Comment le quotidien Le Devoir se plaît à répandre la propagande féministe et comment les roses bonbon se plaisent à l’alimenter

 
    

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 Dans son édition du 15 avril 2009 le quotidien Le Devoir publiait un article dans la chronique Idées un article intitulé «Tueries de masse au masculin et victimes au féminin » signé par Yanick Dulong et Richard Poulin, respectivement doctorant en sociologie à l'Université de Carleton et professeur titulaire de sociologie à l'Université d'Ottawa. On indique que  les auteurs viennent de publier (2009) «Les meurtres en série et de masse, dynamique sociale et politique». Où? Aux  Éditions Sisyphe, une maison d’édition féministe comme, d’ailleurs, le site du même nom; des «patentes» financées par les fonds publics et les centrales syndicales, à l’insu des contribuables et des syndiqués.

On aura compris que les Dulong et Poulin ont trouvé un bon truc pour mousser la vente de leur livre. Il suffit de bâtir un texte à partir d’extraits du bouquin  comme si c’était une œuvre originale. Bien entendu, cela fonctionne à condition d’être en cheville avec la personne responsable de cette rubrique, ce qui ne pose aucun problème si votre papier fait la promotion de la pensée féministe. Nous avons nettement le sentiment que cette complicité entre Le Devoir et Sisyphe est devenue naturelle avec le temps. Malheureusement, la conséquence de cette union est évidente, ce qui a déjà été un grand journal d’idée n’est plus qu’un feuillet pastoral de la Gazette des femmes ; il serait temps que Karl Péladeau en soit avisé avant que tous les hommes qui se respectent mettent fin à leur abonnement.

Mais revenons à  notre «analyse sociologique». Il est manifeste que son objet  principal est  d’établir que les hommes sont les responsables  de la violence et les femmes les victimes  Nous avons mis ente guillemets les extraits de cet article que nous voulons commenter.

- A-- Introduction

«Depuis le début de l'année, les tueries sanglantes se succèdent à un rythme croissant dans le monde. On tente d'expliquer ces terribles drames par les échecs professionnels ou sentimentaux de même que par la folie présumée de leurs auteurs. On envisage également un lien entre ces tueries et la disponibilité des armes à feu, des films et des jeux vidéo violents.»

Commentaires

Cette introduction est totalement tendancieuse.  Dulong  et Poulin confondent sciemment tueries de masse, tueries en série et drames conjugaux  et ne font état que de certains facteurs exogènes pour expliquer les gestes mais, surtout, ils font de  la masculinité, comme telle, la cause principale de la violence. On comprend aisément que cette «œuvre» soit si vaillamment appuyée par  Sisyphe.

--B- Les auteurs et les victimes

«Cependant, on ne pose que rarement le regard sur les victimes, comme si les cibles des tueurs n'expliquaient guère leurs motivations. En outre, on ignore généralement que la majorité des victimes de ces tueries sont des femmes et des filles, tandis que les tueurs sont des hommes. On l'a constaté dans la couverture médiatique de la fusillade récente d'un lycéen de 17 ans dans un collège allemand qui a tué en majorité des femmes (onze filles pour un garçon dans l'enceinte du collège). Le meurtrier était un consommateur de pornographie violente, mais c'est surtout sa consommation de «jeux vidéo» que les médias ont mise en valeur».

Commentaire

(1) Il est pernicieux de faire croire que les tueries de masse résument à eux seuls  tous les homicides. Il s’agit de cas exceptionnels.

(2) Si l’on considère l’ensemble des homicides ce sont surtout les hommes (les 3/4) qui sont les victimes … d’autres hommes.  Il est donc faux de dire que les femmes soient les principales victimes des homicides.  En effet, l’étude des Geoffrey Li «L'homicide au Canada, 2006 » (Statistique Canada – no 85-002-XIF au catalogue, vol. 27, no 8) révèle que :

Les hommes représentent la majorité des victimes et des auteurs présumés d’homicide

Comme par le passé, les hommes représentaient environ les trois quarts des victimes d’homicide et 9 auteurs présumés sur 10 en 2006.  Les victimes et les auteurs présumés de sexe masculin ont tendance à être plus jeunes que les femmes victimes et auteures présumées. En 2006, l’âge médian des victimes de sexe masculin était de 29,5 ans, comparativement à 35,5 ans pour les femmes victimes. L’âge médian des auteurs présumés d’homicide s’établissait à 24 ans, par rapport à 27 ans pour les auteures présumées.

Statistique Canada publie aussi sur son site la répartition des homicides selon le sexe

Tableau 8 Victimes et auteurs présumés d’homicide, selon le sexe, Canada, 1997 à 2007

Année

Victimes

Auteurs présumés

Sexe masculin

Sexe féminin

Total

Sexe masculin

Sexe féminin

Total

nombre

pourcentage

nombre

pourcentage

nombre

nombre

pourcentage

nombre

pourcentage

nombre

1. Le total des auteurs présumés exclut 1 personne dont la police ignorait le sexe.
2. Le total des auteurs présumés exclut 2 personnes dont la police ignorait le sexe.
Source : Statistique Canada, Centre canadien de la statistique juridique, Enquête sur les homicides.

19971

381

65,0

205

35,0

586

445

85,7

74

14,3

519

1998r

381

68,3

177

31,7

558

475

88,0

65

12,0

540

1999r

365

67,8

173

32,2

538

446

90,3

48

9,7

494

20002

397

72,7

149

27,3

546

423

88,1

57

11,9

480

20012

392

70,9

161

29,1

553

449

87,5

64

12,5

513

20021, r

376

64,6

206

35,4

582

484

89,1

59

10,9

543

2003

391

71,2

158

28,8

549

488

88,7

62

11,3

550

2004r

425

68,1

199

31,9

624

533

89,6

62

10,4

595

2005r

483

72,9

180

27,1

663

583

90,2

63

9,8

646

2006r

444

73,3

162

26,7

606

484

86,9

73

13,1

557

20071

432

72,7

162

27,3

594

474

89,9

53

10,1

527

Moyenne de 1997 à 2006

404

69,5

177

30,5

581

481

88,5

63

11,5

544

Date de modification : 2008-11-27

(3) En faisant ressortir que les tueurs de masse sont en majorité des hommes Dulong et Poulin se dispensent de remarquer que les femmes commettent, en moyenne, 12.5%  des homicides et représentent 33% des victimes, comme le révèle les données  ci-dessus.

(4) Conséquemment, il n’est pas sensé de dire que l’explication de ces meurtres tient essentiellement au sexe des auteurs.  

--C--Les facteurs expliquant les tueries de masse

«Meurtres de masse et crise économique.

(…). On assiste actuellement à une multiplication des tueries de masse. Lorsque les individus constatent que leur situation socioéconomique se détériore ou paraît moins bonne que celle d'autres membres de la société, ils peuvent y déceler une injustice, plus particulièrement pour ceux qui croient que la réussite sociale leur revient de droit. La question se pose alors de savoir qui est le plus susceptible de réagir avec violence lorsque son statut social est menacé. Hommes et travail  Les difficultés professionnelles et le chômage, qui caractérisent une bonne partie des tueurs de masse, affectent particulièrement les hommes pour qui le travail représente un facteur fondamental de leur identité. Aux États-Unis, ce sont surtout les hommes d'origine caucasienne qui provoquent des massacres, peu des hommes des minorités ethniques et nationales et encore moins des femmes. Ces deux derniers groupes sont plutôt des victimes de tueries. Les groupes sociaux les plus opprimés développent des mécanismes individuels et collectifs de défense et des stratégies pour lutter contre les inégalités et les discriminations. Ce n'est pas le cas pour les membres du groupe dominant qui sont moins bien préparés à encaisser les échecs. Quand des hommes, pour qui le travail régulier et bien rémunéré va de soi, perdent leur statut et croient que les groupes discriminés réussissent mieux qu'eux, leur amertume peut se transformer en violence. Ce qui fut le cas de Marc Lépine. Virilité et meurtres de masse Quand un tueur s'attaque aux personnes qui représentent les institutions politiques, la misogynie sexiste n'est jamais loin: «Vous voulez avoir la libération de la femme, vous l'avez: payez pour!», a vociféré Denis Lortie à l'une de ses otages à l'Assemblée nationale du Québec, lors de la tuerie du 8 mai 1984. La violence du meurtrier constitue une mise en valeur de soi-même, une manifestation de sa puissance égotique».

Commentaires

(1) Il est sans doute  vrai que «Les difficultés professionnelles et le chômage, qui caractérisent une bonne partie des tueurs de masse, affectent particulièrement les hommes pour qui le travail représente un facteur fondamental de leur identité ». En d’autres termes, Dulong et Poulin blâment les hommes d’être découragés devant le chômage  qui leur est imposé. Pourtant, depuis des siècles, la société exige qu’ils soient les pourvoyeurs des femmes et enfants et ce, même aujourd’hui, alors qu’un très grand nombre de femmes travaillent à l’extérieur du foyer.

(2) Ces auteurs ne savent pas que les gouvernements ont adopté des lois d’accès à l’égalité en emploi qui justement privilégient  notamment les minorités ethniques et les femmes. Ces lois ne sont pas contestées en période d’essor économique mais faudrait-il se surprendre qu’elles le deviennent en période de récession car le privilège accordé à ces groupes devient alors très apparent ? Cela est dit sous toute réserve que l’on puisse établir que les tueurs de masse blancs tuent majoritairement des membres des communautés culturelles.  Or, il apparaît, plus bas, que cela ne soit pas le cas à tout le moins pour les meurtres en série.

(3) Le référence à  la tuerie de Polytechnique était évidement «un passage obligé» pour tous ceux qui sont reçus par Sisyphe. De toute évidence, certains sont prêts à toutes les bassesses pour être publiés. Dulong et Poulin n’ont pas eu le courage de rappeler que la cause première de cette tuerie a été le fait qu’à l’époque, comme encore aujourd’hui, il y avait un règlement qui faisait en sorte que certains garçons n’étaient pas admis  à Polytechnique pour permettre à des filles de devenir «ingénieures». Lépine était déjà très instable et cette rebuffade a été fatale. Ces auteurs ont préféré ignorer Lortie, cet autre tueur de masse, sans doute parce qu’i n’avait cherché à tuer que des députés et n’avait atteint que deux hommes et une femme avant d’être dissuadé d’aller plus loin par le très courageux sergent d’armes René Jalbert

--D--Les tueurs en série

«Certains tueurs déclarent lutter contre les «fléaux sociaux» qu'ils associent aux prostituées, aux homosexuels, aux féministes (tuerie de l'École polytechnique) ou encore aux groupes ethniques et aux minorités nationales. Ces tueurs s'attaquent à des individus de ces groupes pour les remettre à leur place, pour leur montrer qui doit régner, qui doit se soumettre. Le choix de leurs victimes n'est pas dû au hasard. Les élèves et les étudiants qui décident de tuer leurs collègues, comme cela fut le cas à Columbine en 1999, ont généralement subi des railleries remettant en cause leurs attributs masculins et leur hétérosexualité. Avec leur fusillade, ils affirment radicalement leur virilité. Auparavant, les meurtres à caractère sexuel étaient l'apanage des meurtriers en série. Ce n'est plus le cas. Se sont multipliés récemment les meurtres de masse où un assassin sépare les filles des garçons, libère les garçons, puis viole les filles avant de les tuer. »

Commentaires

(1) Il n’est pas digne d’un vrai chercheur de confondre tueur de masse et tueur en série si ce n’est parce que le tueur de masse ne commet, généralement, qu’un acte qui ne vise pas nécessairement une catégorie particulière d’individus et  à la suite duquel il est tué ou se suicide alors que le tueur en série commet, par définition, plusieurs actes successifs et s’en prend généralement à une catégorie particulière de personnes.

(2) De plus, selon Stéphane Bourgoin, auteur de «Serial killers Enquête sur les tueurs en série». (Stéphane Bourgoin est analyste au Centre International de Sciences Criminelles et Pénales), (voir Internet) les homicides  «ordinaires» sont bien différent des«homicides en série »:

Homicides «ordinaires»

(1991), les 23 438 victimes se répartissent de la manière suivante :
- 78 % des victimes sont des hommes  et 49 % d'entre eux ont entre 20 et 34 ans ;
- 49 % sont de race blanche ;- 49 % sont de race noire ;
- 93 % des victimes de race noire sont tuées par des Noirs ;
- 86 % des victimes de race blanche sont tuées par des Blancs ;
- 85 % des victimes masculines sont tuées par des hommes (toutes races confondues) ;
- 90 % des victimes féminines sont tuées par des hommes (toutes races confondues).

Homicides «en série »

Comme il n'existe pas de statistiques officielles sur les serial killers, c'est en effectuant diverses recherches que j'arrive aux chiffres officieux suivants :
- 65 % des victimes de serial killers sont des femmes ;
- 35 % des victimes de serial killers sont des hommes
(78% pour les autres crimes).
Les meurtres des serial killers sont également interraciaux à 65 %.
Les victimes de serial killers, qu'elles soient masculines ou féminines, se répartissent de la façon suivante :- 89 % sont de race blanche ;- 10 % sont de race noire ;- 1 % pour les autres.

En l'absence de statistiques, pour les meurtres en série, je propose des pourcentages approximatifs qui concernent 1990 :


RACE


MEURTRIERS

(en général)


SERIAL KILLERS


Noirs


57 %


17 %


Blancs


41 %


83 %


Orientaux


0,8 %

 


Indiens


0,5 %

 

 

 Quant au sexe des serial killers comparés à l'ensemble des tueurs, voici ce que donne le tableau :


SEXE


MEURTRIERS

(en général)


SERIAL KILLERS


Hommes


87%


89 %


Femmes


13%


11 %

(3) Manifestement, Dulong et Poulin  sont en croisade et ont peu de respect pour  la réalité puisqu’il n’existe pas de séries statistiques officielles sur les meurtres en série même aux USA.  Comment peuvent-ils prétendre que les blancs visent les minorités  alors qu’en forte majorité il semble que  les blancs tuent les blancs et les noirs tuent les noirs.

(4) Il est vrai qu’il y a moins de tueuses en série que de tueurs. Toutefois, les veuves noires existent bel et bien. Dorothea Punte qui tuait des hommes démunis pour s’approprier leur chèque d’assistance sociale. Aileen Wuornos exécutée en 2002, avait tué des hommes qui  lui étaient complètement étrangers. Katariina Loennquvist l’infirmière, l’ange de la mort, qui en 2007, donnait des surdoses d’insuline à des nourrissons et des déficients mentaux. En 2009, l’Iranienne Mahin qui tuait cinq femmes qui ressemblaient à sa mère.Mais le plus extraordinaire c’est qu’Hollywood ait décerné l'Oscar de la meilleure actrice, en 2004, à Charlize Theron qui, dans le film «Monstre», basé sur une histoire véridique, interprétait le rôle d'une prostituée, lesbienne et tueuse d'hommes en série , «un film touchant» dira la critique.

E-  Les Drames familiaux

«Cependant, la majorité des tueurs de masse s'attaque à des membres de leur propre famille. La séparation et le divorce constituent la toile de fond de ces drames. Aux États-Unis, 74 % des femmes assassinées par leur partenaire le sont après une séparation ou un divorce. Des hommes estiment que leur femme et leurs enfants sont leur propriété. «Vous m'appartenez, donc vous n'appartiendrez à aucun autre», assurent ces hommes qui tuent aussi bien leur partenaire que leurs enfants ou encore que leurs enfants pour punir leur partenaire (comme le cas récent du cardiologue de Piedmont).

Commentaires

Quand les hommes tuent femmes et enfants on dit que c’est parce qu’ils les considèrent comme leur propriété. Quand les femmes tuent leur mari et leurs enfants on dit que c’est parce qu’elles les aiment trop. Le psychiatre expert  a du mal à déclarer qu’un homme peut être en situation de détresse lorsqu’il se sent abandonné par sa femme mais  il n’a aucune hésitation à dire qu’une femme peut se trouver dans une telle situation lorsque son homme la quitte.

5- Conclusion

«Alors, les discours qui installent la violence du côté de la seule psychologie des tueurs («rien ne laissait présager un tel acte de folie», répètent à satiété les médias) et qui, par le fait même, délaissent leurs victimes, se dispensent de s'intéresser aux significations sociales, politiques, sexistes et racistes des violences. Ils refusent de nommer cette violence qui est masculine et, de ce fait, ils l'occultent. Aussi, les meurtres de masse leur apparaissent incompréhensibles.»

Commentaires

Quand on voit les chercheurs Dulong et Poulin analyser la violence dans le cadre de la problématique typiquement féministe on se demande où s’en va la sociologie comme science. Leur analyse a trois objectifs :

--1--- faire ressortir que les auteurs de la violence sont, en majorité, des hommes; 

--2— souligner que cette violence est sexiste et raciste;

--3--  déplorer que l’on ne s’intéresse pas assez aux victimes.

(1) Personne ne conteste que les hommes soient les principaux auteurs de la violence, depuis des siècles. ils pont dû la pratiquer pour bien des raisons mais notamment pour assurer la survie de leur famille. Cela dit cela ne devrait pas dispenser le chercheur de considérer  que, comme les femmes sont aussi violentes, «le genre» ne peut pas tout expliquer.

(2) Les crimes«raciaux», présents surtout aux États-Unis, ne sont pas aussi dominants que le prétendent les auteurs

(3) Dulong et Poulin ignorent qu’au Québec le gouvernement entretient 100 maisons pour femmes violentées ainsi qu’une centaine de maisons de femmes et des campagnes annuelles dites de sensibilisation à un coût qui dépasse le 100 millions $

Par ailleurs, il est inadmissible que Dulong et Poulin ne prolonge leur analyse aux causes  de cette violence – Ils identifient  bien un facteur exogène - la mauvaise conjoncture économique (ils auraient pu ajouter l’accessibilité aux armes à feu, la force dissuasive de la punition (l’emprisonnement) mais ils ne s’intéressent pas  aux facteurs endogènes – ce qui a fait que tel individu soit devenu  un criminel en commettant des actes de violence 

Ces sociologues auraient  certainement intérêt à lire, si Sisyphe le leur permet :

(a)  dans le Journal International de Médecine  d’octobre 1994 : «La plupart des serial killers interrogés par le FBI ont connu dans leur enfance de profondes carences affectives qui les ont conduits à s'isoler totalement de la société et à se plonger dans une intense vie fantasmatique. Plus de la moitié d'entre eux proviennent d'une famille monoparentale et ont été victimes d'abus sexuels pendant leur enfance (… ) Pour Michel Bénézech se fait fort de déduire le milieu familial dans lequel a grandi un meurtrier d'après son comportement : s'il a eu une mère malade mentale, il aura toutes les chances de devenir un tueur psychotique. S'il n'a pas connu son père, il aura plutôt tendance à se transformer en psychopathe. 

(b) quelques extraits de «La violence familiale au Canada : un profil statistique – Stat.Can Le jeudi 11 octobre 2007 »

(i) «Dans l’ensemble, les femmes et les hommes étaient tout aussi susceptibles de déclarer avoir subi de la violence psychologique et de l’exploitation financière (18 % par rapport à 17 %). Cela est vrai pour la plupart des types de violence psychologique, à une seule exception près. Comparativement aux hommes, une plus grande proportion de femmes ont été rabaissées ou se sont fait dire des mots blessants (13 % par rapport à 7 %) en 2004 ».

(ii)  «L'étude a montré que les auteurs d'un homicide ou d'une tentative d'homicide sur le conjoint étaient en majorité des hommes (82 %), comparativement à 18 % qui étaient des femmes. La proportion d'auteurs d'homicide sur le conjoint qui étaient des auteurs récidivistes de violence conjugale était  3,5 fois plus élevée que celle de leurs homologues féminines.  Les hommes étaient également plus susceptibles d'être des auteurs chroniques de violence conjugale. En revanche, pour 9 femmes sur 10 qui ont tué ou tenté de tuer leur mari, l'homicide ou la tentative d'homicide était leur première infraction en matière de violence conjugale signalée à la police au cours de la période de 11 ans.»

(iii)  Près de 4 enfants et jeunes sur 10 (37 %) qui ont été victimes de violence familiale en 2005 ont subi des blessures physiques. Les garçons étaient plus susceptibles que les filles de subir des blessures (44 % par rapport à 33 %). La majorité des homicides dans la famille sur des enfants et des jeunes commis en 2005 l’ont été par les parents (71 %). Les nourrissons de sexe masculin risquaient davantage d’être tués par un membre de la famille que les nourrissons de sexe féminin (40 victimes pour 1 million de nourrissons de sexe masculin, comparativement à 27 victimes pour 1 million de nourrissons de sexe féminin