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SDSP 3 c- C- – Les organismes d’aide aux hommes violents, en difficulté |
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Homme d'aujourd'hui
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Avant-propos En toute logique, un gouvernement qui se fait dire au départ que la violence conjugale est un problème d’une ampleur suffisante pour justifier son intervention et, en second lieu, que l’homme est le seul responsable de cette violence devrait axer cette intervention sur les responsables dudit problème, les hommes. En toute priorité, il établirait des cliniques, dans chacune des régions administratives, pour inciter les hommes violents à se présenter à ces cliniques, peut-être grâce à un protocole avec les services policiers, généralement les premiers avisés dans de tels cas. Ces cliniques seraient évidement gratuites puisque, comme nous le savons, c’est le cas des maisons d’hébergement pour les femmes violentées. Cette égalité de traitement s’impose d’autant plus que, comme nous l’avons vu, les femmes qui sont accueillies dans ces maisons ont des revenus modestes et que leurs conjoints sont, censément, dans la même condition. Puis, informé, par des recherches plus rigoureuses, que la violence conjugale fait, en réalité, des victimes en nombre similaire tant chez les hommes que chez les femmes, il mettrait sur pied des organismes d’aide à la fois pour les hommes violentés et pour les femmes violentes. Ce sont là quelques unes des hypothèses que nous devons vérifier car, si, à priori, nous croyons que le gouvernement du Québec est capable d’agir de manière sensée nous avons diverses indications voulant qu’il est très vulnérable face au lobby féministe lequel excelle à le mobiliser dans le sens de ses seuls intérêts peu importe ce qui advient à l’autre moitié de la population. Nous avons eu recours, aux fins de la rédaction de ce document, principalement : -- aux mémoires que le Groupe «À cœur d’homme» a présentés en 2003, 2005 et 2011 à diverses commissions parlementaires -- au rapport intitulé «Services d'aide en matière de violence conjugale: état de la situation et besoins prioritaires Octobre 2010 Document de synthèse» par le Centre de recherche interdisciplinaire sur la violence familiale et la violence faite aux femmes (CRI VIFF) remis au ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine et au ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec. Incidemment, ce dernier document porte à la fois sur «les maisons d’hébergement» (sans préciser qu’il s’agit de maisons pour femmes violentées et en difficulté) et sur «les organismes pour conjoints ayant des comportements violents». Dans ce dernier cas, l’astuce linguistique est remarquable. Tous comprennent que les conjoints visés sont des hommes mais, comme en français pré-féminisme, le masculin l’emportait sur le féminin – on peut aussi inclure les femmes violentes sans le dire. L’important était de ne pas mentionner les conjointes violentes même si certains de ces organismes les accueillent dans les faits. Il est aussi intéressant de noter que la partie qui porte sur les maisons d’hébergement compte 25 pages et la partie sur les conjoints violents 10 pages. Il est rédigé par 2 femmes et un homme. Ce traitement inéquitable des femmes et des hommes de la part de cette équipe de recherche qui devrait, normalement, être équilibrée n’est malheureusement pas étonnante. Mais nous allons voir que, dans ce domaine, ce phénomène est récurrent.
1 Genèse des organismes d’aide aux hommes violents 1.1 Le mouvement féministe a pris l’initiative. Rappelons cet extrait du rapport du CRI VIFF «Au Québec, grâce aux luttes menées par les groupes de femmes, la violence conjugale a été reconnue au cours des années 1970 comme un problème de société. Différents acteurs‐trices se sont alors mobilisés pour contrer ce problème et ses conséquences délétères. Les groupes communautaires ont mis en place des maisons d’hébergement pour les femmes victimes de violence conjugale ainsi que des centres d’aide pour les hommes ayant des comportements violents (…)». Cela dit, divers groupes d’hommes (parce qu’Il n’existe pas de «mouvement hoministe») se sont quand même intéressés assez tôt à cette question. 1.2 Les groupes d’hommes ont réagi. Pour sa part, le Réseau «À cœur d’homme» nous dresse l’historique suivant 1: «Les premiers services d'aide pour « conjoints violents » au Québec sont issus, pour bon nombre d'entre eux, des groupes de condition masculine du début des années 1980 qui s'étaient regroupés autour de collectifs comme Hommes-Info, le Collectif masculin contre la violence domestique et Coeur-Atout (Rondeau, 1989, p. 5). Ainsi les premiers groupes de thérapie au Québec sont mis en place à Montréal vers 1982 (PRO GAM), puis à Laval (CHOC) et Sherbrooke (Le Seuil de l'Estrie) en 1985. À Québec, un collectif masculin met d’abord sur pied un centre de ressources pour hommes –L’Autonhommie – qui développera quelques années plus tard le groupe d’aide pour personnes impulsives ayant des comportements violents, le GAPI, l’actuelle ressource en violence conjugale pour la clientèle masculine dans la région de Québec. Aujourd'hui, ils sont plus de 25 organismes.» Pour sa part, l’Association des ressources intervenant auprès de hommes violents (ARIHV) a dressé, à l’époque, son propre historique: «Avec l’aide de chercheurs universitaires comme le professeur Gilles Rondeau de l’École de service social de l’Université de Montréal, ces groupes entrent en contact avec les initiateurs de plusieurs programmes existant déjà au Canada anglais et aux États-Unis. Ils se regroupent en 1988 autour d'un organisme provincial, l'ARIHV, une association s’identifiant comme étant celle des ressources intervenant auprès des « hommes violents ». L'ARIHV adoptera la contribution de l'analyse féministe selon laquelle la violence conjugale trouve son origine dans l'inégalité de pouvoirs entre les hommes et les femmes. Commentaires (a) L’histoire de la violence conjugale au Québec nous apprend donc d’abord que la priorité n’a certainement pas été donnée à l’aide aux hommes violents tout simplement parce que ce sont les femmes victimes qui ont été les premières à revendiquer une intervention de l’État en leur faveur. À vrai dire, on voit mal les hommes violents prendre l’initiative de réclamer une telle intervention pour eux. Dans le contexte, cela prenait assurément un courage certain pour vouloir s’occuper des hommes violents. (b) Cela dit, il n’en reste pas moins que c’est le mouvement féministe qui a déterminé la problématique d’ensemble de la violence conjugale - les femmes victimes, les hommes agresseurs - et, partant, ses modalités d’intervention, soit d’abord l’hébergement et l’aide aux femmes victimes et, de manière complémentaire, la responsabilisation des hommes aux comportements violents. Il est tout de même assez paradoxal d’une société dite patriarcale que les groupes d’hommes qui se sont intéressés à cette question se soient inscrits dans cette trame. (c) On note que selon cette approche, il n’y a pas lieu d’avoir des maisons pour hommes violentés ni des thérapies pour femmes violentes même si les études sérieuses avaient révélé l’existence de tels cas dès les années 1990. On comprend que si on avait reconnu ces faits c’est tout le discours victimaire du mouvement féministe qui en aurait souffert, comme son effet culpabilisant sur les hommes. On doit croire, au mieux, que les groupes d’hommes ont cru naïvement les données avancées par le Conseil consultatif canadien sur la situation de la femme et que ceux qui ont remis en cause le chiffre des 300,000 femmes battues ont été tout simplement écrasés par les très éclairés socio-démocrates. Plus concrètement ces groupes n’étaient tout simplement pas assez bien organisés pour amener le gouvernement à changer d’idée, ils devaient «collaborer», comme sous le régime de Pétain. Idéalement, ils auraient dû le menacer d’inciter «l’autre moitié de la population» à voter faire contre lui, mais c’est une tactique électorale assez «ordinaire» que peu d’hommes auraient avalisée. Il n’en reste pas moins que tous ces hommes au pouvoir ont adopté une intervention si déséquilibrée, si éloignée de la logique la plus simple que l’on se demande comment ils pouvaient être à ce point décrochés de la réalité. Des flèches ces hommes. (d) À noter que plusieurs des premiers organismes d’aide aux hommes avaient, au départ une appellation qui marquait bien la réprobation qui devait les accueillir. «C’est ainsi que CHOC (Centre pour hommes oppressants et colériques) est devenu le Carrefour d’hommes en changement, le GAPI (groupe d’aide aux personnes impulsives) a maintenant comme signature : GAPI, un pas vers la non-violence; CAHO (centre d’aide pour hommes oppresseurs) est devenu le Centre d’aide aux hommes de Lanaudière, l’ARIHV (Association des ressources intervenant auprès des hommes violents) a changé de nom et de mission pour devenir «À cœur d’homme-, réseau d’aide aux hommes pour une société sans violence». Une autre preuve que les groupes d’alors étaient tellement gagnés à la cause féministe que pour bien condamner la misogynie, ils pratiquaient la misandrie. Ce n’est que tout récemment que l’on semble avoir compris que l’on n’attire pas les mouches avec du vinaigre même des hommes violents.
2- L’assise de l’intervention gouvernementale, selon «Le Réseau À cœur d’homme d’aide aux hommes pour une société sans violence » En 2003 ce groupe écrivait 2:«La Politique gouvernementale (interministérielle) de dépistage, de prévention et d’intervention en matière de violence conjugale (Québec, 1995) situe ce problème au sein du phénomène plus large de la violence faite aux femmes. Cette politique donne une place centrale à la socialisation sexiste se traduisant par la subordination des filles et des femmes dans l’explication de la violence conjugale, de même qu’à la transmission à travers les institutions et les lois, des valeurs d’inégalité entre les hommes et les femmes: La violence conjugale se perpétue à travers les générations par l’entremise de la socialisation sexiste. À son tour, la socialisation sexiste accroît la tolérance sociale face à la violence conjugale. (Québec, 1995 :22) Notre association endosse cette définition du problème axée sur la socialisation de genre et la perpétuation de la violence faite aux femmes dans une société où les rapports entre les hommes et les femmes sont non seulement inégalitaires mais également empreints de domination. Nous ajoutons simplement à cette analyse que les hommes, tout comme les femmes, ont intégré les rôles sociaux de genre : on ne naît pas avec le rôle d’oppresseur; on en hérite. Comme on l’a expliqué dans le chapitre précédent, intégrer le rôle d’oppresseur est lié à un système de récompenses et de punitions si les hommes ne l’intègrent pas. Tout comme le rôle de victime, le rôle d’oppresseur est un rôle qui déshumanise la personne, la prive d’une partie importante de ses qualités humaines. C’est en ce sens que notre association remet en question le patriarcat – pouvoir hiérarchique, rapports oppressifs face aux femmes et rapports de compétition avec les autres hommes; inégalité d'accès aux ressources selon la classe et le genre – et s'appuie sur des valeurs pour une société égalitaire et sans violence». Puis en 2005, le même groupe récidivait ainsi 3: «La hiérarchisation des rapports sociaux engendre de nombreuses inégalités. Les valeurs conservatrices participent au maintien des structures et des rôles qui perpétuent les inégalités sociales. La division patriarcale des rôles et les stéréotypes véhiculés à l’endroit de l’un et de l’autre genre, quoique moins déterminants aujourd’hui qu’il y a trente ans, perpétuent un modèle d’organisation sociale dans lequel tous les individus n’ont pas un accès égal aux ressources susceptibles de contribuer à leur bien-être. À cœur d’homme, nous croyons que la société doit promouvoir des rapports égalitaires entre les personnes et dénoncer les facteurs qui contribuent au maintien des inégalités. Nous croyons que les normes conservatrices sont aliénantes et opprimantes. Nous croyons également que la dualisation des rapports entre les genres, entretenue par le conservatisme, constitue un frein à la démarche de libération des individus.» (…) « Le féminisme est venu mettre des mots sur ce qui brimait les femmes de l’intérieur et de l’extérieur. Ces mots nous ont touchés. Certains se sentirent coupables, d’autres refusèrent cette analyse de leur rapport avec les femmes et d’autres encore se perçurent comme des alliés de cette lutte… En cinq ans, la pensée du collectif Hom-Info est passée du silence à la culpabilisation, de la culpabilisation à l’affirmation d’une parole qui analyse la condition masculine avec lucidité, tendresse et compréhension. Nous voici au cœur du défi : parler aux hommes de la face cachée de l’homme qui nous habite (…) Nous cherchons à être des hommes qui se plaisent dans leur peau d’homme, dans leurs émotions et dans leurs relations sans le recours à la domination. Nous nous accordons aussi le droit de chercher, de nous tromper, de recommencer, de n’être pas parfaits et de progresser » Commentaires (a) Il est quand même renversant de constater qu’en 2003, et encore en 2005, après toutes les dénonciations de la supercherie statistique sur l’ampleur, l’identité des auteurs et la dynamique et la gravité de la violence conjugale, un groupe d’hommes puisse tenir un tel langage, engober sans réserve la théorie féministe sur le sujet et renoncer à développer sa propre compréhension du phénomène. Il accepte de faire de l’existence de rapports inégalitaires entre les femmes et les hommes la principale source ou cause de la violence conjugale. Il accepte de faire de la reconnaissance de sa responsabilité par l’homme le seul remède à cette violence, comme dans le cas de l’ivrognerie. Or, la première proposition ne peut expliquer la violence féminine et homosexuelle. De plus, elle évacue un grand nombre de facteurs : psychologiques, dont la maltraitance en bas âge (souvent par des mères), les tactiques d’agression, la dynamique et les patrons de la violence conjugale, le traumatisme émotionnel d’une séparation; socio-économiques, dont la pauvreté, le stress de la vie moderne, l’exploitation commerciale de la sexualité, la consommation de substances ; médicaux, dont certains comportements déviants. Enfin, elle affirme le caractère patriarcal de la société québécoise alors de nombreux facteurs ont favorisé plutôt l’instauration d’un matriarcat à l’intérieur des ménages, dont l’absence des hommes du foyer durant de longues heures, pendant des jours et des mois, dans les bois et les usines, sur les bateaux ... Quant à la seconde proposition, personne ne conteste le fait qu’un individu ne peut devenir non violent sans qu’il y consente, c’est un truisme. La question est de savoir si la meilleure manière d’y arriver consiste à le braquer en tant qu’homme naturellement agresseur et, encore une fois, de faire comme si la femme était, elle, naturellement incapable de violence. (b) La seule image qui nous vient en tête en lisant ces textes c’est celle d’un groupe d’individus à genoux dans la gravelle, les bras en croix, quémandant une aumône. Les féministes brûlent leurs soutiens-gorges, menacent le parti au pouvoir de tous les maux et celui-ci s’empresse d’allonger les millions pour héberger les femmes violentées. Les gars, eux, demandent la charité pour s’occuper de ceux qui sont censés être la cause du «problème social».
3. «Ce que sont» et «ce que font» les organismes d’aide aux hommes 3.1 Le Réseau À cœur d’homme «Les organismes membres offrent principalement deux types de services : des services d’intervention et des services de prévention. Les services d’intervention sont effectués principalement auprès des hommes en situation de violence conjugale et familiale, en difficultés conjugales ou auprès d’hommes victimes de violence conjugale. Les services de prévention, quant à eux, visent les hommes en difficultés conjugales, notamment ceux en situation de rupture ou vivant un conflit de couple. Diverses activités de sensibilisation de la population, de formation et de sensibilisation de groupes cibles ou d’intervenants s’ajoutent à ces efforts de prévention.» 4 3.2 L’Association des ressources intervenant auprès des hommes violents,(L’ARIHV) énumère ainsi, sur son site internet, les réalisations de ses membres: «Participation à des protocoles régionaux d'intervention en situation de crise. Groupes de sensibilisation pour détenus en milieu carcéral. Formation en dépistage et prévention du suicide chez les hommes. Intervention auprès des adolescents ayant des comportements contrôlants ou violents. Intervention auprès de femmes usant de comportements violents .Prévention de la violence dans les relations amoureuses chez les adolescents/adolescentes et promotion des rapports égalitaires. Sessions d'échange et de formation sur la violence conjugale et familiale auprès de communautés autochtones. Groupes d'aide pour hommes en crise conjugale et/ou psycho-sociale (rupture d'union, séparation, divorce). Projets de périnatalité auprès des pères Groupes d'échange entre hommes sur la condition masculine. Rencontres d'information-sensibilisation auprès des conjointes des clients .Groupes de résolution de conflits auprès des parents/adolescents/adolescentes .Bande dessinée sur la violence destinée aux adolescents et adolescentes. » Commentaires (a) Les organismes rattachés à l’ARIHV semblaient offrir des services plus variés à l’époque,. Depuis qu’ils se sont donné une nouvelle désignation - le Réseau À cœur d’homme- ils semblent s’être concentrés exclusivement sur la violence conjugale. La question se pose de savoir pour quelle raison ils ne développeraient pas des services d’aide pour hommes en difficulté comme les maisons d’hébergement pour femmes. Le risque est évidemment une perte de spécialisation mais la même logique devrait s’appliquer aux «deux genres». (b) Ce sont des organismes de services aux hommes qui s’occupent des «femmes violentes ». Pourquoi cette anomalie ? Parce que les organismes de services aux femmes ne peuvent reconnaître que de telles femmes existent car toute leur philosophie d’intervention fondée sur le patriarcat et les rapports inégalitaires s’effondrerait à la face de tous. Donc, le mouvement féministe nie la réalité, il persiste à faire des femmes les seules victimes et à culpabiliser les hommes. Mais le plus étrange est que même ces organismes d’hommes font la «promotion de rapports égalitaires » chez les ados comme moyen de contrer l’éventuelle violence conjugale. Comme si ces organismes étaient incapables de mettre au point leur propre philosophie, à moins qu’ils y aient été forcés pour bénéficier des subventions gouvernementales. Cela ne nous étonnerait pas de la part du gouvernement de la vie en rose Charest. (c) L’ARIHV est devenue le Réseau À cœur d’homme il y a plusieurs années. Malheureusement, son site Internet existe toujours sur lequel on trouve une liste d’organismes membres qui diffère de celle que tient à jour le Réseau À cœur d’homme. À croire que l’on fait exprès pour confondre ceux qui sincèrement cherchent à comprendre et à supporter ces organismes ». Nos démarches auprès de personnes intéressés n’ont pas résolu le mystère. C’est pourquoi notre tableau, en section 11, fait état de cette dualité qui n’est pas censée exister.
4- L’organisation des organismes sur le territoire Le rapport du CRI ViFF «En 2007‐2008, le Québec compte 33 organismes pour conjoints ayant des comportements violents. Comme l’indique le tableau 2, il y a au moins un organisme par région. Les régions où on trouve le plus grand nombre d’organismes sont Montréal, Montérégie et Chaudière-Appalaches. Toutefois, le nombre d’organismes par région n’est pas proportionnel à la population du territoire. On compte, en effet, un organisme pour 248 821 hommes de 15 ans et plus à Montréal, alors qu’on en compte un pour 100 000 à 136 000 hommes dans six régions, dont certaines étant plus éloignées et moins populeuses.»
Total 33 Institut de la Statistique du Québec, Recensement 2006 www.stat.gouv.qc.ca)
Commentaires (a) Ce tableau est trompeur car il parle de maisons d’hébergement pour hommes violents alors que, d’après notre inventaire, seulement trois organismes offriraient ce service. Voir Tableau des organismes d’aide pour hommes violents, violentés ou en difficulté à la section 11. De plus, il n’établit pas de correspondance entre les maisons pour femmes violentées … et en difficulté et les organismes pour hommes violents …et en difficulté. Or, nous avons compté 43 organismes (et non plus 33) qui rencontrent ces critères, en plus de deux instances de coordination, «À cœur d’hommes», «Réseau–Homme Québec». Encore une fois, celui qui entretient le site de l’ARIHV est censée ne fait que créer de la confusion à ce suijet. Quant au RHQ, nous n’avons pas pu identifier aucun de ses groupes membres (b) La comparaison entre Montréal et le reste de la province est intéressante mais celle entre les maisons qui hébergent des femmes et les organismes qui aident les hommes est encore plus significative. On se souvient qu’il y avait en 2010, en moyenne, une maison d’hébergement pour 8,341 femmes de 15 ans et plus. Avec une population masculine de 15 ans et +, estimée à 3 286 641, on comptait donc, selon le cas, 1 organisme par 99,595 hommes (33 organismes) ou 1 organisme par 80 162 (41 organismes). En somme les hommes ont, au mieux, dix fois moins de services que les femmes. Une égalité de fait qui a échappé au mouvement féministe et à son gouvernement.
5. Le personnel des organismes – majoritairement des hommes mais également des femmes -- et qui ne sont tenus d’adopter une approche «hoministe» ou «masculiniste». 5.1 Un personnel mixte En effet, à la différence des maisons d’hébergement pour les femmes violentées qui n’emploient que des femmes, les organismes qui s’occupent des hommes emploient 64% d’hommes au total ils emploient aussi des femmes. Le CRIVIIF a observé, dans son rapport déjà mentionné, que dans les 27 organismes qui composaient son échantillon:« On trouve en moyenne 4,85 intervenants par organisme (médiane : 4), contre 2,69 intervenantes (médiane : 3,00).», donc, presque la moitié de femmes». Bien plus, lorsque l’organisme s’occupe aussi de femmes violentes, les employés recrutés sont uniquement des femmes, de quoi faire plaisir à tous ces bons musulmans qui n’auront pas besoin de demander que leurs femmes soient vues par une intervenante et qui ne se feront pas enguirlandés par le Conseil du statut de la femme de la femme et la gaugauche féministe du Devoir. . Illustration «PAIX PROGRAMME D'AIDE ET D'INTERVENTION Offre d'emploi : Intervenante/Animatrice INTERVENANTE/ANIMATRICE POUR GROUPE DE FEMMES (Temps partiel/contractuel) Mandat Assurer l’animation d’un groupe de femmes Gérer l’évaluation et l’assiduité des personnes. Assurer le suivi des demandes de rapports officiels Assister aux diverses réunions cliniques S’impliquer dans diverses rencontres de supervision Exigences : Formation dans un domaine social Expérience dans l’animation/accompagnement Sens de l’organisation Autonome et responsable. Connaissance du milieu communautaire serait un atout Avantages Contractuel pour animation d’un groupe Lieu de travail : Ste-Agathe-des-Monts Salaire : selon la politique en vigueur Supervision clinique Pour présenter votre candidature :Faire parvenir votre C.V. au C.P. 523, Sainte-Agathe J8C 3C6 ou par courriel : paix.inc.2@bellnet.ca Cette offre d’emploi s’adresse aux femmes »5 5.2 Une approche qui n’est pas «hoministe» ni «masculiniste» À la différence également des maisons d’hébergement pour femmes violentées, les organismes pour hommes violents n’ont pas adopté un mode d’approche tiré de ce que l’on pourrait appeler la pensée hoministe ou «masculiniste». À vrai dire, nous serions bien embêtés de dire en quoi une telle pensée pourrait consister. Excellent direz-vous, enfin, on a mis l’idéologie de côté au profit d’une approche scientifique. Pas tout à fait. Voyons comment ces organismes ont défini leur problématique d’intervention.
6- La problématique de l’intervention des organismes pour hommes violents- … la problématique féministe, Difficile à croire mais vrai. Les Québécois, pourtant des tyrans patriarcaux, confortent la théorie féministe sur la cause de la violence conjugale, à savoir l’existence de rapports inégalitaires entre les femmes et les hommes dans la société. 6.1 Le Mémoire de À cœur d’homme, 2003 6 «Cette logique de contrôle social marquée du seul objectif de la « responsabilisation des agresseurs » sera reprise en 1995 par la Politique gouvernementale (Québec, 1995) où l’on prescrit une intervention auprès des « conjoints violents » orientée d’abord et avant tout sur la responsabilisation des agresseurs en vue de la protection des victimes. L’intervention auprès des conjoints violents doit viser la responsabilisation de l’agresseur face à ses attitudes, ses paroles et ses comportements violents. Elle doit se faire en complémentarité avec le travail accompli auprès des victimes et des enfants. La promotion de rapports égalitaires et exempts de domination, entre les hommes et les femmes, doit y occuper une place centrale». 6.2 Le Mémoire de À cœur d’homme, 2005 7 «La reconnaissance de nos modes réciproques d’aliénation constitue pourtant, à notre avis, le chemin le plus sûr pour accéder à l’égalité. Plutôt que d’opposer les genres, il nous semble plus approprié de travailler à remettre en question le modèle conservateur d’organisation économique et social qui est à l’origine de nos facteurs communs et spécifiques d’aliénation. Les approches susceptibles d’aider les hommes à se libérer des normes de la masculinité conservatrice méritent d’être considérées indispensables à la construction de rapports égalitaires, tout comme se doivent de l’être les approches visant à aider les femmes à remettre en question le rôle féminin conservateur et les facteurs d’oppression qui les affectent de manière plus spécifique» «Aborder l’ensemble des problématiques sociales en tenant compte de la socialisation aliénante à laquelle sont confrontés, de façon spécifique les deux genres. • Mettre en place des mesures spécifiques visant à permettre aux garçons et aux hommes, aux filles et aux femmes, de se libérer des normes opprimantes et aliénantes. • Éviter de poser les problématiques sociales sous forme de dualité entre les genres. Miser davantage sur les principes de solidarité pour aider les individus à se libérer des facteurs d’aliénation issus des normes conservatrices. • Dénoncer les discours sexiste et misandrique. • Soutenir les individus affectés par des problématiques qui ne sont pas conformes aux stéréotypes ou qui sont marginalisés. • Dénoncer l’homophobie. • Favoriser chez tous les individus des rapports et des stratégies de communication fondés sur des principes d’égalité, de respect et de collaboration. • Reconnaître la contribution des hommes en termes d’apport réel et possible pour l’avancement de notre société.» 6.3 Le Mémoire À cœur d’hommes, 20118 «PREMIÈRE RECOMMANDATION Que, dans une perspective de promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes et de manière à réduire l’incidence de la violence conjugale, le prochain plan d’action contienne des mesures spécifiques visant à aider les hommes à mieux faire face aux problématiques sociales liées aux contraintes imposées par les stéréotypes sexuels «CINQUIÈME RECOMMANDATION Que les mesures visant spécifiquement la sécurité de femmes et le respect de leur intégrité tiennent compte également des besoins des clientèles vivant des réalités particulières reconnues dans les politiques publiques mais, qui se retrouvent marginalisées par rapport au modèle d’intervention priorisé. En particulier, les hommes subissant de la violence qui se retrouvent dans une dynamique de domination et dont la sécurité est compromise » Commentaires (a) La constance à travers le temps est remarquable. Le stéréotype masculin («le patriarche»), puis les deux stéréotypes- masculins et féminins- aussi aliénants l’.un que l’autre puis, à nouveau le stéréotype masculin, sont toujours les vilaines causes de la violence conjugale. On refuse toujours de reconnaître explicitement que les femmes puissent aussi être responsables de la violence conjugale même si ces organismes sont les seuls à accueillir ces femmes. On a tout juste assez d’ironie pour écrire «Rappelons, enfin, que les femmes ayant des comportements violents ne bénéficient pas, au Québec, des mêmes services que les hommes qui sont dans la même situation». De vrais cœurs saignants ces hommes déstéréotypés. Ils se préoccupent des femmes violentes alors que les hommes violentés sont ignorés depuis des lustres. (b) On dénonce les normes sociales conservatrices qui seraient à l’origine de cette violence sans aucune preuve à l’appui. On assimile à ces normes le sentiment de possession et de contrôle qui peut se développer entre conjoints et s’amplifier au point de pousser «le dépossédé» à des actes de violence. Or, ce sentiment n’est pas réservé aux hommes. L’affaire Bobbitt (dont le pénis a été tranché par sa femme jalouse) et bien d’autres moins largement publicisées auraient dû suffire à ce que l’on cesse de masquer la réalité. Parlant de comportement possessif, on semble oublier que ce sont les femmes qui ont exigé la monogamie. (c) Apprendre le respect de l’autre, apprendre à ne pas le considérer comme une possession n’a rien à voir ni avec la notion d’égalité entre les femmes et les hommes ni avec la violence dans la société, c’est une question d’éducation individuelle et familiale comme le respect de la propriété d’autrui. Par ailleurs, il est clair, que le mouvement féministe a tellement insisté justement sur cette égalité sexuée qu’il a réussi à persuader la société québécoise que les notions conservatrices de complémentarité et de solidarité dans l’adversité entre conjoints n’ont plus leur place. Le Québec a, en conséquence, le record des familles composées de conjoints de fait, toujours prêts à se séparer… (d) Pourtant ce même groupe À cœur d’homme est conscient que cette approche n’est pas indiquée. Il a écrit : En 2003..«Afin de sortir de la logique où les seuls services offerts aux hommes sont des services axés sur des problèmes dysfonctionnels, ce qui entretient l’image de ce que le sociologue Germain Dulac a appelé le « mâle immoral » et qui a notamment pour conséquence d’entretenir l’ambivalence des hommes à demander de l’aide, il nous apparaît qu’il faille aller en amont de l'apparition des comportements. Il devient en effet non seulement pertinent mais urgent d’intervenir au niveau de la promotion de nouveaux modèles identitaires masculins comme le propose notamment le Réseau Hommes Québec» En 2011. «Ce modèle, rappelons-le, est axé sur une représentation qui désigne un auteur type de violence conjugale : l’agresseur masculin hétérosexuel usant unilatéralement et de façon préméditée de violence afin de maintenir ou d’accentuer son emprise à l’endroit de sa conjointe. Or, les données de recherche, tout comme les observations faites dans les milieux de pratique, font état d’une hétérogénéité chez les auteurs de violence, de même que d’une diversité des enjeux et des rapports de pouvoir au sein des couples qui sont aux prises avec cette problématique. On a observé que ce modèle pouvait également constituer un frein à la demande d’aide des femmes subissant de la violence et qui ne correspond pas au stéréotype de la victime : jeune, blanche, hétérosexuelle, pauvre, soumise, dépendante, isolée et ayant peu d’estime d’elle». (e) L’incapacité des organismes qui s’occupent des hommes violents, en difficulté et violentés à dégager explicitement une approche autre que celle du mouvement féministe ne peut s’expliquer que par l’obligation qui leur faite par le gouvernement, le bailleur de fonds, de s’inscrire justement dans la trame de cette théorie puisque leur intervention est vue tout simplement comme un complément aux soins à apporter aux femmes victimes. C’est ce qui arrive quand on confie un dossier à la Condition féminine. La violence conjugale est ainsi devenue une arme politique pour le mouvement qui n’en a rien à cirer de l’effet que cela produit sur les hommes. (f) Il faut attendre la cinquième recommandation pour demander que l’on établisse un service pour les hommes violentés.
7. La clientèle des organismes pour hommes violents…et en difficulté Le Rapport du CRI VIFF : «Bien que les conjoints aux comportements violents soient la cible d’intervention la plus importante pour les organismes, 40% de leur clientèle est composée d’hommes en difficulté. L’aide aux conjoints ayant des comportements violents s’insère ainsi dans une visée plus large qui cherche notamment à offrir des services psychosociaux mieux adaptés aux besoins des hommes en général comme le suggérait le Comité de travail en matière de prévention et d’aide aux hommes» . «Près de 80% des organismes ont connu une hausse des demandes d’aide ».
Commentaires (a) Il est tout de même fascinant de constater que l’on a ajouté l’étiquette «hommes en difficulté» pour inclure des services aux hommes violentés de même que les adolescents auprès desquels on va faire la promotion de la non violence et des rapports égalitaires mais que l’on ne réussit toujours pas à inclure officiellement dans la désignation des organismes les femmes violentes. Pourquoi pas quelque chose comme «Centre d’aide aux personnes victimes ou responsables de violence conjugale» ? (b) Si les demandes d’aide ont augmenté de 80% on pourrait s’attendre à ce que le financement soit accru dans le même ordre
8. Les motifs des demandes d’aide Alors que le même document décortique dans le menu détail les motifs des femmes qui se présentent aux maisons d’hébergement il ne consacre même pas une ligne aux motifs des hommes qui demandent de l’aide aux organismes. Cette inégalité de traitement dans l’analyse finit par irriter.
9- Le financement des organismes Le CRI-VIIF écrit «Rappelons que 32 organismes au Québec voué à l'aide aux hommes se partagent un budget de 5,3 millions de dollars, ce qui représente à peine 6,5 % du budget en violence conjugale.» Il ajoute «Les entrées de fonds des organismes pour conjoints ayant des comportements violents proviennent du secteur public, du privé, de l’autofinancement et des honoraires des participants. La figure 22 permet de constater que les organismes fonctionnent essentiellement avec les fonds du secteur public qui représentent près des trois‐quarts de leur financement total. L’autofinancement représente la deuxième source significative de fonds, toutefois la somme engendrée ne représente au final que 12% des fonds. (…) On observe dans la figure 23 que la subvention gouvernementale médiane s’est accrue de 36 471 $ par organisme» entre 2003 et 2007. Commentaires (a) Nous savons que les maisons d’hébergement ont reçu 58 Millions $ du gouvernement du Québec en 2008-09. Nous avons calculé que, pour cette même année, les organismes pour conjoints violents ont reçu 6 millions $. (b) Autre particularité, les hommes qui se font traiter pour «leurs comportements violents» doivent verser des honoraires. Les femmes hébergées ne payent rien aux maisons, évidemment, même lorsqu’elles y retournent trois fois.
10 Comparaison entre l’encadrement gouvernemental des maisons d’hébergement pour les femmes violentées et celui des organismes pour «conjoints violents» Il nous a semblé utile de poursuivre plus avant la comparaison entre les maisons et les organismes sous divers aspects en disséquant le rapport du CRI VIFF.2003 - 2007-2008. Précisons que si ce rapport a conduit son enquête sur la base d’échantillons (81 sur 103 maisons et 27 sur 33 organismes) notre inventaire a dénombré 101 maisons + 8 instances de coordination et 49 organismes + 2 instances organismes de coordination. En somme il y aurait deux fois plus d’unités de service pour les femmes que pour les hommes alors que la logique voudrait que l’on fasse le contraire si l’on désire vraiment combattre efficacement la violence conjugale.
Comparaisons entre les maisons d’hébergement et les organismes
Commentaires Voici quelques éléments de ce tableau comparatif qui, à notre avis, méritent d’être considérés par le ministre de la Santé et des Services sociaux puisque la ministre responsable de la Condition féminine, qui a le dossier depuis des années, n’a jamais daigné y apporter quelques corrections L’accessibilité des services (i) les organismes pour hommes violents sont deux fois moins nombreux que les maisons d’hébergement pour femmes violentées alors que ce sont les premiers qui sont censés, selon la thèse féministe, être les seuls responsables de la violence conjugale; (ii) les organismes reçoivent une variété de clientèles – des hommes violents aux hommes violentés en passant par les femmes violentes, les hommes en difficulté et les adolescents- les maisons s’en tiennent aux femmes violentées et en difficulté. À priori, la complexité des problématiques auxquelles s’adressent les organismes devrait justifier un personnel plus nombreux et plus spécialisé; (iii) il y a pourtant trois fois plus d’employés dans les maisons que dans les organismes, par ailleurs, la scolarité du personnel est plus élevée dans les organismes que dans les maisons ce qui est logique mais la rémunération moyenne à l’heure semble être identique, ce qui ne fait pas de sens; (iv) alors que les hommes violents sont généralement en état de crise aucun organisme n’offre un service 24h/24; (v) le rapport est muet sur la nature des demandes d’aide de la part des hommes mais énumère en détail celles des femmes à croire que l’on n’a pas voulu mette en lumière de grandes similitudes entre les unes et les autres ; (vi) le mouvement féministe aime bien arguer maintenant que, selon le ministère de la Sécurité publique, il y aurait 14 000 cas de violence conjugale au Québec. Nous savons qu’il s’agit en fait de 14 000 plaintes et que seulement 31,4% des accusés déclarés coupables, soit 4,000. Pourtant le CRI VIFF indique qu’il y a eu en 2008, 27 572 demandes d’hébergement dont 61.76 % pour violence conjugale ce qui donne 17 028. Au mieux il y aurait 2 000 demandes d’hébergement de plus que le nombre de plaintes, assez étonnant puisque aux dires du CRI VIFF plusieurs femmes violentées qui ont des revenus ne demandent pas l’hébergement. Au pire, il y aurait 7 fois plus de demandes l ‘hébergement que le nombre de plaintes fondées. Le financement (i) ces organismes reçoivent du gouvernement du Québec un montant global dix fois moins élevé que les maisons d’hébergement (ii) entre 2004 et 2008 ce gouvernement a haussé son appui aux maisons d’un montant trente fois plus élevé (iii) dans cette société où les femmes travaillent hors du foyer presqu’autant que les hommes ces derniers payent pour les traitements qu’ils reçoivent mais pas les femmes pour l’hébergement dont elles bénéficient (iv) le personnel exclusivement féminin des maisons à qui on a demandé ce qu’il priorisait pour l’avenir a indiqué la hausse de leur traitement par l’équité salariale alors que le personnel mixte des organismes a indiqué la stabilisation du financement public.
11- Tableau des organismes pour hommes violents, en difficulté et…. violentés Nous avons placé ce tableau dans un document PDF pour plus de commodité Tableau des organismes pour hommes violents, en difficulté ou ...violentés .pdf
12- Conclusion Il nous apparaît que le gouvernement du Québec: - en privilégiant de manière démesurée les femmes victimes de violence conjugale (58 millions$), procède de manière inefficace puisqu’il s’attaque aux conséquences plutôt qu’à la cause, la violence de certains hommes mais aussi de certaines femmes (6 millions$); -- fait le jeu du mouvement féministe, d’abord, en ignorant l’existence de femmes violentes et d’hommes violentés et, deuxièmement, en confiant ce dossier à la ministre de la Condition féminine qui, jusqu’à ce jour, a contribué davantage à répandre la misandrie qu’à solutionner le problème,
Conséquemment nous suggérons que le gouvernement du Québec : -- fusionne les maisons d’hébergement pour femmes violentées et les organismes pour conjoints violents en des «Centres d’aide aux personnes victimes ou responsables de violence conjugale »; -- confie l’encadrement de ces organismes communautaires au ministre de la Santé et des Services sociaux ---entretienne un centre de recherche et formation pour les intervenants de ces centres et y substitue un véritable enseignement psycho-social «professionnel» à «la doctrine féministe» actuelle; -- reconnaisse un centre d’aide dans chacune des 17 régions administratives doté, chacun, de deux pavillons distincts et distants chacun avec une direction et un personnel d’intervention féminin pour la clientèle féminine et une direction et un personnel d’intervention masculin pour la clientèle masculine; -- fixe le budget annuel de chacun ces centres en fonction de la clientèle desservie et en regard des indicateurs de violence conjugale dans la région. PS Nous venons, en avril 2011, de mettre la main sur un article publié en 2009 sur le site www.jesuisfeministe.com qui rapporte qu'en Grande-Bretagne le gouvernement a décidé que les maisons d'hébergement pour les femmes victimes de violence devaient aussi accueillir les homes victimes de violence. C'est une découverte car la chose n'a jamais été ébruitée ici. Il est aussi fort intéressant de prendre connaissance de la réaction d'une bonne Québécoise à cette nouvelle. On sera à même d'apprécier la grande empathie que cette féministe manifeste envers les hommes. Elle n'est pas consciente que si les hommes, qui ont formé majoritairement le gouvernement au cours des années réagi comme elle, elle n'aurait tout simplement pas été rémunérée pour s'occuper des femmes violentées durant tout ce temps .
«Mais les hommes victimes de violence? «En Grande-Bretagne, les maisons et centres d’aide pour femmes victimes de violence doivent dorénavant servir aussi les hommes victimes, sous peine de perdre leur financement. Cela me bouleverse, forcément, comme la lutte à la violence faite aux femmes est mon gagne-pain et la cause de ma vie. Depuis les années que je travaille dans ce domaine, je n’ai jamais fait une présentation, que ce soit dans une école ou dans un évènement culturel, devant des groupes mixtes ou de femmes seulement, en anglais ou en français, qui n’ait soulevé cette question, souvent la première qu’on me pose : « Mais les hommes victimes de violence? Que faites-vous pour eux? » Rien, messieurs, mesdames. On ne fait rien. On les réfère aux quelques groupes qui existent qui leur offrent des services. Il n’y a pas assez de ces groupes? Je suis d’accord. En tant que gestionnaire d’un programme contre la violence faite aux femmes et aux enfants, est-ce mon problème? Hell no. » http://www.jesuisfeministe.com/?p=1016
_____ (1) «Inclure la réalité des hommes dans la prestation des services sociaux et de santé au Québec Afin d’aider les hommes dans leur démarche de changement et promouvoir une société égalitaire et sans violence». Mémoire présenté au comité ministériel sur la prévention et l’aide aux hommes du Ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec Avril 2003 Rédaction : Pierre Turcotte, Ph.D. (2) ibid . On peut lire à la fin du mémoire : «La violence conjugale est un problème social issu de la socialisation des hommes et des femmes et repose sur des valeurs issues d’une société patriarcale. La contribution du mouvement féministe dans la constitution de la violence conjugale comme problème social est déterminante.(…) Que ce soit en 1995 en appuyant la marche des femmes Du pain et des roses ou en 2000, par notre participation aux niveaux tant national que régional, à la grande Marche Mondiale des femmes contre la violence et la pauvreté, notre adhésion aux principes et aux structures du mouvement communautaire en atteste (adhérer aux principes du mouvement communautaire constitue d’ailleurs un critère de base pour être membre de à cœur d’homme» (3) « La Socialisation Conservatrice : facteur d’aliénation et de dualisation». Mémoire présenté à La Commission des Affaires Sociales Par À Cœur D’homme – Réseau D’aide Aux Hommes Pour Une Société Sans Violence Janvier 2005 (4) voir note 1 (6) Voir note 1 (7) http://www.acoeurdhomme.com/team.aspx • (8) Mémoire présenté à la Commission des relations avec les citoyens dans le cadre des auditions publiques sur le document « Pour que l’égalité de droit devienne une égalité de fait - Vers un deuxième plan d’action gouvernemental pour l’égalité entre les femmes et les hommes 3 février 2011 (9) ibid |
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