L’accrochage  Labeaume- Marinelli ; le journal Le Soleil souffre-t-il de misandrie?   

 

 
 
 

Homme d'aujourd'hui

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   La Une de jeudi le 10 juin était tout à fait ridicule. «À couteaux tirés- Labeaume attaque sans ménagement la mairesse de Lévis ». Cela ne peut être que l’œuvre de la directrice de l’information Mylène Moisan. Par comparaison, à propos du même incident  le Journal de Québec s’était contenté d’écrire en page trois  le «torchon brûle».   

 Toujours dans le Soleil,  on trouve, en pages  3 et 4, un texte d’Isabelle Mathieu qui écrit «Le maire Régis Labeaume invective publiquement son homologue de Lévis ». Elle  rapporte aussi les dires de la mairesse  selon laquelle «le maire la traite de manière irrespectueuse» autant dans le privé que publiquement. Pourtant, lorsque ladite mairesse a déclaré «Vous avez raison, Monsieur Picard. «Oui, c'est la  Ville de Québec qui l'a proposé, (le moratoire de 13 jours)  mais c'est la seule alternative qu'il  lui restait, sinon çà ne passait pas», ce n’était pas une insulte, elle ne traitait  pas le maire de manière irrespectueuse, elle ne tentait pas de le rapetisser  dans son propre intérêt à elle ? Labeaume utilise les termes «phrase assassine» et «petite trahison» mais tout le monde a compris que c’est un bel exemple de « petit bitchage mesquin» dans lequel les femmes excellent, complété, comme il se doit, par  le discours victimaire, l’arme favorite des féministes.

D’ailleurs, la même journaliste prend la peine de rappeler dans un encart, intitulé «incidents récents», que le maire avait enguirlandé la journaliste Porter du Devoir (et de Radio-Canada) et qu’il avait dit (affectueusement) de Josée Verner que «des fois il la battrait», comme s’il n’avait jamais esquinté, à l’occasion, ses  adversaires et interlocuteurs masculins. Pour la bonne mesure, le lendemain, Elizabeth Fleury enjoindra le maire de mieux gérer ses émotions. En grande finale, Brigitte Breton  devrait, sous peu,  exiger l’application, à l’endroit de ce maire dynamique, de cette autre règle bien connue la  «Tolérance Zéro».  

 Nous croyons assister à la création  d’une ligue féministe  médiatique qui pratique son unique et habituelle  méthode d’appréhension de la réalité, l’analyse différenciée selon le sexe, l’antichambre de la  misandrie. C'est pourquoi nous trouvons très décevant  que le maire ait choisi, le lendemain, de s'excuser auprès de la mairesse, ce qu'il n'aurait jamais fait s'il s'était agi d'un maire; une inégalité de fait injustifiée. Après tout, quand on trouve qu'il fait trop chaud dans la cuisine il n'y a qu'à en sortir.

 André Gélinas

Un lecteur indisposé

 Cette lettre a été envoyée au Journal Le Soleil pour la chronique Opinion. Elle était  amputée de ses deux dernières phrases parce que nous ignorions alors que le maire avait présenté des excuses. Nous parions qu'elle ne sera pas publiée.  Effectivement, le Soleil ne tolère pas les opinions qui ne sont pas conformes à «sa politique éditoriale». C'est pour cela que nous sommes tellement chanceux de vivre dans un pays où il y a la liberté de presse,... celle de ses éditorialistes.  Tel que prévu cette lettre ne sera jamais publiée par ce quotidien qui a manifestement épousé la pensée féministe avec tout ce que cela signifie comme réduction et manipulation du débat public, déformation de l'intérêt général  et déséquilibre de la société.