Jean  «Cravate Rose» Charest est choqué, frustré,

devant le peu de femmes dans la Haute fonction publique.(révisé 17 janvier 2012)

   

HOMME

D'AUJOURD'HUI

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Un article, paru dans Le Soleil du 9 janvier 2012, «La parité une bataille quasi gagnée », écrit par Gilbert Lavoie, révèle que le Premier ministre aurait eu ces réactions émotives en  constatant le peu de femmes dans la Haute fonction publique et qu’il se serait donné pour mission de corriger la situation.1

 

1- L’art de la propagande féministe et ses serviteurs  

En lisant cet article  vous vous êtes demandé quel événement avait bien pu justifier que l’on consacre  une place si importante – les pages 2 et 3 de cette édition- à la question de la parité femme-homme dans l’appareil gouvernemental. Or, nous avons eu beau relire l’article trois fois, l’auteur ne donne aucune raison, aucun motif. Nous avons là une indication manifeste que le chroniqueur du Soleil est en mission de propagande. En somme, une espèce de programmation  payée, comme on en voit à la télé américaine avec la différence qu’ici on n’a pas la décence d’en informer le lecteur.

 

Gilbert, «Col rose», Lavoie  n’en est pas à ses premières contributions à la dissémination de propagande féministe 2.  En fait, il  a, depuis 2007, concurrencé à quelques reprises Jean, «Cravate rose, Charest, au concours du Rose-bonbon du mois. Un type qui a  baptisé Monique Jérôme-Forget de «Dame de fer » a un sérieux problème  œdipien. En effet, le  geste le plus significatif de cette dernière a été, à titre de Présidente du Conseil du trésor, de  geler toute hausse salariale pour les hommes durant deux ans pour permettre le paiement des «ajustements d’équité salariale » aux femmes dans les secteurs public et parapublic, une mesure qui dépasse de loin toutes les idioties commises jusque là sous la pression du lobby féministe. Bien plus, elle  a déclaré, à cette occasion, que fonctionnaires masculins étaient les responsables des écarts salariaux observés entre les catégories d’emploi féminines et masculines alors qu’elle devait savoir que bien d’autres facteurs objectifs les expliquaient0et qu'il était odieux de les culpabiliser. Devant tant de mauvaise foi, il n’y a en effet que le mépris comme on le dit si bien dans Kaamelott.  Le journal Le Soleil est devenu une parfaite illustration de la «madamisation des médias québécois » si largement répandue au Québec, depuis bientôt une décennie. Nous avons reporté,  en 4, les propos plus récents d’une éditorialiste  sur cette question.  Il est clair que les femmes qui y ont accédé au poste d’éditorialiste sont absolument incapables de raisonner en dehors des schèmes féministes alors que les hommes qui font ce boulot  sont absolument incapables de remettre en question les faiblesses de ces derniers, même les plus évidentes   Pour cette raison et à cause de sa social-démocratie doctrinaire, nous avons mis fin à notre abonnement à ce journal  et  nous en  prenons connaissance seulement quand un ami nous signale une autre de ses grandes œuvres de liturgie féministe.     

 

2-  L’objectif visé, les demi-vérités, les mensonges et les omissions

Le message à faire passer est évidemment que les femmes n’ont pas encore atteint l’égalité de fait à tous les niveaux et dans tous les secteurs  mais que le bon gouvernement de Jean Charest  est très sensibilisé à la question et qu’il fait tout pour  corriger la discrimination dont celles-ci ont été l’objet. On s’attend bien à ce qu’en retour les femmes québécoises votent en grand nombre pour  le PLQ, ce qui devrait être suffisant pour conserver le pouvoir étant donné que les «anglos» sont incapables de voter pour un autre parti.  On comprend également que cet article  n’a pas à s’embarrasser  d’une présentation équilibrée et qu’il peut trier les informations en fonction de son objectif premier, le racolage du votre féminin. Il est tout de même amusant de relever les demi-vérités, les mensonges et les omissions qui émaillent cette prose.      

 

2.1 Le cas de la fonction publique

L’article concentre, d’abord, son attention sur les niveaux supérieurs de la fonction publique où les femmes occupent maintenant près de 40% des postes.

Omissions

-- Bien entendu, on ne pouvait pas s’attendre à ce que cet article explique pourquoi, historiquement, les femmes sont arrivées tardivement sur le marché du travail et, logiquement, n’ont pas eu  accès aux postes supérieurs en aussi grand nombre aussi rapidement que les hommes. 

-- On ne s’étonne donc pas que l’article néglige de mentionner que, malgré cela, les femmes occupaient en 2010  beaucoup plus que la moitié de l’ensemble des postes réguliers comme l’indique le tableau 11 ci-dessous  tiré d’une publication du Secrétariat du Conseil du trésor. Il serait bon de savoir que ces femmes jouissaient toutes de la sécurité d’emploi alors que, durant cette période de crise économique -  ce sont les hommes qui, par surcroît, sont principalement visés par les mises à pied dans le secteur privé.    .  

 Tableau 11 Proportion des hommes et des femmes dans l’effectif régulier de la Fonction publique selon la catégorie d’emploi en mars 2006 et en mars 2010

 

Mars 2006            

Mars 2010                 

Variation 5 ans

Catégorie d’emploi   

%     

Homme              

   %  Femme       

         %   

Homme                           

%

 Femme

       %       

Homme                

   %   Femme  

Haute direction  

62,1

37,9

59,7

40,3

2,4

 

2,4

Cadre   

67,5

32,5

59,3

40,7

8,2

8,2

Professionnel

54,6

45,4

49,6

50,4

5,0

5,0

Enseignant

     56,4      

   43,6    

     56,8     

43,2

         0,4

0,4   

Technicien    

     41,7      

     58,3      

    37,2     

62,8

   4,5               

   4,5     

Personnel de bureau

    15,4      

84,6  

     14,6       

85,4

   0,8               

   0,8     

Agent de la paix           

   68,5     

31,5   

   66,3     

33,7                       

       2,2     

    2,2     

Ouvrier   

 95,7  

4,3  

95,3  

   4,7 

     0,4    

0,4  

Ensemble

   44,9      

55,1

   42,4      

  57,6  

 2,5     

    2,5        

 

 

 

 

 

 

 

(Source : L’EFFECTIF de la fonction publique 2009-2010 p.33) www.tresor.gouv.qc.ca

--  On constate que les femmes sont maintenant majoritaires dans la Fonction publique et que cette majorité ne peut aller qu’en s’accentuant puisque, depuis plus de 10 ans, une loi et un  processus administratif discriminent contre les hommes  L’écart entre les deux groupes est encore plus marqué, aujourd’hui même,  lorsque l’on ajoute  «le secteur parapublic»  (les établissements de santé et d’éducation) puisque les femmes y occupent  72% des 350 000 emplois de cet ensemble.

--- Il est assez étonnant de constater que Lavoie place dans le même panier les sous-ministres et les dirigeants d’organismes alors que, traditionnellement, on voyait dans les premiers  des personnes qui avaient fait carrière dans la Fonction publique et dans les secondes des personnes venues de l’extérieur  de la FP et  «assez proches» du parti politique au pouvoir. Il est vrai que depuis que le PLQ est en poste  ces distinctions «subtiles»  ne sont plus à l’honneur. Quand même la nomination des juges doit passer par le tamis du personnel politique du cabinet du Premier ministre (voir 2.3) on ne s’étonne pas que ce  personnel ait aboli ces frontières légitimes. Ce doit être très valorisant pour une femme d’être nommée sous-ministre dans de telles conditions.

-- Nous verrons plus loin  (en 5) que c’est l’ensemble de la carrière des fonctionnaires qui est maintenant ordonnancée selon les préceptes féministes et ce, de par la volonté de ces  gouvernements soi-disant socio-démocrates qui, depuis l’an 2000, ont fait de la discrimination positive envers les femmes un de principaux  articles de leurs programmes électoraux.

 

2.2 - Le cas des Sociétés d’État

Deux extraits de l’article de Lavoie nous portent à penser que ce chroniqueur chevronné ne sait pas de quoi il parle, pas plus, d’ailleurs,  que l’ex-ministre Monique Jérôme Forget. :

Mensonges

--«Cinq ans après  l’adoption de la Loi sur la gouvernance des sociétés d’État les chiffres montrent des progrès significatifs  »

-- «Même si la Loi sur la gouvernance des sociétés d'État demandait la parité dans les conseils d'administration, Mme Jérôme-Forget ne fixe pas ses exigences au même niveau »

 Or, nulle part dans les articles 4 à 12 de  «Loi sur la gouvernance des sociétés d’État» 3 est-il fait mention d’une quelconque parité dans la composition des conseils d’administration des sociétés d’État. Bien plus, l’article 22 qui traite du COMITÉ DE GOUVERNANCE ET D’ÉTHIQUE se lit comme suit  «Le comité de gouvernance et d’éthique a notamment pour fonctions  3° d’élaborer des profils de compétence et d’expérience pour la nomination des membres du conseil d’administration, à l’exception du président du conseil et du président-directeur général ; ces profils doivent inclure une expérience de gestion pertinente à la fonction ; » 

 - C’est donc en se basant uniquement sur son pouvoir de nomination des dirigeants d’organismes que le gouvernement Charest a modifié la composition des conseils d’administration. Concrètement, il a donc menti en faisant croire que c’est une loi qui l’autorisait à le faire. Il a également menti  en   faisant croire que cette loi visait pratiquement tous organismes ayant une forme corporative. Le libellé de la loi nous indique que ce n’est pas du tout le cas. «Ce projet de loi a pour objet d’introduire de nouvelles règles de gouvernance au sein de sociétés d’État, à savoir Hydro-Québec, Investissement Québec, la Société de l’assurance automobile du Québec, la Société des alcools du Québec, la Société des loteries du Québec et la Société générale de financement du Québec. (À vrai dire, nous entretenons des doutes à ce sujet en ce qui concerne Investissements Québec).

Demi-vérités

 -Les vraies sociétés d’État doivent avoir un objectif de rentabilité et d’autofinancement et œuvrer selon les règles de l’économie de marché. Il est certain, qu’il aurait soulevé un tollé s’il avait prétendu établir le paritarisme dans les CA de ces vraies  «sociétés d'État» tout simplement parce qu’il n’y avait pas suffisamment de femmes ayant fait leurs preuves dans la création et le développement d’entreprises de grande taille.  D’ailleurs, le célèbre financier Stephen Jarislowski  n’avait pas  hésité en 2009 à dénoncer cette politique. 4

  Or, dans le tableau qui accompagne son article, Lavoie donne une nomenclature de 22 sociétés dont 14  ne rencontrent pas les critères d’une véritable société d’État, comme le Conseil des arts et des lettres, la Régie d’assurance-maladie, la Société d’habitation du Québec  etc. qui  sont des organismes administratifs auxquels on a donné la forme corporative pour des fins de commodité administrative.

 --Cela dit, un gouvernement responsable ne jouerait pas à la roulette russe en nommant des personnes incompétentes ou dont l’expérience  laisse à désirer dans des conseils d’administration  des vraies sociétés d’État.  Pourtant, c’est bien ce qu’a fait  le gouvernement Charest  en féminisant les CA  à la hauteur de 40 à 50%  de la Caisse de dépôt et placement, d’Hydro-Québec, de la Financière agricole, Investissements Québec (fusion SGF), de la Régie des rentes du Québec, de la Société d’assurance-automobile, de la Société des alcools du Québec et de la Société des loteries et courses.

 Mensonges

-- Jean Charest a raconté à Gilbert Lavoie comment il en était arrivé à vouloir rendre obligatoire la nomination de femmes  -«Je n'avais pas consulté parce que  j'étais choqué en voyant les chiffres  tomber. "Écoutez, comme il n'y en a  pas de femmes, on va régler çàOn va faire une loi et on va les nommer." Puis tout a coup, les  femmes qui apparemment n'existaient   pas sont apparues. La leçon  là-dedans, c'est que si tu ne fais pas un effort pour sortir des   réseaux traditionnels, tu ne les  trouveras pas. Elles sont la, elles  existent, mais il faut sortir des réseaux  habituels        

 D'abord il  n'a pas adopté de loi à cette fin et, deuxièmement, il n'a pas profité de l’occasion de leur nomination pour claironner les réalisations économiques remarquables et  l’expérience de premier ordre de ces femmes qu’il venait de trouver. Une femme qui aurait bâti  une grande ou une moyenne entreprise, çà se saurait. Il fût un temps, où les médias  relevaient les incongruités dans les cv  des personnes nommées; il semble bien que dans le cas des femmes on n’a pas pris de chance. On peut avoir le sentiment en examinant le tableau ci-dessous  que moins  les exigences de l’emploi sont élevées plus la présence des femmes est  forte et, curieusement, elle dépasse le 50%  dans la moitié des cas sans que le bureau du PM se soit  inquiété de la sous-représentation masculine. 

Demi-vérités

 -- À ce propos,  il est intéressant de savoir ce que Monique Jérôme-Forget pense de ce 50%  «Moi, je suis contre le 50 %, parce que cela veut dire que si une personne quitte, vous êtes tenus de la remplacer par un homme si c'est un homme, ou par une femme si c'est l’inverse. Moi, je trouve que le bon chiffre, c'est 40 %, de sorte qu'a un moment donne, il peut y avoir 60 % de femmes   

Alors c’est quoi la parité ?   Pas compliqué, une majorité de femmes partout.  C’est sans doute ce genre d’intellect qu’affectionne Jean Charest au point de confier à Gilbert Lavoie «Un jour, conclut Jean Charest, quand j'écrirai mes  mémoires dans plusieurs années d'ici...je raconterai ce que c'est la différence  entre travailler avec des femmes edes hommes. Il  y a une grande différenceet ca influence la façon de travailler  du gouvernement.».Tout le monde sait que Michelle Courchesne a travaillé très différemment de Tony Tomassi, et  que Monique Jérôme- Forget a travaillé très différemment d’André Bachand. Nous parions 2$ que ces mémoires vont nous  apprendre que les deux premiers n’ont  jamais fait le plein de magouilles dans les garderies et que les deuxièmes n’ont  pas établi successivement un record d’endettement de l’État.   

                 

2.3  Le cas des tribunaux

Non content de mêler Fonction publique et organismes gouvernementaux Lavoie n’hésite pas  à inclure une cour de justice  dans sa programmation payée, la Cour du Québec. Il nous indique, dans son tableau ci-dessous,  que l’on atteindra bientôt la parité à Cour du Québec

   

Omissions  

-- Pour être complet  il aurait dû ajouter que les femmes occupent près de la moitié de postes  au Tribunal administratif du Québec qui regroupe une centaine de juges administratifs  Il y a gros à parier qu’avec le contrôle exercé par le bureau du PM sur les nominations les femmes seront éventuellement  majoritaires dans ces instances. En effet, la Commission d’enquête Bastarache sur la nomination des juges  nous a appris qu’au ministère du Conseil exécutif la femme responsable des nominations n’avait pas hésité à accoler un  papillon jaune (d’où le titre de « madame «Post-it») sur le nom de personnes recommandées «libéralement acceptables».

Manifestement, toutes ces femmes nommées par le gouvernement Charest  n’éprouvent aucune gêne à être ainsi étiquetée, comme les hommes d’ailleurs. À tout le moins sur  ce plan, il serait assez difficile pour le  Conseil du statut de la femme de justifier la nomination de femmes juges par le fait qu’elles sont «différentes».. 

-- Pour notre part,  nous éprouvons de sérieuses réserves justement à l’égard du fait que des avocates sont nommées juges parce qu’il faut qu’il y ait  des femmes juges.  Nous croyons que toutes ces avocates ont été marquées par la pensée féministe et que leur nomination dans ce contexte fait qu’elles sont justifiées de se croire redevables envers les femmes…contre les hommes.

Des preuves :

a)-- S'inspirant de la juge en chef McLaughlin de la Cour suprême, la juge en chef Corte a invoqué quatre raisons pour justifier la nécessité d'une présence féminine accrue sur les bancs des tribunaux: améliorer la légitimité et la crédibilité des cours; refléter l'engagement envers l'égalité des genres; permettre une utilisation des ressources les plus compétentes et conduire à l'élimination des clichés et des stéréotypes. 5

 Mais ne sont-ce pas là des critères –sauf celui de la représentation de  l’égalité des genres -  qui s’appliquent tant aux hommes qu’aux femmes et, en conséquence, ne peuvent être mis de l’avant pour justifier la nomination préférentielle de femmes ? Quant au besoin de la représentation de l’égalité des genres dans la judicature il faudrait que l’on nous explique pourquoi elle est nécessaire alors qu’aucune loi n’est censée être discriminatoire sur la base du sexe. Si, par ailleurs, on laisse entendre que, le juge, ou la juge, pourrait être influencé par  son sexe ou celui des parties dans son interprétation de la loi alors il n’y a qu’une solution, constituer tout de suite, à tous les niveaux, des bancs paritaires dans toutes les juridictions  et exiger, en plus, la présence d’un tiers d’un «sexe autre» pour trancher les impasses entre les deux magistrats. C’est  à ce genre d’absurdité que conduit le raisonnement féministe mais on dirait que Jean Charest  a eu du mal à garder toute son attention jusqu’à la fin.         

b) -- Nous avons, sur ce site, produit quelques textes,  sous les rubriques «Justice paternaliste» et «Justice misandre», qui mettent en lumière le fait que certaines femmes juges sont effectivement influencées par leur adhésion à l’idéologie féministe : - « Il y a un Droit du travail pour la femme seulement (2007-2008)»

- «Quand le Tribunal des droits de la personne dérape pas mal plus que Hérouxville  (2007)»

- «Une autre juge sexiste annule deux lois et le gouvernement qui les a adoptées est trop timoré pour en aller en appel-  Voir le post-scriptum (9 décembre 2008

- «Trois  beaux cas de justice paternaliste en faveur des femmes mais la FFQ  ne proteste pas, même si elle ne cesse de pourfendre le patriarcat  (mai 2009) »

- « La nomination de femmes juges pose problème Addendum -(juillet 2009)»

L’ennui est que personne ne veut reconnaître cette réalité  alors que l’on a accepté sans discussion  la  proposition voulant que, pendant des siècles,  les tribunaux constitués d’hommes aient discriminé contre les femmes. Étonnamment, durant tout ce temps, le devise de l’avocat .était de «défendre la veuve et l’orphelin.»   

 

3- Comme si ce n’était pas déjà assez, la ministre de la Condition  féminine  dans le gouvernement Charest a institué et finance  un organisme dont le but est de forcer la nomination de femmes dans les CA des entreprises privées.

 

«L'Association des femmes en finance du Québec (AFFQ) approuve la création de la Table des partenaires influents, annoncée cette semaine par la ministre de la Condition féminine, Christine St-Pierre. « Il s'agit d'une bonne nouvelle que la mise en place de cette table, car après le secteur public et les sociétés d'État, c'est au secteur privé qu'il faut maintenant s'attaquer si l'on veut véritablement augmenter la présence des femmes au plus haut niveau décisionnel des entreprises », indique la présidente de l'AFFQ, Andrée Corriveau. La Table des partenaires influents sera co-présidée par Monique Jérôme-Forget à qui s'ajoutent notamment Jacynthe Côté et Monique F. Leroux (Caisse POP) qui participeront aussi à la réflexion. L'AFFQ approuve ces choix : « Ce sont des femmes d'action, des inspiratrices pour toutes les femmes.» Andrée Corriveau s'est toutefois permis un bémol : « Je me permettrais cependant de leur rappeler qu'en matière de présence des femmes à la tête des entreprises, si le Québec a pratiquement atteint la parité dans les sociétés d'État, c'est en raison d'une politique l'obligeant. Je suis confiante que même sans délai fixe pour ses travaux, la table saura proposer des moyens qui auront suffisamment de mordant pour atteindre les objectifs le plus rapidement possible». 6

Il semble qu’Hubert T. Lacroix, le PDG de Radio-Canada, va même faire partie de cette Table, Il faut dire que ce monsieur  cumule  déjà de nombreux postes de membres de CA d’entreprises, il va sans doute se faire harakiri pour le bénéfice d’une femme aussi compétente que lui.

Commentaire

Omissions

--Il faudrait que l’on nous explique pourquoi il est correct que les femmes mettent sur pied  «L'Association des femmes en finance du Québec» d’où les hommes sont, par définition,  exclus et que ces mêmes femmes réclament  d’occuper la moitié des postes au CA des entreprises crées et développées par des hommes.

-- Il est angoissant de voir à quel point le lobby féministe méprise toute forme d’analyse le moindrement rigoureuse de la situation des femmes dans l’économie et tentent de s’approprier des avantages par le jeu politique et non pas leur propre mérite. Pendant des siècles ce sont les hommes qui ont développé les entreprises; les femmes sont arrivées en masse sur le marché du travail à l’occasion et après la seconde guerre mondiale dans des emplois typés, très peu ont été attirées par le monde des affaires, la fabrication usinée, la science et la technologie. Elles ont accédé en grand nombre aux études universitaires dans les années 1980 là encore dans des domaines autres que la gestion, la finance et le génie.

- Une entreprise cherche à former son conseil d’administration de personnes qui peuvent lui apporter des connaissances qu’elle n’a pas et de l’expérience vécue utile. L’âge moyen  des membres des CA est de 60 ans. En 2007,un observateur qualifié observait    «Beaucoup de conseils d'administration exigent que le candidat ait déjà été chef d'entreprise, et il y a encore peu de femmes qui ont réussi à gravir cet échelon » 8 . Il y a combien de femmes qui remplissent ces conditions en 2012 ? 

Mensonges

--  Il va falloir que l’on cesse de présenter Monique-Jérôme Forget comme une femme d’affaires. Elle a une formation en psychologie  et n’a jamais dirigé même une PME- Cà prenait un Jean Charest  pour la nommer ministre des Finances alors que c’est son mari qui a avait les qualifications. 

--Si les Caisses populaires, avec  Mme Leroux en tête, font maintenant de l’action politique féministe  il y a certainement lieu pour les hommes de songer à déplacer leurs avoirs dans d’autres institutions financières.  Si elle été élue à cause de son sexe  et non de sa compétence nous ne sommes pas tenus de nous payer ce luxe avec nos économies.     

- Pour une fois, il y a quelqu’un, Andrée Corriveau, qui reconnait que c’est par une politique et non par une loi que Jean Charest  a imposé  la parité dans les CA des sociétés d’État. L'ennui est que personne ne l'a remarqué.

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Puis, Gérard Samet dans le Journal de Québec 9  y va, lui aussi,  d’une programmation payée qui charrie son lot de mensonges et d’omissions: 

 «Dans les conseils d'administration des sociétés d'État   québécoises par contre, les femmes ont dépasse le seuil   des 50 % depuis qu'une loi de 2006 a rendu la parité obligatoire« Dans les sociétés d'État, la moitie des membres   des conseils d'administration est composée de femmes, et cela fonctionne bien », a dit Michel Nadeau, directeur de   l'Institut québécois sur la gouvernance d'organisations   privées et publiques (IGOPP).   Dans le privé, le  constat est tout autre. Sur cinq nouveaux   membres nommes en 2010 dans les conseils d'administration, on ne comptait qu'une femme (…) M. Nadeau ne croit pas aux vertus de la loi pour changer les pratiques du secteur privé québécois. « Prenons le temps de bien faire les choses, il n'y a que peu de départs chaque année dans les conseils des grandes sociétés privées au .Québec. » (…) Les femmes peuvent-elles se passer de mesures contraignantes et se limiter aux incitatifs? « C'est difficile, a dit Ruth Vachon (présidente et chef de la direction du Reseau des femmes d'affaires du Québec). Elles sont victimes du manque d'ouverture des hommes, qui hésitent" à proposer leurs candidatures. Par ailleurs, les femmes hésitent souvent à foncer pour s'imposer. Sans action forte, le nombre de femmes ne va pas augmenter dans les conseils. M. Nadeau tire la sonnette d'alarme. Sans volontarisme, « le pourcentage de femmes aux conseils passera en 10 ans de 14,4 % à 18,8 %, un sultat inacceptable ». Il faudra probablement une loi si rien ne bouge au Québec d'ici a deux ans, a conclu Ruth Vachon.

Commentaire

Mensonges

- Nadeau  nous trompe en affirmant qu’il y a une loi qui oblige la féminisation des CA et Sarmet ne le corrige pas .Le même Nadeau affirme qu’il ne faut pas légiférer mais il déclare que 18,*%  de femmes dans les CA est un pourcentage inacceptable. » Sarmet conclut avec Ruth Vachon qui prévoit qu’une loi sera nécessaire d’ici deux ans.

- Après L'Association des femmes en finance du Québec (AFFQ) voilà  que le Réseau des femmes d'affaires du Québec, dont les hommes sont aussi exclus, a  le culot de revendiquer des postes pour des femmes dans les entreprises développées par les hommes. Manifestement elles veulent être nommées sur les CA pour apprendre comment çà fonctionne alors qu’en toute logique une personne est nommée  membre d’un CA d’une entreprise pour fournir des conseils à cette entreprise en échange d’une rémunération.  Pour paraphraser  un ouvrage  connu : «Comment faire  le PDG sans se fatiguer ».   

-- En somme,  cette nouvelle initiative signifie  que  la Québécoise n’est pas capable de développer sa propre entreprise et d’en faire un succès qui amène  les autres entreprises à vouloir profiter de ses sages conseils on installe une patente à gosse, financée par le gouvernement qui va recruter quelques roses-bonbon naïfs lesquels vont exercer une «pression morale»  sur les chefs d’entreprises  et à la limite recommander que le gouvernement adopte une loi pour forcer ces derniers  à nommer des femmes à leur CA.

-- Le plus crevant c’est de voir  que Monique  Jérôme–Forget  a encore réussi à se faire payer un autre salaire par le gouvernement. Ca c’est une réussite économique.  On soupçonne tous ces roses-bonbon qui se prêtent à cette mascarade d’être les pères de filles uniques comme ces « Compagnons de route» adoubés par le Conseil du statut de la femme.    

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  4- Puis voilà qu’une éditorialiste du Soleil somme la ministre de la Condition féminine d’adopter une loi pour forcer les entreprises privées à nommer des femmes dans les CA des entreprises privées

 

Sans grande surprise  la B.B du Soleil (Brigitte Breton), une des deux éditorialistes féministes  de ce quotidien (il n’a pas les moyens de se payer un éditorialiste «masculiniste»)  y est allée de ses plus beaux sophismes  dans l’édition du 17 janvier (p.21). Le titre  «La parité avant 2050»  est tout à fait dans le ton qu’adopte un groupe de pression, car madame n’en a rien à cirer du travail d'analyse qui est censé être le sien. Elle  est en croisade – une autre programmation payée. Elle écrit :

«La patience et la méthode douce ont des limites. La ministre de la Condition féminine, Christine St-Pierre, doit l'admettre et légiférer pour accroitre le nombre de femmes aux conseils d'administration des grandes entreprises privées. Le Québec doit franchir cet autre pas menant  vers la parité hommes-femmes. La fixation de quotas rebute, même d'ardentes féministes. Les  quotas peuvent, en effet, laisser  supposer que la femme nommée à  un poste l'a été parce qu'elle est  une femme et non parce qu'elle  possède les compétences, l'expérience  et les qualités requises  pour réaliser  le travail. Il est néanmoins possible de forcer  la main des organisations récalcitrantes  sans recourir à de rigides  quotas et sans affecter la  bonne gouvernance.

Dommage que la ministre St-Pierre, dans ce dossier comme dans celui de la langue française, adopte une position attentiste et compte sur une volonté de changement qui tarde toujours à se manifester. Son attitude est d'autant plus navrante qu'elle freine un mouvement lancé par son gouvernement. Le chef libéral Jean Charest  a instauré une parité  hommes-femmes au sein du  Conseil des ministres. C'est aussi le gouvernement libéral qui a  adopté en 2006 une loi imposant  la parité aux conseils d'administration  des grandes sociétés  d'État. Cinq ans plus tard, l'objectif  est presque atteint. Seulement  neuf des· conseils d'administration  des· 22 soctés d'État ne  comptent pas un nombre égal  d'hommes et de femmes. La  grande majorité dépasse cependant  les 40% de membres de sexe  féminin. Il n y a cinq ans, le pourcentage de femmes au conseil d'administration des sociétés d'État était de 27,5%.

Il faut être naïf pour croire que l'avancée aurait été la même en l'absence d'une loi fixant des objectifs précis, les dirigeants auraient continué d'avoir les mêmes réflexes même si les femmes ont aujourd'hui la formation et l’expérience de travail pour apparaît sur la liste des recrues. Dans le secteur privé, le pourcentage  de femmes plafonne à  14% depuis cinq ans. La ministre  a-t-elle vraiment besoin qu'un comité  lui dise quoi faire pour accélérer  la transformation, et cela sans devoir attendre un demi-siècle?  Souhaiter et espérer que  les entreprises comprendront  par elles-mêmes que la contribution  des femmes est positive ne  suffit pasIl  n'y a qu regarder le dossier  de l'équité salariale. Sans une lo adoptée à l'unanimité en 1996,  des emplois occupés principalement  par des femmes seraient encore  aujourd'hui moins bien rémunérés  que ceux occupés majoritairement  par des hommes. Et ce, même si la formation, les  tâches et les responsabilités sont  équivalentes. Il a fallu forcer les employeurs  et évaluer les emplois  que le travail des femmes soit reconnu à  leur juste valeur et mieux payé.   Malgré tout, en 2010, la moitie  des entreprises privées n'avaient  toujours pas complété l'exercice d'évaluation.  Une chance que le  principe de salaire égal pour un  travail équivalent  est inscrit dans  la Charte des droits depuis plus de 30 ans et que l'Organisation internationale  du travail a commencé  à l'évoquer en 1951...  Au Québec, l'Institut sur la gouvernance  des entreprises privées  et publiques préconise de nommer  une femme pour pourvoir  une vacance sur deux à un conseil  d'administration pour s'assurer  que la représentativité  féminine  atteigne 40 % dans 10 ans.  Une proposition qui devrait  des maintenant inspirer un texte de loi. »  

Commentaire

Mensonges

- Il faut être une  démagogue accomplie pour tenter de  faire croire à la population que la réalisation de valeurs sociétales peut  être soumise à un échéancier déterminé, tout simplement parce que ce sont des notions relatives dans le temps comme dans l’espace. Pourquoi pas « «La Liberté»  et la «Fraternité avant 2050» ? 

-  Mme Breton  pratique le «distinguo» comme d’autres le yoyo.  On ne doit pas imposer un quota de femmes dans les CA  – cela rebute même des ardentes  féministes et pourrait affecter la bonne gouvernance - mais on peut adopter une loi qui force les compagnies à nommer 40% de femmes dans 10 ans. C’est  sûrement très différent puisque Mme Jérôme-Forget l’a dit. Que cette contrainte rebute les chefs d’entreprises est le moindre de ses soucis, ce ne sont pas sans doute pas des ardents féministes et puis la question de la bonne gouvernance ne se pose pas avant que l'on ait atteint le 50%.       

--   Elle  est aussi menteuse que GIlbert Lavoie puisqu’il n’y a pas de loi qui oblige les sociétés d’État  à nommer des femmes. C’est le gouvernement,  le bureau du PM, qui s’est servi de son pouvoir de nomination pour accomplir cette besogne en passant par dessus la tête des CA et dans un but de rentabilité électorale.  Il faut avoir  un esprit vraiment tordu pour invoquer cet exemple à l’appui de sa thèse.    

--  Mme Breton ment effrontément lorsqu’elle déclare que le  principe de salaire égal pour un  travail équivalent  est inscrit dans  la Charte des droits depuis plus de 30 ans et que l'Organisation internationale  du travail a commencé  à l'évoquer en 1951.  Voici un  texte honnête et fidèle:

«En 1951, le principe a été élargi lorsque les pays membres ont adopté la Convention no 100 de l'OIT intitulée : Convention concernant l'égalité de rémunération entre la main-d’œuvre masculine et la main-d’oeuvre féminine pour un travail de valeur égale.7 Cette convention a été ratifiée par le Canada en 1972.» (…) «Les lois internationales indiquent clairement que le droit à une rémunération égale pour un travail de valeur égale est un droit fondamental de la personne, tout comme le droit à l'éducation, le droit aux services de soins de santé et les libertés fondamentales telles que la liberté de conscience et la liberté d'expression. » 10

-- Comme Mme Breton ne connaît pas la différence entre valeur égale et valeur équivalente  il devrait lui être interdit de parler d’équité salariale féministe.

 

Demi-vérités

--Elle trace un parallèle entre la Loi sur l’équité salariale adoptée en 1996  et l’opportunité d’adopter une loi pour forcer les entreprises à nommer des femmes sur leur CA  car «souhaiter et espérer que  les entreprises comprendront  par elles-mêmes que la contribution  des femmes est positive ne  suffit pas »

Il est clair que le gouvernement peut forcer  les entreprises et les individus à faire n’importe quoi. mais juger du bien fondé et du  succès d’une intervention  par  le nombre d’individus qui se sont pliés à une loi  est tout à fait simpliste. D’une part, si c’était le cas, les lois ne seraient jamais modifiées, ni abolies pour le mieux. D’autre part, parce que l’État dispose de moyens considérables pour faire fléchir les récalcitrants il faut – en matière civile (et non en matière criminelle) accorder une importance  certaine à ceux qui, malgré cela, ne se conforment pas à la loi. C’est sûrement le cas de la moitié de ces entreprises qui n’ont pas complété l’exercice ridicule de l’équité salariale.       

 

Omissions

-- Comment se fait-il que Mme Breton ne s’offusque pas de ce que les femmes occupent plus de 50% des postes de certaines sociétés d’État ?  L’égalité  n’a pas la  même définition lorsqu’il s’agit des fermes et des hommes ?

-- Comment se fait-il que Mme Breton ne se demande pas  pourquoi les si nombreuses Québécoises qui sont si compétentes en matière de gestion d’entreprises commerciales et qu’aucune loi n’empêche de se lancer en affaires depuis au moins un demi-siècle ne se contentent  pas de  se nommer sur le conseil d’administration de leurs propres  entreprises?  Leur succès ne serait-il pas la meilleure façon de prouver leur compétence ? C’est  exactement  ce que les hommes font entre eux et ils n’ont pas demandé l’intervention de l’État.   

-- Comment se fait-il que Mme Breton qui est si prête à condamner la violence syndicale des travailleurs des la construction n’éprouve aucune gêne à ce que l’État violente les chefs d’entreprises dans la prise  d’une de leurs décisions les plus stratégiques - le choix des personnes qui peuvent les aider à progresser ? L’État va-t-il être responsable  de la faillite de l’entreprise si celle-ci est mal orientée par les personnes qu’il aura été forcé de nommer ?   

 

  5.  Résumé

Bref, le mouvement féministe a réussi à détruire, dans les années 2000, le régime de mérite dans la Fonction publique que la Révolution tranquille avait instauré après des décennies de patronage, ce qui avait permis  tardivement  à  l’État du Québec de se comporter comme un véritable État démocratique. En effet, la Loi sur l’accès à l’égalité en emploi dans les organismes publics a remplacé un processus de concours et d’émulation entre tous les candidats qui permettait de sélectionner les meilleurs, par un processus qui distingue les candidats selon leur sexe. En effet, il assure aux femmes d’être nommées et promues, en apparence «à compétence égale», mais dans un cadre où les gestionnaires, étant tenus d’atteindre des pourcentages déterminés de femmes à tous les postes et niveaux, pour réaliser une égalité de fait (en principe 50%)  l’utilisation du terme  concours est une pure fumisterie. Nous avons du mal à nous expliquer comment les Premiers ministres Bouchard, Landry et Charest qui ont mis en place et maintenu cette loi ont pu être convaincus  que cette mesure de discrimination positive pouvait renforcer la société québécoise alors qu’elle ne fait que  démotiver les hommes et convaincre les femmes de l’inutilité de l’effort. Malheureusement, nous ne voyons d’autre explication à ce comportement qu’une tentative éhontée de leur part de fidéliser l’électorat féminin. Et l’histoire  récente ne fait que le confirmer.           

Il va sans dire que cela étant acquis, le mouvement féministe a compris qu’il n’avait qu’à recourir au même stratagème dans le cas de la nomination de hauts fonctionnaires, de juges et de dirigeants d’organismes. Le mouvement féministe a ainsi réussi, également au cours des années 2000, à rendre désuets les processus d’évaluation des candidats à ces postes qui  visaient à encadrer la discrétion gouvernementale de manière à assurer la plus grande compétence des personnes choisies tout en s’assurant de leur «compatibilité politique».

En effet, le gouvernement lui-même, sous ses pressions, s’est engagé à nommer un nombre de femmes de manière à atteindre – dans les meilleurs délais une «égalité de fait» (donc, en principe 50%), ce qui fait de cette évaluation un rituel vidé de son sens.

Il faut rappeler que le mouvement féministe s’est attaqué de la même manière au régime électoral et qu’il a tenté d’imposer  aux partis politiques  le choix en nombre égal candidats masculins et féminins. C’est parce que le Conseil du statut de la femme a  éprouvé une certaine gêne devant une telle mesure qui défigurait la notion même de démocratie que le gouvernement a reculé.  Curieusement, ce même Conseil  depuis lors n’a jamais cessé d’appuyer  La Loi sur l’accès à l’égalité en emploi, tout comme  la Loi sur l’équité salariale. La logique féministe est insondable mais  celle  des hommes  en poste au gouvernement  l’est tout autant .

Non content d’avoir saccagé la gestion du secteur public, le mouvement féministe veut maintenant  asservir le secteur privé  à ses théories fumeuses. Après avoir usurpé des augmentations de salariales par une loi sur «l’équité salariale» il veut maintenant usurper des emplois de direction des entreprises par une autre loi.   

Au moment où la société québécoise, comme toutes les autres va s’engager dans  une période prolongée de turbulence cette mise à l’écart de la rigueur et de l’excellence ne peut que la rendre encore plus vulnérable.

Il n’y a donc pas de limite au dynamitage de l’économie libérale démocratique par cette social-démocratie féministe.

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6- Enfin, on attend encore le jour où Jean «Cravate rose» Charest  sera insulté, frustré devant le peu  d’intérêt  porté par son gouvernement  à la discrimination  exercée contre les hommes.

 

-- Il maintient  en vigueur la  Loi sur l’accès à l’égalité en emploi dans les organismes publics  qui fait en sorte qu’à compétence égale les femmes sont nommées et promues dans ces organismes et que les gestionnaires sont imputables des taux planifiés de «progression» des femmes. Pas étonnant qu’elles sont maintenant majoritaires, en toute inégalité de fait.De 1980 à 2006 les hommes ont perdu 12 674 postes  et les femmes en ont gagné 12 290 dans la seule Fonction publique.

-- Il maintient  en vigueur la  Loi sur l’Équité salariale qui fait en sorte que les femmes qui se trouvent  dans des catégories d’emploi à majorité féminine ont rémunérées au niveau supérieur des catégories d’emploi à majorité masculine dites «équivalentes » (une fumisterie puisque les analyses font abstraction des choix du marché) de sorte que des hommes sont moins rémunérés que les femmes, une inégalité qu’il est impossible de corriger selon la loi. C’est ainsi que  8 milliards de  fonds publics ont  été engagés dans cette démarche insensée de «redressement salarial» grâce à la complicité de Monique Jérôme-Forget, Claudette Charbonneau de la CSN et, bien entendu, au premier chef de Jean Charest  qui se propose d’écrire ses mémoires    

-- Il ne fait rien pour mettre un terme à la diminution constante des professeurs masculins dans les écoles primaire et secondaire et à la domination impériale des femmes  à ces niveaux stratégiques  avec les conséquences évidentes que sont  le décrochage scolaire dramatique des garçons, l’absence de discipline, l’intimidation persistante envers les élèves et des enseignantes malgré  les «campagnes»  dites de tolérance zéro..

-- Il maintient en place des programmes et services destinées exclusivement aux femmes dans le secteur de la Santé (Programmes régionaux de santé pour la femme, Maisons de naissance), des Services sociaux  (Centres de femmes, CALACS, Maisons d’hébergement pour femmes violentées)  du Travail des dizaines de mesures de Conciliation Travail Famille qui ont, dans la forte majorité des cas, pour but de permettre à la femme de  travailler  hors du foyer 10 – auxquelles  il faut ajouter le très généreux Régime d’assurance-parentale au coût de 2 milliards $ /année et les programmes d’insertion au travail qui ciblent exclusivement la main d’œuvre féminine : Stratégie d'intervention à l'égard de la main-d'œuvre féminine 2009 (Fichier PDF., 574 Ko)  Faits saillants de la Stratégie d'intervention à l'égard de la main-d'œuvre féminine 2009 (Fichier PDF., 1 Mo) Stratégie d'intervention pour les travailleuses et les travailleurs de 45 ans et plusLien vers un site externe.) de l’Éducation

(Programme de bourses d’études «Chapeau les filles »), de l’Action politique  (Le Programme «À égalité pour décider) de la Famille (les milliers de  Centres de la Petite enfance et de garderies privées et un  programme de subventions aux entreprises pour des mesures de conciliation travail famille 11 )

--   Il n’a pas donné suite depuis 2004 au rapport du  Comité Rondeau « Les hommes s’ouvrir à leurs réalités et répondre à leurs besoins» en matière de santé et de services sociaux, une première historique, mais il a l’audace de lancer , en novembre 2011,  lancé, en partenariat avec le Fonds de recherche du Québec, Société et culture (FRQSC), un appel de propositions pour la conduite d’une recherche sur les «Perceptions des hommes québécois de leurs besoins psychosociaux et de santé ».Ce projet de recherche  devrait  s’étendre sur 3 ans  et  est  financé à la hauteur de 237 500$  (un gros 80 000$/année)-  Il doit débuter le  1er août 2012. Il est bien évident      

-- Il a aboli le Conseil de la famille, le Conseil des Aînés, le  Conseil des relations interculturelles et le Conseil permanent de la Jeunesse mais il a maintenu le Conseil du statut de la femme. Il ne lui est jamais venu à l’esprit d’instaurer un Conseil de l’égalité paritaire, comme en Europe, où l’on a compris qu’en toute logique un organisme composé uniquement de femmes qui prétend voir à l’instauration une égalité de fait dans toute la société et dans l’intervention gouvernementale constitue une usurpation du concept et  conduit  à  une appropriation injuste des fonds publics. .  

 etc.... etc.....

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(1) Le Soleil 9 janvier 2012 p. 2-3

(2) Voir sur ce site  «Notre rose-bonbon du mois Gilbert Lavoie». Le même homme ne s’est pas gêné pour donner des conseils à Jean Charest  pour la composition de son Conseil des ministres en 2007 ;« Faire plaisir aux uns, de la peine aux autres, satisfaire les régions, assurer une représentation adéquate aux femmes, aux anglophones, aux minorités ethniques, il n'y a pas de pire exercice que la formation d'un conseil des ministres. Pourquoi ne pas contribuer à l'effort ? Voici mes suggestions, j'attends les vôtres. Inutile de tout prévoir, le plus urgent est de pourvoir les postes stratégiques. Jean Charest  se débrouillera avec le reste (…) Douze ministres, parité» Les choix de Gilbert Lavoie  «Leader parlementaire: Jean-Marc Fournier, astucieux  et agréable.  (H) Santé: Monique Jérôme-Forget., à sacrifier parce qu’en fin de carrière, elle maîtrise bien ses dossiers. (F) Éducation; Michelle Courchesne. Contrairement à Jean-Marc Fournier, Mme Courchesne saura résister au lobby de la machine pour répondre aux préoccupations des parents. (F) (3) Le Soleil, 17 avril p. 10. En effet Mme Courchesne, dans un autre secteur,  a bien résisté au lobby de la machine pour répondre aux préoccupations des partisans libéraux fébriles à l’idée de faire la passe avec les garderies privées. Que voulez-vous  quand on est un chroniqueur chevronné on est doté d’un don de prémonition.        

(3) Projet de loi no 53 (2006, chapitre 59) Loi sur la gouvernance des sociétés d’État et modifiant diverses dispositions législatives Présenté le 15 novembre 2006 Principe adopté le 29 novembre 2006 Adopté le 14 décembre 2006 Sanctionné le 14 décembre 2006. L’ex-ministre des Finances Michel Audet avait lancé l’idée en 2006. Cet ancien Président du Conseil du patronat n’avait pas eu le courage de s’opposer au projet de loi sur l’équité salariale justement parce qu’Il avait été pressenti pour ce poste ministériel. Eh !  que la conscience ne coûte vraiment pas cher au Québec.     

(4) Le Soleil ,15 mai 2009 page. 25  Sur ce site  «Jarislowski dénonce en 2009  ce que nous avions dénoncé en 2006-2007-la parité dans les ca des sociétés d'État mais «Cravate Rose Charest» n'a que faire des avis même d'un expert»  

(5) « Place aux femmes juges», Le Quotidien, Cyberpresse Publié le 16 septembre 2011

(6) Finance et Investissement, 13 janvier 2012

(7)  Le Journal de Québec 12 janvier 2012 p. 41

(8) Robert Nadeau associé directeur chez Spencer Stuart, Le Soleil.  17 mai 2007 p. 53

(9) «Les C’.A toujours dominés par les hommes,» 14 janvier 2012 p. 42 

 (10) «Le droit à une rémunération égale pour un travail de valeur égale : Un droit fondamental de la personne Présentation de la Commission des droits de la personne du Nouveau-Brunswick à l'intention du groupe de travail du Nouveau-Brunswick visant à réduire l'écart salarial » (…) L'honorable Margaret Ann Blaney, Juin 2003

http://www.gnb.ca/hrc-cdp/f/equite-salariale-soumission-Commission-droits-personne-table-ronde.pdf

 (11)  Quand on a fini de lire  ces mesures on se dit qu’effectivement les temps ont bien changé L’entreprise est maintenant au service de  l’employé. Et l’on se demande pourquoi  l’entrepreneurship  est si faible au Québec et la création d’entreprises si rare.

Adaptabilité de l’organisation du travail

Rotation d’emploi -Échange d’horaire de travail -Partage de compétences -Groupes multidisciplinaires - Équipes volantes

Aménagement du temps de travail

- Réduction du temps de travail- Horaires de travail adaptés- Prévisibilité des horaires et des lieux de travail-Semaine de travail comprimée-Utilisation des banques d'heures

Congés

Congés entourant la naissance ou l’adoption d’un enfant-Congé de maternité et de paternité - Congé d’adoption et congé parental -Congés pour raisons et événements familiaux-Congés pour raisons familiales -Congé pour deuil-Congé pour mariage ou union civile - Congé pour compassion -Congé à la suite d’un acte criminel ou d’un suicide- Congés compensatoires et sans solde- Congé autofinancé-Congé sans solde

Vacances

-Flexibilité dans le morcellement des vacances payées-Flexibilité dans le choix des dates de vacances payées

Flexibilité dans le lieu de travail

      -Travail à domicile (télétravail)-Travail dans un bureau satellite (ou près du lieu de

       résidence)

Services ou biens offerts sur les lieux de travail

      -Aide ou soutien financiers pour la garde des enfants d’âge préscolaire- Soutien aux    travailleuses et aux travailleurs dont un membre ou des membres de la famille ont une ou des incapacités temporaires ou permanentes- Remboursement des frais de garde (heures         supplémentaires) -Autres services répondant à des besoins particuliers de CTF-Aide ou          soutien financiers pour la garde des enfants d’âge scolaire

(12) Le Programme de soutien financier aux milieux de travail en matière de conciliation travail-famille vise à favoriser la mise en place de solutions en matière de conciliation travail-famille Par l'intermédiaire de ce programme, le ministère de la Famille et des Aînés accordera un soutien financier pouvant atteindre 10 000 $ pour les entreprises et 50 000 $ pour les associations. Toute PME de 250 employés ou moins, incluant les organisations à but non lucratif, est admissible au volet Entreprises