Enfin, on a trouvé  une façon d’utiliser les services des policières…en féminisant davantage les écoles

 

HOMME

D'AUJOURD'HUI

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La journaliste Dominique Hardy  (page 8)

 «La présence de policiers dans les écoles secondaires de Québec fait la différence notamment au plan de I’intimidation ou les risques de récidives sont faibles. Quelque 13 policiers du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) sont présents dans 28 écoles secondaires de leur territoire depuis une dizaine d'années. Un travail de terrain qui fait la différence, selon Geneviève Biveau, affectée à la polyvalente de L'Ancienne-Lorette, qui a accueilli Ie Journal hier matin. « Je n'ai pas de statistiques pour clairement vous le démontrer, mais pour l'intimidation et la drogue, il y a une diminution de la criminalité, signale la policière en poste à cette école depuis prés de deux ans. Les jeunes sont arrêtes pour leurs délits. » (…) Les policiers en poste dans les écoles  ont le même rôle que leurs collègues  patrouilleurs. « Je déteste entendre l'expression  «policier bonbon », lance le coordonnateur  de l'unité jeunesse et commandant  de l'arrondissement Charlesbourg-  Beauport, l'inspecteur Rejean  Pleau. « Nous sommes là pour appliquer la loi. »

 Commentaire

On pourrait aussi envoyer des policières dans les  CPE  et autres garderies parce que, comme chacun sait,  l’intimidation par les garçons çà commence très tôt. On voit bien ici sur la photo que la policière domine magnifiquement les deux ados.  Un  rêve féministe devenu réalité. 

Comment en sommes-nous rendus là ? Pourtant, il y a de çà plusieurs lustres nous avons complété nos études primaires et secondaires sans jamais voir de policiers dans l’école. Nous avions la tranquillité sans être embrigadé dans un système de délation, comme dans les régimes soviétiques.  Chaque enfant se faisait des amis et, en tout cas dans les écoles de gars, s’il y avait émulation et, parfois, intimidation et échauffourées, les écarts sérieux  étaient rapidement  punis de manière complémentaire par les professeurs et les parents. Il semble que ce modèle soit encore en vigueur dans les écoles privées qui, sauf erreur, n’ont pas de policières ou policiers et dont certaines ont une clientèle unisexe.

Mais que s’est-il donc passé, entretemps, pour que ces méthodes soient tombées en désuétude ? Pas compliqué à comprendre.

 1)  Une révolution tranquille axée sur la libération de l’enfant, de la femme, de la société québécoise.    

Les années 1960-1970,  nourries par la prospérité des années de l’après guerre, laquelle avait été engendrée par le conservatisme dominant lequel avait répondu à l’insécurité qui régnait  depuis la grande récession, ont fait croire aux individus qu’Il n’y avait plus de limite aux aspirations, au bien-être absolu. L’État allait être le grand architecte de ce bonheur du berceau à la tombe, il ne peut pas faire faillite. Nous entrons dans l’ère des droits sociaux, de la social-démocratie,  les obligations et les responsabilités individuelles sont disparues.          

--Parallèlement, la psychologie du jour apprend  aux nouveaux parents qu’ils doivent laisser les enfants s’exprimer sans contrainte. Le châtiment corporel devient un crime, le parent est l’ami de l’enfant qui est encouragé à le tutoyer.  

---De même, les femmes, qui sont entrées en masse sur le marché du travail et, en conséquence, votent et ont des droits sociaux et économiques égaux aux hommes, doivent, selon le mouvement féministe, aussi libérer des contraintes imposées par la famille traditionnelle : résultat,  divorce, contraception, avortement  et procréation à la volonté de la femme.

---La société québécoise se sent d’attaque pour devenir indépendante  et  cherche à développer son  État «provincial» comme s’il était national.  Devant le refus d’une partie de l’électorat de concrétiser cette ambition les partis politiques deviennent  alors des marionnettes aux mains des groupes de pression  qui marchandent leur support électoral en échange de privilèges de toutes sortes. Le mouvement féministe  est, avec les traditionnels lobbies du  «patronat» et des syndicats,  l’un de ces groupes qui bénéficie le plus du racolage électoral. Il exerce son influence sur l’ensemble de cet appareil étatique d'autant plus aisément  qu'il  est institutionnalisé dans cet appareil et qu'il n'a aucun groupe opposé pour forcer le gouvernement à pratiquer un certain arbitrage et  à intervenir de manière équilibrée .   

 

(2)   La réforme dans le domaine spécifique de l’instruction publique

La Commission Parent (1963-64) a fait instaurer la mixité dans les écoles primaires et secondaires publiques «pour relever le niveau  des écoles de filles». Le ministère de l’Éducation a ensuite prolongé ce concept idiot jusque dans la pratique des sports. Bien entendu, les gars doivent être respectueux des filles et leur donner le ballon pour qu’elles s’amusent elles aussi; une œuvre remarquable de féminisation jamais dénoncée. Cela n’a pas empêché le MEQ d’inventer un programme de bourses d’études exclusif aux filles (Chapeau les filles») pour qu’elles envahissent les disciplines fréquentées majoritairement par  les garçons et de ne jamais offrir de contrepartie aux garçons.

Dans les classes mixtes, les garçons sont perçus, par les professeures, comme trop remuants, des fauteurs de troubles que l’on doit  assagir au Ritalin. Le même ministère a donc multiplié les campagnes de «sensibilisation» sur la violence avec le slogan « Tolérance zéro», dirigées contre les garçons et associées, comme il se doit, à la violence contre les femmes, à l’intimidation des professeures. Il y a même une ministre de l’Éducation dont la seule sortie dans le secteur du sport – un  autre de des mandats- a porté sur  la violence «dans la ligue junior de hockey», elle qui n’a jamais été foutue de dire un mot d’encouragement aux gars pour qu’ils persévèrent.

-- Les professeures. Pour leur part, les nouvelles professeures, majoritaires dans le système n’ont aucune gêne à  répandre la pensée féministe chez les filles car celle-ci les pousse à développer leur plein potentiel et c'est tout fait légitime .

-- Les professeurs. Par contre, dans ce cadre de plus en plus féminin,  les professeurs n’ont pas de message particulier pour les gars. Ils sont gênés ou incapables de leur dire qu'ils doivent accroître leurs connaissances pour devenir  les leaders de demain (comme on nous le disait dans le temps) sans doute, parce que le mot leader est uniquement masculin. Les gars  se mettent à décrocher en nombre croissant. Bien plus,  sur le plan discipline, les directions d’écoles  accusent  les professeurs soit de brutalité lorsqu‘ils tentent d’imposer une certaine discipline aux garçons soit d’agression sexuelle lorsqu’ils ont le malheur de toucher une partie quelconque du corps des filles.

Bref, tout concourt à ce que les hommes se retirent progressivement  des écoles publiques permettant du même coup une féminisation pratiquement complète du système scolaire. Déjà on observe que les garçons délaissent les matières scientifiques. Pas étonnant, on leur répète depuis des décennies que les filles auraient priorité dans les inscriptions universitaires. Aucune protestation, aucun murmure contre ces pratiques discriminatoires car on a pris soin de les envelopper dans le  nouveau sacro-saint principe de l'égalité de fait, une des plus habile fourberies du mouvement féministe. La naïveté de l'homme québécois atteint des sommets «himalayens».       

 

Conclusion

Les hommes  qui ont dirigé le MEQ et le gouvernement du Québec  sont responsables  du pire désastre qui menace la société québécoise  soit la désaffection des garçons envers les études, la recherche, l’innovation, dans un siècle  où l’acquisition des connaissances est vitale à tout développement individuel et collectif.  Le plus ridicule est que l’on déclare aujourd’hui que les hommes reviendraient dans l’enseignement si leur rémunération était augmentée. Malheureusement, les personnes qui font cette affirmation sont les très majoritaires  professeures qui espèrent ainsi voir leur  propre salaire augmenté sans autre effort de leur part. Une autre astuce très féministe.

La seule manière de sortir de ce bourbier consiste à reconstituer des classes unisexes dirigées respectivement par des professeurs et des professeures.  Nous croyons  que ce changement serait suffisant à lui-seul pour que nous n’ayons plus besoin de policières dans les écoles publiques.  Nous laissons à d’autres le soin de leur trouver une affectation où elles ne seront pas nuisibles. 

(2012-01)