La féminisation de l’école a conduit à l’exclusion des garçons et des hommes – Comment le Soleil réussit à faire semblant de vouloir corriger la situation mais  tout en rejetant la seule  solution  valable. --- Addendum Richard Martineau -Addendum la CS des Premières Seigneuries 

 
 

Homme d'aujourd'hui

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Dans une série d’articles parus entre le 26 août et le premier septembre,  Daphnée Dion-Viens, une autre «journaliste féministe de combat»,1 fait semblant de se pencher avec sympathie sur les déboires des garçons à l’école. Les titres de ses articles sont percutants : « Le cri d’alarme d’Égide Royer - Les gars à l’école -L’école fait la sourde oreille»,2 «En manque de profs masculins», «Rendre l’école obligatoire jusqu’à 18 ans », «Devoirs de père», «Faut-il enseigner différemment aux gars?»- enseigner selon le sexe du cerveau». Ses informations sont principalement tirées d’une entrevue avec  Égide Royer, pédagogue,  selon lequel la situation n’a cessé de se dégrader depuis 15 ans. Nous aurons droit, ensuite, aux réactions de la ministre de l’Éducation, de fonctionnaires, de chefs syndicaux et, bien sûr, d’une enseignante. L’ennui  est que cette  manifestation apparente de grande sympathie n’est qu’une mascarade car la conclusion est claire, il ne faut rien changer à l’encadrement actuel, En fait, toutes ces personnes refusent, apparemment, la seule solution valable, malgré leurs propres constats, en somme des négationnistes.

 

1-- Les faits rapportés par la journaliste

 

-- 35 % des garçons (26% des filles) quittent l’école sans diplôme secondaire;

-- 60% des élèves en difficulté sont de garçons;

-- parmi les pays de L’OCDE le Québec est l’un des endroits où l’écart entre la diplomation des filles et des garçons  est le plus importants;  

-- la réforme scolaire des années 2000  visant le décrochage scolaire a ciblé les enfants des milieux défavorisés et accessoirement les garçons;

--  au primaire les écoles sont plus conviviales pour les filles;

-- les bibliothèques scolaires sont pleines de livres qui plaisent aux filles;

-- en 1990, les enseignants masculins formaient 30,4% du corps professoral, en 2009, 22,3 % – à l’élémentaire  ils n’étaient que 12,9%, au secondaire, ils sont minoritaires depuis 1997, actuellement  38% ;

-- l’extrême  rareté des professeurs masculins a un impact majeur pour les garçons – ils perdent intérêt pour l’école dès la quatrième année du primaire; 

-- les enseignants ont été la cible de plusieurs recours judiciaires pour voies de fait sur des élèves qu’ils tentaient de discipliner et de fausses accusations de pédophilie      

 

2-- Les quelques  hommes qui ont dénoncé la situation

 

a- Trois pédagogues

-Égide Royer  

Il dénonce depuis un bon moment l’absence d’une égalité de fait entre les gars et les filles à l’école;  on demande aux garçons de s’adapter à l’école alors que ce devrait être le contraire. Il réclame une présence accrue d’enseignants masculins pour servir de modèles aux garçons.

-Yves Archambault : «L’école ne s’intéresse pas aux garçons et les garçons le lui rendent bien! » Les défis de l’école publique de la FCSQ, 10 mai 2002.   www.fcsq.qc.ca /perfectionnement /colloques/défis 2002/ pdf AS Yves Archambault. pdf   Dont voici  quelques extraits :

La réalité des garçons n’est pas nouvelle.

♦«Des recherches s’imposent pour mieux cerner les facteurs en cause dans le désintérêt marqué de nombreux garçons à l’égard de l’école. Il faut également apporter les correctifs appropriés, notamment en matière d’encadrement et de méthodes pédagogiques, de façon à empêcher que les garçons ne deviennent, chaque jour un peu plus, les exclus de l’école en prenant soin toutefois d’éviter toutes mesures susceptibles d’avoir un effet défavorable sur les filles

La réalité des garçons à l’école.

♦ 3 fois plus d’abandons. ♦ Écart de «diplômation» négatif de 15%. ♦ Écart négatif des résultats en lecture et en écriture (constaté dans 32 pays). ♦ Écart négatif des résultats scolaires globaux.

♦ Écart négatif eu égard au retard scolaire

«Prédicteurs» d’abandon.

♦ Plus grande prévalence des garçons chez les élèves EHDAA.

♦4 fois plus de problèmes comportementaux ou émotionnels.

♦2 fois plus de références en Centre Jeunesse.

♦2 fois plus d’autisme.

♦6 fois plus de schizophrénie à l’adolescence.

♦6 fois plus d’hyperactivité.

William Pollack (professeur au Havard Medical School) affirme que les écoles mixtes sont les lieux les plus inhospitaliers du monde pour les garçons. Elles ne reconnaissent pas que les deux sexes n’apprennent pas de la même façon : les filles en écoutant et en observant, les garçons en  agissant.

 

b- Quelques hommes publics

Jacques Parizeau, Jacques Ménard en 2009.

Mais aucun éditorialiste, aucun chroniqueur -sauf Mario Roy : « À l’école p’tit gras »,  La Presse du 5 août 2009  (Cahier A)  1 -  aucune femme publique, aucune éditorialiste, aucune  chroniqueuse  nont  mis leur avenir en danger en dénonçant la situation.

 

c- Notre contribution 

Dans «L’égalité de fait entre les femmes et les hommes,  un  piège à cons »  (2008),  aux chapitres 8 et 9 nous avons observé, entre autres choses :

-  «En 2004-05. 70% des décrocheurs étaient des garçons»   

-  «Dans la revue «Education next» par Thomas Dee, professeur au Swarthmore College (Université de Stanford) a publié une étude selon laquelle  le sexe de l’enseignant influence l’apprentissage des enfants. Le professeur a examiné les résultats scolaires de 25 000 enfants de huitième année  (13-14 ans) en 1988»

-  « (Au Québec) « Des enseignantes qui s’absentent, des élèves impolis, intimidants la disparition de la discipline et des professeurs poursuivis pour voies de fait ».

- «La consommation du Ritalin a  augmenté, au Québec, de 700% au cours des dix dernières années- 10% seulement en 2003.  Le nombre de prescriptions de Ritalin a triplé au Québec de 1992 à 1997, de 47 922 à 175 5479. Ce sont évidemment aux garçons (90%) que l’on donne le médicament ».  8 millions de comprimés ont été distribués dans les 3 trois premiers mois de l’année 2010 – un nouveau record (Journal de Québec 24 sept. 2010 p. 7).  Prochaine étape, castration chimique de tous les garçons,(la castration psychologique n'étant  apparemment pas assez efficace) pour que les professeures aient enfin la paix.

- «82,5% des élèves rejetés à la maternelle et au début du primaire par les enseignantes sont des garçons et que les attitudes des enseignantes sont significativement plus favorables à l'égard des élèves filles qu'à l'égard des élèves garçons; plus de filles que de garçons sont considérées attachantes par les enseignantes alors que davantage de garçons que de filles sont considérés rejetés».   

- «Les écoles forcent la formation d’équipes mixtes dans les sports ce qui  ne peut que féminiser les garçons»;  

- «Des enseignantes qui allègent leur tâche et dont on va alléger la formation»;   

- «La chute des inscriptions dans les facultés de science et de génie»; 

-  «Une baisse appréhendée de la compétence du corps professoral universitaire».

-  En 2002, le MEQ donnait le coup d'envoi à la septième édition de son concours «Chapeau les filles» et de son volet scientifique «Excellence Science» aux niveaux secondaire et collégial. Rien de tel pour les garçons L’Université Laval et l’Université de Montréal ont institué des bourses d’études réservées exclusivement aux étudiantes.

- Nous avons depuis dénoncé, sur ce site, l’introduction de la pensée féministe dans l’enseignement  «Saviez-vous que l'on enseigne le féminisme dans le merveilleux nouveau programme d'éthique et de culture religieuse ? (novembre 2008-) et Post-scriptum  Janvier 2009) et la sortie la plus médiatisée de la Ministre Courchesne contre la violence au hockey …junior. Elle se croyait encore responsable de la condition féminine. Pas étonnant que les clubs professionnels boudent maintenant  les joueurs québécois.

 

3- Les solutions, selon Daphnée Dion-Viens

 

La journaliste présente des solutions au décrochage des garçons sans avoir pris la peine, au préalable, d'identifier   les causes ou raisons  du phénomène.  C'est lorsque le lecteur commence à déduire lui-même  les causes des solutions proposées qu'il se rend compte du flou artistique qui entoure cette œuvre journalistique.

 

3.1  Rendre l’école obligatoire jusqu’à 18 ans

Comme l'école est obligatoire jusqu'à 16 ans et  les individus décrochent entre 16 et 18 ans on conclut qu'Il suffit de hausser la barre de sortie. En Ontario, il est interdit de quitter l’école sans diplôme avant 18 ans  sinon suspension du permis de conduire. La même loi existe au Nouveau-Brunswick et dans des États américains. Cette mesure ferait diminuer le taux de décrochage de 1 à 2% au secondaire. La ministre de l’Éducation Michelle Courchesne à l’époque  n’a pas accepté de l’inscrire Égide Royer dans ses mesures de lutte contre le décrochage scolaire malgré la demande d’Égide Royer. Monique Richard, critique  péquiste en matière d’éducation, est favorable à une telle loi mais sans la sanction (bien entendu). L’efficacité de cette solution va dépendre de son adéquation au à la véritable cause. Or  Dion-Viens ne parle pas des deux thèses en présence 

C- (a) En effet, pour certains, ils décrochent pour travailler de nombreuses heures dans des commerces et autres entreprises ce qui fait qu'ils ne sont donc plus en mesure de rencontrer les exigences académiques et mettent ainsi en péril leur avenir.  L’adoption d’une telle loi responsabiliserait à la fois les parents, les jeunes et les employeurs. La question est de savoir pour quel motif ils agissent ainsi. Le «pédagogue» Jean-Claude St-Amant ayant observé que le décrochage scolaire était plus prononcé dans les milieux défavorisés (une découverte extraordinaire) on a conclu que c'est par nécessité que les étudiants travaillaient.  En conséquence, ce gouvernement a mis sur pied, en 2002,  «un programme de lutte au décrochage scolaire au coût de 300 millions de dollars axé sur ces milieux défavorisés», dans 260 écoles secondaires en 2002  et 571 écoles primaires en 2007. Il ne pouvait évidemment pas cibler plus particulièrement les garçons car cela aurait été inéquitable envers  les filles. L’’ennui est que ce programme n’a aucunement réduit le décrochage : Le Soleil, 9 septembre 2010 p. 10 - Daphnée Dion-Viens «La lutte au décrochage scolaire obtient un D». Il apparaît que les nombreux «spécialistes»  engagés par les commissions scolaires ont été incapables de stimuler ni les jeunes ni leurs profs. On ne semble pas s’être rendu compte que «la nécessité de travailler» pouvait provenir du désir d'impressionner la galerie par l’acquisition de vêtements et de gadgets de tous ordres. Il serait nettement préférable d'inciter les garçons défavorisés à poursuivre leurs études par  des bourses liées au rendement scolaire car ils en retireraient de la fierté, en plus des avantages financiers. On sait que le MEQ entretient depuis plusieurs années un programme de bourses réservées uniquement aux filles, mais, apparemment,  ce dernier n’est pas inéquitable envers les garçons. 

(b) Pour d'autres, l'adoption d'une telle loi ne fera que retarder l'échéance car les garçons ont commencé à décrocher bien avant d'avoir atteint l'âge de 16 ans à cause de l'inadaptation de l'école à leur spécificité. Manifestement, le problème ne sera pas résolu par une seule mesure mais on peut certainement penser que la mixité actuelle des classes est un facteur aggravant. 

 

3.2 L’implication des pères  dans les activités scolaires –leçons, devoirs etc. 

Ils enverraient le message que l’école est importante. Aujourd’hui, les hommes forment 40% des comités de parents composent  des comités de parents. 

C-  En d’autres termes, les garçons décrochent parce que les pères ne s’intéressent pas suffisamment  à leurs activités scolaires. L’implication des pères est  certainement désirable mais encore faudrait-il qu’ils aient les disponibilités de temps et les connaissances requises. Sur le premier point, Il semble que, dans plusieurs ménages où les deux parents travaillent, le père s’occupe des loisirs et la mère des études, un partage des tâches qui convient à plusieurs d’entre eux. Cela n’empêche certainement pas un partage plus ciblé  selon les forces respectives des parents (les maths au père, l’écriture à la mère) ainsi qu’une rotation dans certaines tâches.  Sur le deuxième point, on doit tenir compte du fait que les réformes incessantes de la pédagogie, du vocabulaire éducatif et de l’évaluation des connaissances et des fameuses compétences transversales, ont réussi à rendre les parents inaptes à aider leurs enfants au primaire et, encore plus certainement, au secondaire. Par ailleurs, comme on a aussi constaté que le décrochage scolaire est moins élevé dans les milieux anglophones on aimerait savoir comment d’établit la répartition de l’encadrement parental dans ces milieux.  Enfin, on comprend assez bien les pères de ne pas assister à des rencontres où la direction et le corps professoral de l’école sont très majoritairement féminins.

 

3.3 Le  recrutement significativement accru du nombre d’enseignants masculins, au besoin, par discrimination positive

Les directeurs d’école se sont déclarés favorables au recours à la discrimination positive en faveur

des enseignants. La caricature de Côté ci-dessous nous fait comprendre que les hommes sont absents non seulement des classes mais également des directions des écoles. À croire que ce féministe déclaré commence à réaliser à quelles absurdités cette pensée nous a conduits. Par contre les syndicats s’opposent la discrimination positive en faveur des enseignants.  Réjean Parent Président de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) Manon Bernard Présidente de la Fédération des syndicats de l’enseignement Annie-Christine Tardif deuxième vice-présidente du Syndicat de l’enseignement de la région de Québec considèrent tous que le problème n’est pas là. Il faudrait plutôt : dépister la dyslexie plus tôt, qu’à 6 ans, s’inquiéter de la pénurie des enseignants, autant des femmes que des hommes,  valoriser la profession (Le Soleil 7 septembre 20010 p. 16.).

C-  Il est clair que  les directrices d’écoles n’ont  pas su établir des conditions favorables à une présence équilibrée des enseignants. C'est maintenant que la situation est devenue catastrophique qu'elles se disent favorables à une mesure aussi draconienne que la discrimination positive.  Malheureusement,  elles savent aussi que les hommes n’ont aucun intérêt à travailler dans un milieu majoritairement féminin qui est incapable de comprendre la  dynamique des garçons (ex : «tolérance zéro à propos de la soi-disant violence à l’école»).

 

Ce qui choque dans la position des leaders syndicaux ce n'est pas leur rejet de la discrimination positive - comme nous le faisons nous-mêmes -  mais que ces mêmes personnes n'aient cessé d'appuyer les lois qui ont instauré la discrimination positive à l’emploi dans les secteurs public et parapublic en faveur des femmes et l’équité salariale qui privilégie ces dernières. Cette attitude de la part d'individus qui prétendent défendre les droits des travailleurs mais ne pensent qu’à leur réélection par un électorat composé majoritairement de femmes est tout à fait  pitoyable. L’attitude des syndiquées n’est pas plus défendable car elles accordent manifestement la priorité à leur genre plutôt qu’à la correction d’une très grave lacune de notre système d'éducation.  

 

3.4 Un enseignement différencié selon  le sexe de l’élève

On comprend que les garçons décrochent parce que l’enseignement n’est pas adapté à leur  spécificité générique.  Plus spécifiquement, le développement de l'intellect serait différent chez les gars et les filles. Dion-Viens cite Christian Véronneau  et Jean-Guy Lemery («Les garçons à l’école») qui soutiennent que le cerveau des garçons se développe selon le sexe.  L’hémisphère gauche  (celui du langage et de l’écriture) se développe plus rapidement chez les filles alors que le droit (celui des mathématiques, des tâches concrètes) se développe plus rapidement chez les garçons. Cette approche est contestée par Jean-Claude St-Amant : les filles ont rattrapé les gars en maths et les garçons japonais réussissent mieux que les filles japonaises. Il préconise plutôt la conduite de recherches sur les modèles cognitifs asexués.  D’autre part, Dion-Viens cite, en caractère gras  Simon Fortin, le porte-parole du MEQ qui déclare «Tous les élèves, garçons ou filles,  sont différents. On préconise une approche d’intervention différenciée qui n’est pas en fonction du sexe mais qui repose sur l’analyse des besoins de chacun. » (28 août p.8)

C- (1) Il  faut savoir que ce St-Amant (elle écrit aussi Saint-Amand –l2 28 août) est le prince consort de la grande féministe Pierrette Bouchard (ex-titulaire de la chaire Claire Bonenfant sur la Condition féminine à l'Université Laval) dont la principale contribution à la science a été de soutenir que «le sexe est un construit social». 3  Au collège, St-Amant n’a jamais assisté à un cours de  biologie, il réchauffait un calorifère dans la salle de récréation.  Bref, il est non crédible lorsqu’il affirme que le décrochage scolaire des garçons est attribuable à leur adhésion au stéréotype masculin, lequel ne valorise que le sport. Si tel était le cas comment expliquer : que, depuis des siècles, la plupart des savants, créateurs, entrepreneurs ont été des hommes; qu’au Québec le mouvement  féministe a reproché à la société patriarcale d’avoir réservé l’instruction supérieure aux hommes; ….?

(2) Comment accepter qu’il soit plus facile et réaliste de demander à un enseignant de travailler en fonction de modèles cognitifs asexués, donc, en théorie, aussi nombreux qu’il y a d’individus dans la classe qu’en fonction de modèles qui tiennent compte du sexe  des élèves, ce qui, à priori, devrait réduire la complexité de moitié ? Or, même cette dernière solution est aussi idiote puisqu’elle implique que l’enseignante peut, dans une même présentation, satisfaire les exigences d’un auditoire mixte. C’est donc parce que, féministe,  il s’oppose aux classes non-mixtes,  que St-Amant  veut nous faire avaler la couleuvre du  «construit social».

(3) On peut certainement penser que c’est en vertu du même genre de considérations éthérées et «solidaires» que le MEQ a aussi éliminé les classes spéciales pour enfants handicapés forçant les enseignants à les «intégrer» ces deniers, à adapter leur enseignement en fonction de différents niveaux de compréhension comme dans la petite école de rang du siècle dernier. Il  est vrai que la ministre a été sensible aux complaintes de la part de mères qui cherchaient ainsi  à alléger le fardeau que représente un tel enfant. Quelques uns ont remarqué que cette pratique pénalisait 33 enfants pour en satisfaire un. Il y a plusieurs années on a dit que l’instruction était trop importante pour être laissée entre les mains de politiciens (d’où la création de commissions scolaires «indépendantes»). On fait la preuve tous les jours, au Québec, qu’une ministre de l’Éducation est une politicienne tout puissante qui a bien d’autres préoccupations que la réussite scolaire des garçons.    

(4) Par ailleurs, le même St-Amant doit, sans doute, considérer que la puberté est un autre «construit social». C’est notamment à cause des thèses de ce genre de roses-bonbon heureux que l’on éliminé les cours d’éducation sexuelle dans les écoles au même moment où la précocité des relations sexuelles devenait fort inquiétante. Il  est vrai que celle-ci a été  accentuée par l’élimination des valeurs religieuses et qu’elle a été dénaturée par l’accessibilité de la pornographie sur Internet mais qu’elle a été aussi favorisée par la mixité dans les écoles. Toutefois, nous soupçonnons que le ministère de l’Éducation a pris la décision de supprimer ces cours également pour un autre motif. Ne pouvant rejeter le constat que la puberté arrive un an ou deux plus tôt chez la fille que chez le gars, il aurait été amené à établir des classes non mixtes aux fins de cet enseignement. Mais, ce faisant, il aurait ébréché le principe de la mixité et aurait dû reconnaître l’existence ce facteur de différenciation, du moins dans cette  matière. À partir de ce moment là, il aurait été amené à reconnaître des différences dans les aptitudes des gars et des filles dans une foule de matières  ainsi que dans les manières d’apprendre et au rétablissement des classes non mixtes. Quelle horreur !      

 

4. La vraie solution  - Des classes non mixtes – les filles dans une, les garçons dans une autre 

En d'autres termes, la mixité est un facteur disruptif et nuisible aux garçons à cause de l’encadrement majoritairement féminin qui leur est défavorable soit consciemment soit involontairement par son  inaptitude à utiliser des outils pédagogiques appropriés et  à cause de l’absence de modèles masculins capables naturellement de susciter l’intérêt envers les diverses étapes de  l’acquisition des connaissances.   Dion-Viens  écarte rapidement  cette solution.

«Les classes non mixtes, une époque révolue

Au tournant des années 2000, plusieurs ont prône le retour aux classes non mixtes, y voyant une solution aux problèmes des garçons à  I’ école. Mais les années ont passe et des écoles qui avaient opte pour la non-mixité ont fait marche arrière. En 2007, Le Soleil rapportait le cas de trois écoles qui avaient décidé de mettre fin à cette expérience puisque les résultats n'étaient pas concluants. Aucune étude à ce jour ne permettrait d'ailleurs de prouver qu'il s'agit d'une solution gagnante. Yves Archambault, ancien directeur néral de la commission scolaire de Montréal, a longtemps défendu les classes non mixtes, convaincu que I’ école n'est pas assez adaptée aux garçons. II est toutefois revenu sur cette position, à la lumière «d'études non concluantes», explique-t-il. «Le plus important est de diversifier la pédagogie, pour accrocher aussi les garçons, dit-il. De son côté, sans prôner le retour aux classes mixtes, le spécialiste de I’ adaptation scolaire, Égide Royer propose de prévoir des moments à  l’horaire où les garçons se retrouvent entre gars, surtout lors des activités parascolaires pendant les récréations. Daphnée Dion-Viens »

C- (1)  Rappelons, au départ, que c'est la Commission Parent qui a recommandé le co-enseignement (mixte) pour mettre à niveau les écoles de filles … et par mesure d’économie. Il est quand même fascinant de constater que l’on a rejeté, sans véritable débat, une pratique séculaire en vertu de laquelle on dispensait l’instruction des filles et des garçons dans des classes séparées tout simplement parce que l’on a pensé que la seule façon d’accorder aux filles une instruction d’égale qualité à celle des garçons consistait à les réunir dans des classes mixtes. Pourtant, en toute logique, ce résultat ne peut être atteint que par des programmes identiques et des enseignants de même compétence. Manifestement, on n’a pas compris ou on n’a pas voulu voir que l’Identité du sexe de l’enseignant et de celui des autres élèves d’une même classe pouvait  jouer un rôle  très important  dans la transmission et la réception des connaissances.

On peut penser que cette recommandation de la Commission s'explique par le fait qu'elle croyait que les enseignants demeureraient aussi nombreux que les enseignantes. Toutefois, même dans ce cas, on s’étonne que les commissaires ne soient pas préoccupés de la difficulté pour un enseignant ou une enseignante de transmettre également des valeurs masculines et féminines à des auditoires mixtes et d’utiliser des modèles, des illustrations et des méthodes pédagogiques qui les stimulent pareillement alors qu’à l’enfance et à l’adolescence l’affirmation de  l’identité sexuelle occupe toujours une place prépondérante dans l’évolution de tous les individus. Il est également insensé et injuste de mettre les garçons en concurrence avec les filles alors que l'on sait que, naturellement, les filles ont, au début, plus de facilité dans les exercices de bases (lecture et expression orale) et que l’encadrement professoral majoritairement féminin leur est hostile.

Cette réforme a  été ensuite pervertie par le féminisme qui y a vu l’occasion de d’élimer les «différences de genre». C’est ainsi que, dans certains établissements,  l’on a  forcé les garçons à jouer avec des poupées et les filles avec des camions.  Elle a été considérée, depuis, comme une autre avancée du féminisme, ce qui explique les prises de position de divers analystes.

(2) En fait, comme il est ridicule de demander à une prof. de recourir à des pédagogies différentes selon le sexe des élèves dans une même classe, on affirme niaiseusement qu’elle utilise une pédagogie différente par individu, un mensonge éhonté.  Il faut vraiment avoir jeté la serviette quand on en est rendu à réclamer que les gars puissent pratiquer des sports entre eux. 

 (3) Il est assez étonnant qu’Yves Archambault ait renié depuis le texte qu’il écrivait aussi récemment que 2002 «L’école ne s’intéresse pas aux garçons et les garçons le lui rendent bien! » Les défis de l’école publique de la FCSQ, -  car il s’agit d’une œuvre synthèse de ses travaux.

Il est surprenant qu’il ait découvert des études non concluantes alors que l’expérimentation a été faite dans trois écoles seulement durant quelques années. Pourtant on conserve les écoles mixtes qui existent depuis près de 50 ans alors qu’il est très évident qu’elles ne conviennent pas aux garçons. C’est le même Archambault qui rapportait les propos de  William Pollack : «Et si les classes mixtes étaient justement une partie du problème?

« Il suggère de créer des classes séparées à l’intérieur d’écoles mixtes : l’étude qu’il a menée montre que les élèves sont moins anxieux, ont plus d’estime de soi, consacrent leur énergie à leurs études, sont plus respectueux et moins complexés. Les filles réussissent mieux en mathématiques et les garçons en français et en anglais».

(4) Archambault a observé encore  

-Toute approche pédagogique eu égard aux garçons se doit d’être respectueuse et non arrogante. -Elle doit reconnaître la complexité d’être garçon et de grandir dans une société où les valeurs masculines particulières et parfois violentes sont mises en évidence et où des facteurs comme la classe sociale, la sexualité, la capacité, l’incapacité, la race, la culture et l’âge sont aussi impliqués dans la façon dont les garçons appréhendent le monde

Comment voulez-vous qu’une enseignante puisse livrer un  tel message et comment voulez-vous que des garçons accordent du crédit à un tel message rendu par une enseignante?  

(5) il faut rappeler que Johanne Fortier, ex-Présidente de la Fédération des syndicats de l'enseignement a déjà déclaré que :«la réussite et la persévérance scolaires sont devenues des valeurs féminines grâce aux enseignantes féministes qui ont fait comprendre aux filles que leur avenir n'était pas bouché» Elle nous a  donc informé que les enseignantes étaient, pour la plupart, féministes et qu'elles ont profité de leur place prépondérante aux niveaux primaire et secondaire pour passer leur message sexiste «libérateur » uniquement aux filles?

(6)  Alain Bouchard rapporte les propos de Young et Nathanson dans un article intitulé«Le mal d'être mâle».  Ils n'hésitent pas à relier la misandrie généralisée au décrochage scolaire et au haut taux de suicide des garçons. Comment se fait-il que les enseignantes donnent le goût de l’école aux filles  et pas aux garçons ? Nous croyons que cela est tout  à fait dans la logique des choses et seuls les idéologues bouchés à l’émeri refusent  de l’admettre.

(7) Un des ses principaux arguments pour les écoles mixtes est qu’elle n’est pas homophobe (St-Amant)  On reconnaît bien une alliance classique des féministes.  En somme, on sacrifie 90% de  garçons pour 10%  d’entre eux. Pourquoi alors prend-on la peine de  faire circuler actuellement des conférenciers dans les écoles  dont le message est que l’homosexualité est normale ? C’est dire que l’on admet que la  mixité n’a pas apporté la solution à cette question.

 (8) Comment se fait-il que les féministes qui, dans leurs analyses différenciées selon de sexe, font du «genre» le facteur explicatif par excellence d’une foule de discriminations exercées contre les femmes, ne reconnaissent plus  à ce «genre» aucune importance lorsque vient le temps d’expliquer la situation désavantageuse des garçons par rapport aux filles dans le système d’éducation ?

(9) Personne ne s'est encore rendu compte qu'avec l'introduction de la mixité les filles ont conservé le même encadrement principalement féminin alors que les garçons sont passés d'un encadrement masculin à un encadrement féminin ?

 

5- Les réactions  d’une enseignante Gaëlle Gallant et de la ministre Line Beauchamp

L’enseignante  Gallant considère que les difficultés des garçons à l’école est un mythe (Le Soleil 4 septembre 2010 p.35) Dans les faits, le seul retard des garçons par rapport aux filles serait en langue d’enseignement (lecture et écriture). Elle épouse entièrement les idées de St-Amant. À tout le moins, elle a retenu que les garçons en difficulté sont issus de familles socio-économiquement défavorisés, où le père est absent et la mère peu scolarisée.  Elle dénonce le blâme jeté sur  les enseignantes qui  relèvent le défi en l’absence d’enseignants laquelle est attribuable à la dévalorisation de la profession. Elle affirme encore que  «l’école n’a pas à pallier les lacunes engendrées par le désengagement parental ». 

C- Comment Gallant peut-elle expliquer que les enseignantes soient incapables d’apprendre à lire aux garçons mais qu’elles réussissent à le faire aux filles?  Et à quoi sert l’école si ce n’est d’abord d’apprendre à lire et à compter? Le désengagement parental n’est-il pas d’abord celui des femmes qui se précipitent sur le marché du travail et placent leurs poupons en garderie ?  Dans un  tel contexte, les enseignantes sont quotidiennement en présence des enfants durant plus d’heures « de qualité » que les parents.   

La ministre, qui vient d’être nommée, demande à voir. Elle croit qu’il y a d’autres mesures à prendre avant de rendre l’école obligatoire jusqu’à 18 ans. (Le Soleil 2 septembre 2010 p.6) Elle  a observé que dans les Laurentides l’industrie touristique attire les étudiants avec de bons salaires ; la concertation avec les employeurs s’impose donc. Elle privilégie une approche régionale et la valorisation de la profession. L’ajout de professionnels dans les écoles et la réduction du ratio maître-élève devrait produit des résultats bénéfiques.

C- C’est ainsi  que la  ministre va enterrer le problème en le décentralisant.  Elle espère que l’on n’en reparlera plus durant les quelques années qui lui restent  à se promener  avec son chauffeur dans les beaux terroirs de chez nous. Bien entendu, sans directives du central les commissions scolaires vont engager des dizaines de spécialistes qui vont enseigner aux enseignants à enseigner  de manière asexuée.  

 

En résumé

Dion-Viens a écrit des centaines de lignes qui ont servi tout simplement à noyer le véritable problème de notre système d’éducation, son extrême féminisation, et  à paraître justifier le rejet de la correction qui s’impose, la création de classes unisexes, à défaut de revenir aux écoles distinctes à cause des coûts impliqués, compte tenu de la chute persistante de la natalité. 

En effet, aucune des autres solutions proposées  «l’école obligatoire jusqu’à 18 ans- l’implication des pères  dans les activités scolaires – le  recrutement significativement accru du nombre d’enseignants masculins, au besoin, par discrimination positive -un enseignement différencié selon  le sexe de l’élève », n’a de véritable chance d’atténuer les difficultés des garçons sans ces classes unisexes.

Le journal Le Soleil est tout un Washington Post qui confie à une femme – féministe à tous égards- le soin d’écrire sur le décrochage scolaire des garçons. Hyperclasse. On imagine le tollé si on avait confié à un homme le soin d’écrire les déboires des filles à l’école ou encore sur leur maternité précoce.  Décidément, la direction de l’information de ce journal ne recule devant rien pour nous faire regretter notre abonnement.    

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Addendum Richard Martineau

Dans sa chronique du 1 septembre - «L'école des femmes »  (Journal de Québec p. 8) Richard Martineau commente l'essai d'Égide Royer  «Leçons d'éléphants ; pour la réussite des garçons à l'école »-  de la manière suivante :

(1) «C'est quoi, une école «féminine» C'est une école où les garçons ne  peuvent pas se tirailler a la récré, ou  il est interdit de grimper sur les collines  de neige, ou le moindre chamaillage  est perçu comme une  marque de violence et d'agressivité, où la compétition est honnie, où on  distribue du Ritalin comme des  Smarties et où les livres d'aventure les magazines de sport et les épopées héroïques sont absents  des bibliothèques.  Une école ou vous devez rester sagement assis, les deu fesses collées sur la chaise, même si vous avez les  hormones dans le plafond.  Une école ou l'on permet aux jeunes Sikhs de porte fièrement leur kirpan pendant que les garçons qui  montrent le canif que leur grand-père leur a achèté sont  envoyés illico chez le psychologue.»    

(2) «Mais avant de montrer du doigt le système dducation   et de rendre (encore une fois) l'État responsable de nos   Problèmes, il faudrait peut-être aussi nous regarder dans  le miroir et nous demander quels genres de modèles   sommes-nous pour nos enfants.    Par exemple, combien de garçons voient leur père lire   (et quand je dis lire.je parle d'autre chose que le TV  Hebdo)?  »

(3) « Cela dit, le monde du travail (ou la compétition est féroce   et les heures peu flexibles) n'est pas particulièrement  adapté aux «valeurs» qu'on associe - à tort ou a raison aux   femmes, et celles-ci ont pourtant réussi à s'y tailler  une place enviable.  Elles n'ont pas passé leur temps à se plaindre : elles ont  relevé leurs manches et ont foncé.   C'est bien beau «adapter» l'école aux gars, mais il faudrait  aussi que les gars s'inspirent des filles et qu'ils apprennent la culture de l'effort et de la persévérance. »         

C-  Comme le premier paragraphe décrit bien la situation dans la plupart des écoles on s’attendrait  à ce que Martineau  fasse au moins état, d’abord, des divers hommes publics qui ont  dénoncé la situation la part  et, en deuxième lieu, du plaidoyer d’Égide Royer en faveur d’un accroissement du nombre de professeurs masculins – sa référence aux éléphants provient d’un phénomène observé en Afrique où l’introduction d’éléphants âgés dans un troupeau de jeunes  a transformé radicalement le comportement de ces derniers .  

Mais non, comme tous les hommes  qui ont le privilège de tenir une chronique dans un journal à fort tirage, il préfère, dans le deuxième paragraphe, s’en prendre aux gars qui ne lisent pas…  après avoir remarqué qu’à l’école il n’y a pas de livres qui intéressent les gars et sans avoir noté que, pour un grand nombre hommes, le travail quotidien consiste à lire et …à lire et qu’une fois à la maison  ils peuvent souhaiter faire autre chose.   

Mais  la cerise est au troisième paragraphe. «Les femmes n’ont pas passé leur temps à se plaindre ». Martineau n’a jamais entendu parler du mouvement féministe, de ses nombreuses instances  (les FFQ, Sisyphe etc..) toutes entretenues par l’État ou les syndicats, ainsi que des institutions crées par l’État  (CSF et SCF) depuis près de quarante ans (1973) pour  publiciser de manière incessante les lamentations et les revendications de ce mouvement et les intégrer dans des diverses mesures gouvernementales, sans véritable débat public. Elles ont drôlement «foncé» sur le marché du travail  avec : la Loi sur les Normes du travail et ses nombreux accommodements pour la femme (congés et absences (1990), harcèlement psychologique (2008) , la Loi sur les garderies (1990), la Loi sur l’équité salariale (1996), la Loi sur l’égalité  en emploi dans les organismes public (2000), la Loi sur l’assurance parentale (2001), les divers programmes destinés exclusivement aux femmes en santé, en éducation, en services sociaux etc.   

Comment se fait-il qu’aucun chroniqueur n’ait eu, à ce jour, le courage d’épouser la cause des hommes à l’instar de nombreuses chroniqueuses ? Sont-ils tous des remarquables pères de famille qui craignent de se faire virer par des directeurs (autres remarquables pères de famille) très sensibles à une baisse potentielle du lectorat. Peut-être que cette baisse pourrait être compensée par des hommes si, de temps à temps, les chroniqueurs  prenaient la peine de s’intéresser à leur sort  au lieu de les culpabiliser comme le font déjà les féministes.  

 Cela dit, Dion-Viens  aura eu au moins le mérite de dénoncer la nouvelle façon dont le MEQ veut maintenant compter les décrocheurs, c'est-à dire en soustrayant ceux qui s'inscrivent en août  (et non en septembre) à des cours de formation professionnelle où à l'éducation aux adultes- ce qui permet de réduire de 6% le nombre de décrocheurs 4.  Voilà un beau message d'espoir pour une société dans le coma.

 Ceux qui n'ont pas encore compris ce que sont les garçons peuvent toujours regarder  Ma course matinale  My morning run    sur ce site. Cà ne les empêchera pas d'être d'excellents ingénieurs.  

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Addendum la CS des Premières Seigneuries 

Daphnée Dion-Viens qui poursuit toujours sa «recherche»  sur le décrochage scolaire fait état d'un sondage mené par la Commission scolaire des Première des Seigneuries  auprès de ses décrocheurs pour en connaitre les causes . (Le Soleil 16 octobre 2010 p.7) Résultats: les garçons décrochent à 71%, les filles à 33%- ; 35 d'entre eux  avaient même décroché à 15 ans même si l 'école est obligatoire jusqu'à 16 ans.- LA CAUSE PRINCIPALE : le manque de motivation   (75%) -  Le sondage  portait sur les problèmes vécus par les élèves 

Les quatre premières causes sont étroitement reliées aux très majoritaires  enseignantes qui ne réussissent pas à stimuler les garçons. Ce n'est pas de leur faute - elles font ce qu'elles peuvent- . Il faut tout simplement des profs masculins dans des classes unisexes.    

  Vous vous demandez quelle peut bien être la solution trouvée  par cette  commission scolaire au décrochage qui affecte  très majoritairement les garçons.

   -directrice adjointe aux services éducatifs.

Et voilà , les filles vont se rendre à l'université et occuper des emplois de professionnels et les gars vont se limiter aux emplois de métier . Une autre avancée du féminisme en toute égalité de fait . Et il y a des c... de pédagogues, des c... de dirigeants syndicaux, des c... de petits et  minables politiciens  que cette situation n'enrage pas, qui ne disent rien. Et  comme Jean Charest  nomme toujours une femme au ministère de l'Éducation ce n'est pas demain  que le réseau scolaire va prendre les mesures  radicales qui s'imposent.  

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(1) L’expression «journaliste de combat» a été employée par l’Ombudsman de Radio –Canada Julie MIville-Dechêne à l’endroit de  Françoise  Guénette qui sévit encore impunément à Radio-Canada, Voici comment la même journaliste Daphnée Dion-Viens présente l’adoption par le gouvernement Charest  d’un Plan d’action pour contrer la violence à l’école.  «Un adolescent qui menace son  professeur de français. Un petit de maternelle qui martèle de coups de poing ses camarades de classe » Diverses écoles ont effectivement instauré un programme de tolérance zéro, du genre «Assez c'est assez». «Peur + silence = pouvoir. Les petits intimidateurs sont souvent des enfants rois dont les comportements négatifs n'ont pas été stoppés par leurs parents.  Le Soleil, 8 janvier 2007 p. 4 .On comprend que seuls les garçons intimident  et jamais les filles; on comprend aussi que tout débordement physique de la part d’un  petit gars est un acte de violence.

(2) Il a publié un essai : «Leçons d'éléphants ; pour la réussie des garçons à l'école »-

(3) Il a été  adoubé «compagnon de route», (sputink) par le Conseil du statut de la femme et enrichit périodiquement le site féministe Sisyphe de ses profondes réflexions.

 (4) Le Soleil 30 septembre 2010 p.4