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Deux illustrations de justice misandre
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Homme d'aujourd'hui |
C’est une des prétentions des groupes masculinistes qu’aujourd’hui les tribunaux ne jugent pas les femmes avec la même sévérité qu’ils démontrent à l’égard des hommes comme si on en était encore à l’époque où, supposément, les femmes étaient de pauvres créatures sans défense et sans droits, entièrement soumises aux diktats masculins. Un demi siècle, d’égalité de droits, de féminisme n’aurait eu aucun effet, apparemment, ni sur les femmes elles-mêmes, ni sur les tribunaux. C’est une chose évidemment de prétendre que les hommes font face à une justice misandre, c’est autre chose de le démontrer concrètement. Or, la lecture des quotidiens nous donne de nombreux exemples de ce phénomène. Comme il n’y a pas de Conseil de la condition masculine, la population n’est pas alertée et les cas se multiplient comme le lecteur peut s’en rendre compte en consultant la chronique « La justice misandre». Le traitement différencié selon le sexe est d’autant plus apparent lorsque les deux personnes ont commis le même crime.
Premier cas. Ils étaient tous les deux ivres au volant - il est condamné, mais pas elle -
Un entrefilet de Richard Hénault dans Le Soleil (23 janvier 2010, p.9) illustre bien la misandrie qui sévit dans nos tribunaux. En effet, pour deux délits identiques qui, par surcroît, ont été commis en même temps, le gars est déclaré coupable mais la fille s’en tire sans une égratignure. «Une chauffarde de 33 ans plaide coupable
Impliqué dans une
collision frontale survenue en janvier 2006, rue de la Faune,
Martin Roy, 33 ans
a
plaidé coupable hier à
l'accusation d'avoir
cause la mort d'une
jeune
femme de 21 ans en conduisant
alors que sa capacité était
affaiblie par l'alcool. À
ce moment, le taux
d'alcoolémie du résidant
de Saint-Émile excédait 0,16,
a indique au juge
Hubert Couture le
procureur de
la Couronne
Me
François Godin. Un peu
plus de deux heures
après l’accident, le taux s'élevait
en fait à 0.19.
Il donc fallu
extrapoler pour en arriver au taux
qu'il avait au moment de l'impact.
Fait très particulier, la conductrice
de la voiture avec laquelle celle de
Roy est entrée en collision
a été également
accusée d'avoir
causé la mort
de sa passagère,
Vanessa Grant, en conduisant
alors que sa capacité était
affaiblie par
l'alcool. En novembre,
le juge
Couture a toutefois exclu de
la preuve le
résultat
prélèvement
sanguin effectué sur
Melissa Bordeleau,
29 ans.
Commentaires Une fille de 21 ans est morte à la suite d’un face à face entre deux autos conduites respectivement par un gars et une fille, tous les deux ivres. C’est alors que l’on constate que la Charte canadienne des droits et libertés est une remarquable invention de nos juristes qui permet aux juges de proclamer, dans une même décision, tout et son contraire selon le sexe de l’accusé. D’une part, elle protège la conductrice contre les soupçons de la police quant à son état d’ivresse et elle exclut de la preuve le résultat de son prélèvement sanguin. D’autre part, elle transforme les soupçons de la même police en doutes raisonnables en ce qui concerne l’ivresse du conducteur et permet même à cette dernière «d’extrapoler son au taux d’alcoolémie au moment de l'impact», Il est vrai que le gars en question n’avait pas eu, apparemment, dans le passé, un comportement qui incitait à la clémence mais ce comportement n’était pas pertinent dans cette affaire car, ce qui était alors en cause, c’était un accident ayant causé la mort et pour lequel les deux chauffards devaient être jugés sur le même pied. Il est remarquable que le journaliste ait eu le courage de s’étonner de cette discrimination dont l’homme était victime mais on pourrait souhaiter que son avocat ait le courage de faire appel du jugement en l’invoquant. Pour une fois que la Charte servirait aussi aux hommes.
Deuxième cas. La mère, sa fillette de 3 ans et son conjoint (pas le père bio) couchaient dans le même lit – il est condamné mais pas elle. Un court article d’Éric Thibault dans le Journal de Québec (20 janvier 2010 p.15) nous rapporte un autre de ces trop nombreux actes d’agressions sexuelle commis par des adultes sur des enfants. «Infectée par la Chlamydia La Cour d'appel maintient le verdict de culpabilité rendu contre un homme de la région Trois-Rivières qui a agressé sexuellement la fillette de sa conjointe, infectant celle-ci avec la chlamydia à l'âge de trois ans et 10 mois. Les juges Louis Rochette, Marc Beauregard et Nicholas Kasirer confirment aussi l'acquittement prononcé contre la mère de la victime, qui, comme son conjoint, était accusée d'agression sexuelle, d'attouchements sexuels sur une mineure et de corruption d'une enfant. (…) L'enfant, dont le comportement était hypersexualisé pour son âge, a été témoin d'ébats sexuels du couple, qui dormait nu avec elle. La mère tôlerait aussi que le père prenne son bain avec sa fille. La mère, acquittée «Malgré son «laxisme» - la juge du procès avait qualifié «d'invraisemblable» le témoignage de la mère qui prétendait n'avoir «jamais pensé» que sa fille était abusée sexuellement - la mère a été acquittée, puisque les dénonciations de sa fille étaient « imprécises» quant à sa participation aux crimes commis par son conjoint » Condamné à 10 mois de prison et à une probation de deux ans, l'homme de 32 ans avait argué que « le tribunal de première instance avait conclu à sa culpabilité en accordant «trop de poids aux verbalisations de l'enfant, lors du procès du coupler, tenu en 2007» et que «les tests de dépistage de la chlamydia qu'il a subis à la demande de la DPJ - peu après que l'enfant eut été confiée à une famille e d'accueil- se sont révélés négatifs (…)
«Des
arguments que la Cour d'appel a
rejetés en bloc, en rappelant que le verdict était basé
sur plusieurs verbalisations Commentaire Que l’on puisse excuser une mère d’avoir laissé un homme agresser son enfant dépasse tout entendement. Le motif que la fillette de 3 ans avait été imprécise quant à sa participation aux actes d’agression est tout simplement une insulte à l’intelligence. À ce que nous sachions celui qui tient le sac est aussi coupable de vol que celui qui a mis le fric dedans. Il est tout aussi remarquable que l’homme puisse être condamné pour transmis une infection alors que les tests prouvaient qu’il n’était pas infecté lui-même. La science doit être muette devant la foi comme dans le temps de Galilée.
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