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Quand
vous entendez l’une de ces trois phrases creuses - sortie tout
droit d'un cabinet de conseillers en relations publiques
acoquiné au parti au pouvoir - vous savez que çà va être
gratuit pour les bénéficiaires d’une prochaine merveilleuse
intervention gouvernementale mais que les autres «contribuables
» vont payer quelques dizaines millions de plus en impôts.
Ces phrases ont déjà été
prononcées tant par les ministres du Parti Libéral que ceux du
Parti Québécois. Sans aucune consultation particulière des
citoyens ils mettent de l’avant des programmes tellement
généreux que personne d’autre dans le monde ne les copie. Ce
sont les champions d’une nouvelle forme de jeu de Ponzi. En
effet, tantôt ils pensent que des nouveaux riches vont venir
s’établir au Québec pour payer plus d’impôts qu’ailleurs, tantôt
ils comptent sur les générations à venir pour payer les dettes
qu’ils accumulent. La différence c’est qu’eux ils ne vont pas
en prison.
À l’origine de ces
mesures il y a, évidemment, les pressions exercées par les
divers groupes sur nos élus, qui escomptent un retour
d’ascenseur sous la forme de votes au scrutin suivant. Comme
l’écrit Jacques Godbout, dans «Lire c’est la vie », « Les
parlements sont devenus des services d’aménagement des droits et
des plaintes. Les diverses communautés qui forment la société
sont dans une perpétuelle concurrence victimaire : les
homosexuels, les handicapés, les Églises, les Noirs, les
réfugiés, les cancéreux, les chômeurs, les syndiqués, les
artistes demandent tous à l’État de leur venir en aide.
Il s’agit moins de trouver comment vivre ensemble que de tirer
profit chacun pour soi des richesses collectives. Le Québec
n’est plus une patrie mais un État protecteur. Une compagnie
d’assurance ». Et Richard Martineau d’acquiescer pleinement.
1
Le plus rigolo c’est que ces deux analystes, pourtant très
lucides, omettent, sciemment, de mentionner les deux groupes
qui pratiquent systématiquement le discours victimaire depuis
des générations : les féministes et les juifs. Nous
allons consacrer le reste de cet article aux premières. Quant au
second, il suffit de mentionner que le Congrès juif du Canada
vient d’accuser le PQ de racisme parce qu’il s’est opposé à des
garderies publiques religieuses (juives et islamiques). Ces deux
groupes manient la Charte des droits et libertés comme d’autres
le bâton de hockey et ils scorent presque à tout coup.
Trois récentes
illustrations
La première
Le ministre de la Santé
vient de déclarer son intention d’assurer gratuitement
trois cycles de fécondation in vitro au coût de 32
millions cette année et de 80 millions $ «à terme » Après la
première phrase mentionnée dans le titre il a ajouté « Nous
sommes les premiers en Amérique du Nord à offrir une telle
couverture. Même à l’échelle internationale, peu de sociétés
sont aussi avancées que la nôtre dans la couverture de ces
services par le régime public ».2
Mais pour quelle raison
au juste des gens qui paient 20 à 30 000$ pour une automobile
ne paieraient pas 10,000$ pour un enfant?
Pour quelle raison, les contribuables qui ont élevé leurs
enfants devraient-ils payer pour ceux des autres. Pour quelle
raison, ces personnes n’adoptent--ils pas les bébés de la
crèche?
Qu’est-ce qui a bien pu
convaincre ce gouvernement de donner suite à l’engagement qu’il
avait pris il y a quelques années à ce sujet alors que les
finances publiques semblaient être dans un bien meilleur état
qu’aujourd’hui?
Nous savons que le
Québec a, en 2010, proportionnellement, la 4ième
dette la plus élevée au monde, 129 milliards, dans le trou, on
prévoit une embellie de l’économie québécoise de 2,8 en 2010
alors que celle du reste du Canada sera à 3.1% mais cela
n’empêche pas le fier gouvernement de Jean Charest de battre la
marche avec un programme de subvention à la fécondation
Première raison
Julie Snyder a dénoncé
l’inertie du gouvernement à la télé et le Dr Miron, s’est
insurgé dans le Journal de Québec
3
devant son inaction. La
première est la porte-parole d’une association des personnes
infertiles et le second est le fondateur d’une clinique privée
de fécondation. De toute évidence, ce sont des personnes
complètement désintéressés.
La vraie raison de cet
autre gaspillage de fonds publics
L’avortement est gratuit
partout sur le territoire depuis que ce même gouvernement en a
décidé ainsi il y a quelques années. Que voulez-vous Charest ne
peut rien refuser au lobby féministe; c’est pour çà qu’il a été
décoré de la cravate rose. Cependant, il peut difficilement
prétendre qu’il a une politique familiale quand il encourage la
mise à mort des embryons. Vous vous dites que l’on ne répare
pas une sottise en en commettant une autre et qu’il y a un autre
moyen de sortir de cette impasse. Il suffirait de faire payer
l’avortement par celles qui s’y adonnent, d’autant plus qu’il
existe au moins 5 ou 6 moyens d’éviter la fécondation mais
seulement deux pour l’assurer (la transplantation de l’ovule et
le in vitro). Plein de bon sens, non ? D’autant plus que le
véritable problème de la société québécoise ce n’est pas
l’explosion démographique comme en Chine mais bien plutôt la
chute dramatique de la natalité qui menace sa survie. De toute
évidence, vous n’avez rien compris. Si on obligeait le paiement
de l’avortement les walkyries du mouvement féministe
lanceraient l’anathème intégral sur le pauvre Bolduc et le
pauvre Jean «Cravate rose» Charest. Le nombre de mères
monoparentales tomberait presque à zéro (elles penseraient à
se protéger) et le mouvement féministe serait privé de son
porte-étendard. En somme, le mouvement féministe tient le
gouvernement par les couilles ou ce qu’il lui en tient lieu.
La seconde
Québec, le 22 mars 2010 – (site
du ministère de Famille et des Aînés)
«La
ministre de la Culture, des Communications et de la Condition
féminine, Mme Christine St-Pierre, le ministre du
Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation,
M. Clément Gignac, le ministre de la Famille, M. Tony Tomassi,
et le ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale et
ministre du Travail, M. Sam Hamad, sont heureux d'annoncer la
prolongation du plan d'action
Pour que l'égalité de
droit devienne une égalité de fait accompagnée d'un
financement de 10 M$. « Grâce à ce plan d'action, notre
société est reconnue comme étant à l'avant-garde en matière
d'égalité entre
les
sexes sur
la scène internationale».
Note
Mais comment
pouvons-nous nous laisser enfumer de la sorte ?
La troisième
La ministre de
l’Immigration et des Communautés culturelles, Lise Thériault,
lançait, en juin 2006, une vaste consultation sur la lutte au
racisme qui allait, aux dires de la ministre, permettre au
Québec d’être « la première province au Canada à se doter
d’une politique de lutte contre le racisme et la discrimination».
à juste titre cette annonce suscita une vive réaction dans la
population. Jean Charest n'eût d'autre choix que de créer la
Commission Bouchard-Taylor pour éteindre l'incendie dont il
était le vrai responsable. (voir sur ce site Éditoriaux-
«Les accommodements raisonnables ; Lise met le feu et Jean doit
l’éteindre».
Autres illustrations
(liste non exhaustive)
C’est un fait qu’au
cours des dernières années nos gouvernements socio-démocrates
ont manifesté une très grande bonté envers le lobby féministe et
ses revendications sectaires. À croire que les femmes sont
devenues le seul électorat qui mérite d’être constamment
sollicité
---
La «Loi
l’équité salariale» (SRQ E -12.001- 1996- c.43
complètement en vigueur en 2001) la plus généreuse au Canada =
8 milliards $ seulement dans les secteurs public et
parapublic
---
La
Loi sur les centres de la petite enfance et autres services de
garde à l'enfance (1 989 .c 59 -
L.R.Q., chapitre
S.4.1.1) la seule province au Canada qui étatise les
garderies pour les bébés de 0 à 4 ans = près de 2 milliards
$/ année et en hausse
---
La «Loi
sur l’assurance parentale » (- 2001 c.9- LRQ-
A-29,011) un programme tellement généreux que même les provinces
riches ne peuvent se le payer : 2 milliards $ et en
hausse
---
Le Programme « À égalité pour décider» le seul
gouvernement au monde à subventionner les femmes pour les aider
à se faire élire dans toutes les instances régionales et locales
(municipalités, commissions scolaires etc.) comme si elles
n’étaient pas assez intelligentes pour faire leurs classes comme
les hommes = 1 million$/ année depuis une dizaine
d’années
---
La «Constitution d’un Conseil des ministres paritaire»
-2007-8 -par décision du Premier ministre Charest – la seule
province au Canada à avoir adopté cette règle totalement
antidémocratique puisque les femmes ne constituent que 30% de
la députation = coût inestimable
---
La «Loi sur la
gouvernance des sociétés d’État» (2006 c. 59) le seul
gouvernement au Canada à avoir adopté une telle loi
malgré l’absence évidente d’un nombre suffisant de femmes ayant
les compétences requises (Stephen Jarislowski)- comme si on
tirait sur le gazon pour le faire pousser = coût inestimable
---
La Charte des droits
et libertés de la personne (l1975, 6- LRQ- C-12) qui
continue de considérer les femmes comme un groupe cible
susceptible d’être victime de discrimination bien qu’elles
forment la majorité de la population = coût inestimable.
---
Le «Conseil du statut de la femme» (1973 c.7 –LRQ. C.59),
assisté du Secrétariat à la condition féminine, lequel
est la seule instance représentant «un public» qui a des agents
dans les divers ministères et organismes et qui finance et
publie un périodique féministe «La Gazette des femmes» = coût
11 millions$/année plus que tout autre Conseil de même
nature
---
Le Programme de
bourses d’études «Chapeau les filles», concours « Excel
science» réservé aux filles qui veulent suivre une formation
menant à un métier traditionnellement masculin, le ministère de
l’Éducation du Québec est le seul à offrir ce genre de
programme depuis 14 ans – des prix de 500 à 5000 $ = coût ?
---
Le «Plan d’action
contre la violence conjugale, (2004-2009)», le «Plan d’action
en matière d’agression sexuelle (2008-2013) », le
financement de cent maisons d’hébergement pour femmes violentées
et de 100 centres de femmes = coût 193 millions$ (1996 à
2001) alors que les services aux hommes violents ont reçu
13 millions $ pour la même période- plus des campagnes
régulières de sensibilisation = coût 2 à 3 millions$-
même si tous reconnaissent que l’ampleur du problème décrite
par le lobby féministe est contredite par les données
statistiques officielles1 et que la société
québécoise est très peu violente.4
--- Des fonds
d’entreprenariat féminin,
dans 11 régions
du Québec 5.
À Québec, il n’y en a
pas parce que 29% des femmes entrepreneures ont
une perception négative du CLD et 41% ne voient aucun avantage à
participer aux activités de la Chambre de commerce et parce que
48% des demandes de financement auprès des institutions
financières ont connu des difficultés, plusieurs reçoivent moins
que ce qu’elles voulaient. Parce que tout le monde sait que les
entrepreneurs, eux, ont tout le financement qu’ils souhaitent =
coût, estimé prématuré.
--- Des
exemples de subventions
-- la ministre de la
Famille et des Aînés, en 2009, à deux groupes : ---- «Gai
Écoute» recevra 400 000 $ sur quatre ans pour son projet
«Pour que vieillir soit gai» = l’implantation d’un site
Internet spécialisé dans la question du
vieillissement des personnes aînées lesbiennes, gaies,
bisexuelles et transgenres (LGBT et non BCBG) -
---«Le Réseau des
lesbiennes du Québec recevra 120 000 $ sur trois ans pour
son projet «Les lesbiennes invisibles et silencieuses= la
diffusion et l’animation de la vidéo de sensibilisation
Portraits de lesbiennes aînées dans les résidences pour les
personnes âgées de Montréal = coût 500 000$ - aucun
groupe dit masculiniste n’a jamais reçu de financement pour
l’établissement d’un site Internet ou la mise au point de
sessions d’animation concernant les problèmes vécus par les
hommes.
--
la ministre de la
Condition féminine et de Condition féminine Canada
pour la création du «Centre
de développement femmes et gouvernance (CDFG)» par l'École
nationale d'administration publique (ENAP) du Québec et le
Groupe femmes, politique et démocratie (GFPD- décembre 2007-
parce que les femmes ne peuvent pas apprendre la gouvernance en
compagnie des hommes comme elles le font pourtant dans le cas
de toutes les autres matières enseignées à l’université =coût
1,650 000
00000
C’est Anne Roumanoff,
qui a dit «les féministes ne tolèrent pas les inégalités mais
elles s’accommodent très bien des privilèges»
À venir –
-- Une modification de
la législation fédérale de l’assurance emploi
pour que les femmes qui
viennent de bénéficier des prestations d’un congé parental à la
suite d’un accouchement puissent bénéficier de prestations de
l’assurance-chômage pendant une autre période de temps. Le
méchant fédéral considère que les prestations parentales ne sont
pas un revenu d’emploi puisqu’elles n’ont pas travaillé.
6.
La situation actuelle est injuste et discriminatoire, dit
la Fédération des femmes du Québec, un 8 mars, journée de la
femme, parce que les personnes qui ont été en retrait préventif,
en congé de maladie ou qui sortent de prison ont droit,
exceptionnellement au «chômage».
Une prédiction Jean «Cravate
rose» Charest va dire à la FFQ que s’il était au gouvernement
fédéral il modifierait la Loi sur assurance chômage.
D’accouchements en chômage on pourrait, comme çà, faire un pas
mal grand bout de chemin et on passerait doucement au salaire de
la mère à domicile. Le Québec sera encore une fois à
l’avant-garde des 192 autres États.
---Une modification à la
Loi sur la protection du consommateur pour créer un Fonds
d'indemnisation pour les entreprises qui font de la rénovation,
au cas où
elles feraient faillite (Le Soleil 16 mars 2010 p. 18).
Nous avons déjà un Fonds d'indemnisation pour les
agences de voyage, l'Autorité des marchés financiers des valeurs
mobilières est le seul organisme de régulation en Amérique du
Nord qui indemnise les clients des maisons de placements
(Affaire Norbourg), les pertes des agriculteurs sont
aussi compensées par la Financière Agricole, un régime
d'assurance qui est dans le rouge et nous versons 3.6 milliards
en subventions aux entrepreneurs (plus que partout ailleurs au
Canada) parce qu’ils ne savent qu’il y a des banques d’affaires.
Nous avons, évidement, l’assurance automobile et le sans faute,
l’assurance-maladie et la gratuité des avortements parce que
l’on ne pouvait pas prévoir que çà arriverait et pour payer le
détatouage lorsque l'on souffre du tatou, l’assurance parentale
(également dans le rouge) parce que l’employeur doit payer pour
l’entretien des enfants que nous faisons, l'assurance-récolte
parce que l'on ne peut pas prévoir le mauvais temps,
l'assurance-médicaments parce cela coûte cher, la garantie
contre les vices de construction, la formule Rand pour s'assurer
que tout le monde soit syndiqué ou presque. Là-dessus il faut
superposer le Fonds d'aide aux recours collectifs et tous ces
recours par les accros au jeu vidéo, les orphelins de
Duplessis, l'omniprésent Office de protection du consommateur,
le Protecteur du citoyen et ses collègues dans les
établissements de santé ainsi que les ordres professionnels qui
nous protègent, notamment du Doc Mailloux. En somme, la grandeur
de l'État québécois ne le cède qu'à sa majesté.
Cela dit, nous sommes
devenus, grâce à nos politiciens socio-démocrates tellement
sans défense, naïfs, pusillanimes, dépendants sociaux
affectifs, inertes et ignorants que nos ancêtres coureurs des
bois, explorateurs et défricheurs refusent de reconnaître leur
paternité. Heureusement, la Cour supérieure va sûrement
trouver un moyen de les forcer à assumer leurs responsabilités
comme elle fait si bien en droit familial.
__
(1) Le Journal de
Québec, 14 mars 2010 p. 8
(2) Le Journal de
Québec » 12 mars 2010 p. 20).
(3) 3 mars 2010
p.4
(4) En
2010 le gouvernement inaugure la septième maison d’hébergement
pour les « femmes autochtones en difficulté », parce que l’on
doit reconnaître que les femmes hébergées ne sont pas toutes
des femmes battues, elles peuvent être en difficulté. Pourtant,
toute la publicité ne mentionne que le premier volet. (Le
»Soleil 13 mars 2010 p. 30)
(5) Le Journal de
Québec, 24 février 2010 p. 47
(6) Le Soleil, 8 mars
2010 p. 12
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