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La pôvre Pauline, une féministe considère que certains hommes assoiffés de pouvoir et certaines femmes mesquines lui font des misères. Addendum nov. 2011
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HOMME D'AUJOURD'HUI
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Dans une longue lettre publiée dans la page du carrefour du lecteur du journal Le Soleil, 1 une certaine Francine Lavoie – sans doute une professeure à l’Université Laval 2, nous a fourni récemment une excellente illustration de la parfaite oraison3 victimaire de l’église féministe. Le fait que la même lettre ait été aussi publiée dans le journal Le Devoir et sur le site Vigile.net nous en dit long sur les liens qui unissent ces succursales de la Gazette des femmes. Quand on pense que, pour un, Le Soleil refuse de publier trois lignes de critique des «revendications» du lobby féministe mais accorde à cette personne près d’une centaine de lignes et les agrémente d’une photo de Mme Marois de 41/2 par 61/2 on se dit, qu’à tout le moins là, les femmes sont déjà installées au pouvoir. Selon Francine Lavoie, il y a conspiration contre Pauline Marois parce qu’elle est une femme et elle conclut qu’elle doit être élue Première ministre pour la même raison. L’analyse féministe repousse les frontières du syllogisme. Elle dépasse la logique de Georges Bush (« Ou bien vous êtes avec nous ou bien vous êtes contre nous ») en ajoutant qu’il est honteux d’être contre nous. Nous reproduisons, ci-dessous, les extraits qui sont nous apparus les plus significatifs et nous les commentons.
1- «On a fait silence jusqu'ici sur cet aspect des choses, car au Québec, bien sûr, le féminisme a fait des pas de géant. Et pourtant. Tous les prétextes sont bons pour abattre la femme qu'est Pauline Marois, la forcer à renoncer, à rentrer dans ses terres (…).» Commentaire Donc, les attaques contre Pauline Marois sont des attaques contre le féminisme. Alors les attaques contre René Lévesque, contre Jacques Parizeau, Lucien Bouchard, dans leur temps, étaient des attaques contre le patriarcat, contre le masculinisme? Incidemment, Wikipedia nous rappelle que la pauvre Pauline n’est pas totalement sans reproche elle-même. «Elle signe, le 9 novembre 1984, la « lettre des douze », dans laquelle la moitié des ministres du gouvernement Lévesque s'opposent à la stratégie du « beau risque » du premier ministre et réclament que la souveraineté soit au cœur de la campagne électorale de l'année suivante. Cependant, elle ne se joint pas à sept de ses collègues signataires qui démissionneront à la fin du mois [7].» C’est comme si elle n’avait pas eu le courage d’aller au bout de ses opinions. contrairement aux démissionnaires récents, incidemment du PQ, DEUX FEMMES UN HOMME. Indépendamment de ce qui précède, connaît-on un chef de parti politique qui ne soit pas la cible de la part de membres du parti ? Jean Charest. Ce parti n’a pas d Idée c’est une simple coterie de gens qui s’appuient les uns les autres comme l’a bien expliqué Franco Fava. La loyauté au chef est la condition de survie.
2-« Derrière la plupart des réactions qui ont déclenché les dernières salves à l'égard de Mme Marois, se profilent la soif inextinguible de pouvoir chez certains hommes et la mesquinerie de ces femmes qui refusent d'accorder leur confiance a l'une des leurs. Les attaques tombent sur elle cette fois, mais était tout aussi discriminatoire, on s'en souviendra, le rejet d'André Boisclair. » Commentaire On reconnaît bien ici encore l’approche féministe. Les hommes devraient se retirer de la joute politique dès qu’une femme manifeste le désir de diriger une formation. Pour leur part, les femmes n’auraient aucun autre choix que d’appuyer ladite femme. S’ils agissaient à l’encontre de ces règles ils feraient preuve de discrimination. En somme, selon cette pensée magique, les femmes veulent entrer en compétition avec les hommes mais à condition qu’elles soient assurées de gagner. C’est d’ailleurs l’esprit qui a animé l’adoption de La loi sur l’Accès à l’égalité à l’emploi, de la Loi sur l’équité salariale et de diverses autres merveilleuses mesures de discrimination positive par nos gouvernements mais qui, alors, ne faisaient pas du tout de l’opportunisme politique. Étonnamment, rien de cela n’est exigé lorsque c’est un homme qui dirige un parti, sauf lorsqu’’il est homosexuel. On peut penser que ce serait aussi le cas si l’homme était membre d’une communauté culturelle, un autochtone, ou un «minoritaire» à d’autres .égards
3- «On a d'abord reproché à Pauline Marois ses vêtements et ses bijoux, sa prestance et sa fierté, taxées à tort de snobisme, son aisance financière aussi, laquelle devient admirable chez François Legault. Il a réussi, dira-ton ! » Commentaire Les reproches adressés à Mme Marois sont évidemment très graves, mais gageons que Jean Charest et Stephen Harper en prendraient une douzaine dans le même genre.
Il est exact que Legault a fait un succès de son entreprise privée. On cherche en vain l’entreprise que Mme Marois a développée. Il est vrai qu’elle a crée les CPE mais ces établissements ne sont pas exactement une entreprise privée plongée dans un marché concurrentiel. Ces garderies ont été crées à même le budget des allocations familiales qui responsabilisaient les parents et leur coût de 2 Milliards$/année, ne peut qu’aller en augmentant puisqu’il s’agit d’institutions étatisées, syndiquées et employant une grande majorité de femmes. Par ailleurs, le passage de son mari à la direction de la SGF (1997-2003) qui a coïncidé pendant un certain temps avec son occupation du poste de Ministre des Finances (2001-2003) et surtout les conditions de son départ ne sont pas non plus des références en matière de gestion des finances publiques4.
4. «Restera-telle simplement attristée par les dérives de ses ex-collaborateurs a l'ego surdimensionné, dont les «beaux-pères» qui ont pourtant déjà joui du pouvoir? Demeurera-t-elle indifférente aux velléités de celui qui, reniant ses anciennes croyances, grappille sans scrupule dans les meilleures idées des partis adverses? Pourquoi n'ont-ils pas choisi, les uns et les autres de travailler a l'intérieur du parti qui les avait accueillis, cherchant l'unité plutôt que la division? Poser la question ramène inévitablement au propos de ce texte. Après des années de luttes féministes, il est encore difficile pour une femme de se maintenir au sommet, même si certaines semblent heureusement mieux s'en tirer. De nombreuses études sociologiques l'affirment d'ailleurs : le parcours des femmes parvenues aux hautes cimes des responsabilités est semé d'embuches et leur ascension est sous haute surveillance. Commentaire Bref, ceux qui divergent d’opinion d’avec Mme Marois sont en dérive. On dirait que Mme Lavoie ignore que le PQ est né de la scission d’un des membres du Parti libéral (René Lévesque) et que l’ADQ est aussi né de la scission de l’un des membres du même Parti libéral (Mario Dumont). Cela ne dérange pas le PLQ parce que ce parti ne repose pas sur des idées mais sur la possession du pouvoir politique. Or, c’est bien connu, les idées divisent le pouvoir rapproche. Tout cela n’a rien à voir avec le fait que Pauline Marois soit une femme et soutenir le contraire nous indique que celles qui font de la politique une affaire de «genre» devraient se lancer plutôt dans les courriers du cœur. Parce que les femmes ne se sont intéressées que récemment à l’action politique et qu’elles doivent en faire l’apprentissage elles veulent faire croire que celui-ci est plus facile pour les hommes. Pourtant on compte sur les doigts d’une main les fils de politiciens qui ont aussi fait carrière. Par définition, en système démocratique, les élus font rarement plusieurs mandats. À notre connaissance, jamais personne ne s’est attendri sur le parcours difficile qu’ont connu la presque totalité des hommes politiques. Enfin, on aimerait savoir ce que pense Mme Lavoie de cette merveilleuse innovation constitutionnelle de Jean «Cravate rose» Charest qui s’est donné un Conseil des ministres paritaire (50% de femmes) alors qu’à peine le tiers des députés étaient des femmes. Sont-ce là les embûches dont elles parlent ? Dans laquelle des nombreuses études sociologiques (sans doute produites par la Chaire Claire-Bonenfant) cette information apparait-elle ? Comme toujours, les femmes veulent être en compétition avec les hommes mais à condition qu'elles soient certaines d’être majoritaires ou du moins en nombre égal.
5- «Une femme au pouvoir? Oui, pourquoi pas, enfin! Pauline Marois a tout ce qu'il faut de savoir-faire et d'expérience pour devenir la première femme première ministre du Québec, une victoire considérable et symbolique en Amérique du Nord.» Francine Lavoie Québec Commentaire Il est un peu inquiétant d’entendre cette autre version de l’expression bien connue, «une première en Amérique du Nord ». Presque qu’à chaque fois qu’on l’a utilisée dans le passé c’était pour nous faire avaler une autre invention de la social démocratie, c’est-à- dire, un nouveau programme gouvernemental, une autre injection des fonds publics, une autre hausse de la dette. Comment se fait-il que cette même professeure ne pose aucun regard critique précisément sur l’expérience acquise de Mme Marois ? Ce n’est pas le nombre d’années en piste qui est en cause (comme dans le cas de la permanence du professeur) il faut pouvoir faire le bilan d’une carrière qui s’étire évaluer. Or, à ce sujet, JJ Samson tient des propos avec lesquels nous sommes d’accord 5. Elle n’a pas l’étoffe pour tenir le poste de chef de parti et encore moins celui de Premier ministre.
6-Confirmation de la thèse féministe par le député péquiste Claude Pinard : « Un des handicaps sérieux (de Pauline Marois) c’est le fait qu’elle soit une femme pour une partie importante de la population ». 6 Comme mus par un même ressort les femmes que Jean Charest a nommées ministres ont dénoncé cette vision rétrograde et insultante des Québécois, une dénonciation appuyée, il va sans dire par notre ayatollah-e, la Présidente du Conseil du statut de la femme. Quant à la première concernée elle a déclaré qu’elle avait rallié les contestataires (elle voulait dire le contraire : que les contestataires s‘étaient ralliés à elle 7) et qu’elle ne se laisserait pas évincer. 8 Encore une fois, le discours victimaire générique – les femmes sont des éternelles victimes dans tous les domaines – sert à empêcher une juste évaluation des personnes, à cacher les lacunes individuelles et à procurer à toutes des avantages qui, a contrario, sont refusés aux hommes.
En résumé Le discours féministe dans le domaine politique est le suivant : -1- il faut plus de femmes en politique parce qu’elles font les choses «différemment»,sous entendu avec de meilleurs résultats, autrement on pourrait voter pour le meilleur candidat: L’ennui est que l’on ne définit jamais la «différence» de sorte que l’on ignore les critères d’évaluation et que l’on ne peut jamais conduire une analyse comparative. À vrai dire, on cherche encore en quoi Margaret Thatcher et Golda Meir ont été «différentes» de Winston Churchill et de Ben Gurion. Pourtant l’État québécois verse un million par année, depuis une décennie, pour favoriser l’élection de femmes à tous les postes des diverses institutions. -2- il faut voter pour Mme X parce qu’elle est une femme; - 3- si la femme est élue c’est parce qu’elle était la meilleure candidate ; -4- si la femme n’est pas élue c’est parce que les hommes sont machistes et on voté contre elle; -5- il ne faut pas critiquer Mme X élue, ministre ou pas, parce qu’elle est une femme; Il n’y a qu’à lire nos journaux pour comprendre pourquoi Jean Charest est si porté sur la nomination de femmes ministres ou dirigeantes d’organismes. Parce qu’aucune femme éditorialiste ou chroniqueuse ne critique une femme qui occupe ces postes de crainte d’être ostracisée de la soeurorie comme ce fut le cas de la grande Nicole Gagnon et parce tous nos chroniqueurs et éditorialistes craignent d’être virés de leur emploi comme l’ont été Roch Côté, Serge Ferrand, Jean-François Plante pour avoir critiqué, à leur manière, certains effets néfastes du féminisme ou parce qu’à une exception près, ils sont tout simplement des lopettes. Cette société est tellement féminisée que vous pouvez remettre en cause la religion, le système capitaliste, la science, le libéralisme et le communisme, les valeurs sociales et les groupes de pression mais vous ne pouvez pas critiquer le féminisme et son lobby institutionnalisé dans l’État. - 6- enfin, on se demande bien pourquoi il est si nécessaire d’élire une femme Première ministre puisque, de toutes façons, une femme (mais pas un homme) peut se retrouver dans la galerie des Premiers ministres sans jamais l’avoir été. Voir sur ce site, « Au Québec une femme peut avoir sa statue dans la galerie des Premiers ministres sans l’avoir jamais été. Un nouveau produit de la discrimination positive.»
___ (1) Le Soleil 21 septembre 2011 p. 27 (2) Il y en a des dizaines de personnes qui portent ce nom mais à Québec il n’y en a pas des tonnes qui peuvent écrire la même lettre au Soleil, au Devoir et dans Vigile et être publiées. L’ennui est qu’il y en a deux à l’Université Laval - une en Psychologie et l’autre en Économique. Nous espérons qu’il s’agit de celle qui est en psychologie. (3) L’oraison est une formule de prière destinée à supporter la pratique collective (4) Louise Beaudoin, Lisette Lapointe, Diane Lemieux (5) J Jacques Samson dans «Arrivisme maladif » est beaucoup plus exhaustif à l’endroit de Mme Marois CVRONFLANT Le ronflant CV officiel de Mm.Marois la présente comme une grande réformatrice. Elle s'attribue par exemple la politique des garderies à 5 $. Celles-ci se révèlent toutefois un gouffre financier, même à 7 $, sans pour autant répondre adéquatement a la demande. Ses successeurs au ministère de l'Éducation n'ont pas encore réussi, d'autre part, a réparer les dégâts d'une reforme qu'elle avait confiée aveuglement, a titre de sous-ministre, à un négociateur en chef de l'ex- Centrale des enseignants du Québec (CEQ) Ministre de la Sante de 1998a 2001,elle a piloté la mise à la retraite massive de 1500 médecins et de 4000 infirmières, a des fins comptables. De cela aussi, Ie Québec ne s'est pas encore remis. Ministre des -Finances pendant quelques mois, elle avait dit que des dizaines de millions de dollars de nos impôts étaient de l'argent de poche pour elle. En 2004, trop pressée de devenir chef, elle a poignardé Bernard Landry en réclamant la démission de son premier ministre. Landry a du quitter peu après mais Mme Marois a été coiffée par André Boisclair dans la course à la direction de 2005.Sur le plan personnel, Ie côté ostentatoire de son château de 8M $ de l'ile Bizard, avec ses 12 000 pieds carrés et ses 7 salles de bain, a fini de la tourner en ridicule, elle qui prétend être la voix du peuple. Elle n'a pas la confiance des Québécois et elle ne l'aura jamais. Mue par son arrivisme maladif, Pauline Marois joue cependant la survie du PQ présentement.» Le Journal; de Québec, 28 octobre 2011 p. 17 (6) Le Journal de Québec 2 nov. 2011 p. 4 (7) Le Journal de Québec 5 nov. 2011 p. 19 (8) Le Soleil 5 nov. 2011 p. 12
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