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Elles disent n’importe quoi Régine Laurent, Julie Drolet, Diane Ippersiel, Sylvie Beauchamp, Line Beauchamp, Isabelle Porter et Josée Boileau |
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Homme d'aujourd'hui
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Les femmes sont de plus en plus présentes dans l’actualité à cause des fonctions publiques qu’elles exercent en plus grand nombre. Évidement, elles en ont parfaitement le droit d’autant plus qu’elles sont censées apporter une dimension nouvelle à la vie sociale, économique et politique. Pourtant, certains exemples récents ne témoignent pas d’un véritable enrichissement. Or, tandis que nos chroniqueurs et éditorialistes rabrouent rapidement les hommes qui s’égarent – comme dans le cas des artisans de la fameuse radio poubelle- ils semblent incapables de voir dans les propos de certaines d’entre elles des analogies fulgurantes avec ceux des Fillion et Arthur.
-1- Régine Laurent Présidente de la FIQ « Devant ses membres réunis en conseil fédéral extraordinaire, la présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), Régine Laurent, a directement interpellé le premier ministre, Jean Charest, et le ministre de la Santé, Yves Bolduc, ne mâchant pas ses mots. «J'en suis à me demander si vous [Charest et Bolduc] seriez aussi insensibles à I’ égard des infirmières, des infirmières auxiliaires et des inhalothérapeutes si leur organisation, la FIQ, était cotée en Bourse. J'en suis à me demander si vous seriez aussi insensibles à notre égard si nous avions contribué au financement du Parti libéral du Québec» avait alors lâché Mme. Laurent, sous les applaudissements nourris des syndiques. » (Le Soleil 30 mars 2010, p. 8) Note Mme Laurent est cette personne qui a quitté la table des négociations parce qu’elle était outrée de ce que le gouvernement ait osé remettre en cause certains des acquis (les heures supplémentaires et les congés de maladie) comme si les négociations dans le secteur public ne pouvaient que porter sur des améliorations de conditions de travail, même dans une situation de grave crise financière. Les insinuations de Mme Laurent ne sont pas différentes de celles que proférait l’animateur mentionné plus haut. Elle a utilisé un langage tout à fait inapproprié de la part d’un chef syndical. Elle a fait de la même petite politique qu’elle est la première à reprocher aux élus. Son syndicat devrait la mettre au repos.
-2- Julie Drolet, chef d’antenne à Radio-Canada de Québec Dans un rapport de six pages rendu public vendredi, Julie Miville-Dechêne conclut qu'un segment de l'émission Retour sur le monde, diffusée le 23 février n'a pas respecté les Normes et pratiques journalistiques de la société d'État. L'ombudsman donne suite a la plainte d'un auditeur qui s'est notamment demande si le traitement aurait été le même dans le cas de l’agression d’une femme. Julie Drolet, est venue présenter les manchettes du bulletin à l'émission Retour sur le monde. Deux autres personnes se trouvaient alors en studio: l'animatrice Diane Martin et la journaliste culturelle Anne-Josée Cameron. Prétendant emprunter les mots de Kevin Parent, Mme Drolet a alors dit que Ie chanteur avait « mangé une volée Ie soir du carnaval. Tout à coup, çà a fait pif paf; y s'est retrouvé écrasé à terre, une dizaine de gars autour de lui», a-t-elie raconté, au travers des éclats de rire en studio. Julie Miville-Dechene estime que les 40 premières secondes manquent d'équité envers Kevin Parent, en raison des rires en studio, du ton et de la façon de rapporter l'agression. L'ombudsman souligne que Ie chanteur n’a jamais dit avoir «mangé une volée », ni «çà a fait pip paf» durant sa conférence de presse. Il a plutôt dit :"Plusieurs coups de poing et coups de pied portés à la tète, au cou et au corps ont été livrés pendant que mes collègues criaient et essayaient en vain de les retenir, de les retirer de sur moi" » L'ombudsman dit aussi ressentir «un malaise » en entendant la description imagée de l'agression et les rires en studio. « Car, après tout, le chanteur souffrait peut-être encore des séquelles de sa commotion cérébrale. Cela pouvait peut-être expliquer sa "performance" maladroite en conférence de presse», plaide Mme Miville-Dechene. Avec le recul, Julie Drolet s'est dite « désolée » de l'impression qu'a pu laisser son intervention, « car, dit-elle, ce n'était pas du tout son intention de se moquer de Kevin Parent », et qu'elle n'aurait pas tenté d'imiter son style si elle avait cru que ce serait mal interprété. Quant a elle, l'animatrice Diane Martin croit qu'elle aurait du intervenir puisqu' elle connaissait justement quelqu'un ayant souffert d'une commotion cérébrale et qui a mis beaucoup de temps à s'en remettre. Julie Miville-Dechêne conclut que « le segment de l'émission pouvait donner l'impression qu'on banalisait l'agression dont le chanteur a été victime, même si ce n'était pas l'intention des journalistes présentes en studio». (Le Journal de Québec 1 er avril 2010, p.54) Note Le poste de chef d’antenne exige un comportement irréprochable de la part de celui qui l’occupe. La crédibilité du service de l’information repose largement sur ses épaules. Les hommes qui ont jadis occupé ce poste, les Jean-Paul Nolet, Henri Bergeron, Bernard Derome, avant que les médias ne se lancent dans une féminisation tous azimuts, ne commettaient pas des stupidités semblables. Ils ne se seraient jamais moqués d’une Marjo agressée sur la rue. Nous attendons toujours la sanction imposée à la chef d’antenne de la part de la directrice de la station de Québec. Elle ne devrait pas tarder à moins qu’un blâme de la part de l’ombudsman n’ait aucune importance.
-3- Diane Ippersiel, Présidente du comité d'action Femmes d'initiatives «Les banques prêtent moins aux femmes Quand on jette un regard sur les cinquante dernières années, les femmes ont accompli des pas de géant pour prendre une part active au développement du milieu des affaires, mais force est de constater que, même en 2010, iI reste des progrès à faire. C'est du moins l'un des constats que dresse le comité d'action Femmes d'initiatives de la Chambre de commerce de Québec qui dévoilait, hier, son plan d'action 2009-2014. À l'heure actuelle, on dénombre 1 300 femmes membres de la Chambre de commerce de Québec sur un total de 4 200 membres. Nombre d'entre elles exercent une profession libérale. « C'est très bien si on compare à il y a cinq ans il y avait 700 membres féminins », a affirmé hier, la présidente du comité Femmes d'initiatives, Mme Diane Ippersiel. Encore aujourd'hui, il semblerait que la recherche de financement soit souvent considérée comme un obstacle par les femmes qui désirent se lancer en affaires. « On voudrait savoir pourquoi les banques sont plus frileuses à prêter de l'argent aux femmes. Est-ce parce qu'elles sont moins nombreuses à choisir des secteurs ·comme celui des hautes technologies? Nous allons essayer de vérifier ca », a poursuivi Mm. Ippersiel. Effectivement, les femmes sont plus présentes dans Ie secteur tertiaire. On les voit beaucoup dans l'esthétisme, la massothérapie, les assurances, etc., cite la présidente du comité mais pas assez dans des secteurs plus traditionnels comme le domaine manufacturier. Pour mieux comprendre leurs besoins et les encourager à jouer un plus grand rôle, le comité a développé un plan d'action qui s'échelonnera jusqu'en 2014.Ce plan d'action vise à faire la promotion de l'entrepreneuriat chez les femmes et à faciliter l'accès au financement. On souhaite également encourager les femmes à passer du statut de travailleuse autonome à celui d'entrepreneur. Évidemment, le défi que pose la conciliation travail-famille demeure toujours un enjeu. (LE JOURNAL DE QUÉBEC, 24 MARS 2010 p.54) Note On comprend que les nombreuses avocates et comptables sont maintenant considérées comme des femmes d’affaires ce qui a sans doute permis l’élection de Liliane Laverdière à la présidence de la Chambre. Celle-ci n’a rien eu de plus pressé que de former un comité de femmes pour faire entrer d’autres femmes. Et les hommes ont regardé passer le train. Naturellement, même en affaires, les femmes sont encore des victimes de discrimination; les banques prêtent moins aux femmes. Étonnamment, elles se plaignent mais elles expliquent du même souffle les raisons de la différence de traitement, comme si la jonction ne se faisait pas entre le constat et la conclusion. Les banques prêtent moins aux femmes tout simplement parce qu’elles sont moins nombreuses au total, parce qu’elles se concentrent dans les mêmes secteurs ce qui doit réduire la rentabilité des entreprises et parce qu’elles consacrent moins d’heures à leur commerce (à cause des tâches familiales—«le sempiternel travail-famille»). Le plus fascinant c’est que l’on trouve les mêmes explications à l’écart de salaire entre les femmes et les hommes. Cela n’a empêché les gouvernements socio-démocrates (de Landry et Charest) d’adopter la Loi sur l’équité salariale pour assurer aux femmes le même salaire que les hommes même si elles travaillent moins d’heures, dans des emplois moins sollicités etc...
-4- Sylvie Beauchamp, Présidente de l’Université du Québec «Le Québec prendrait un grand risque en adoptant les mesures suggérées dans le Pacte pour le financement des universités, prévient la présidente de l'Université du Québec. Sylvie Beauchamp rejette les propositions avancées par Lucien Bouchard et d'anciens recteurs, jugées trop hasardeuses, et propose plutôt de réclamer un coup de pouce financier des entreprises. À la fin février, une quinzaine de politiciens à la retraite, d'anciens recteurs et d'ex-leaders du mouvement étudiant ont présenté leurs solutions au sous-financement des universités québécoises. Au menu: un dégel massif des droits de scolarité pour rattraper la moyenne canadienne d’ici 2012 et des factures à géométrie variable selon les établissements. Même si Mme Beauchamp estime que «le gel des droits de scolarité est à peu près intenable» elle estime néanmoins que ce pacte est «très risqué» et ce à plusieurs niveaux a-t-elle affirmé au cours d'une entrevue éditoriale. Il est tout d’abord «imprudent » d’espérer atteindre la moyenne canadienne des droits de scolarité en trois petites années, ce qui risquerait de restreindre l’accès à l’université. Ce rattrapage correspondrait à une augmentation allant de 2 000$ de 10 000 $ par année sur trois ans, selon le domaine d’études. Mme Beauchamp estime qu'il est plus réaliste de viser un rattrapage des droits de scolarité .Si la facture n'avait subi aucun gel», depuis les années 70, les droits scolarité au Québec s'élèveraient à environ 3,500 $ par année, évalue-t-elle. La présidente de l'UQ refuse par ailleurs de confier aux universités, plutôt qu'au ministère de l'Éducation, le pouvoir de fixer les droits de scolarité. «Si on donne la responsabilité aux universités, c'est clair qu'on va créer deux catégories d'universités, parce que des parents vont être capables de payer des droits de scolarité beaucoup plus élevés que d'autres.» Mme Beauchamp affirme par ailleurs qu'il serait «extrêmement risqué» de confier aux universités la responsabilité de redistribuer aux étudiants 30% des revenus supplémentaires découlant de l'augmentation des droits de scolarité, comme prévu dans le Pacte. «Qui va assurer l'équité là dedans? Est-ce que ce seront des bourses d'excellence ou des bourses selon les besoins financiers? Cela semble important. Il faut que les prêts et bourses continuent d'assurer l'équité», affirme Mme Beauchamp. La présidente de l'UQ estime aussi que les entreprises doivent être «mises à contribution». «Les employeurs ont aussi une responsabilité en termes de financement, puisqu'ils bénéficient de la qualité des diplômes», affirme-t-elle. Une partie des sommes que les entreprises doivent consacrer a la formation de leurs employés pourrait notamment être investie dans le réseau de l'Éducation, avance-telle en guise d'exemple. (Le Soleil, 24 mars 2010 p. 17) Note Alors que tous les dirigeants des universités se plaignent du sous-financement de celles-ci, comment pouvons-nous justifier que le Québec n’exige pas des frais de scolarité qui situent dans la moyenne canadienne ? Les frais de scolarité sont en moyenne au Québec de 2 272$ - Au Canada, les étudiants ont payé en moyenne 4 917 $ en frais de scolarité en 2009-2010, comparativement à 4 747 $ en 2008-2009 1. Les faire doubler en trois ans apparaît comme un minimum. Il faut dire que les frais de l’UQAM sont plus bas que les autres. Mme Beauchamp ne veut pas non plus devoir choisir entre des bourses d’excellence et des bourses de soutien financier. Mais depuis quand est-ce que l’on accorde à l’université des bourses d’études en fonction des besoins financiers de l’étudiant? Décidément, la gaugauche a réussi à pervertir même le régime académique. Il est outrageant de lire que quelqu’un d’un milieu modeste ne peut pas réussir sur le plan académique aussi bien que quelqu’un provenant d’un milieu aisé. Il y a des générations de Québécois qui ont fait mentir cette conception sectaire. Enfin, la Présidente voudrait que les entreprises divertissent vers les universités une partie des sommes qu’elles consacrent à la formation de leurs employés. Quand on prend connaissance de la nature des sessions de formation que certains ministères réservent à leurs employés on serait presque d’accord, mais les entreprises sont généralement, avec raison, plus exigeantes quant à la rentabilité attendue. Il est ridicule de les forcer à assumer un rôle social qui relève du gouvernement alors que la concurrence les oblige à faire des miracles quotidiens pour survivre. C’est ainsi que plusieurs d’entre elles accordent des bourses d’études à d’excellents étudiants dans leurs secteurs d’activités en espérant les recruter à la fin de leurs études. Il y en a même qui donnent des bourses uniquement aux filles comme si elles ne pouvaient pas entrer en compétition avec les garçons. Il est malheureux que Mme Beauchamp n’ait pas accédé à ce poste après avoir réussi une carrière universitaire, elle aurait mieux compris l’importance pour les universités de ne pas devenir des antichambres des entreprises, la liberté académique c’est, d’abord, la rigueur scientifique. Il faut croire que son passage au ministère de l’Éducation lui aura été profitable. Ce ministère, comme le gouvernement, considère que l’Université du Québec est un organisme gouvernemental et, comme tel, peut servir à y loger des anciens fonctionnaires.2
-5- Line Beauchamp, ministre du Développement durable de L’Environnement et des Parcs «On ne s'était pas trompé» «La décision du gouvernement canadien de suivre Washington en matière d'efficacité énergétique des véhicules réjouit la ministre québécoise de l'Environnement, Line Beauchamp, qui y voit un gain significatif pour le Québec. « C'est un jour de victoire pour le Québec », a lancé hier la ministre a l'Assemblée nationale, peu de temps après que son homologue fédéral, Jim Prentice, eut annoncé que le Canada suivrait les mêmes règles d'efficacité énergétique que les États-Unis portant sur la limitation des émissions de GES des véhicules. Les constructeurs automobiles devront ainsi limiter les émissions moyennes de leurs .voitures et camionnettes à 153g de C02 par kilomètre parcouru pour 2016, c’est-à-dire, l'équivalent d'une consommation de 6,6 litres aux 100km. Pour ceux qui n’y parviendraient pas, l'achat d'un crédit démission auprès du gouvernement sera requis. Il faut rappeler que Québec a adopté un règlement, en vigueur depuis Janvier, qui oblige les constructeurs d'automobiles, d’ici à 2015 (…). Les récalcitrants s'exposent à des amendes rétroactives pouvant aller jusqu'a 5 000$. Cette politique avait été vertement dénigrée par le gouvernement Harper, il y a à peine deux mois. Le ministre Prentice avait alors déclaré que l'approche Québécoise en matière d'efficacité énergétique des véhicules était l'un des plus flagrants exemples de la sottise d'essayer d'agir seul dans une économie intégrée ».. Selon la ministre Beauchamp, Ie Québec peut se vanter d'avoir assumé un leadership payant dans ce dossier, en s'associant à 15 États américains, puisque Ie Canada décide finalement de suivre. « Ce n'était pas une sottise, ce n'était pas une folie, on ne s'était pas trompé», a-t-elle souligne hier, non sans un brin de fierté. La ministre s'est d'ailleurs défendue d'avoir fait cavalier seul dans ce dossier. « On a toujours su qu'on ne pouvait pas bouger seul. Ce n'est pas vrai, qu'avec 2 % des ventes de véhicules automobiles, que le Québec pourrait vraiment influencer les constructeurs automobiles. C'est pour ça qu'on a adhère au club select des États », a-t-elle insisté. Le Québec a fait bouger le gouvernement fédéral, a renchéri Line Beauchamp, et on risque de vivre le même phénomène avec le marché du carbone qui, lorsqu'il sera en place, réussira à séduire Ottawa et Washington. (Le Journal de Québec 2 avril 2010 p.20) Note Mme Beauchamp a la gloriole facile. Rappelons quelques faits : (1) Communiqué de presse Montréal, le 29 décembre 2009. – «La ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, Mme Line Beauchamp, a annoncé aujourd’hui la mise en vigueur, à la mi-janvier, du Règlement sur les émissions de gaz à effet de serre des véhicules automobiles, dont les normes équivalent à celles qui sont en vigueur en Californie. Le Québec devient ainsi la première province canadienne à mettre en vigueur les normes les plus sévères en Amérique du Nord. La démarche du gouvernement québécois s’inscrit dans un mouvement amorcé en Amérique du Nord et dans le cadre duquel une quinzaine d’États, dont la majorité des États du Nord-Est américain voisins du Québec, ont emboîté le pas à la Californie. Le gouvernement américain a également annoncé son intention d’adopter des normes équivalentes à celles de la Californie en 2012.»-- En somme, le Québec ne faisait que s’allier à des États voisins, une alliance qui aurait été sans conséquence réelle sans la garantie que le gouvernement fédéral américain allait aussi suivre l’exemple californien. En somme, le gouvernement Charest a tout simplement pris de vitesse le gouvernement fédéral, d’où la mauvaise humeur de ce dernier fort compréhensible, car il aurait plus convenable de se concerter ici avant de traverser les frontières dans un domaine de juridiction partagée. (2)La norme convenue entre les gouvernements canadien et américain est significativement inférieure à celle à celle que le gouvernement Charest avait adoptée en janvier : le seuil d'émission a été fixé à 250 grammes par mille en 2016, soit environ 156 g du kilomètre, une norme moins sévère que celle de 127 g adoptée par le Québec cet hiver. De plus la date d’entrée en vigueur est 2016, un an plus tard que la date retenue par Québec au départ. (http://www.canoe.com/infos/environnement /archives/2010/04/ 20100401-134400.html. Bref, un « stunt publicitaire», de la part d’une ministre en mal de visibilité et de la part d’un gouvernement en mal d’une mesure de diversion.
-6- Isabelle Porter, journaliste et Josée Boileau, et directrice du Devoir «Labaume songe à des recours « Affirmant qu'il doit « laver son honneur »; le maire Regis Labeaume songe à intenter un recours contre Le Devoir et la journaliste Isabelle Porter pour un article publié pendant la dernière campagne électorale municipale. « On a mis mon intégrité en doute tous les jours depuis l'élection, j'y pense et je l'ai sur Ie cœur. Çà nous a fait très mal, et maintenant que c'est public, il faut que je décide ce que je vais faire, mais cela ne se fait pas, a expliqué le maire hier. Je n'ai pas bougé, je n'ai pas intenté de poursuite ni rien parce que c'était la fille d'un de mes grands amis. Maintenant, il faut que je règle ca. Comment je vais le faire, je ne le sais pas, mais je dois laver mon honneur et je ne pourrai jamais accepter ce qui s'est passe pendant la campagne.». M. Labeaume a rabroué Mme Porter devant public à quelques reprises, ces dernières semaines, dont lundi, lors de la conférence de presse où il a annoncé la résiliation du contrat avec Clotaire Rapaille. Il affirme qu'il a «ravalé» pendant la campagne, parce que c'était la fille d'un de mes grands amis, mais il y a des limites. Ça ne se peut plus. Je suis le premier magistrat de la Ville de Québec et les gens doivent être surs de mon intégrité. Elle l'a mise faussement, mensongèrement en doute. » Dans l'article publié le 22 octobre, Mme Porter rapportait que « des dirigeants de firmes d'ingénieurs Dessau et BPR, qui sont associées au scandale des compteurs d'eau à Montréal, ont contribué de façon importante au financement de l'Équipe Labeaume l'an dernier. » Au cabinet de M.Labeaume, son attaché de presse, Paul-Christian Nolin, affirme qu'un lien était tracé entre les contributions de ces entreprises et les contrats accordés par la Ville et BPR et Dessau. « Mais ce ne sont pas des contrats accordés par le maire et cela n'a rien à voir avec lui », dit-il. Au Devoir, la rédactrice en chef, Josée Boileau, s'étonne de ne pas avoir eu écho avant de la colère du maire par rapport à cet article. « Je viens de raccrocher avec Ie maire Labeaume, et jamais auparavant il n'avait joint Le Devoir pour exiger un rectificatif. Nous ne l'avons su que lundi », dit-elle, digérant plutôt mal « les insinuations de M. Labeaume sur la qualité du travail de Mme.Porter. Il y va de façon très paternaliste alors que ce n'est pas lui qui emploie Mme Porter, mais bien Le Devoir; et nous réitérons notre confiance en Mme Porter. » Mme. Boileau ajoute que « si les amitiés de M. Labeaume l'inquiètent, c'était à lui de réfléchir avant de se lancer en politique. Si l'article pose problème a-t-elle dit, tous les recours sont ouverts et qu’il arrête de mélanger la vie personnelle et vie professionnelle. (Le Journal de Québec 2avril 2010 p.5) Note Quand une journaliste du fameux journal Le Devoir rapporte qu’une entreprise qui a vendu à une municipalité des compteurs d'eau à un prix scandaleux (donc, sous-entendu, a soudoyé le maire en place) a aussi contribué à la campagne électorale d’un candidat à la mairie d'une autre ville, elle insinue que celui-ci va aussi être soudoyé. Culpabilité par association. C’est le genre d’informations et d'insinuations que Jeff Fillion et André Arthur affectionnaient. Toutefois, ces pratiques ont été tellement critiquées par les milieux pensants qu’ils en ont perdu leur micro. C’est aussi avec un très grand étonnement que nous voyons la directrice du fameux Devoir donner la réplique favorite de ces deux bonhommes, quand on leur faisait remarquer qu'ils brisaient des réputations sans que les victimes aient subi un vrai procès : « Poursuivez si vous n’êtes pas satisfaits », disaient-ils. Pourtant, nos braves chroniqueurs et éditorialistes n'avaient-ils pas, à l’époque, qualifié une telle attitude d’irresponsable. Comment expliquer qu'aucun d'entre eux n'ait manifesté la même rigueur morale à l'égard de Mme Porter ?
Addendum 20 avril 2010 7- Nathalie Normandeau, la Vice-première ministre, et Kathleen Weil, ministre de la Justice 3 Ces dames se sont illustrées dans la saga des révélations de Me Marc Bellemare concernant le processus de nomination des juges et qui a abouti à la création d'une commission d'enquête présidée par une autre juge (Michel Bastarache, un ex de la Cour suprême). Cette commission était la seule porte de sortie qui restait à Jean Charest tellement ses charmantes ministres n'en finissaient plus de se contredire. À l'émission de Paul Arcand Mme Normandeau laisse entendre que c'est le Conseil des ministres qui choisit en bout de ligne les juges ce que confirme, peu de temps après, Sarah Pilote-Henri l'attachée de presse de la ministre Weil. Elle déclare que le Conseil des ministres a accès aux listes des comités de sélection, puis elle change de version et raconte que seule la ministre de la Justice a accès à la liste mais qu'elle consulte le Premier ministre «avant que çà se rende au Conseil des ministres». Rapidement, Jean Charest désavoue Normandeau et l'attachée de presse de la ministre Weil qui, comme par hasard, se faisait aussi rare que le gazon en hiver, préférant laisser son employée se planter; c'est comme çà quand on a de la classe on ne se mêle pas de ces querelles de taverne. N'empêche que le juge Bastarache va avoir de la misère à ne pas dénoncer le roi des menteurs parce qu'il faut être né de la dernière pluie pour croire que les gouvernements ne composent pas les comités de sélection avec des sympathisants politiques et que ces derniers, à leur tour, ne nomment pas des avocats qui ont contribué d'une manière ou d'une autre aux activités du parti au pouvoir. Charest qui croyait pourvoir échapper à la vindicte populaire en se cachant derrière les femmes ministres qu'il avait nommées en quantité égale doit bien se rendre compte qu'il avait omis de considérer un tout petit critère, la compétence. 8- Addendum 23 avril 2010, (Le Soleil p.87) Dominique Vien, ministre des Services gouvernementaux Son cousin qui voulait faire réparer un barrage situé sur le club nautique dont il était président, s'est fait demander à trois reprises, par un adjoint de la ministre dans son bureau de comté, de participer à un activité de financement du Parti libéral du Québec. En guise de réponse la brillante ministre a déclaré; les règles de financement des partis politiques sont connues et claires - connues par son personnel politique Le travail que nous faisons en dans les comtés est sérieux et nous le faisons avec coeur et dévouement Et c'est la même chose pour l'ensemble du personnel qui travaille pour nous ». De toute évidence, Jean Charest n'a consulté personne avant de nommer Dominique Vien pas plus que ses autres «paritaires». ___ (1)http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/education/200910/20/01-913106-universites-le-quebec-a-les-frais-de-scolarite-les-moins-eleves.php --- ( Voir : http://www.mef.qc.ca/financement universites_non_d ) (2)Mme Beauchamp a été nommé Présidente de l’Université du Québec en 2009. Titulaire d'un baccalauréat en sciences politiques et d'une maîtrise en sociologie de l'Université de Montréal, Sylvie Beauchamp a commencé sa carrière au Centre de sondage de l'Université de Montréal avant de joindre la firme Sondagex en tant que présidente. Par la suite, elle a occupé divers postes au sein de l'École nationale d'administration publique dont ceux de directrice des ressources humaines et secrétaire générale, directrice générale par intérim et directrice de l'administration et secrétaire générale. De 2002 à 2007, elle a œuvré en tant que conseillère du sous-ministre au ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport. De 2007 à 2008, elle a été vice-principale adjointe aux affaires publiques de l'Université McGill. Depuis 2008, elle était directrice de l'administration et des finances à l'Institut national de la recherche scientifique. (3) Le Soleil17 avril 2010 p. 7 |