| L’équité salariale à la Ville de Québec | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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Homme d'aujourd'hui
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1. Les cols blancs La Ville de Québec est la première municipalité à «régler» l’équité salariale pour ses cols blancs, c’est-à-dire, plus précisément, les employées de bureau et techniciennes. Le coût est déjà assez impressionnant, aux environs de 28 000$ /par employée, comme le suggère le tableau ci-dessous, mais il y a, en plus, d’autres groupes en attente, dont celui des professionnels ce qui devrait lever la barre encore un peu plus haut 1 À vrai dire, nous sommes incapables de certifier l’exactitude de ces chiffres. En effet, la même journaliste rapporte que la Ville avait dû ajouter à la provision de 8 millions$ tantôt 7 millions $ pour un total de 15 millions et tantôt 10 millions pour un total de 18 millions$ 2. Comme c’est la même personne qui considère que les 98.3 millions $ payés en avantages sociaux représentent 23,6 % de la masse salariale de 317,9 millions $ (et non 30%) 3 on souhaiterait que la directrice de l’information l’affecte à des dossiers qu’elle peut maîtriser.
Cela dit, et indépendamment des montants en jeu, seul un clientélisme électoral absolument éhonté peut expliquer que des élus puissent charger les fonds publics d’une mesure, la Loi sur l’équité salariale, aussi totalement injustifiée à la fois sur le plan économique et sur le plan social. Le coût de l’équité salariale à la Ville de Québec pour la période du 21 novembre 2001 au 21 novembre 2006
L’expérience de la Ville de Québec dans cette matière est intéressante à plusieurs égards. D’abord, la Ville, dirigée par Mme Boucher, n’avait «provisionner» que la moitié du coût réel, une petite erreur du simple au double. Cela se compare avec les «réserves» du Conseil du trésor du gouvernement du Québec, dirigé par Mme Jérôme-Forget, qui se chiffraient à 457 millions$ pour un coût réel récurrent de 825 millions$. En d’autres termes, nos gouvernements se sont lancés dans une opération sans en avoir mesuré correctement les coûts et le fait que deux femmes en étaient les responsables n’a pas conduit à un meilleur résultat, à moins qu’elles l’aient empiré.
En second lieu, Mme Boucher a annoncé que «les employés devraient se serrer la ceinture» et que «leur nombre serait ramené à des proportions plus modestes» et «qu’il y aurait des concessions sur des clauses à incidence monétaire».2 En d’autres termes, comme l’équité salariale est un des principaux facteurs qui ont fait exploser la masse salariale, ce sont les employés masculins qui vont en payer le prix puisque eux n’ont eu droit à «aucun correctif». Le gouvernement du Québec était déjà allé dans le même sens et Jérôme-Forget avait été toute fière de préciser que le gel du salaire des employés durant deux ans allait permettre le versement des «correctifs» aux employées. Mais même cela n'a pas été suffisant. Le gouvernement a dû emprunter une partie de la somme requise qui sera encore défrayée majoritairement par des hommes; c’est sûrement le cas puisque les féministes répètent constamment que les femmes sont plus pauvres que les hommes. En somme, les employés du secteur public sont doublement pénalisés mais aucun éditorialiste n’a encore trouvé le temps de le signaler.
Enfin, «Les deux parties se sont entendues sur le versement d’une somme rétroactive maximale de 15,3 millions$ couvrant la période du 21 novembre 2001 au 21 novembre 2007». 4 On ne peut pas avoir de meilleure illustration du fait que toute cette opération est une triste mascarade. Comment peut-on décider d’avance d’une rétroactivité maximale alors que seules des analyses techniques scientifiquement rigoureuses sont censées conduire à la détermination du coût final ? C’est une loi qui ne se négocie pas a répété plusieurs fois Rosette Côté, la présidente de la Commission de l’équité salariale. Bien entendu, jamais le gouvernement du Québec n’a osé agir de la sorte Rosette Côté l’aurait vertement semoncé. Elle va certainement sermonner Mme Boucher car elle n’en a rien à cirer des contraintes budgétaires. Quand on ordonne au gouvernement du Québec de refaire ses devoirs, qu’on lui refuse l’étalement maximal des paiements de la rétroactivité et que l'on dirige un organisme qui détermine la rémunération de l’ensemble des employés du Québec et indirectement le budget de l'État , comme dans le temps de la Russie soviétique, ce n’est pas une petite mairesse qui va faire échec à son autorité impériale.
Et nos grands économistes libéraux ne disent rien. Ils se contentent de souligner que les finances publiques du Québec vont exploser à partir de 2013 5. Cela n’impressionne pas nos chers élus péquistes et libéraux, ils savent qu’ils ne seront peut-être plus là en 2013, alors ils sont prêts à réduire les impôts pour se faire réélire à l’élection de 2007.
2- Les brigadiers scolaires
Quitte à ce que la prochaine remarque en indigne certains, ce n’est pas parce que l’emploi est modeste que l’on doive commettre les mêmes exagérations. Un salaire de $17,00 /heure est de $9 supérieur au salaire minimum tel que fixé en juillet 2007 6. Comment croyez–vous que les petits commerçants vont pouvoir rivaliser avec ces rémunérations ? Qu’est-ce qui justifie que cet emploi soit si bien rémunéré malgré la simplicité des tâches si ce n’est que ces personnes sont toute syndiquées et que l’on a dû considérer que, d’une certaine manière, elles étaient aussi des éducatrices.
3. à venir les 450 professionnels et les employés du secteur aquatique __ (1) Isabelle Mathieu «L’équité salariale réglée pour les cols blancs»-Le Soleil 10 mai 2007 p. 4 (2) «Un déficit inévitable», Le Soleil 15 mai 2007 p. 8 (3) «Place à la négo du grand ménage». Le Soleil12 mai 2007 p. 14-15 (4) « Les employés de Québec devront se serrer la ceinture » Le Soleil 11 mai 2007 p. 9 (5) voir note 1 (6) Le Journal de Québec 11 mai 2007 p. 6 (6) Le Soleil , 8 juin 2007 p. 8
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