La commission parlementaire sur le Projet de loi 33 sur le placement syndical.  Un burlesque  féministe. Une autre entourloupette  de Jean Charest--2.

                                                                                  Avec la collaboration de G. Claes

 

HOMME

D'AUJOURD'HUI

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1- Préambule

Cette commission parlementaire nous a donné l’occasion de constater:

a) au départ, l’influence démesurée qu’exerce le Conseil  du statut de la femme et de son service de conciergerie, le Secrétariat à la condition féminine, sur le gouvernement de Jean «Cravate rose» Charest

b) l’habitude bien ancrée chez ce lobby féministe de répandre des mensonges et des faussetés dans le but de faire avancer ses diverses causes et l’absence de toute décence élémentaire de sa part dans ses manœuvres  politiciennes.

c) la capacité de Jean «Cravate rose» Charest de flouer même le lobby féministe tout en lui donnant l’occasion de se mettre en évidence … et de se rendre ridicule.  

 

À la suite du rapport  du «Rapport du Groupe de travail sur le fonctionnement de l’industrie de la construction»- (30 août 2011) on devait s’attendre à ce que le projet de loi que le gouvernement voulait déposer sur le placement syndical allait comprendre des dispositions visant notamment à obliger les entrepreneurs  en construction à présenter  un plan d’embauche de femmes à la ministre du Travail puisqu’il affirmait que celles-ci étaient victimes de discrimination..

 

Toutefois, cette affirmation était tellement énorme, il n’y avait tellement pas de rapport entre ces dispositions et le problème que le gouvernement prétendait vouloir régler – soit le chantage syndical auprès des employeurs en construction  (entre autres, la pratique de la «Chandelle» 1) – que l’on  se demandait quel coup d’éclat  le gouvernement allait orchestrer  pour  faire passer  cette couleuvre. Les femmes étant en cause  il devait certainement réaliser un gros investissement  dans l’émotion. Et pourquoi pas le truc qui fonctionne à tout coup, dans cette société féminisée : la femme victime de violence aux mains de l’homme naturellement méchant, à plus même forte raison, quand il porte des bottes avec des «caps» d’acier ? 

 

2- Le témoignage de Sylvie Deraspe en commission parlementaire et les gros titres dans les journaux

Ce n’est pas un hasard si la Commission  parlementaire a d’abord entendu Sylvie Deraspe porte-parole du «Comite ad  hoc  pour la défense des droits des femmes dans la  construction».

Il faut savoir  que seuls les groupes  invités par le gouvernement  ont la possibilité d’’être  entendus en commission parlementaire et que, généralement, mis à part les groupes de pression «généralistes» (patronat, syndicats) ou sectoriels (UPA en agriculture, médecins en santé etc.)  ils le sont parce qu’ils appuient la position gouvernementale. On doit donc comprendre  que le message que devait lancer  Mme Deraspe faisait partie de la stratégie de la ministre. Ses propos ont  assurément  reçu une large couverture médiatique.  

2.1 Le Soleil, pages 2 et 3, du 25 octobre  2011.  «Cri de détresse des travailleuses »

«Aujourd'hui, on vous lance un cri  du cœur, nous les travailleuses. On  n'est plus capables d'¨être discriminées,  on n'est plus capables  dtre intimidées, on n'est plus capables  d'¨être harcelées et on n'est  plus capables d'être  violentées  pour pouvoir travailler.»  Les mots sont ceux de Sylvie Déraspe,  formatrice et «opératrice de  pelle» dans la vie. Ses mots ont  trouble, secoue même, les députés  participant a la commission parlementaire  étudiant  le projet de loi  33 sur le «placement syndical»  (…)  Elle a parle du chantier de La Romaine: «Trois femmes qui viennent   de sortir; deux en deux semaines   en ambulance.» Elles ont pris la direction   de l'hôpital de Havre-Saint-   Pierre, victimes de violence. (….) Elles devaient être  quatre a se présenter en commission   parlementaire sous le chapeau   du groupe. Elles étaient trois, finalement. L’une d'elles s'est désistée  la veille victime de violence elle aussi, a soutenu Sylvie Déraspe   (voir l'autre texte).   «C'est un gars de la FTQ Construction,  son syndicat, en  passant. Elle a eu des muscles   écrasés à coups de bottes à cap  d'acier parce que le gars n'était   pas content de ce qu'elle avait demandé   et de ce qu'elle avait dit. Faut dire aussi que cette dame-Ià, son mari est entrepreneur.». (…)La présidente-directrice générale  de la Commission de la construction du Québec, Diane  Lemieux, a confié que son organisme allait enquêter sur les affirmations  entendues. Elle les prend très au sérieux. Mme Lemieux a elle-même accompagné les trois   travailleuses jusqu'a l'extérieur  du parlement en fin d'après-midi »  

 

2.2 Le Journal de Québec, 25 octobre 2011 p. 5  «Les Chantiers  paralysés – Des femmes «fines, fines, fines»

«Travail contre faveurs sexuelles? Pour   pouvoir œuvrer sur les chantiers québécois, Certaines femmes du milieu de la construction se doivent d'être fines, fines, fines », a-t-on appris, hier, en commission parlementaire. Il 'agit la d'une partie du témoignage troublant livré, hier après-midi, par trois travailleuses du Comite ad hoc pour la défense  des droits des femmes dans lconstruction au premier jour des audiences  publiques sur le projet de loi 33.Au Québec, les femmes repsentent a peine 1 % des travailleuses  de la construction, soit le plus bataux au pays  « Ca va de la simple farce plate a la violence  physique, s'est insurgée Sylvie Déraspe, responsable du comite. On n'est  plus capables d'être discriminées, intimidéesharcelées et violentées pour pouvoir travailler sur l'industrie. II faut essayer  d'apporter de nouvelles  solutions parce que c'est effrayant.» 

 

3  Or, il arrive que les propos de Mme Deraspe étaient sans aucun fondement, de purs mensonges destinés à tromper les élus

En effet, ces propos étaient nuancés sinon contredits dans les mêmes comptes-rendus médiatiques.  

3.1 Jean-Marc Salvet du Soleil qui, manifestement, n’est pas responsable des titres enflammés rapporte des dénégations qui  viennent contredire les propos de Deraspe  Il  signale que :

a) «Le président de la centrale syndicale, qui a qualifiée les allégations   de I’ opératrice de pelle et formatrice de «troublantes», s'est toutefois montré plus ou moins sceptique face a celles-ci M'.Arsenault  a affirmé lors d'une entrevue qu'il a accordée a La Presse Canadienne  hier soir, qu'il avait contacté Hydro-Québec afin de déterminer si des ambulances avaient quitté le chantier avec des  femmes à leur bord au cours des dernières semaines. La société  d'État lui aurait assuré que ce n'était pas le cas ».    

b) «C'est un litige qui aurait  mal tourné entre deux entrepreneurs  de Havre-Saint-Pierre  qui serait a l'origine de l'agression d'une travailleuse de la construction,  il y a déjà deux semaines      La victime, Lucie Hounsell, se serait  rendue chez un concurrent pour le sommer de cesser d'entretenir  des propos disgracieux a l'endroit de son mari, dont l'entreprise venait de faire faillite. «Je suis  allée .le voir pour qu'il arrêter d'être méchant. Il m'a dit que c’était  pas son  hostie de problème. La, je lui ai donné une claque sur le nez, pis  après, ca a été à coups de bottes de      sécurité, a-t-elle confie au Soleil. Je suis retournée chez nous et j'ai appelé le e 9-1-1 [...] J'ai porté plainte.»  (…) La même «Mme Hounsell, qui n'y a pas travaillé depuis deux ans, ne connait pas ces autres victimes» mentionnées par Déraspe (…) Interrogée par Le Soleil, une travailleuse qui se trouve depuis maintenant un an a la Romaine rapporte qu'il y a toujours des réticents, mais que les femmes sont très bien traitées, qu'il n'y a pas d'actes de violence. »

 

3.2  Pour sa part,  Taïeb Moalla, du  Journal de Québec,  moins incisif, n’en a pas moins rapporté les faits suivants

-- «Psent au salon rouge de l’Assembe, le vice-président du syndicat Gérard Cyr, a lâc que « c'est la premre fois que j'entends ca (les intimidations contre les femmes dans la construction) ».

-- «Exfiltrées par la porte arrière du salon rouge aucune des trois témoins n'a voulu - répondre aux questions des medias. Elles - ont fait savoir qu'elles préféraient se contenter de parler devant les parlementaires pour bénéficier de l'immunité quant  à leurs propos.»

 

3.3 Mais, plus significatif encore, les vraies travailleuses de la construction ont, le lendemain, nié  qu’il y ait discrimination et agression à leur endroit 

Le Soleil 27 octobre 2011 p. 34

«Travailleuses de la construction: «Nous ne sommes pas des victimes»

Les travailleuses de Havre-Saint-Pierre qui ont tenu à... (Collaboration spéciale Fanny Lévesque)

Les travailleuses de Havre-Saint-Pierre qui ont tenu à «rétablir la vérité».

Collaboration spéciale Fanny Lévesque

«Havre-Saint-Pierre) Une douzaine de travailleuses de la construction ont lancé un véritable cri du coeur, mercredi à Havre-Saint-Pierre. Réagissant aux propos tenus lundi en commission parlementaire sur le projet de loi 33 par une représentante du comité ad hoc pour la défense des droits des femmes dans la construction, Sylvie Derapse, qui affirmait que des femmes auraient été agressées à la Romaine, les ouvrières du chantier ont tenu à «rétablir la vérité».

Nous ne sommes pas des victimes et nous voulons rassurer nos familles», a déclaré Sonia Picard, qui travaille dans la construction depuis 23 ans. «On s'est regroupées, une vingtaine de femmes, pour vérifier l'état des choses, mais aucune d'entre nous n'avait été victime de violence

Tour à tour, les travailleuses, de différences allégeances syndicales, ont pris la parole pour témoigner de leur expérience personnelle dans les chantiers. «J'ai travaillé à la Rupert, ça fait deux ans que je suis à Romaine, je n'ai jamais été victime de harcèlement ou de discrimination, au contraire les autres travailleurs, et les syndicats m'ont plutôt encouragée à devenir qui je suis maintenant», a témoigné une arpenteuse, Vicky Deroy, membre de la CSN.

«Je n'ai jamais subi de menaces, peut-être quelques mots avec certains, mais ces gens-là avaient des problèmes avec tout le monde», a raconté Chantal Boudreault, magasinière. «C'est sûr que c'est un milieu d'hommes, ce n'est pas toujours facile, mais il faut faire sa place, comme ailleurs.» Une autre a aussi eu des bons mots pour l'agent d'affaires de la FTQ-Construction, Bernard «Rambo» Gauthier. «Quand je l'ai appelé, ç'a pris deux semaines et je travaillais», a confié Yolène Brisson, camionneuse. En entrevue, Chantal Boudreault a été claire à propos de l'implication de la FTQ dans l'organisation de la conférence. «Ce n'est pas la FTQ, c'est vraiment notre initiative de sortir publiquement, pour notre image, a-t-elle expliqué. On a appris ça à la télé, c'est pas correct. Elle [Mme Derapse] ne nous a même pas consultées, on ne la connaît pas.»

Atteinte à la réputation

Selon elle, les allégations de Sylvie Derapse ont porté atteinte à la réputation des femmes de l'industrie. «De dire qu'on est fine, fines, fines, ça veut dire qu'on est des filles faciles, c'est des fausses attaques. On travaille et gagne notre argent comme tout le monde», a ajouté Mme Boudreault. Les travailleuses ont assuré faire confiance à Hydro-Québec et à leur syndicat respectif pour maintenir la «tolérance zéro» en matière d'intimidation et de discrimination dans les chantiers. Pour l'heure, 236 femmes travaillent à la Romaine. Au cours des derniers mois, aucun incident impliquant des femmes qui auraient quitté le chantier en ambulance après avoir été agressées n'a été enregistré par la Sûreté du Québec ni par la société d'État. Lors de son témoignage lundi, Sylvie Deraspe a pourtant affirmé que deux femmes avaient quitté le chantier de la Romaine en ambulance au cours des dernières semaines.»

 

4- Enfin, ce burlesque parlementaire était d’autant plus inexplicable que le gouvernement  n´a donné suite à aucune des recommandations du Groupe de travail dans son projet de Loi 33

En effet  rappelons que, selon ce Groupe de travail,  ce projet de loi devait contenir les dispositions suivantes :  

--Qu’aucune pratique d’intimidation ou de discrimination, notamment en ce qui a trait à l’allégeance syndicale ou au sexe, ne sera tolérée »

--Que le sexe constitue un motif de discrimination explicitement prohibé par la Loi R-20 dans la référence, l’embauche ou le licenciement de la main-d’œuvre. Qu’une personne ou une association syndicale représentative puisse soumettre une plainte à la CRT en cas d’intimidation ou de discrimination fondée sur le sexe.»

--Qu’un salarié ou une salariée 6) qui s’estime mal représenté par son association syndicale représentative puisse soumettre une plainte à la Commission des relations du travail en application de la nouvelle clause d’égalité de traitement. Qu’au terme de ce recours, si la CRT en décide ainsi, le salarié puisse modifier son choix d’association syndicale représentative.»

--Que la ministre du Travail demande à chacune des associations syndicales représentatives et des associations d’entrepreneurs de lui présenter un plan d’action à court et moyen terme afin d’augmenter la présence des femmes dans l’industrie de la construction

 

Or  le Projet de loi no 33 «Loi éliminant le placement syndical et visant l’amélioration du fonctionnement de l’industrie de la construction » ne contient aucune disposition en rapport avec l’une des recommandations du Groupe de travail

Tout au plus l’article 74 de ce projet de loi  vient modifier l’article  123.1  de la Loi sur les relations du travail, la formation professionnelle et la gestion de la main-d’œuvre dans l'industrie de la construction (R-20) en étendant à d’autres groupes un privilège déjà accordé aux femmes

123.1.  La Commission peut, par règlement:

«14° généralement, adopter toute autre disposition connexe ou supplétive jugée nécessaire pour donner effet aux dispositions du présent article et celles de la présente loi relatives à la formation professionnelle. (…)

Ces règlements peuvent aussi prévoir des normes différentes à l'égard des femmes en vue de favoriser leur accès, leur maintien et l'augmentation de leur nombre sur le marché du travail dans l'industrie de la construction »

L’article 74 du PL. 33  modifie l’article 123.1 en ajoutant:

13° par l’insertion, dans le dernier alinéa et après le mot « femmes », de ce qui suit : «  des autochtones, des personnes qui font partie d’une minorité visible en raison de leur race ou de la couleur de leur peau et des immigrants »

 

En d’autres termes, non seulement les femmes ne sont pas reconnues comme des victimes de discrimination mais «les autres «minorités » auront dorénavant aussi droit à des  accommodements, à  des  «normes différentes», pour favoriser  leurs accès à l’emploi dans la construction.

 

5- Conclusion

 

1- Il y a quand même de l’espoir car il y a des femmes qui ne se laissent pas manipuler par  «les grosses poitrines» du lobby féminise (par analogie avec «les gros bras» des syndicats)

 

2-  Ce lobby a visiblement échoué dans sa démarche insidieuse (qui vise à tromper) puisqu’il n’a pas prouvé que les femmes soient victimes d’agression et de discrimination dans l’industrie de la construction, bien au contraire.

 

3-  Diane  Lemieux, la présidente  de la Commission de la construction doit faire rapport des résultats de son enquête à la commission parlementaire à propos des accusations portées par Mme Deraspe

 

4-La présidente du Conseil du statut de la femme (à tout le moins l'ancienne présidente Christiane Pelchat) doit révéler ses sources d’information relativement aux soi-disant pratiques discriminatoires exercées contre les femmes dans l’industrie de la construction

 

 5-Le Groupe de travail sur le fonctionnement de l’industrie de la construction doit expliquer sur la base de  quelle idéologie, de quel principe, de quel raisonnement il en est venu à recommander au gouvernement de prendre des mesures de discrimination positive pour accroître la présence des femmes dans cette industrie en sachant que :

-- le gouvernement du Québec a adopté une loi à cet effet  pour le secteur public et que les femmes y occupent  maintenant plus de 60% des postes mais qu’il n'existe aucun mécanisme pour rétablir l’égalité;  

-- qu’aucun gouvernement n’a adopté de mesure semblable pour le secteur privé  puisqu’il serait ainsi amené à`sexualiser l’emploi dans tous les secteurs de l’activité humaine  indépendamment  des aptitudes, des goûts et de la volonté des individus, une forme de dictature que même les régimes collectivistes  n’ont jamais implantée.

 

6- Jean «Cravate rose» Charest doit expliquer aux femmes pourquoi  il a ridiculisé le Groupe de travail sur le fonctionnement de l’industrie de la construction en ne donnant suite à aucune de ses recommandations.

Notre supposition, il invoquera la nécessité de transférer la question à la Commission de la construction  où «toutes les parties sont réunies. Bien entendu, il s’agissait pour lui de paraître donner satisfaction aux pressions du lobby féministe quitte à enterrer ses recommandations ensuite. 

 

7 Jean «Cravate rose» Charest doit expliquer  au Conseil du statut de la femme  pourquoi  il a ridiculisé le Comité ad hoc pour la défense des droits des femmes dans la construction en l’invitant à la commission parlementaire en sachant qu’elle allait raconter des bobards.

L’explication est simple. Il voulait se servir de ce Comité pour mettre la FTQ sur la défensive, dès le départ, en prévoyant sa réaction habituelle et en associant la violence syndicale- gros bras,  intimidation--- aux batteurs de  femmes,  de manière subtile mais combien efficace.

 

8- Nous avons déjà indiqué dans le document 1 qu’une juge féministe avait déjà  consenti des accommodements  exorbitants  à certaines  femmes  travaillant dans la construction (l'Affaire du Gaz Métropolitain) et l’on peut imaginer  le bordel que cette extension de privilèges à d’autres groupes (au-delà , du port du  kir pan pour les sikhs, des temps  de prière pour les musulmans et des congés fériés pour les juifs orthodoxes) va occasionner dans une industrie quoi a déjà amplement de problèmes.

 

Nos merveilleux  éditorialistes  et chroniqueurs n’y ont vu que du feu. Ils ont tous crié en chœur  haro sur la FTQ sans voir que le diable se cache dans les détails.

 

Bref, Sylvie a sérieusement Dérapé

mais c’est Jean qui l’avait Chariée

Consolation, elle a eu son heure de gloire à la télé

Désolation, il a la sienne depuis une éternité

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(1) Obligation  de rémunérer des employés devenus  surnuméraires à la suite de changements technologiques