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La démocratie à la mode féministe Deuxième illustration
La commission parlementaire particulière consultative sur un document intitulé 'Pour que l'égalité de droit devienne une égalité de fait - Vers un deuxième plan d'action gouvernemental pour l'égalité entre les femmes et les hommes. |
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Homme d'aujourd'hui
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Jean-Louis de Lolme. Juriste calviniste de Genève et disciple de Jean-Jacques Rousseau, a déjà déclaré : «Le Parlement anglais peut tout faire, sauf changer une femme en homme » Poussé par le lobby féministe le Parlement du Québec fait tout pour éliminer cette exception. Après avoir pris connaissance de l’organisation et du fonctionnement de cette commission nous en sommes venus à la conclusion que la maison du peuple était devenue la maison des féministes. Propos outranciers ? Lisez plutôt la suite 1. Le choix du mécanisme parlementaire 1 La consultation générale La commission parlementaire de consultation générale est plus rare que la commission parlementaire de consultation particulière. À moins d’opter pour une commission d’étude ou d’enquête «indépendante», le gouvernement choisit ce mode dans le cas de nouveaux problèmes dont on connaît mal les paramètres et à l’égard desquels les positions des groupes de pression ne sont pas connues, Le gouvernement se donne alors le rôle de définisseur des enjeux et d’identificateur de solutions. La consultation particulière Le gouvernement va opter pour la consultation particulière dans les autres cas. Elle a l’avantage de lui donner une plus grande flexibilité dans le choix des groupes et des personnes qu’il désire inviter en auditions publiques. Il peut y recourir, d’abord, à propos de sujets qui divisent l’opinion publique et les principaux groupes de pression. Il va s’assurer d’aviser à temps les puissants groupes de pression comme les très nombreux syndicats et les quelques associations patronales, les fédérations de médecins, les agriculteurs etc. Le gouvernement se donne alors le rôle d’arbitre. Ainsi reconnus par le gouvernement ces groupes en retirent du prestige et de l’influence et, en échange, conviennent généralement de compromis sous l’égide du gouvernement qui joue le rôle d’arbitre. Il peut aussi y recourir lorsqu’il cherche à obtenir une confirmation d’une démarche qu’il a déjà amorcée, qu’il a déjà établi et il se sert de cette commission pour démontrer les bienfaits qu’en retirent les bénéficiaires du programme, généralement les membres d’un groupe de pression dominant sur la scène politique. Il est vrai qu’en théorie le gouvernement devrait alors faire montre d’une ouverture d’esprit assez large pour choisir d’entendre des individus et groupes connus pour leur opposition à la pensée gouvernementale ou différente de la «pensée dominante ». Toutefois, persuadé que les partis d’opposition n’oseront pas le critiquer de crainte de se mettre à dos ce groupe de pression dominant, le gouvernement peut choisir d’inviter uniquement les différentes composantes de ce groupe de pression ou des personnes et instances qui partagent le même credo. Quant aux autres intéressés qui apprennent, par hasard, la tenue de la commission, il peut leur rester un gros 15 jours pour rédiger un mémoire de qualité; autant dire qu’ils risquent fort de préférer s’abstenir. Le mouvement féministe est un des très rares groupes qui, au Québec, rencontre ces critères de dominance mais d’une manière très inusitée puisque le gouvernement lui-même le finance et le loge dans son appareil. Christine St-Pierre, ministre de la Culture et des communications mais, surtout, de la Condition féminine D'entrée de jeu, je me réjouis, au nom de ceux et celles qui croient en un Québec véritablement égalitaire, du fait que le gouvernement a accédé à notre demande de poursuivre nos interventions en matière d'égalité entre les hommes et les femmes. En effet, pour l'année 2010-2011, une somme de 10 millions de dollars, dont 3,5 millions de dollars à notre ministère, sera consacrée à la prolongation d'un an du plan d'action gouvernemental pour que l'égalité de droit devienne une égalité de fait. Cette stratégie engage l'ensemble du gouvernement et incite les partenaires gouvernementaux, les leaders de la société civile ainsi que les acteurs socioéconomiques du Québec à poser des gestes concrets, des gestes d'égalité, afin que les femmes puissent vivre dans une société où l'équité, l'intégrité et la sécurité leur sont garanties Nous allons voir que le gouvernement Charest est incapable de s’imposer au lobby féministe quand celui-ci se considère exclusivement concerné par une question. Il va sans dire que cette manière de faire conduit à une manipulation de l’opinion publique puisque les médias, ne connaissant pas l’identité des «non invités» ou ne se préoccupant pas de rechercher ceux qui passent, en quelque sorte, sous le radar, vont se contenter de diffuser le message favorable et «unanime» du gouvernement et du groupe dominant. Bref, le choix du mécanisme parlementaire n’est pas indifférent et le fait que le gouvernement Charest ait choisi la commission parlementaire particulière pour «débattre» de l’égalité de fait entre les femmes et les hommes est une bonne indication de son intention de favoriser les revendications féministes. On aura remarqué, d’ailleurs, que l’on ne parle plus que d’égalité de fait, sans préciser qu’elle se situe entre les femmes et les hommes. Ceux-ci sont disparus de l’équation. Cette question est ainsi devenue exclusivement une affaire de femmes, plus concrètement, de féministes Il faut être un peu beaucoup naïf pour croire que la possibilité pour le citoyen de communiquer son opinion en répondant en ligne à un questionnaire préparé par le gouvernement lui-même pourrait influencer ce dernier. Nous avons déjà participé à une commission parlementaire de consultation générale qui a totalement ignoré les considérations mises de l’avant par divers groupes d’hommes. C’était, en 2005, lors de la première consultation sur la nouvelle Politique de l’égalité de fait. Imaginez le sort qui attend les courriels en question. Nous avons quand même trouvé deux individus qui ont voulu jouer le jeu et nous reproduisons leurs contributions à la fin de ce texte. 2 . La composition de la commission sur l’égalité de fait Le choix du type de commission est une chose, la composition de la dite commission en est une autre. La commission qui s’est réunie le 18 janvier 2011 pour traiter de «l’égalité de fait entre les femmes et les hommes» comptait 2 hommes et au moins 8 femmes. C’est tellement typique du comportement des femmes au gouvernement que l’on n’arrive plus à en rire. Ces féministes, si promptes à s’indigner à la moindre «inégalité subie« par les femmes», n’éprouvent aucune gêne à en commettre elles-mêmes d’énormes et à bafouer publiquement leur crédo. Il faut que les médias soient drôlement émasculés pour ne pas en parler. Nous avions assisté au même simulacre de démocratie parlementaire féministe lorsqu’il a été question de l’équité salariale, de l’accès à l’égalité en emploi, de la violence conjugale etc. En 2005, lors de la tenue de la Commission parlementaire de consultation générale sur la Politique de l’égalité de droit à l’égalité de fait, (première mouture) les courageux membres – tant péquistes que libéraux – s’étaient enfuis à la fin de notre audition pour ne pas devoir nous serrer la main comme ils l’avaient fait avec toutes les autres personnes appelées à témoigner avant et après nous. Nous avions eu l’insigne déshonneur d’exprimer de sérieuses réserves à l’endroit de cette politique totalement injustifiée et néfaste pour la société québécoise. 3. Les individus et groupes invités aux auditions de la commission Ci-dessous l’horaire complet des auditions de la nouvelle commission. Il est ressort que 38 groupes ont été invités et aucun individu. De ces 38 groupes la très grande majorité sont des organismes d’allégeance féministe. En fait, seulement 8 devraient, en principe, être neutres (en vert). En effet, nous avons retiré de cette liste les 3 centrales syndicales CSN 2 et CSD 3 et FTQ 4 qui ont endossé la doctrine féministe et ont institué des comités de la condition féminine mais aucun comité de la condition masculine, comme au gouvernement d’ailleurs.. La présence d’une majorité de femmes dans ces syndicats semble avoir été suffisante pour que ces centrales acceptent, par exemple, que la rémunération des travailleurs dans les secteurs public et parapublic soit gelée pendant deux ans pour faciliter le paiement de l’équité salariale aux travailleuses parce que «c’était de leur faute si les femmes avaient été sous-payées » avait dit «Monique Jérôme-Forget. Applaudissons ces «cheffes». Même ces gestes n’ont pas été jugés satisfaisants car elles ont instauré une Intersyndicale des femmes, financée par les hommes qui, eux se montrent encore bêtement solidaires En d’autres termes, le travail est maintenant «générisé» chez ces centrales.et il convient donc de les ranger dans la catégorie générale des troupes féministes. Horaire des auditions (sujet à modifications) Commission des relations avec les citoyens Consultations particulières et auditions publiques sur le document intitulé
À vrai dire, nous sommes d’avis qu’aucun des groupes pressentis ne s’opposera «au renforcement de la politique de l’égalité de fait » y compris les deux groupes «masculins (en bleu). Ces derniers tenteront, tout au plus, et de manière obséquieuse d’obtenir un prolongement des modestes subventions qu’ils reçoivent. Quand un groupe d’hommes choisit de participer à la commémoration de Polytechnique c’est ou bien qu’il n’a aucun orgueil ou bien qu’il a été menacé de se faire coupé les vivres par les madames qui dirigent, depuis déjà plusieurs années, le ministère de la Santé et des Services sociaux À la différence, les groupes féministes sont toujours assurés d’engranger les fonds publics car les élus sont totalement désarmés quand les militantes dénoncent leur insensibilité aux drames qu’elles vivent et qu’ brandissent leurs soutiens-gorges à l’appui.
4- Conséquences Dans quelques semaines, le gouvernement et le mouvement féministe vont se vanter de ce que les nouvelles mesures qui seront prises au coût de quelques dizaines de millions de dollars pour réaliser l’égalité de fait entre les femmes et les hommes l’auront été à l’unanimité des groupes et personnes présentes à la commission parlementaire. Bien entendu, il y aura partie remise dans 3 ou 5 ans car il se pourrait qu’il y ait encore un secteur d’activités, une organisation, un niveau d’emploi où les femmes ne seront pas majoritaires. Il faudra donc adopter une nouvelle loi, mettre sur pied un nouveau programme, imposer des amendes et dépenser encore d’autres millions de fonds publics pour que la discrimination positive vienne à bout du fléau. Et nous, nous donnons des leçons de démocratie à ces pauvres peuples qui n’ont pas le bonheur de vivre dans une telle société 5- Malgré tout cela il ya encore deux hommes qui ont cru de leur devoir de dénoncer cette manipulation de l’État par le lobby féministe _____ (1) La consultation générale s'adresse à l'ensemble de la population. On peut y participer de 4 façons : produire un mémoire pour exprimer son point de vue sur le sujet de la consultation demander à intervenir devant les députés membres de la commission sans produire de mémoire -- -- participer à une consultation en ligne associée à la consultation générale si une telle consultation a lieu --transmettre un commentaire sur le sujet de la consultation. Chaque consultation générale est obligatoirement précédée d'un avis public, qu’on appelle l’avis de consultation. Une fois passée la date limite de transmission, les députés membres de la commission sélectionnent parmi les citoyens et les organismes qui ont fait parvenir un mémoire ou une demande d’intervention ceux qui seront entendus en audition publique. CONSULTATION GÉNÉRALE 166. Avis de consultation – Par avis publié à la Gazette officielle et dans les journaux par le Secrétariat des commissions, une commission peut : 1° inviter toute personne ou organisme qui le désire à lui transmettre, sur support papier ou électronique, un mémoire exprimant son opinion. Ce mémoire doit être accompagné d’un bref résumé de son contenu; 2° inviter toute personne qui le désire à lui adresser une demande d’intervention lors des auditions publiques sans transmettre de mémoire. Cette demande doit être accompagnée d’un court exposé résumant la nature de l’intervention. 170. Invitation spéciale – Toute commission peut aussi, par invitation spéciale, solliciter l’opinion de personnes ou d’organismes qui ont une connaissance ou une expérience particulière du domaine qu’elle examine. La consultation particulière L’audition en consultation particulière est limitée aux personnes et aux organismes sélectionnés par les députés membres d’une commission en fonction de leur connaissance de la question à l’étude. Les citoyens et les groupes choisis peuvent produire un mémoire ou exprimer verbalement leur point de vue devant les membres de la commission. Seuls les personnes et les organismes sélectionnés peuvent participer aux auditions publiques des consultations particulières. Cependant, tous les citoyens peuvent faire connaître leur point de vue sur le sujet de la consultation par 2 moyens : participer à une consultation en ligne associée aux consultations particulières, si une telle consultation a lieu. transmettre un commentaire sur le sujet de la consultation. (2) CSN « Pour la CSN, les inégalités entre les femmes et les hommes perdurent La CSN est une organisation syndicale constituée de 300 000 membres, dont 53 % de femmes. Ils se retrouvent sur une base sectorielle et professionnelle dans 9 fédérations et sont présents dans les régions au sein de 13 conseils centraux sur l’ensemble du territoire du Québec. Sa présence dans les milieux de travail québécois et sa forte implication dans le secteur des services publics, où se retrouve une majorité de femmes, lui confèrent un rôle important dans ce débat » http://www.csn.qc.ca/web/csn/communique/-/ap/Comm19-01-11a?p_p_state=maximized (3) CSD «La lutte des femmes Composée majoritairement de femmes, la CSQ a toujours accordé une importance particulière à l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail. Depuis sa création en 1974, le Comité de la condition des femmes a toujours eu le souci d’augmenter la participation des femmes à la vie syndicale, et cela, à tous les paliers. Le Comité se préoccupe également de la promotion des droits et des intérêts spécifiques des femmes, particulièrement dans cette période de grandes réformes des services publics. Plusieurs sujets restent au cœur des préoccupations du Comité et font l’objet d’une lutte constante : la discrimination, la violence et la pauvreté qui affligent plus particulièrement les femmes, la reconnaissance du travail des femmes et l’accès des filles aux emplois d’avenir» http://www.csq.qc.net/sites/1676/documents/qui/profil.pdf (4) FTQ http://femmes.ftq.qc.ca/ Comité de la condition féminine depuis 2001 (5) À cœur d’hommes Rapport d’activités 2009 -2010 «Projet de recherche ≪ Prévenir l’homicide de la conjointe ≫…………….……………….……...10 Cette tournée, organisée par Christine Drouin sera présentée sous forme de groupes de discussion. L’objectif vise à établir un guide d’outils et des stratégies de prévention et d’intervention qui seront ensuite présentés lors de journées de formation à venir. Participation a la commémoration de la Polytechnique…..…………………………………….....13 Le 25 novembre 2009 a eu lieu la conférence de presse de la Fédération des femmes du Québec dans le cadre des 12 jours d’activités de sensibilisation pour mettre fin a la violence faite aux femmes qui se terminaient par la commémoration de la tuerie de Polytechnique a laquelle Daniel Blanchette a eu la chance de lire un extrait et de signer symboliquement leur manifeste. Notre participation à cet événement a été fort appréciée. Merci pour votre appui financier récurrent Ministère de la Sante et des Services sociaux, Merci pour le financement accordé dans le cadre du colloque national, Ministere de la Culture, des Communication et de la Condition féminine, Ministère de la Justice, Ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale,Caisse d’économie solidaire Desjardins, Les Sœurs Notre-Dame du Saint-Rosaire » |
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