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L’affaire Armande Côté, ou comment tuer son mari avec la bénédiction de la Cour suprême Addendum nov. 2011 |
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HOMME D'AUJOURD'HUI |
«Une femme de la région de Sorel-Tracy qui a reconnu avoir tué son conjoint d'une balle à la tête en 2006 ne subira finalement pas de procès. 1
Armande Coté avait été accusée d'avoir assassiné son mari, André Hogue, 63 ans,(meurtre au deuxième degré) dans un pavillon de leur propriété de Pierreville, près de Sorel-Tracy, le 22 juillet 2006. La Cour suprême du Canada l'a acquittée vendredi matin dans un jugement de huit contre un au terme d'une longue saga judiciaire. Les juges de la plus haute instance judiciaire du pays ont statué que les droits de l'accusée avaient été violés par les policiers et que, par conséquent, la preuve recueillie contre elle ne pouvait être utilisée à son procès pour meurtre. Après avoir constaté à l'hôpital qu'André Hogue avait été tué d'une balle à la tête, les policiers étaient retournés à la résidence du couple pour arrêter Armande Côté. Selon la Cour suprême, les agents seraient entrés sans droit chez elle et auraient mené des fouilles illégales sur les lieux. Mme Côté aurait par ailleurs été détenue sans raison précise et privée du droit d'avoir recours à un avocat. C'est ainsi que les policiers auraient obtenu des aveux non volontaires de la part d'Armande Côté, estime la Cour suprême. Armande Côté avait été acquittée du meurtre de son mari lors du premier procès qu'elle a subi. La Cour d'appel du Québec avait ensuite infirmé ce jugement et ordonné un nouveau procès en admettant en preuve des éléments de l'enquête rejetés lors du premier procès. Le juge avait expliqué ce revirement en précisant que les policiers avaient fait erreur dans cette affaire, mais pas de façon délibérée. Dans le jugement qu'elle a rendu vendredi, la Cour suprême invalide les décisions antérieures de la Cour d'appel du Québec2 et confirme l'acquittement de Mme Côté.»
faut croire que, pour la Cour suprême, Armande Côté était justifiée de croire que les policiers étaient trop niaiseux pour se rendre compte que son mari avait un trou dans la tête. En somme, elle a d'abord tenté de les berner sur la cause de la mort ’Institut Philippe Pinel, que l’on ne peut en aucun cas soupçonner d’antiféminisme ni de sévérité indue envers les femmes, devait pourtant la tenir responsable de ses actes, dans son évaluation psychiatrique. Armande Côté aurait donc non seulement pu être reconnue coupable, mais également d’avoir agi en toute lucidité e Carole Gladu, une des avocates d'Armande Côté : «Ce qui amène une femme à tuer son conjoint, c'est toute l'impuissance qu'elle vit.» «Nathalie Villeneuve, présidente du regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale «La violence psychologique blesse autant, sinon plus, que la violence physique. Elle reste dans la tête et elle ne s'oublie pas.». En effet, les filles de M Hogue ont formellement démenti le fait que leur père ait été violent
«L’égalité de fait entre les femmes et les hommes, un piège à cons » La violence conjugale et le permis de tuer Mais l’attitude de la Cour devient ahurissante lorsque la violence s’installe dans le couple. Nous allons traiter plus loin de la violence conjugale dans son ensemble mais il nous apparaît indiqué de traiter maintenant de l’acte le plus violent, le meurtre. En effet¸ les tribunaux, la Cour suprême en tête, ont statué que la femme, victime d’actes de violence, a le droit de tuer le conjoint sans avoir à prouver la légitime défense, comme c’est le cas pour les autres justiciables. En effet, il n’est même plus nécessaire ici de recourir aux services d’un tueur à gages, une démarche, qui comporte manifestement quelques risques. Depuis l’Affaire Angélique Lyn Lavallée (1990- 55.C.C.C- 3ed. 97) le «syndrome de la femme battue» est devenu un permis de tuer à la suite d’un jugement de la Cour suprême et ce malgré toutes les affirmations au contraire de ceux qui l’invoquent. Cette dame avait tué son mari en le frappant derrière la tête alors qu’il quittait la pièce, après…l’avoir menacée. Plus récemment, Micheline Vaillancourt, une femme qui a tué son mari avec un fusil pendant qu'il dormait est condamnée en première instance par un jury très majoritairement féminin mais est absoute par la Cour d'appel; un fait très rare surtout que la défense était accompagnée d'un groupe de 50 femmes déterminées à faire accepter le concept du syndrome de la femme battue aussi appelé le motif de «la légitime défense anticipée». 29 «C'est moi qui a tiré, ça fait quatre mois qu'il me menace» a-t-il dit au policier le jour de son arrestation, mais selon l'avocat de la défense, «cela faisait vingt ans qu'elle endurait des sévices de la part de son mari et qu'elle était sa prisonnière». Pourtant, la preuve avait révélé qu'elle disposait de 100,000$ en banque, gracieuseté de son mari, et qu'elle sortait de la maison tous les jours; il ne lui était jamais venu à l'esprit de changer de ville ou de se faire héberger dans une de la centaine de maisons pour femmes violentées entièrement subventionnées par le gouvernement. Rita Graveline qui a tué son mari d’un coup de fusil pendant qu’il dormait en 1999 a plaidé à la fois «automatisme», lié au syndrome de la femme battue (amnésie dissociative sans aliénation mentale, comme un somnambule), et légitime défense ; une incohérence en soi. Elle avait été brutalisée pendant trente ans au su et vu des ses parents, enfants et voisins; tout à coup elle a «disjoncté» et ne se souvient de rien. Pendant toutes ces années aucune de ces personnes n’est intervenue pour faire cesser la violence du mari «ivrogne» mais qui, selon sa femme, pouvait souffrir d’Alzheimer. En 2006, la Cour suprême 30a considéré que les instructions du juge quant aux deux plaidoyers incohérents ne rendaient pas nécessaire la reprise du procès. Ce jugement renforce encore davantage la plaidoirie de l’automatisme. Quel sort cette cour réservera-t-elle à un homme qui plaidera «l’automatisme» après des années d’agressions psychologiques et physiques de sa femme? La violence peut même être supposée En novembre 2003, Micheline Veilleux,31 accusée d'avoir étranglé son ex-conjoint, est acquittée à Québec par un jury de sept femmes et cinq hommes. Guénard dormait dans sa chambre avec un taux d'alcoolémie de 0.21. Pourtant c'est elle qui avait demandé aux policiers de se rendre à son appartement parce qu'il était mort. Elle leur avait dit alors : «Je l'ai un peu aidé, je l'ai étranglé (avec le cordon de sa robe de chambre) » après avoir vérifié que son cœur ne battait plus. Elle aurait aussi dit également aux policiers « Enfin, j'en ai tué un pour vrai », lors d'un interrogatoire enregistré sur bande vidéo. Apparemment, le pathologiste n'a pas pu décider si c'est l'alcool ou le cordon qui avait tué Guénard. Bien entendu, «il semble qu'il la battait». Audrey Trépanier, non voyante, finaliste à Star Académie, attire dans un hôtel son ex-ami (aussi non–voyant) lui fait ingurgiter un cocktail de médicaments et tente de lui trancher la gorge32. Elle est condamnée à 2 ans moins un jour dans la collectivité, à cause de son état. Chose certaine, la justice, elle n’est certainement plus aveugle; elle distingue les sexes. Marie- Jeanne Gendron, accusée d’avoir tué son mari Michel Dugas, avec la complicité de son fils, aura donc le choix des moyens de défense; à peine incarcérée, sa sœur 33déclare qu’il était un homme violent; ah oui ! ___ (29) Voir www.elizabethfry.qc.ca/fran/journal/crimes/pri1999/art01.htm. Une Nathalie Duhamel s'en prend à Lysianne Gagnon qui considérait que le syndrome de la femme battue était un recul du principe de l'égalité devant la loi. Les juges Bertha Wiklson, Claire L'Heureux-Dubé et Beverly McLachlin, actuelle juge en chef de la Cour Suprême ont crée «ce droit nouveau ». (30) Le Soleil 28 avril 2006 p. 15 (31) Le Soleil ,11 novembre 2003 p. A-4 (32) LCN.Canoe.com – 28 février 2007 »
4- Ce que disent les statistiques Toujours dans le même chapitre 2 de «L’égalité entre les femmes et les hommes» on peut lire : «Malheureusement, nous n'avons pu trouver d'étude ou de données officielles au Canada et au Québec sur les sentences prononcées contre les hommes et les femmes en matière criminelle. La seule information à ce propos nous vient d’une publication de «Statistique Canada dans laquelle il est dit, page 4, de manière très laconique « À l’instar de la violence non conjugale, la violence conjugale entraînait des peines plus sévères pour les hommes que pour les femmes. Ce modèle s’appliquait à une gamme de crimes violents, incluant les voies de fait simples, les voies de fait graves, l’emploi de menaces et ; le harcèlement criminel.» 12 Nous nous expliquons mal une telle situation car, aux États-Unis, le ministère de la Justice publie régulièrement de telles informations. Le Tableau 2.1, démontre clairement que dans l'ensemble des crimes et en regard des crimes violents, dont les meurtres, les femmes écopent de sentences plus légères que les hommes. Non seulement elles sont moins nombreuses à être condamnées à la prison, même pour des meurtres, mais la durée des sentences est généralement moindre. En fait, il n'y a qu'en matière de trafic et de consommation de drogues - on connaît l'importance des moyens que les gouvernements ont pris dans ce pays pour combattre ce fléau - où les sentences sont voisines. Il n'est pas déraisonnable de penser que l'écart entre le traitement réservé aux hommes et aux femmes est, au moins, de même grandeur au Canada et, surtout au Québec étant donné le paternalisme qui y a longtemps régné. __ (12) Le Quotidien : «La violence familiale :étude-démonstration des résultats de la détermination de la peine»,6 juillet 2004. www.statcan.ca/Daily/ Francais/ 040706 /q040706a .htm- 2006-01-13 »
5- Conclusion
Déjà cette décision de la Cour suprême vient de causer un dommage collatéral.
LE JOURNAL DE QUÉBEC I NOUVELLES I SAMEDI 29 OCTOBRE 2011 p.29 DANY VILLANUEVA ACQUITTE DE VOL QUALIFIE Les policiers ont force la preuve, dit la Cour »MONTREAL I (Agence QMI) Dany Villanueva et quatre de ses amis ont été acquittés dans une affaire de vol qualifie, hier matin, au palais de justice de Montréal, la juge Louise Bourdeau ayant estime que les preuves avaient été recueillies inégalement Bien que la preuve soit fiable, il y a eu une utilisation inappropriée des pouvoirs des policiers », a estimé la magistrate pour expliquer sa décision d'exclure les éléments de la preuve. Lors d’une intervention à la suite d’un vol qualifie en juin 2008, les policiers avaient procédé à l'arrestation de cinq individus qui se trouvaient dans une voiture. II s'agissait de Dany Villanueva et de ses amis. Les policiers n'avaient toutefois que peu d'informations sur les personnes qu'ils recherchaient dans le cadre de ce vol et c'est par «intuition» qu'ils ont arrêté et fouillé le véhicule que conduisait Dany Villanueva. Une arme factice avait été trouvée sous le siège du conducteur, ainsi qu'un médaillon qui avait été volé. La juge Bourdeau a également souligné les témoignages contradictoires des policiers sur le déroulement de l'événement. Dans leurs témoignages, les policiers se sont contredits; entre autres, sur les circonstances de l'arrestation et sur la description du véhicule des suspects. Le procureur a déclaré pour sa part qu'il n'avait pas suffisamment de preuves pour continuer les procédures dans ce dossier. Les cinq suspects ont donc été acquittés.» Commentaire Il fallait voir la bande à Villanueva se foutre la gueule des journalistes, de la population et des policiers à la suite de leur acquittement. La juge Bourdeau en a commis toute une. Il ne faut plus demander aux flics d'avoir du flair. Dorénavant avant de pouvoir arrêter un voleur de Montréal-Nord, il va falloir qu'il vienne au poste de police s'accuser lui-même du larcin, en compagnie de son avocat et |