Un aperçu de ce que nous réserve une république féministe.

En  Belgique, comme ici il y a quelque temps, on ne tolère pas  la critique .

 
 
 

Homme d'aujourd'hui

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Voici un texte que l’on pouvait lire récemment sur un site belgeIl a été écrit, apparemment par une féministe, à propos d’une conférence prononcée à Bruxelles par  Gilbert Claes  sur les «effets pervers du féminisme». Nous compléterons le tout par un rappel d’un  incident qui s’est produit à Montréal il y a quelques années  et qui est assez ressemblant avec celui qui est décrit  en premier lieu.

 

1 Nous avons reproduit intégralement le texte du site belge pour que l’on ne puisse nous accuser de l’avoir charcuter  de manière à travestir la pensée de l’auteure.

Banner_indybxl01maman bobo (j'ai mal à ma masculinité)

«Mots-clés: local solidarité égalité révoltes\luttes_sociales action\actie genre\sexualité Petite perturbation d'une conférence réac et sexiste qui avait lieu à Bruxelles le 2 juin.

Nos petits yeux affutés étaient tombés sur une affiche intrigante en rue, une conférence intitulée "les effets pervers du féminisme". Conférence organisée par "SOS papa" et tenue en la présence d'un certain Gilbert Claes. Il n'en fallait pas tant pour titiller notre curiosité.

Une rapide  recherche par mots-clés sur internet nous a vite orienté vers des sites à tendance "masculiniste" (voir plus bas), nous avons donc relevé l'invitation et nous sommes renduEs dans un charmant lieu (la casa romana au 135 rue royale bruxelles)  qui accueille ce genre de propos en toute connaissance de cause. Ils et elles (eh oui, c'est fou hein !) n'étaient pas bien nombreux, tout au plus une dizaine. Tracts et boules puantes voilà ce que nous leur avions réservé. Parce que nous continuons à lutter contre toutes les formes de sexisme et de domination, c'était bien la moindre des choses. Vous trouverez ci-dessous le texte du tract lancé au-dessus des têtes ainsi qu'une courte tentative de description de ce mouvement réactionnaire appelé "le masculinisme" Que crève le patriarcat (et le reste aussi) !

tract

Nous venons aujourd'hui perturber cette conférence organisée par SOS PAPA. Sans dénigrer la souffrance individuelle que certaines personnes endurent, nous n'acceptons pas que ces cas particuliers soient utilisés pour faire passer des discours à l'odeur nauséabonde. Si on gratte un peu le vernis de cette facade sensible, à savoir la séparation de certains pères avec leurs enfants, on découvre bien vite les idées qui se cachent derrière. C'est aujourd'hui une des figures du mouvement "masculiniste", Gilbert Claes, qui est invitée pour déblatérer le fond de sa pensée. Selon eux, les hommes seraient discréminés en tant que catégorie dans un monde où les femmes prendraient de plus en plus de place et de pouvoir. Cela les amène, entre autre, à nier l'existence du viol, à se positionner contre l'avortement et l'homosexualité, à défendre les saintes valeurs de la famille teintée d'une bonne couche de morale religieuse conservatrice. Ils définissent également des "rôles naturels" qui seraient attribués aux hommes et aux femmes. "L'homme, son rôle, c'est de travailler [...], éduquer les garçons, s'occuper des filles, sécuriser l'Etat, rentrer de l'argent, faire rouler l'économie, s'occuper de politique, faire la guerre aussi."Pour la femme, le rôle consiste à "s'occuper du patrimoine, de la maison, d'une famille, d'un ménage, s'occuper de son homme, le rendre heureux et regarder les émissions de soap-caméra à la télé l'après-midi "Des hommes sont exploités, écrasés, rejetés, dépossédés de leurs vies comme c'est le cas de nombreuses personnes dans ce monde. C'est retourner le problème que de se considérer comme opprimé "en tant qu'homme" et de pointer les féministes comme responsables de cette oppression en jouant sur la corde sensible de papas en détresse. Quand les luttes feminsites sont des révoltes logiques-comme d'autres le sont aussi- contre les rapports de domination d'une société patriarcale encore bien en place, venir défendre la "catégorie masculine" comme sois disant opprimée revient à prôner une retour aux valeurs d'antan: Chacun à sa place naturelle, l'homme gère, la femme ferme sa gueule, et tout ira bien...Femmes, Hommes, Féministes ou pas, nous refusons de nous laisser enfermer dans des rôles. Nous ne voulons pas de ce discours! Si vous voulez en savoir un peu plus sur ce Gilbert Claes et son mouvement masculiniste, un texte reprend quelques unes de ses idées sur http://bxl.indymedia.org/

 

Commentaire

 Pour paraphraser  Merlin, dans Kaamelott, «la magnificence de ce texte le dispute à sa majesté». L’ennui est que l’auteure, trop préoccupée à lancer des boules puantes et à infecter les messageries de virus , n’a pas eu le temps d’écouter la conférence ou ne l’a pas comprise.  Elle a donc construit sa propre harangue à partir des articles de foi féministe  qui ne sont pas, comme on le constate, empreints d’une empathie naturelle envers les hommes. En effet, alors qu’il est de plus en plus rare que  les couples perdurent, on nous dit que  seules les femmes souffrent de la rupture, et que seuls les hommes en sont les responsables. Parce que, comme le veut le dogme féministe,  nous sommes censés vivre dans une société patriarcale il est impossible que les hommes puissent être victimes même lorsqu’Ils sont faussement accusés dans le cas de conflits matrimoniaux, même lorsqu’ils sont écartés d’emplois par des lois de discrimination positive. Enfin, il est dommage  que l’auteure ne dispose pas d’un logiciel de correction  elle trouverait aisément un emploi dans une des nombreuses revues dédiées aux  femmes. 

 

2  À Montréal, en 2004, il s’est produit un incident de même nature alors que le cinéaste Serge Ferrand donnait, chez lui, une projection privée de  son documentaire « La machine à broyer les hommes » qui faisait référence au traitement inéquitable réservé aux hommes par les tribunaux dans les conflits matrimoniaux. On peut trouver sur Internet un texte de François Brooks, un témoin de l incident, dont nous avons tiré les extraits suivants.

 

«Des féministes radicales attaquent chez Serge Ferrand, par François Brooks

Violence verbale, violence nauséabonde par bombe puante, violence auditive avec leurs porte-voix à plein régime, barrage de l'accès à son logement privé, vocifération rageuse, trouble de la paix publique, insulte, mépris, intimidation, violation de domicile, incitation à la violence, bousculade, agression physique et tentative de vol de ma caméra, tout y était. Ces féministes radicales n'ont rien épargné à Serge Ferrand et à ses invité(e)s. Ceux qui prétendent que les femmes, prises en bloc sont des anges de douceur ne pourront plus jamais me convaincre. Jamais je n'ai vu le quart de la demie du dixième d'une telle rage adressée personnellement à des féministes par des masculistes. Si c'était le cas d'ailleurs, ils se feraient tous incarcérer.

 

Mais moi, comment pouvais-je susciter une telle haine de la part de ces femmes qui ne me connaissaient même pas? À l'exception d'un plus jeune, tous ceux qui étaient venus visionner le film « La machine à broyer les hommes » chez Serge Ferrand étions des personnes mûres dans la quarantaine et la cinquantaine. Elles voyaient en nous les patriarches à abattre. Leur Gestapo féministe avait décrété qu'il nous était interdit de réfléchir sur notre condition masculine. Peut-être avaient-elles peur... Devant les injustices que l'état féministe du Québec fait subir aux pères depuis une trentaine d'années, craignaient-elles que nous adoptions une réaction semblable à la leur? J'aurais pu être en complet désaccord avec les idées de Serge Ferrand elles ne m'ont rien demandé. Elles ne voulaient pas le savoir. J'étais homme je devais donc subir leur ostracisme

Pourtant, la police a fini par arriver. Les manifestantes se sont calmées et se sont retirées tranquillement. Il y avait un seul policier et cinq policières. Elles tombaient des nues. Elles ne comprenaient rien semble-t-il à ce qui était en train de se passer. Plutôt que d'arrêter les manifestantes en infraction et leur poser des questions sur le motif de leur présence en cagoule dans l'entrée d'une maison privée, c'est nous qui devions nous expliquer pendant que les manifestantes s'en allaient incognito. Elles les ont laissées partir comme si de rien n'était. Mais dans quel monde vivons-nous! Si un cagoulard sort d'une banque, le laisse-t-on filer sans lui demander de s'identifier en préférant s'acharner à questionner le caissier pour savoir qu'est-ce qui s'est passé? Si un homme a le malheur de se faire accuser de violence par une femme, c'est les menottes aux mains qu'il sera amené au poste de police et il devra s'expliquer après avoir subi l'humiliation de la cellule et des empreintes digitales comme un criminel. Pour lui, la présomption d'innocence ne s'applique pas. Les femmes prises sur le fait sont exonérées de tout blâme. Allez soutenir que les hommes ont les mêmes droits que les femmes alors que les policières vivent dans un monde où elles ne conçoivent même pas que des femmes puissent enfreindre la loi »

 

Commentaire

Il est vrai que les tactiques d’intimidation physique  par une frange du mouvement féministe sont  assez simplistes et s’inspirent de celles qui ont la faveur des casseurs anars. Elles n’en dénotent pas moins une sorte d’intolérance qui n’a pas d’équivalent chez ceux que l’on appelle le masculinistes.

Toutefois, il y a beaucoup plus grave. Il  y a, d’abord, le fait que les grands médias québécois, tant écrits que parlés, font l’apologie de la doctrine féministe depuis près de 50 ans. On peut même identifier des porte-parole de cette pensée, entre autres  Françoise  Guénette,  qui a fait carrière,  à la fois à la Gazette des femmes  et à Radio-Canada, Brigitte Breton, éditorialiste, André-Philippe Côté caricaturiste, Pierre-Paul Noreau, directeur de l’éditorial  au quotidien Le Soleil, pratiquement l’ensemble des rédacteurs du journal Le Devoir. Pendant ce temps,  Roch Côté et Serge Ferrand  ont eu peine à se trouver un emploi stable parce qu’ils avaient  eu le malheur de prendre le parti des hommes.

En second lieu, les mêmes médias opposent un refus  systématique à toute critique de la pensée féministe et même des divagations de ces ayatollah(e) s, qui, bien installées dans une sinécure publique, se mêlent de tous les débats comme  s’ils commandaient tous à la fois une approche et une solution selon le sexe des individus. Même le courrier du lecteur est purgé des lettres  qui étalent les dommages collatéraux des mesures gouvernementales adoptées sous la pression  du lobby féministe tant par le Parti Libéral  que par le Parti Québécois  alors que c’est la mission  même du Quatrième Pouvoir dans un régime démocratique de soutenir la diversité des opinions. C’est tout comme si nous vivions déjà sous le joug d’une république féministe. 

Voilà toute une société patriarcale. Manifestement, dans cette société, les hommes qui sont censés la diriger sont de bien minables lopettes.

 Solution : Faire comprendre  aux responsables des médias qu'ils ne peuvent plus prendre pour acquis l'auditoire et le lectorat masculin, par exemple, en mettant  fin à l'abonnement  au Devoir et au Soleil - et en ne syntonisant plus  La Première chaîne de Radio--Canada le samedi et le dimanche matin  qui remplacé Joël Le Bigot par Catherine Perrin (Du côté de Catherine)  et Geneviève Borne (Les samedis de Geneviève») et leurs dizaines de petites amies verbomotrices .