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«Mon père, finalement, n’était pas tellement différent des TALIBANS d’aujourd’hui dans ses propos en ce qui concernait l’instruction des filles » dixit Lise Payette en recevant, le13 juin 2009, un Doctorat honoris causa de l'UQAM. |
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Homme d'aujourd'hui |
Nous reproduisons ci-dessous de larges extraits de l’allocution prononcée par Mme Payette à cette occasion. Nous nous sommes permis de l’émonder de quelques longueurs de manière à faire ressortir l’essentiel du message et d’ajouter nos commentaires à certains passages particulièrement typiques de la «pensée féministe». Selon certaines, il s’agirait d’un beau message à transmettre à nos filles. Selon nous, il s’agit d’une pièce de propagande aussi outrancière que ridicule qui devrait répugner aux femmes et aux filles qui ont conservé leur bon jugement. Malheureusement, il semble que nos institutions universitaires de Montréal aient égaré le leur en honorant Ingrid Betancourt puis Lise Payette et, ce faisant, elles ont déprécié grandement cette forme de témoignage. Il est remarquable qu’aucun de nos médias n’ait jugé bon de reproduire cette allocution. La seule explication est qu'étant tous fortement favorables au féminisme ils ont préféré ne pas la reproduire de crainte de lui nuire. 0000 «Monsieur le Recteur, Mesdames et Messieurs les dignitaires, Mesdames et Messieurs les enseignants Messieurs les étudiants Et vous, mesdames les étudiantes Mes très chers amis, «Merci mille fois de ce grand honneur que vous me faites aujourd’hui. J’en suis touchée profondément et émue beaucoup plus que vous ne pouvez l’imaginer. Et vous comprendrez sûrement mon désir de le partager cet honneur avec toutes ces femmes anonymes qui ont traversé l’Histoire sans jamais être connues, ces femmes sans qui nous ne serions pas là ce soir et sans lesquelles nous ne serions certainement pas ce que nous sommes devenues.» C—L’UQAM devait savoir que Lise Payette, n’était pas une la femme mais une féministe ? Une femme aurait rendu hommage aux personnes qui avaient favorisé son épanouissement tant sur le plan professionnel que privé et social. Payette omet les deux premiers pour se concentrer sur le dernier. Or, si nous sommes tous redevables aux mères qui sont, encore, les seules à pouvoir enfanter ne devrions-nous pas l’être également aux pères, tout aussi anonymes, qui ont accepté les responsabilités de la procréation et de la paternité ? Payette, en bonne féministe, a choisi d’ignorer l’autre moitié de la société. Combien d’années allons-nous devoir attendre avant de voir une université accorder un doctorat à un masculiniste, en toute égalité de fait ? 0000 «Moi, pour partager cet honneur que vous me faites, j’ai invité ma grand-mère : est-ce que vous la voyez? Elle a mis sa plus belle robe, noire à fleurs blanches, et son petit chapeau de paille noire. Je vous la présente : Marie-Louise Laplante, née en 1873 et morte en 1951. Je dis ‘morte’ mais elle l’est si peu. Pour moi, elle est toujours là et elle me guide chaque jour». Ma révolution féministe, elle me vient d’elle. Cette révolution,/…/ a commencé bien avant nous. Bien avant moi et bien avant vous. Vos grand-mères et vos arrières grand-mères l’ont menée dans la joie et la misère/…./ Ce sont ces femmes, celles qui étaient là avant nous, qui ont empêché ce pays de sombrer dans la noirceur totale de l’ignorance. Ce sont elles qui ont continué à fournir les mots pour exprimer le désespoir comme le bonheur et qui ont ouvert l’esprit des enfants qu’elles mettaient au monde pour qu’ils aient un minimum de culture. -C— Et la transmission du savoir? Si les hommes n’en ont pas été responsables comment expliquer le développement, des métiers et professions, des collèges et universités alors que les femmes, selon les dires mêmes de Mme Payette étaient exclues de ces institutions ? Comment expliquer que la Commission Parent ait recommandé la mixité dans les écoles pour rehausser le niveau des écoles de filles ? Et qui sont ceux qui ont accepté cette recommandation alors que les femmes étaient absentes de la sphère politique ? Quand elle déclare que les femmes «ont ouvert l’esprit des enfants pour qu’ils aient un minimum de culture». Nous approuvons sans réserve le premier membre de la phrase mais non le second car le poison est dans la queue. Elle laisse évidemment entendre que les hommes étaient des êtres sans culture. De quelle culture parle-t-elle ? Littéraire, artistique, musicale, scientifique, sportive, économique et commerciale? Mais qui donc, au Québec, a produit les principales œuvres dans ces domaines ? 0000 «Marie-Louise, ma grand-mère, m’a répété souvent que je devais aller à l’école le plus longtemps possible/…./. Moi, je l’ai crue. Après ma 9e année, je n’ai pas eu de mal à convaincre ma mère que je désirais continuer mes études, faire mon classique comme on l’appelait à cette époque-là, comme les garçons le faisaient.» -C-- Nous avons ici une parfaite illustration de la tromperie féministe. Payette laisse entendre que tous les garçons faisaient leur cours classique alors que, dans les faits, tout le monde sait que cette chance était réservée aux familles qui en avaient les moyens et qui le jugeaient opportun mais, également, aux enfants que les institutions religieuses acceptaient par charité parce qu’ils semblaient posséder les atouts nécessaires. Il en allait de même pour les filles qui étaient admises dans les couvents. Elle confirme ce fait d’ailleurs dans le paragraphe qui suit. 0000 «Chez les Sœurs de Ste-Anne où j’étudiais, après la 9e année, les études n’étaient plus gratuites. Il en coûtait 6 dollars par mois pour aller plus loin. Mon père trouvait que c’était beaucoup trop cher car il avait deux filles aux études et même si les sœurs lui faisaient un rabais parce que nous étions deux, il continuait à penser que c’était de l’argent gaspillé pour rien dans une maison où l’argent était rare.» Mon père était un homme de son temps. Il avait l’habitude de dire qu’heureusement ses deux filles n’étaient pas trop laides, qu’elles finiraient bien par trouver à se marier et que ce n’était pas nécessaire d’avoir des diplômes pour changer des couches. Mon père, finalement, n’était pas tellement différent des TALIBANS d’aujourd’hui dans ses propos en ce qui concernait l’instruction des filles. Il n’est jamais allé jusqu’à brûler les écoles de filles mais il avait une idée à lui de la place des filles dans la société. Inutile de vous dire que Marie-Louise ne l’aimait pas beaucoup. -C—Lise Payette est né en 1931, donc au plus creux de la Grande Dépression1, à Verdun, un quartier ouvrier de Montréal. Le père de Lise Payette s’appelait Fernand Ouimet, il était chauffeur d’autobus. À l’âge d’aller au couvent elle avait 12 ans, donc en 1943, en pleine deuxième guerre mondiale Mais quelle pécore, quelle mijaurée de n’avoir pas compris que son père, marqué par la récession comme tous ses contemporains, avait assez de soucis à faire vivre trois enfants pour ne pas accorder la priorité au cours classique de ses filles. Pourtant, ce méchant père avait quand même envoyé ses deux filles au couvent. À cette époque où la société québécoise était encore fortement rurale, combien de pères n’ont pu faire instruire le fils aîné parce qu’il devait prendre la relève sur la ferme. En ville; combien de pères ouvriers n’ont pu faire instruire leurs garçons parce qu’ils n’en avaient pas les moyens même s’il les curés leur faisaient la charité ? Y en a marre d’entendre ces féministes laisser croire que seules les filles n’ont pas pu poursuivre leurs études. Comparer les pères québécois des années 1930 à des Talibans est une ineptie tellement énorme que l’on se demande pourquoi elle n’a pas été rapportée dans les médias. Les couvents ont bien été payés par des pères québécois, non ? Il a suffit que Jean-François Plante critique simplement la Loi sur l’équité salariale pour être ostracisé alors que cette Lise Payette conserve une chronique dans quelques médias. 0000 «Grâce à elle, j’ai gagné mon point. J’ai fait un peu de philosophie et du latin au grand désespoir de mon père qui trouvait que c’était du temps perdu et c’est parce que ma mère est allée travailler pour payer mes études que j’y suis arrivée. Je lui en serai éternellement reconnaissante. Grâce à elle, j’ai pu étudier 4 ans de plus. 13 ans d’études pour une fille, c’était énorme! Puis un jour, mon beau rêve s’est arrêté. J’ai quitté l’école/…/ La résistance de mon père, ses opinions sur les études des filles, avaient semé en moi la graine du féminisme qui n’allait plus cesser de grandir avec l’encouragement de Marie-Louise.» --C—Payette n’a pas su que le latin et le grec avaient été retirés du cours classique quelques années après la fin de ses études. Ne devrait-elle pas condamner aussi le manque de jugement des bonzes du MEQ qui ont pris cette décision? Ils partagent sûrement la responsabilité d’avoir engendré cette féministe exaltée (comme dirait Louise Marchand). Elle ne s’est pas rendu compte qu’en pleine crise économique qui frappait toutes les strates de la société on pouvait très bien raisonner que l’instruction ne donnait pas nécessairement à manger. Payette n’a pas compris que si sa mère payait ses études c’est parce que le père payait tout le reste. Par ailleurs, n’est-ce pas un vilain stéréotype combattu par le féminisme qui veut que la femme ne puisse travailler hors du foyer, notamment pour arrondir les fins de mois. Pour quelle raison cela serait-il défendu à une femme qui a épousé un chauffeur d’autobus ? Enfin, ironiquement, les travailleurs manuels sont devenus tellement rares , aujourd’hui(notamment à cause de la dénatalité, un produit dérivé du féminisme) qu’ils peuvent commander des salaires équivalents à celui que reçoivent des personnes plus instruites. C’est assez appréciable quand vous avez une famille à faire vivre et des filles à envoyer au collège. En fait, on ne compte plus les entrepreneurs milliardaires qui, à travers le monde, n'ont jamais obtenu de diplôme universitaire, à commencer par le très connu Bill Gates. Et c'est à Lise Payette qui déblatère contre son père que l'UQAM accorde un doctorat honorifique. 0000 «Ce que je trouve le plus difficile à vivre pour mon cœur de féministe en ce moment, c’est quand je réalise que vous, les jeunes femmes, avez l’air de penser que ce que vous avez en ce moment, ce que vous prenez pour acquis, que tout ça, les études, l’Université, l’égalité … ça a toujours existé. Que vous ne devez rien à personne. Quand je vous entends affirmer avec un sourire en coin : moi je ne suis pas féministe… je me demande d’où vous sortez. Et j’ai souvent envie de vous brasser la cage pour vous faire réaliser que sans nous, les vieilles féministes, vous seriez à la maison en train de changer les couches du petit dernier en attendant le suivant… » --C-- Au moins elle a de la suite dans les idées, c’est la même Lise Payette qui a fait avorter le premier référendum en se moquant des Yvette – les femmes à la maison. Et on veut nous faire croire que les féministes sont favorables à la famille. Une question personnelle : pour quelle raison une féministe pure et dure comme elle, mariée à 20 ans et divorcée à 41 ans a-t-elle choisi de continuer à s’appeler du nom de son ex (André Payette) au lieu de reprendre son nom de fille ou celui de sa grand’mère ? Hypothèse, parce qu’elle ne lui avait jamais pardonné de l’avoir laissée- une vraie féministe, frustrée et rancunière. En plus, elle exige reconnaissance. 0000 «Nous devrions toutes être vraiment fières de dire que nous sommes féministes car l’Histoire témoignera bien un jour du fait que les femmes ont mené à travers les siècles et les continents une révolution sans violence qui a fini par faire de nous des citoyennes à part entière, des égales en toutes matières sans jamais renoncer à ce qui nous différencie de nos compagnons. Je vous certifie qu’on peut être féministe et féminine, qu’on peut aimer d’amour et garder sa tête et son cerveau, qu’on peut avoir des enfants et faire des études. Qui a dit qu’on pouvait marcher et mâcher de la gomme en même temps?…. Il parlait des hommes sûrement. Les femmes, elles, peuvent faire beaucoup plus. Elles l’ont toujours fait. C’est mon père qui serait surpris de voir comment les choses se passent aujourd’hui… il faudrait que je lui explique qu’il faut être deux pour faire des enfants, donc… qu’il faut être deux pour changer les couches… » --C—Nous avons ici réunis les quatre principaux irritants du discours féministe, une vraie aubaine Premier irritant`: la réécriture de l’histoire. Attribuer au mouvement féministe le fait que beaucoup de femmes travaillent maintenant hors du foyer c’est faire abstraction de la cause véritable, c’est-à-dire, les deux guerres mondiales qui, rapprochées dans le temps, ont forcé les gouvernements à demander aux femmes de travailler en usine pendant que les hommes allaient se faire tuer au front. Deuxième irritant: le sempiternel partage des tâches domestiques dans lesquels on compte les soins à donner aux bébés – comme si les hommes étaient aussi aptes que les femmes dans ce domaine- mais dont on exclut tous les travaux accomplis généralement par les hommes, de sorte que le déficit est toujours chronique pour les femmes. La femme peut faire plus que deux choses à la fois mais pas changer les couches et …? Troisième irritant : la revendication permanente de l’égalité de fait entre les femmes et les hommes qui, comme par hasard, se transforme en demande de privilèges auprès des gouvernements par un lobby entretenu par l’État. Au Québec nos gouvernements roses bonbon n’ont cessé de les multiplier au cours des dernières décennies - Loi sur l’accès a l’égalité en emploi- Loi sur l’équité salariale, etc., etc. Quatrième irritant: ce dénigrement constant du masculin, le rabaissement de l’homme pour élever la femme Il s’agit d’une pratique mesquine et petite, tellement courante qu’elle doit être considérée comme caractéristique de la pensée féministe. 0000 «Grâce à elle (Marie-Louise) je n’ai jamais accepté cette pression qu’on mettait sur les épaules des filles en leur imposant l’ignorance qui permettait aux garçons, même les plus insignifiants et les plus paresseux, de briller de tous leurs feux parce que les filles devaient rester éteintes, ne jamais afficher leurs connaissances pour ne pas faire d’ombre à ces messieurs, s’oublier totalement pour permettre à leur amoureux ou à leur mari d’occuper les places de choix dans tous les domaines. Les filles avaient la mission de s’effacer, s’effacer jusqu’à disparaître pour laisser toute la place aux hommes, leur père, leurs frères, leurs maris, leurs fils… Jusqu’à aujourd’hui, je n’ai jamais cessé de proclamer que les femmes sont les égales des hommes en toutes matières. Ce sera mon dernier souffle.» --C— Nos excuses, nous avions oublié cet autre irritant, la surdose de misérabilisme, de quérulence. Et les pauvres maris qui se sont éteints devant les matriarches, les pauvres hommes qui sont constamment tiraillés entre la mère et la l’épouse parce que chacune d’elles veut le contrôler, les pauvre pères à qui l’on ordonne de faire vivre femme et enfant (et demi) parce que mesdames ne réussissent pas à trouver un emploi. Par contre, il est bien vrai que la Québécoise ne s’efface plus devant son mari quand la chance lui est donnée. On pense à celle qui est devenue productrice de cinéma grâce à son mari qui, lors de la réception d’un Oscar décerné à une magistrale création de ce dernier, réussit à occuper tout le temps alloué de sorte qu’il réussit à peine à dire merci en son nom personnel . 0000 «Rien n’était planifié dans ma vie. J’ai juste suivi le conseil de Marie-Louise et j’ai foncé /…/ Ce matin encore, je me suis même dit qu’aujourd’hui, si j’en avais eu la possibilité, je serais bien partie avec Julie Payette dans l’espace /…/ Moi hélas, j’ai vieilli. /…/ J’ai gardé un haut degré de curiosité qui me fait désirer voir ce que le monde va devenir, le rôle que les femmes vont y jouer et si Pauline sera Première Ministre… J’ai bien le droit de rêver. J’espère rester une vieille sympathique et allumée/…/ J’aurai la satisfaction /…/d’avoir participé à l’avancement des femmes. Si bien que ce soir, je reçois ce Doctorat avec fierté et humilité et je vous mobilise tous, et toutes, pour la suite du monde. Merci du fond du cœur. --C-- Nous l'avons échappé belle. Après avoir procuré au monde le premier clown de l'espace le Québec aurait pu lui donner la première astronaute à brûler sa brassière dans l'espace. Gageons que Lise n'aurait pas parlé de Julie si elle s'était appelée Ouimet. Enfin, une ampoule de 2 watts en plein jour çà ne se voit pas, même allumée. Plus sérieusement, en somme, on devient féministe parce que l’on a détesté son père et que l’on en est venue à mépriser les hommes en général. Comment une femme féministe, avec un crédo semblable, peut-elle être un ministre responsable envers toute la société ? . __ (1) L’indice Down Jones a perdu 90 % de sa valeur- Aux États-Unis 25% de la main d’œuvre est au chômage |