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SDSP – 6- Conclusion générale |
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HOMME D'AUJOURD'HUI |
--1- L’intérêt de poursuivre les recherches Nous croyons que la sexualisation des services publics ne peut aller qu’en s’accroissant pour les raisons suivantes : a) le mouvement féministe occupe, depuis plusieurs décennies, une position privilégiée sur la scène politique et dans l’appareil gouvernemental québécois. Il n’existe aucun groupe reconnu dont la mission est de voir aux intérêts des hommes, comme tels, donc d’équilibrer le débat en matière de rapports hommes-femmes. Le groupe de pression féministe, qui a été introduit, (Conseil du statut de la femme 1973) puis, logé et entretenu dans l’appareil administratif (Secrétariat à la Condition féminine) par les partis socio-démocrates qui espéraient ainsi fidéliser, le vote féminin, a favorisé la mise sur pied de divers organismes communautaires de services destinés uniquement aux femmes, sans une contrepartie égale pour les hommes. La place occupée par ce mouvement n’est pas sans rappeler celle de l’Église à une autre époque. b) en février 2004: la Ministre Michelle Courchesne, alors ministre de l’Immigration, des Communautés culturelles et de la Condition féminine (la même qui préside actuellement le Conseil du trésor) a déclaré, «Malgré tout le travail abattu au cours des 30 dernières années, l'égalité de droit dont jouissent les Québécoises ne correspond pas toujours à une égalité de fait» 1; «mon objectif est de faire avancer la société québécoise et la situation des femmes vers une égalité de fait » et elle ajoute : «Il ne faut pas donner prise au discours masculiniste qui voudrait faire croire que l'égalité est acquise pour les femmes». Elle a mis sur pied une commission parlementaire à l'automne 2004 pour entendre ceux qui voudraient donner leur avis sur une «approche intégrée de l'égalité». Il est vrai que la ministre déclara aussi vouloir, à cette occasion, rechercher l'adhésion des «personnes représentatives de diverses composantes de la société», «des acteurs sociaux» -- tout vocable autre que le mot «homme» semblait préférable --mais à l'exclusion des masculinistes haineux 3 - les féministes haineuses, elles, n'étaient pas exclues. En mai 2004, le Conseil du statut de la femme et le comité externe ont remis à la ministre un avis intitulé «De l'égalité de droits à l'égalité de fait : repenser les stratégies et élargir la perspective». Le 17 Décembre 2006 Énoncé de la nouvelle politique québécoise:« Pour que l’égalité de droit devienne une égalité de fait » et dépôt du Plan d’action 2007-2010 qui doit concrétiser cette politique. En 2007, «Plan stratégique 2007-2012 » c) L’approche intégrée à l’égalité dont parlait la ministre est un leurre car le gouvernement du Québec a accepté, depuis 1997 de soumettre, préalablement, toutes ses interventions à «des analyses différenciées selon le sexe» (ADS), conduites exclusivement par des féministes, et de donner suite à leurs conclusions sans aucun débat. Or, ces analyses débouchent naturellement et invariablement sur l’établissement, soit de services exclusifs pour les femmes – comme le «Plan d’action en santé et bien-être pour les femmes 2010-2013 », le Programme «À égalité pour décider», la «Stratégie d'intervention à l'égard de la main-d'œuvre féminine », soit de politiques, de règles, de processus, de mesures qui privilégient les femmes…au nom de l’égalité de fait comme la Loi sur l’accès à l’égalité en emploi, la Loi sur l’équité salariale, soit le protocole d’intervention en matière de violence conjugale. En aucun cas ces analyses ont-elles débouché sur des corrections justement de ces mesures qui avaient crée une situation discriminatoire envers les hommes. Ex : les femmes occupent aujourd’hui 70% des emplois dans les secteurs public et parapublic et le premier ministre Jean Charest continue de vouloir instaurer la parité –homme-femme,… là où les femmes ne sont pas encore majoritaires d) Étant donné que le gouvernement, lui-même, a adopté le mode d’approche féministe tous les services publics sont organisés non pas en fonction des besoins fondamentaux des citoyens selon leur langue et leur religion mais, de plus en plus, sur la base du sexe des bénéficiaires, plus concrètement des besoins des femmes, à l’exclusion des besoins des autres groupes, dont celui des hommes.
2- Conséquemment Il est à prévoir que : ¢ le fractionnement des services publics va se poursuivre et l’inégalité des services offerts aux hommes va aller en s’accentuant; ¢ l’organisation des services publics en fonction des besoins «sexués»u (concrètement, des femmes puisque les hommes n’ont pas de groupe de pression reconnu) vont avoir pour effet de mettre encore plus à l’écart ou de rabaisser dans l'agenda des élus tous les autres besoins qui sont communs ou qui touchent des groupes n’ayant pas une voix aussi forte. ¢ cet aménagement, inefficace et très coûteux à cause des dédoublements qu’il occasionne, va devenir encore plus onéreux tout simplement parce qu’aucun gouvernement, à ce jour, n’a eu le courage de résister aux pressions incessantes du lobby féministe; ¢ les citoyens qui ne sont pas informés réellement du prix à payer pour cette «sexualisation» des besoins et n’y ont jamais consenti de manière explicite, vont continuer à être maintenu dans l’ignorance.
3- Une lueur d’espoir ?
En novembre 2011, le ministre de la Santé et des Services sociaux a lancé, en partenariat avec le Fonds de recherche du Québec, Société et culture (FRQSC), un appel de propositions s pour la conduite d’une recherche sur les «Perceptions des hommes québécois de leurs besoins psychosociaux et de santé » Ce projet de recherche devrait s’étendre sur 3 ans et est financé à la hauteur de 237 500$ (un gros 80 000$/année)- Il doit débuter le 1er août 2012. Les objectifs sont ainsi définis : «La communauté scientifique est invitée à répondre à cet appel de propositions dont l’objectif est d’acquérir des connaissances sur les perceptions qu’ont les hommes québécois de leurs réalités, de leurs rôles sociaux, des défis qu’ils ont à surmonter, des problèmes qu’ils vivent ou que leurs pairs vivent et des ressources sur lesquelles ils peuvent compter pour répondre à leurs besoins. Cette étude, de type populationnel devrait permettre d’avoir une bonne représentativité de la perception des hommes dans les différentes régions du Québec, selon différentes réalités vécues par ceux-ci, différents âges et selon différents statuts socioéconomiques.». Perception des hommes québécois 2011.pdf
4- Malheureusement, il ne s’agit que d’un feu follet, En effet, nous pouvons difficilement partager un quelconque optimisme à cet égard pour les raisons suivantes : a) Dans trois ans, le rapport passera facilement inaperçu car « le ministère sera rendu ailleurs», grâce aux bons soins du mouvement féministe qui lui, a un accès direct aux divers ministres et peut ainsi conditionner leurs budgets en faveur de ses revendications. b) Il est ridicule de consacrer 80,000$ par année à une recherche sur les perceptions des besoins des hommes alors que le Conseil du statut de la femme et le Secrétariat à la Condition féminine dépensent 11 millions $ par année à des fins similaires. c) En 2002, le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) a formé un groupe de travail afin de tracer le portrait de la situation des hommes au Québec, de réaliser un inventaire des ressources disponibles et de définir des priorités d’action. En 2004, le comité de travail en matière de prévention et d’aide aux hommes du MSSS, sous la présidence de Gilles Rondeau Ph.D., dépose son rapport, Les hommes : s’ouvrir à leurs réalités et répondre à leurs besoins. Depuis lors, il ne s’est strictement rien passé. Ce rapport, rédigé par des praticiens a été vivement dénoncé par les «apparatchiks féministes» à l’époque parce qu’il menaçait «les acquis des femmes». Il n’y a pas de raison de croire que le lobby féministe a développé, entretemps, une certaine empathie envers «les masculinistes » puisqu’ils sont haineux par définition». Le passé est garant de l’avenir. Le seul espoir est que ce gouvernement n’ait pas d’avenir. d) La présence de Michelle Courchesne au Conseil du Trésor, là où les corrections devraient être apportées, ne fait que conforter ces prédictions. Cette ancienne ministre de la Condition féminine nous a donné plusieurs raisons de croire qu’elle était incapable de corriger les excès du féminisme, même au point d’encourager la corruption dans la gestion des garderies. Bref, faute de preuves cent fois plus solide de la décision du gouvernement de modifier son orientation actuelle, cette étude ne constitue qu'une mesure dilatoire destinée à berner les quelques naïfs qui vont s'y adonner. Nous avons le sentiment de traverser une nouvelle grande noirceur dans laquelle c’est la doctrine féministe qui, encore une fois, mène la joute politique. Que voulez-vous on a les lopettes qu'on a élues.
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