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Les bibliothécaires de la Ville de Québec et la Boutique du livre, ou comment s’érige la république féministe du Québec . L'histoire se répète avec les bibliothécaires de Montréal
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Homme d'aujourd'hui |
Nous nous sommes rendus récemment à La Bouquinerie (rue Cartier) qui nous a référé à La Boutique du Livre (Place de la Cité) pour placer nos ouvrages en consigne. Jacques Boutin, le propriétaire de ces deux librairies nous a aiguillé immédiatement vers son acheteuse Marie-Dominique Bergeron qui nous a informé, après avoir survolés les deux exemplaires, que la Boutique n’achetait pas ce genre d’ouvrage mais qu’elle allait les soumettre à la réunion des bibliothécaires de la Ville de Québec (12 femmes 2 hommes) qui pourraient les prendre en consignation. Le lendemain de la réunion je recevais le courriel suivant. Bonjour M. Gélinas, nous avons présenté vos livres aux acheteurs des bibliothèques municipales. Malheureusement, aucun exemplaire n'a été vendus. Je les laisse au comptoir à votre nom, vous pourrez passer les chercher quand cela vous conviendra. Merci, bien à vous, Marie-Dominique Bergeron La Boutique du Livre (Ce n’est pas parce que l’on est acheteuse dans une librairie que l’on peut rédiger sans faute un courriel de quatre lignes) Nous avons été vivement déçu par cette décision qui ressemblait étrangement à celle qu’avaient prise les bibliothécaires du gouvernement et celles de l’Université Laval. Mais nous sommes dit que les bibliothèques municipales pouvaient avoir pour règle de ne pas faire de place à des ouvrages polémiques portant sur le féminisme et le masculinisme «parce que cela ne serait pas de leur niveau de compétence ». Une règle idiote, bien sûr, car comment une population peut-elle se forger une idée sur les enjeux de la société si elle ne peut avoir accès à des ouvrages qui en traient, du moins dans une saine démocratie ? Ce serait d’autant plus insensé qu’il y a un programme gouvernemental («À égalité pour décider»), au coût d’un million de dollars par année, dont le but est de favoriser l’élection de femmes au palier municipal Nous avons donc décidé de fouiller, par Internet, le catalogue central du Réseau des 25 bibliothèques de la Ville de Québec. Voici les résultats de notre recherche que vous pouvez vérifier très facilement en allant sur le site www.bibliothèquesdequebec.qc.ca/accueil
Première observation Nous sommes rassuré, les bibliothèques ne discriminent pas contre le féminisme – 353 titres- sur 36 pages et on y trouve plusieurs ouvrages de nature polémique Bibliothèques Astrolabe Recherche/ accueil Votre dossier Collection jeunesse Suggestions d’achat Acquisitions Résultats Votre recherche pour « féminisme » a repéré jusqu'à présent 11 titre(s) correspondant(s) (sur 11). Votre résultat final comprendra approximativement 353 titres. Pages 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 ….36 Les titres de plusieurs ouvrages nous portent à penser qu’ils sont de nature polémique, entre autres. Isabelle Germain « Si elles avaient le pouvoir » Micheline Dumont :« Le féminisme québécois raconté à Camille » Gisèle Halimi :«Ne vous résignez jamais ». Clémentine Autain : «Les machos expliqués à mon frère». «Ève Enseler : «Les aventures de ce fabuleux vagin .Mara Goyet;«Le féminisme»» Andrée Michel « Le féminisme». Marjolaine Péloquin; « En prison pour la cause des femmes » Maureen Dowd «Les hommes sont-ils nécessaires? » Florence Montreyraud «Le féminisme n’a jamais tué personne » et évidemment Simone de Beauvoir ;« Le deuxième sexe» etc. etc.
Deuxième observation Par contre, il n’y a aucune trace d’ouvrage sur le masculinisme Votre recherche pour «masculinisme » Votre recherche pour« masculinisme » a repéré jusqu'à présent 0 titre(s) correspondant(s) (sur 0). Votre résultat final comprendra approximativement 0 titres. Mais c’est sans doute parce qu’il s’agit d’un néologisme, même si le terme est défini dans Wikipedia et dans Le grand dictionnaire terminologique de l’Office de la langue francaise Larousse «Pour l'instant, on semble désigner par masculinisme tous les mouvements qui se préoccupent de la condition masculine »
Troisième observation Il y a de quoi se réjouir car au moins la notion de «condition masculine», elle, est reconnue. Votre recherche pour « condition masculine » a repéré jusqu'à présent 11 titre(s) correspondant(s) (sur 11). Votre résultat final comprendra approximativement 15 titres Pages 2 Bien sûr, il n’y a que 11 titres, ce qui fait penser qu’il y a là un «deux poids deux mesures» assez effarant; car au mieux la condition masculine ne fait que 4 % de l’ensemble. Normalement cela devrait amener les bibliothécaires à vouloir rétablir une meilleures égalité de fait.
Quatrième observation Ce devrait être d’autant plus le cas qu’un individu comme Francis Dupuis-Déri, dont l’un des ouvrages est une profession de foi contre le masculinisme, est présent dans 10 bibliothèques (donc 10 exemplaires du même ouvrage) Votre recherche pour «Dupuis-Déri» a repéré jusqu'à présent 10 titre(s) correspondant(s) (sur 10). Votre résultat final comprendra approximativement 10 titres.
Bibliothèques CHARLESBOURG (Charlesbourg) COLLEGE-DES-JESUITES (La Cité-Limoilou) – ETIENNE-PARENT (Beauport) FELIX-LECLERC (Haute-Saint-Charles) GABRIELLE-ROY (La Cité-Limoilou) MONIQUE-CORRIVEAU (Sainte-Foy / Sillery / Cap-Rouge) HATEL (Haute-Saint-Charles) ROGER-LEMELIN (Sainte-Foy / Sillery / Cap-Rouge) SAINT-JEAN-BAPTISTE (La Cité-Limoilou)
Cinquième observation L’acheteuse de la Boutique du Livre (Place de la Cité) est une menteuse parce que cette librairie avait bien en mains un exemplaire de l’ouvrage de Dupuis-Déri, au prix de 24 $
Fort de ces informations, nous avons téléphoné à Jacques Boutin, le propriétaire de la Boutique du Livre, (Place de la Cité) et de La Bouquinerie (rue Cartier), lui demander une entrevue de quelques minutes afin lui faire part de nos découvertes. Il me pria de lui exposer nos motifs. Naïvement, nous avons indiqué que nous souhaitions qu’il : (1) sensibilise les bibliothécaires à la situation et (2) reconsidère la décision de son acheteuse puisque, manifestement, il y a discrimination contre «la condition masculine. Le pauvre homme nous a informé de son incapacité à faire l’un et l’autre. 000000 En mai 2010 trois exemplaires de chacun des ouvrages nous sont retournés par La Librairie Renaud-Bray qui les avait soumis pour examen au réseau des bibliothécaires de Montréal. On veut bien ne pas paranoier mais nous avons du mal à croire que ces femmes qui dirigent les bibliothèques ne font pas preuve d'un intégrisme qui met met en péril l'équilibre de la société québécoise.
Conclusion De toute évidence, la forte majorité des bibliothécaires est constituée de femmes dont la forte majorité, à juger par leur comportement, sont féministes Nous assistons à un sérieux dérapage chez ces personnes qui abusent de leur autorité en défendant l’accessibilité même aux analyses critiques du féminisme, sans doute surtout aux plus rigoureuses Cette dérive est sérieuse car les bibliothèques publiques sont financées par l’ensemble des contribuables. Il y a, manifestement, détournement de fonds publics à des fins idéologiques Ce blocage de la libre circulation des idées nous rapproche très certainement de ces États totalitaires que les mêmes féministes montrent pourtant du doigt en les qualifiant d’extrémistes. Plus grave encore, à la différence de ces «méchants gouvernements» c’est de manière insidieuse; que nous sommes en voie d’ériger quelque chose qui ressemble à une république féministe Enfin, nous ne contestons pas le droit de tout libraire de refuser de vendre certains ouvrages mais nous croyons que ceux qui n’informent pas leurs clients de leurs choix discriminatoires ne méritent pas d’exercer leur honorable métier et doivent faire l’objet d’un boycott lorsque ceux là sont découverts. La question se pose de savoir si le propriétaire de la Boutique du Livre fait en sorte de manière délibérée ou inconsciente, que, dorénavant, tous les petits garçons s’abreuvent à la «Vie en rose »… comme les petites filles. |