reproduit, de faire appel à son supérieur immédiat.  

En ce qui a trait à la chroniqueuse à la revue de presse Françoise Guénette, nous n’avons pas relevé dans son travail en ondes d’élément qui indiquerait qu’elle fait preuve de partialité dans la sélection des contenus qu’elle rapporte.

D’autre part, nous souhaitons rappeler ici la vaste expérience de Mme Guénette.  Elle a œuvré dans plusieurs médias depuis une trentaine d’années, dont la télévision au niveau national.  La diversité des thèmes et des sujets qu’elle a eu à aborder dans sa carrière est très large et couvre un grand nombre d’aspects de la vie sociale.  Nous ne pouvons donc pas partager votre opinion selon laquelle Mme Guénette manque de crédibilité journalistique et que sa présence à notre antenne jette un doute sur l’impartialité de Radio-Canada. 

Je vous prie de croire, Monsieur Gélinas, en notre souci constant d’offrir des émissions et une information de la plus haute qualité.  J’espère que vous trouverez satisfaction à votre requête dans ce courriel. Si tel n’est pas le cas, vous pouvez à nouveau écrire à l’ombudsman.

Je vous remercie de l’intérêt que vous portez à Radio-Canada et je vous prie de recevoir mes salutations.

 

6- Deuxième Courriel de André Gélinas à Mme Julie Miville-Dechêne Ombudsman de Radio-Canada—cc. à Claude-René Piette et à Louise Cordeau                                      27 avril 2010

Mme Miville- Dechêne

J’ai pris pour acquis que la directrice de la station de Québec de Radio-Canada avait délégué  à Claude-René Piette, chef des programmes, le soin de me répondre.  Manifestement, elle ne croyait pas devoir le faire elle-même malgré votre invitation.  Cette décision ne peut évidemment que conforter le sentiment d’infériorité qui m’habitait déjà.   Quoiqu’il en soit, c’est donc pour donner suite à l’invitation du chef des programmes  que je m’adresse de nouveau à vous. En effet, sa  réponse ne m’apparaît pas satisfaisante dans le cas des deux motifs de plainte que nous avons portés devant vous, soit les comportements de Mme André -Anne Parée et de Mme Françoise Guénette .

(6.1) André- Anne Paré 

6.1.1 À propos de la non-actualité de la question  de l’égalité entre les femmes et les hommes

M. Piette écrit : «La question de l’égalité hommes-femmes retenant peu l’attention dans l’actualité au moment de votre demande, le choix de Mme Paré de ne pas traiter de votre livre ne nous apparaît pas inapproprié.  En fait,  durant cette période, Première heure n’a pas du tout parlé, sous quelque angle que ce soit, de la question hommes-femmes».(…)  «Je vous rappelle que nous jouissons de la liberté éditoriale qui nous permet de déterminer les sujets que nous souhaitons traiter».

(a) Je suis tout à fait sidéré d’apprendre que, du 15 avril à décembre 2009 et depuis lors,  l’émission Première heure n’a jamais traité de l’égalité fermes-hommes.  Si cela est exact – ce dont je doute fort-  cela signifie que cette émission  est complètement décrochée de l’actualité alors qu’elle est censée en rendre compte. Simplement en furetant sur la toile et en omettant les innombrables communiqués du Conseil du statut de la femme,   on est à même de constater que les occasions de traiter de ce sujet n’ont pas manqué :

-- la stratégie d’action-jeunesse du gouvernement du Québec 2009-2014 «Développer un environnement favorable au respect de la diversité signifie apprendre à vivre ensemble dans le respect de nos valeurs communes soit l’égalité homme-femme, la primauté du français et la séparation entre l’État et la religion» 27 mars 2009 ;

-- les innombrables articles sur les suites du rapport Bouchard-Taylor en rapport avec diverses demandes d’accommodements raisonnables et le fait qu’elles remettent en cause la «valeur québécoise» de l’égalité entre les femmes et les hommes (la Société Saint-Jean-Baptiste, Québec, Laïcité et égalité/ Quel projet pour le Québec, 30 octobre 2009) ;

-- la Colloque international sur la violence faite aux femmes – la commémoration de la tuerie de Polytechnique  «En cette journée de commémoration et d'action contre la violence faite aux femmes, le premier ministre du Québec, Jean Charest, et la ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, Christine St-Pierre, ont tenu à souligner les événements tragiques survenus il y a maintenant 20 ans, à l'École polytechnique de Montréal »,  ainsi que la présentation du film Polytechnique , 6 décembre 2009;

-- le renforcement de la Loi sur l’équité salariale, 20 mars 2009

--le dépôt du projet de loi no. 94 Le gouvernement balise les demandes d'accommodements raisonnables «À cette fin, le projet de loi définit la notion d’accommodement, subordonne tout accommodement au respect de la Charte des droits et libertés de la personne, notamment du droit à l’égalité entre les femmes et les hommes et du principe de la neutralité religieuse de l’État, et prévoit qu’un accommodement ne peut être accordé que s’il est raisonnable, c’est-à-dire s’il n’impose aucune contrainte excessive »Québec, le 24 mars 2010

--- Laïcité et égalité des sexes  www.cciel.ca , 12 avril 2010   etc.

(b)  À vrai dire, il me paraît  inconcevable de soutenir  que seule l’actualité doive déterminer la mention de la parution d’un ouvrage. Ce n’est certainement pas le cas des ouvrages mentionnés par Paul Ouellet dans  sa Bibliothèque. Sur le site de Première heure du  22 avril 2010 –on peut lire sous la  rubrique Essais -- les titres suivants : «C’est ma Seigneurie que je réclame La lutte des Hurons de Lorette pour la Seigneurie de Sillerie » 1650-1900 Michel Lavoie-  «Robert Rumilly, l’homme de Duplessis» Jean-François Nadeau - «Les grandes libertines (Sophie Arnould et Françoise Raucourt -Michel Peyramaure). Il est vrai que M. Ouellet donne l’impression de préférer, bravement,  les essais qui n’ont aucune chance de soulever la moindre polémique tellement les sujets sont anciens. Sans fausse modestie, il me semble que la publication de deux analyses critiques fortement documentées de diverses avancées du féminisme est en soi un événement qui méritait d’être souligné dans une société qui, depuis quarante ans, à élevé la doctrine féministe au rang d’une idéologie dominante.

(c) Enfin, bien que je n’aie pas les moyens de vérifier la véracité de l’affirmation voulant que  «Première heure» n’ait jamais traité de l’égalité femme-homme, il m’apparaît  que M. Piette devrait expliquer la raison d’être d’une telle politique éditoriale. Serait-ce parce que la station aurait été obligée de donner un temps d’antenne équivalent à ceux qui pourraient en critiquer divers aspects? Comment, alors, réconcilier cette politique éditoriale avec la mission de la  SRC d’informer la population des principaux enjeux de la société et des principaux courants de pensée qui y circulent.        

6.1.2          À propos de la justification de l’absence de réponse de Mme Paré 

M. Piette écrit «Il faut savoir que l’émission reçoit chaque semaine plusieurs dizaines de propositions, de tous ordres.  Nous ne sommes tout simplement pas en mesure de faire parvenir une réponse écrite à tous les demandeurs.  Il nous apparaît que Mme Paré n’a pas agit non plus par conviction personnelle en ne répondant pas au deuxième envoi.  Cependant, le ton de votre deuxième courriel ne l’incitait pas à y répondre.  Nous avons demandé à Mme Paré, si cela se reproduit, de faire appel à son supérieur immédiat.»  

(a) J’ignore combien de courriels Mme l’Ombudsman de Radio-Canada reçoit  par semaine mais elle a trouvé le temps d’accuser réception dans la journée même, alors que Mme Paré n’a pas su le faire en un an. (b) Au lieu de présenter des excuses pour ce manque de civilité M.Piette l’approuve en arguant que l’affichage de mon scepticisme en était responsable mais, en même temps, il lui  suggère de faire appel dorénavant à son supérieur dans un cas similaire. Il me semble y avoir, ici,  une attitude pour le moins très contradictoire qui conduit à une impasse complète. (c)  J’ai du mal à croire que le patron d’une entreprise privée tiendrait un tel langage à un client insatisfait peu importe son secteur d’activités.

 

(6.2)  Fançoise Guénette

M. Piette : « La diversité des thèmes et des sujets qu’elle a eu à aborder dans sa carrière est très large et couvre un grand nombre d’aspects de la vie sociale.  Nous ne pouvons donc pas partager votre opinion selon laquelle Mme Guénette manque de crédibilité journalistique et que sa présence à notre antenne jette un doute sur l’impartialité de Radio-Canada.»

(a) Ce n’est pas parce qu’elle traite d’une diversité de sujets que Mme Guénette n’est pas féministe et, partant, ne fait pas preuve de partialité, à la fois, dans le choix des sujets et dans la manière dont elle les traite. C’est, d’ailleurs, le propre des féministes de traiter d’une variété de sujets mais toujours selon le même mode d’approche victimaire. (b) À mon sens, j’ai donné suffisamment d’exemples de son appui inconditionnel à la doctrine féministe, dans ses écrits,  pour ne pas retenir l’opinion de M. Piette quant à son impartialité. Comment peut-il mettre ces faits  en doute alors que sa longue collaboration à la Gazette des femmes est connue de tous ? Je suis d’avis que son aveuglement volontaire est attribuable à sa crainte de soulever la foudre du mouvement féministe s’il s’avisait de reconnaître que le féminisme engendre un biais analytique, ce qui est pourtant une évidence. (c) Il faudrait bien qu’il nous explique alors pourquoi aucun homme à Radio-Canada n’a  la condition masculine comme principal centre d’intérêt  et, a fortiori, ne s’est-il affiché comme masculiniste. Toutes ces personnes qui ne cessent de clamer  haut et fort leur adhésion au principe de l’égalité de fait entre les femmes et les hommes souffrent d’une malencontreuse aboulie lorsqu’il s’agit de traiter les hommes à l’égalité des femmes. 

Pour ces raisons, Madame, je vous  prie de bien vouloir demander :

-- à Mme Louise Cordeau, directrice de la station de Québec de Radio-Canada d’exiger de Mme Françoise Guénette qu’elle  choisisse entre sa collaboration à la Gazette des femmes et son emploi à Radio-Canada et que, dans l’hypothèse où elle choisit la deuxième option, elle soit mutée à un emploi qui ne la mette  pas, en ondes, en rapport direct avec la population;

-- à Mme Louise Cordeau, directrice de la station de Québec de Radio-Canada, d’exiger de Mme André-Anne Paré qu’elle fournisse les raisons pour lesquelles elle a refusé de répondre aux courriels qui lui ont été adressés par André Gélinas et, fondamentalement, les raisons pour lesquelles elle a  refusé que l’émission qu’elle réalise accorde à ce dernier une entrevue à propos des deux analyses critiques du féminisme qu’il  a publiées.

  

7- Décision en révision de Julie Miville-Dechêne, Ombudsman,  6 mai 2010

Monsieur,

Vous trouverez ci-joint la révision de l'ombudsman sur le présumé manque de neutralité d'une réalisatrice de « Première heure » et d'une journaliste de « Ça me dit de prendre le temps », deux émissions de la Radio de Radio-Canada.

Meilleures salutations.

Laure Simonet

Adjointe, pour

Julie Miville-Dechêne
Ombudsman, Services français, Société Radio-Canada

Pour le texte complet de la décision de l’Ombudsman  Voir Révision neutralité 2 émissions radio.pdf

 

8- Réplique finale à la révision de Mme Miville-Dechêne         14 mai 2010

Mme l’Ombudsman

Je vous remercie d’avoir pris la peine de mener certaines recherches afin d’étayer votre décision en révision. Comme vous le verrez plus loin  je ne souscris pas à cette décision mais je crois inutile de poursuivre  davantage les discussions. Je vais me contenter de faire parvenir l’ensemble du dossier au Président de Radio- Canada pour son information.

8. 1- Vous posez d’abord la questio«L’émission Première heure a-t-elle manqué d’équilibre ?»  Le cas de André–Anne Paré, réalisatrice.

Vois rappelez à cet égard le principe de base qui est censé guider  Radio-Canada.

« Les émissions régulières de nouvelles et d’affaires publiques doivent  présenter, dans leur ensemble, un éventail équilibré des opinions sur les sujets controversés, de façon à ne pas donner l’impression de promouvoir des points de vue particuliers (...) » (NPJ, III. Principes, 5.3)

8.1.1 Vous exposez ensuite les deux raisons qui justifieraient le refus de Mme Paré de m’accorder une entrevue en vous basant sur la réponse donné par M. Piette:  «Le 20 avril 2010, le chef des programmes à Québec, Claude René Piette a répondu que le choix des sujets diffusés relevait de la liberté journalistique. Il ajoute que la question de l’égalité hommes-femmes n’étant pas dans l’actualité, il n’en a pas été question à l’émission, sous quelque angle que ce soit

Commentaire -

(a) La non actualité en 2009 des questions de l’égalité homme-femme et de la discrimination positive 

--- Nous avons donné en 6.1.1 plusieurs illustrations du caractère erroné de cette affirmation de M. Piette que, pourtant, vous endossez de toute évidence. Il faut être sérieusement déconnecté de la réalité québécoise pour affirmer que ces questions ne font pas partie de l’actualité alors qu’elles constituent des thèmes récurrents depuis au moins quatre ans.  

--- La parution de deux essais critiques du féminisme dans cette province où il règne depuis 40 ans sans opposition nous semble constituer un fait d’actualité qui mérite d’être signalé à moins que l’on soit résolu à l’ignorer ?

--- Cela dit, nous convenons que ’émission du matin ne peut traiter de tous les sujets d’actualité et que sa réalisatrice doit pouvoir disposer d’une «liberté journalistique». 

(b) La liberté journalistique

--- La question se pose toutefois de savoir s’il est normal qu’au nom de cette liberté, la réalisatrice puisse écarter tout débat sur l’égalité femme-homme et la discrimination positive sans mettre en péril le principe de l’équilibre de l’information étant donné les manifestations quotidiennes de leur importance.

--  Tout récemment, les auteurs de  l’ouvrage  « 300 000 FEMMES BATTUES, y avez-vous cru? – sans doute, selon Mme Guénette, un autre brûlot masculiniste- ont été invités à en parler sur les ondes de plusieurs postes de radio, y compris la station de Radio-Canada du Saguenay Lac St-Jean, sans que cette question ait fait la une des journaux au cours des 6 derniers mois.

--- Étant donné, par ailleurs, que la station de Québec, elle, leur a refusé un temps d’antenne à eux aussi, on finit par penser que celle-ci ignore délibérément le «NPJ, III. Principes, 5.3.» 

-- Il nous apparaît que s’empêcher de traiter d’un sujet pour ne pas être tenu de donner une réplique est une conception plutôt intégriste de la liberté journalistique.

Enfin, à aucun endroit traitez-vous du premier objet de plainte à savoir le refus de Mme André-Anne Paré d’accuser réception à mes deux courriels, d’accepter au moins de prendre connaissance du contenu des deux ouvrages et de m’expliquer les raisons de son refus de m’inviter à traiter de mes deux publications. Vous semblez excuser un manque de civilité au nom de la liberté journalistique. À ma connaissance, il s’agit là d’une nouvelle définition du service public.      

8.1.2  Vous faites ensuite votre propre rétrospective des événements et invoquez vos propres justifications en support à la réalisatrice      

«Afin de répondre à cette plainte, j’ai épluché les menus de l’émission, entre le 15 avril et le 31 décembre 2009, puisque le plaignant a tenté à deux reprises d’être invité entre ces deux dates.

1er argument   L’absence d’une entrevue à une essayiste féministe

«Durant cette période de huit mois, l’émission Première heure n’a invité aucune auteure féministe à parler d’un ouvrage récemment paru sur un sujet touchant au féminisme. «Étant donné qu’il n’a pas été question de littérature ni d’essais féministes, on ne peut reprocher à l’émission de manquer d’équilibre parce qu’elle n’a pas fait état de deux parutions masculinistes.»

Commentaire 
(a) Pourquoi au juste faudrait-il que l’essai féministe ait toujours préséance dans le temps sur un essai critique du
féminisme ? Qu’est-ce qui empêcherait Radio-Canada d’inviter quelqu’un pour répondre à un tel essai ?
(b) Plus grave encore, en ce qui me concerne, nulle part dans ces deux écrits avez-vous pu lire que je m’attribuais
 le qualificatif masculiniste. Il est remarquable que M. Piette ne l’ait pas utilisé à mon endroit. 
(c)  Vous savez très bien, que ce vocable revêt ici une connotation péjorative ; les féministes affectionnent particulièrement 
l’expression «masculiniste haineux ». Comme elles, vous préférez vous en prendre au messager plutôt qu’au message. 
(d) Vous faites donc preuve d’un préjugé qui ne sied pas à la fonction que vous exercez.  Il serait intéressant de savoir 
si la direction de la  Société partage vos vues à ce sujet.        

2ieme  argument  L’émission n’a traité en fait que d’un seul sujet vraiment féministe 

«Au-delà de la chronique de livres, Première heure a-t-elle abordé des questions d’actualité traitant des femmes, ou des relations hommes-femmes? Oui, à quelques reprises, mais, dans aucun cas, le choix de ces sujets ne m’a semblé relié à un « agenda » féministe.

«Le seul sujet qui se classe véritablement au cœur des préoccupations féministes a été abordé les 14 et 15 mai dans l’émission. Il a été question de l’appui de la ministre responsable de la Condition féminine, Christine St-Pierre, à la position de la Fédération des femmes du Québec au sujet du port du voile dans l’espace public. La ministre s’est prononcée, au nom de la tolérance, contre l’interdiction du voile islamique dans la fonction publique, les écoles et les hôpitaux du Québec, mais contre l’avis du Conseil du statut de la femme qui recommandait, en 2007, d’interdire aux fonctionnaires le port de signes religieux. Deux organismes féministes se contredisaient sur cet épineux dossier. L’émission a reflété une diversité d’opinions sur la question du port du voile. S’assurer à l’antenne d’une diversité d’opinions n’oblige pas Radio-Canada à faire part de la vision des masculinistes.

« (...) il faut aussi tenir compte de l’importance réelle ou virtuelle d’une opinion et du poids de ses défenseurs. (...) » (NPJ, III. Principes, 4.2)

Dans ces circonstances, le fait de ne pas inviter M. André Gélinas à parler de ses livres relève strictement de la liberté de presse et ne constitue pas un manquement aux normes radio-canadiennes»

Commentaire 
(a) Encore une fois, pourquoi faut-il qu’en matière de rapport entre les  hommes et les femmes seules les questions
qui apparaissent à l’agenda féministe puissent être considérées dignes d’intérêt ? Dans «La discrimination positive..»
et dans «L’égalité de fait …» il y a bien d’autres sujets – l’éducation des garçons, les services de santé aux hommes, 
 l’accès à l’égalité en emploi, l’équité salariale etc.- qui méritent d’être vus sous un angle différent de celui qui a prévalu
 jusqu’à maintenant, comme cela a été le cas, par exemple récemment, pour les monopoles syndicaux dans la 
 dans la construction et l’agriculture.
(b) On comprend que, d’après vous, le mouvement féministe est seul propriétaire du débat sur le port du voile 
islamique et qu’il y a équilibre journalistique, à Radio-Canada, quand deux factions de ce mouvement en discutent.
 Bien plus, selon vous,  dans un tel contexte la vision masculiniste ne fait pas le poids.  Voilà une belle illustration 
du sens que l’on doit donner à l’égalité de fait que toute bonne féministe réclame. Incidemment, il ne me serait pas 
venu à l’esprit, non plus,  d’inviter Mélissa Blais et Francis Dupuis-Déri pour discuter du taux de suicide chez les
 hommes au Québec mais pourtant ces deux auteurs d’un brûlot sur l’antiféminisme ont eu leur temps d’antenne.
(c)  Étant donné que vous persistez à me décrire comme  masculiniste sans avoir lu les deux ouvrages en question 
il est difficile de ne pas conclure que vous êtes d’avis que toute critique du féminisme ne doit pas être diffusée. 
 

 8.2- Vous posez ensuite la question suivante à propos de Françoise Guénette  «L’émission Ça

 me dit de prendre le temps a-t-elle un parti pris féministe?»

8.2.1 Le parcours de Mme Guénette

 Grâce à votre document nous apprenons que Françoise Guénette:

--- est une des fondatrices du magazine féministe La Vie en rose (1980-1987).- revue féministe

--- a collaboré à La Gazette des femmes pendant une dizaine d’années. Elle y a écrit 16 articles, entre septembre 2001 et novembre 2008, alorsZone de Texte:  qu’elle faisait la revue de presse à Radio-Canada.

--- a mis fin à cette collaboration en 2008, car elle avait trop de travail ailleurs. F. Guénette me dit qu’elle avait inscrite cette pige dans son curriculum vitæ au moment de son embauche à Radio-Canada. La gestionnaire qui l’a engagée ne travaille plus pour Radio-Canada.

--- n’a jamais considéré qu’elle était en conflit d’intérêts, car ses articles dans La Gazette des femmes n’étaient pas des éditoriaux féministes, mais du journalisme

Vous concluez   Étant donné que Mme Guénette ne collabore plus à La Gazette des femmes, la question soulevée par le plaignant ne se pose plus

Commentaire

L’embauche.

(a) Vous n’avez rien à dire à propos de la gestionnaire (dont le nom n’est pas révélé) qui a engagé Mme Guénette alors qu’elle savait pertinemment qu’elle était une féministe militante. Comment ne pas penser que la gestionnaire partageait la même idéologie et que cela a été un facteur déterminant dans sa décision d’embaucher Mme Guénette? 

(b) Vous êtes d’accord avec le fait qu’elle ait fait la revue de presse pendant cinq ans à l’émission matinale de la Radio, du lundi au vendredi, à Québec (août 2001 à juin 2006) tout en collaborant à la Gazette des femmes.

(c)  Vous prenez la peine de communiquer avec Mme Guénette pour savoir comment «elle percevait» cette collaboration et vous ne mettez pas en question son affirmation quant à son impartialité.

(d) Sur le site de la Gazette des femmes on indique que Mme Guénette a produit un total de 52 articles depuis 1991- Elle n’a pas commencé à exister en 2001. 

La coupure d’avec la Gazette

(a) Quant à la fin de sa collaboration vous mentionnez vous-même qu’elle est survenue après la démission en bloc de la direction de la revue à la suite de l’entrée en fonction de Christiane Pelchat à la tête du Conseil du statut de la femme. En d’autres termes, sans cette scission au sein de l’appareil féministe, Mme Guénette  serait encore là avec ses amies qui dirigeaient la revue.

(b) Même si cela vous enlève une épine du pied vous auriez pu, au moins, observe qu’il n’existe aucun exemple d’un homme qui aurait fait le même travail que Mme Guénette tout en collaborant à une publication masculiniste.

 

8.2.2  Vous consacrez un très long texte visant à rendre acceptable la partialité sexiste évidente de Mme Guénette 

---1--- Les revues de presse  

«Françoise Guénette est la chroniqueuse responsable de la revue de presse dans l’émission matinale de la Radio de Radio-Canada, diffusée à Québec le samedi, Ça me dit de prendre le temps. (…) À titre indicatif, j’ai écouté une vingtaine d’interventions diffusées en janvier et en février 2010, soit avant le dépôt de la plainte. Il s’agissait de vérifier si ces résumés rapportaient avec exactitude et équité le contenu des articles de journaux, ou si le choix même des sujets et la façon d’en parler reflétaient un parti pris féministe, comme le soupçonne le plaignant. (…)

Dans les chroniques que j’ai entendues, la sensibilité de Françoise Guénette aux questions qui touchent les femmes est indéniable. Il y a une différence fondamentale entre une sensibilité aux questions touchant la moitié de l’humanité (les femmes) et un discours féministe (…).

---« Le 30 janvier 2010, Françoise Guénette fait longuement état d’un article de Geoffrey York dans le Globe and Mail à propos des femmes qui meurent en couches dans les pays pauvres. Ce matin-là, la chroniqueuse rapporte aussi que, selon une auteure américaine interviewée par le Globe and Mail, la presse ignore les raisons sous-jacentes des actes de pillage en Haïti. Il se peut, ajoute-t-elle, que l’Haïtien qui vole du lait maternisé veuille aider les femmes dans le besoin, entassées dans les camps de réfugiés. Elle mentionne aussi qu’un article du quotidien torontois souligne l’augmentation du pourcentage de femmes dans l’équipe olympique. Elle ne commente pas ces statistiques»

Zone de Texte: -- «Le 13 février, Mme Guénette parle d’un succès de librairie américain, qui conseille aux jeunes femmes de « se caser », de se marier avec un gars correct sans attendre le prince charmant. Non seulement la journaliste ne fait pas une lecture féministe de ce livre, mais elle passe sous silence la réaction d’une féministe bien connue, Francine Pelletier, à l’ouvrage, réaction incluse dans l’article.»

-- «Le 20 février, durant les Jeux Olympiques de Vancouver, la chroniqueuse rapporte que le Globe and Mail fait état des obstacles auxquels les femmes se heurtent en Russie et en Suède quand elles souhaitent faire du hockey. Quant aux frasques de Tiger Woods, qui ont défrayé l’actualité pendant cette période, Françoise Guénette n’a fait ni blagues, ni commentaires à ce sujet. Elle se contente de dire que les chroniqueurs de journaux croient à la sincérité des excuses du golfeur.»

Commentaire

(a) Madame Mivile-Dechêne, je ne comprends pas que vous trouviez normal qu’une personne  chargée d’une revue de presse ne réussisse à trouver que des articles qui traitent de la situation des femmes. Elles ont beau constituer la moitié de l’humanité il y a bien une autre moitié dont elle ignore l’existence. 

(b)  Les interventions de Mme Guénette que vous rapportez à titre d’illustrations de sa neutralité sont tout aussi navrants que la naïveté dont vous faites preuve à leur égard. Sachant que la doctrine féministe domine les médias depuis des années, elle n’a même plus besoin  de critiquer les Suédois qui empêchent les femmes de jouer au hockey, les frasques de Tiger Woods etc. Elle sait pertinemment qu’il lui suffit tout simplement de renforcer le discours victimaire en rapportant « des faits de discrimination systémique».  S’il vous-plait prêtez-nous un peu d’intelligence, çà ne coûte rien.

- - -2- - - Les articles de la Gazette des femmes

-- «Dans l’article critiqué par le plaignant, Mon automne chez les vieux4, la journaliste  (…) termine en disant : « (...) je rêve de finir ma vie dans une maison de retraite pour vieilles féministes (...) », ce qui, pour M. Gélinas, est la preuve de son parti pris idéologique. Je dirais plutôt que Françoise Guénette ne cache pas qu’elle est et qu’elle a toujours été féministe, ce qui ne signifie pas automatiquement qu’elle se sert de sa plume de journaliste pour faire passer une quelconque idéologie. Françoise Guénette, rappelons-le, est une des fondatrices du magazine féministe La Vie en rose (1980-1987).»

---- «Toutefois, l’article intitulé La revanche de la femme de chambre et l’encadré qui l’accompagne5 me semblent tenir davantage du journalisme de combat : F. Guénette demande à la présidente de la Commission de l’équité salariale ce qu’elle pense du « brûlot antiféministe » du plaignant, André Gélinas : L’équité salariale et autres dérives et dommages collatéraux du féminisme au Québec. La critique de Rosette Côté, reproduite dans l’article, est cinglante. Jusque-là, Françoise Guénette cite l’opinion d’un acteur de l’actualité, mais dans l’encadré intitulé Mâle croisade, Mme Guénette signe en plus une critique très mordante du même livre d’André Gélinas. Cet encadré est du journalisme d’opinion.»

Commentaire

(a)- Vous ignorez complètement « La guerre du temps » paru dans le Vol. 23, no 4, (Novembre-Décembre 2001, p. 15) que je vous ai transmis dans le premier courriel (Voir 3) dans lequel on peut lire notamment les passages suivants «Comme les hommes représentent une partie du problème - en rechignant au partage des tâches -, ils doivent faire partie de la solution (…) En fait, les plus scolarisés en font davantage, surtout s’ils vivent avec une femme plus diplômée ou plus riche qu’eux. Le vieux rapport de force, quoi: il est plus facile de négocier quand on tient aussi les cordons de la bourse.» etc.

(b) Si je comprends bien Mme Guénette rêve de finir sa vie entourée de féministes, elle peut faire une profession de foi comme on n’en exige plus de personne à l’embauche, elle peut faire du journalisme de combat, du journalisme d’opinion mais vous continuez à considérer qu’elle a la capacité de se distancier de la doctrine féministe comme vos normes l’exigent.

« (...) Un journaliste peut avoir ses propres opinions et partis pris. Cependant, la rigueur professionnelle doit lui permettre de surmonter ses préjugés et partis pris. Le professionnalisme, pour un journaliste, ce n’est pas tant l’absence d’opinions ou d’émotions que la capacité de les reconnaître et de s’en distancier (...) » (NPJ, III. Principes, 5)

 ----3--- L’animation  de débats

«André Gélinas avance aussi qu’une autre activité de Mme Guénette, soit l’animation de grands débats publics, illustre son manque de neutralité. Françoise Guénette rétorque qu’elle a consulté des éthiciens là-dessus. Elle est convaincue qu’il n’y a pas de conflit d’intérêts entre son travail d’animatrice et sa revue de presse, car elle n’est pas intervieweuse à la Radio-Canada.

Commentaire

(a)  Je crois avoir démontré que Mme Guénette peut très bien être sexiste dans sa revue de presse. Pourtant il lui suffit d’affirmer qu’elle a consulté des éthiciens pour que vous vous dispensiez de le faire.     

(b) Vous faites complètement abstraction du comportement de Mme Guénette au cours d’un événement auquel j’ai moi-même participé et que je rapporte dans le premier courriel à André-Anne Paré Vous savez que Radio-Canada diffuse les colloques du Musée ?

(c) Combien d’autres exemples vous faut-il pour que vous considériez que Mme Guénette est inapte à exercer cette fonction. (d) Vous ne donnez aucun exemple d’un animateur de débats masculin qui aurait été identifié à une pensée ou à une doctrine précise.

 

8.3 Malgré ce qui précède  vous concluez

«--En vertu de la liberté de presse, l’émission Première heure avait toute la latitude nécessaire pour refuser d’inviter l’auteur André Gélinas à parler de ses livres dénonçant le féminisme. Radio-Canada n’a pas manqué d’équilibre, ni d’équité dans ce dossier.

--Rien ne me permet de conclure qu’il existe un parti pris féministe dans les revues de presse diffusées à l’émission Ça me dit de prendre le temps.

--J’invite toutefois Radio-Canada à être vigilante, car, en vertu des Normes et pratiques journalistiques, les activités extérieures rémunérées des chroniqueurs ou des journalistes peuvent créer une perception de parti pris ou de conflit d’intérêts à l’antenne»

 

Mme Miville-Dechêne,

Je vous avoue que votre révision est particulièrement décevante en ce que vous confortez le sentiment de scepticisme qui se répand de plus en plus dans la population non pas seulement à cause du comportement des politiciens mais parce que des personnes, comme André-Anne Paré et Françoise Guénette, qui adhèrent manifestement à la doctrine féministe en viennent à faire de la distorsion de l’information à cause de leur crédo. Ces personnes ne sont absolument pas crédibles et discréditent Radio-Canada, un réseau d’information qui  a été et doit demeurer un modèle. Étant de la génération qui a fait le plus pour la libération  de la femme je suis sidéré par la mesquinerie de celles qui sont devenues en pouvoir.    

Il  ne me reste plus qu’à transmettre cette dernière missive au Président de la Société Radio-Canada  à titre d’information.  Il doit bien se trouver quelqu’un qui n’est pas mystifié par ce qui n’est autre chose qu’un groupe de pression. Sincèrement André Gélinas  

 

9. Lettre au Président de la  SRC-  14 mai 2010

M. le Président

Si jamais vous avez une minute de temps libre j'apprécierais que vous jetiez un coup œil sur le document ci-joint. J'ai tenté, dans deux ouvrages publiés en 2008,  de faire un bilan de plus de quarante ans de féminisme au Québec. Il me semblait que cette entreprise méritait d''être connue du grand public à cause de la vaste application  de cette doctrine propagée par un groupe de pression soutenu par l'État lui-même. Malheureusement, les médias tant écrits qu'électroniques tout autant que le monde des bibliothécaires ont fait  preuve à cet égard d'un manque de collaboration qui  m'est apparu d'autant plus inexplicable que le mouvement féministe s'est toujours fait le champion de l'égalité de traitement entre les femmes et les hommes. J'ai été  plus particulièrement étonné de constater qu'à la station de Québec les très écoutées émissions matinales ne faisaient pas preuve de l'impartialité  nécessaire. Une plainte à ce sujet à Julie Miville-Dechêne, l'Ombudsman, n'a pas donné davantage de résultats. On serait porté à croire que la solidarité féminine est une cloche de confinement beaucoup plus efficace que celle de la BP.    Sincèrement   André Gélinas  

 

10-  Réponse du bureau du  Vice-président  principal, Réseau français

Nous avons bien lu la correspondance que vous avez adressée à Monsieur Sylvain Lafrance, Vice-président principal des services français de Radio-Canada.  Nous avons noté que vous avez adressé votre correspondance à "M. le Président" tout comme vous avez indiqué dans votre dernière réponse à l'Ombudsman de Radio-Canada que vous alliez faire suivre : " ... cette dernière missive au Président de Radio-Canada à titre d'information." Nous constatons donc que votre but était de faire suivre la correspondance complète de votre propos au Président de Radio-Canada et ce, à titre d'information.  Comme Monsieur Lafrance est Vice-président principal des services français, nous faisons suivre votre correspondance au Cabinet du Président-directeur-général de CBC/Radio-Canada à titre d'information, comme vous le souhaitiez.

Veuillez agréer, Monsieur Gélinas, l'expression de nos salutations distinguées.

André Coupal CRIA
Directeur des affaires institutionnelles

Cabinet du Vice-président principal

Services français            
1400 René-Lévesque Est, 12e étage

Montréal, (Québec)  H2L 2M2

 

M. Coupal

Directeur des affaires institutionnelles

Je vous remercie d'avoir transmis mon dossier au Président de Radio-Canada. Puis-je espérer que M. Sylvain Lafrance, Vice-président principal des services français, en  prendra aussi connaissance ...à titre d'information? En effet, étant persuadé qu'aucune de ces personnes ne voudra modifier la décision de Mme l'Ombudsman concernant mon cas personnel il ne me reste plus qu'à espérer qu'elles prendront des mesures pour mettre un frein à cette dominance de la doctrine féministe dans l'information transmise par votre réseau.   

 

M. Gélinas

Je peux vous assurer que Monsieur Lafrance a bien pris connaissance de votre correspondance.

Bonne fin de journée,

André Coupal CRIA

 Fin de la joute

 Comble de l'ironie le jeudi le 17 juin 2010, Radio-Canada  prend la peine de diffuser  une émission où deux femmes    s'émeuvent du peu d'endroits où la pensée masculine peut s'exprimer. Il y a bien aussi un rose bonbon mais, comme par hasard,  il n'a aucun problème à rester à la maison pour s'occuper des enfants, en somme, un fier propagandiste de la parole masculine. Cà prend une mauvaise langue pour dire que Radio-Canada manipule l'information.