La mauvaise gestion d’un gouvernement socio-démocrate solidaire

 
 

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Nous ne prétendons pas donner ici la liste exhaustive des cas de «mauvaise gestion» de ce type de gouvernement. Certains argueront que les exemples retenus ne sont pas assez nombreux ou significatifs. Pourtant, ils devraient normalement, avec un peu d’honnêteté, pouvoir constituer leur propre liste. Nous reconnaissons toutefois que l’opération est certainement plus facile pour ceux qui ne font pas partie des amis du régime.

Cette gestion se caractérise essentiellement  par divers traits de fonctionnement comme il est décrit ci-dessous.

 

1- L’expansion continue des services publics sous la pression des groupes d’intérêts dont la devise est « faire payer par les autres les bénéfices dont ils sont les seuls à profiter», même en pleine crise économique et financière 1

1.1 Les indemnisations des régimes d’assurance en hausse.    La Cour supérieure a décidé qu’un multi-accidenté de la route  de 42 ans (1985 et 1990- 15 chirurgies-) dont l’état de santé s’était aggravé en 2004 recevra une indemnité forfaitaire de 48, 435$ au lieu de 11,250$. Le  juge C.C.Gagnon a considéré qu’il pouvait appliquer les barèmes d’indemnisation de l’an 2000 plus généreux (1750$ du point de pourcentage de séquelle au lieu de 750$)  même si au moment de l’accident  les barèmes de 1990 étaient encore en vigueur. Stéphane Bédard (client de l’avocat Marc Bellemarre) est très fier de s’être tenu debout et de s’être défendu. « Mes droits avaient été brimés mais quand on se bat on obtient finalement justice ». .  (Le Journal de Québec 2 avril 2010 p. 8-)

Commentaire -

Les  cours de justice pratiquent «l’activisme judiciaire» et décident même à la place du Parlement alors qu’elles n’ont aucune légitimité pour ce faire car il ne s’agit pas ici de droits fondamentaux. Il est évident que ce jugement aura un impact majeur sur le financement de l’assurance-automobile. Seul un juge, parfaitement déconnecté des réalités et qui usurpe en plus le rôle de législateur peut rendre une telle décision. C’est donc facile d’être généreux avec tout le monde avec le fric des contribuables.  Les jeunes écervelés qui se «garrochent» sur les routes et se rendent invalides, par de multiples accidents, pour le reste de leur vie n’ont aucun souci à se faire. La société va s’en occuper éternellement et même hausser leur indemnité selon l’humeur d’un juge. Plus largement, au Québec, il suffit d’avoir un besoin pour qu’il devienne un droit grâce à nos députés et juges  avocats. Il faut dire qu'en matière d'activisme judiciaire l'exemple vient de haut. Depuis l'invention de la Charte des droits, la Cour suprême, avec le juge Antonio Lamer en tête, a rapidement trouvé le moyen de créer des droits et de multiplier des causes pour le plus grand  bonheur des plaideurs.   Ainsi, ellle  vient de décider que l'avocat Alan Cameron Ward devra recevoir 5000$ de l'État pour avoir subi une fouille à nue parce qu'il avait été faussement soupçonné de planifier l'entartage du premier ministre Jean Chrétien- son droit constitutionnel  (non identifié)  doit être compensée financièrement même si la victime ne peut démontrer une perte financière (Le Soleil 24 juillet 2010 p.30).

 

1.2 Le déficit du Régime d’assurance-parentale dépassera les 900 m$ en 2014 (Le Soleil 19 juin 2010 p. 1011)

A- «Et ce calcul ne tient même pas compte du 346 millions que le Québec doit au fédéral. Le gouvernement de John Charest va annoncer une hausse de cotisation pour le 1er janvier 2011  à ce merveilleux régime, le plus généreux au Canada.  (Le Journal de Québec 15 juin 2010 p. 7.)  -C- Le plus extraordinaire est que les dépenses liées à ce régime ne semblent pas être en rapport avec le nombre de naissances de la même année ou de l’année précédente. Ainsi avec 1000 naissances en moins qu’en 2010  le régime a coûté 11 millions de plus en 2011.     

B- Le Soleil a également traité de ce sujet (le 19 juin 2010 p. 10-11)

Martin Ouellet   nous apprend que la hausse des cotisations sera de 6.5% en 2011, après celles de 4,5% en 2010, de 7.5 en 2009 et de 8% en 2008. Le brillant ministre Sam Hamad se félicite du programme – «il est victime de son succès» - 466 000 parents en ont bénéficié depuis 2006, en 2009, 126 000 ont reçu 580$/semaine. Il y aurait eu 16% d’augmentation des naissances entre 2005 et 2009. Un milliard 600 millions de dollars versés  en cotisations en 2010. Les milieux d’affaires ont beau protester et  demander une réduction du nombre de semaines ou du montant de la prestation, le gouvernement est décidé à ne pas réduire le régime le plus généreux au Canada.»

Anabelle Nicoud, pour sa part, ne tarit pas d’éloges envers ce programme. Elle se félicite de ce qu’en 2009, 75% des pères se soient prévalus du congé de paternité (57 % en 2006 et avant 25%). Voici quelques extraits de sa prose - «Cinq hommes, fin vingtaine, début  trentaine, assis autour d'une table, discutent.  - Alors, tu l'as achetée? C'est  quel modèle?  - Le modèle 2010.  Celui que où tu  peux tourner et  tout?  Si vous pensez que ces cinq   gars vantent les vertus d'une tondeuse, d'une voiture ou d'une moto, vous avez tout faux. En  cette soirée de semaine, ils parlent  tout simplement... poussettes.  Nous sommes au CLSC Saint-Henri, et ces futurs pères assistent à l'un des rares cours prénataux destinés· expressément aux hommes a Montréal» «C'est drôle de voir la progression des discussions avec mes amis : avant, c'était tough guy, bière, sport, whatever. Maintenant, c'est tout doux», s'amuse un des participants du cours. «S'il reste aux hommes un territoire à conquérir, c'est celui du congé parental de 32 semaines, qui reste souvent l'apanage des mères, bien que les deux parents puissent le partager». Selon le Régime québécois d'assurance parent ale (RQAP), la proportion d'hommes qui l'utilisent est passée de 18,2%en 2006 à 21%en 2009 : une évolution encore marginale». «La tendance du père très paternel  se maintiendra-t-elle? Diane-  Gabrielle Tremblay  le  croit : «La  participation du père, clairement,  va aller en augmentant.» Le travail  à  temps partiel (quatre jours  par semaine) s'est répandu  parmi les hommes. La proportion  d'hommes qui se prévalent du  congé de paternité pourrait encore  grimper et atteindre  les 80,  85 ou 90 %, selon Mlle Tremblay.  Cet enthousiasme, certes entraîne  une hausse dos coûts du  régime, mais, selon Geneviève  Bouchard, la mesure reste bénéfique pour  ['ensemble de la société québécoise.». «Je me suis retrouvée avec quatre  mois de congé parental, mais mon conjoint, lui, n'avait rien»,  dit-elle. Contrairement à la mère,  le père n'est pas admissible aux  congés en cas de décès périnatal ».

Commentaire -

On a beau être la population la plus taxée et parmi les moins riches en Amérique du Nord nous nous payons le régime le plus généreux du continent.  Par ailleurs, si Ouellet rapporte les faits, Nicoud, est manifestement  la  journaliste féministe de service. On se croirait en temps de guerre alors que la propagande avait délogé l’information. Il est bien évident que ce programme ne fait que féminiser encore davantage le Québécois niaiseux.  Ce texte, par surcroît est écrit, la veille de la fête des pères, qui, incidemment, ne sera pas soulignée par un éditorial ; les culs cousus qui y trônent sur ce quotidien ont tellement honte des hommes.  Si ce que Nicoud prétend est effectivement la nouvelle réalité québécoise  alors nous avons publié, en 2008, un livre prémonitoire  «L’égalité de fait entre les femmes et les hommes,  un  piège à cons ».

 

Nos grands pères qui se sont crevés à défricher les terres doivent se retourner dans leur tombe. Leurs descendants veulent s’occuper des poupons. À peine 7.3 % des Québécois sont propriétaires de leur entreprise (13,6% dans le reste du Canada), les jeunes Québécois de 18 à 35 ans  ne constituent que  12 5% des jeunes entrepreneurs canadiens  (Le Journal de Québec- 9 juin 2010 p. 40). Ce n est pas grave ils vont passer du temps de qualité avec leur  petite fille pour permettre à la mère de s’épanouir dans un neuf à cinq.

 1.3 La gratuité de la «fécondation in vitro » UNE PREMIÈRE EN AMÉRIQUE DU NORD

A- Les faits. Le gouvernement  va dépenser  26 millions$ en 2010-11 pour 2 800 fécondations, 35 millions$ en 2011-12 pour 3 500 fécondations et 63 millions en 2014-15 pour 7 000 fécondations. Toute femme  en âge de procréer qui en fait la demande,  même de plus de 36 ans, lesbienne, célibataire, conjointe de fait ou mariée civilement,  aura  accès gratuitement  à trois cycles stimulés de  fécondations  au coût de 15,000$ /pièce; un embryon à la fois .   L'infertilité  est maintenant reconnue comme une maladie ou en découle. Actuellement trois cliniques – (dont une publique, à Mc Gill) offrent le service – 2 à Montréal et 1 à Québec)  (Le Soleil 13 juillet 2010 p.17 et 14 juillet p.5)

B- Les critiques. À peine annoncé, ce programme a été dénoncé par :

--la Fédération des médecins spécialistes qui considère que le secteur public n’est pas prêt à mettre un tel programme en application et qu'il pourrait coûter 200 millions de dollars dans quelques années;

-- l'Association des obstétriciens et gynécologues du Québec pour qui il n'y aura pas assez de gynécologues pour répondre à la demande puisqu'il en manque déjà de 60 à 70 au Québec pour suivre les grossesses normales;

Tous sont d’accord pour dire que ce gouvernement répond ainsi aux pressions d’un groupe (L’Association des couples infertiles), dont une porte-parole, Julie Snyder, a eu un impact médiatique certain. Le gouvernement devrait logiquement verser des sommes équivalentes pour une adoption internationale.

C-Brigitte Breton

Surprise, Brigitte Breton est aussi contre. Elle ajoute des critiques de son cru.     Le Soleil 14 juillet 2010 p. 22

«C’est un<choix strictement  politique que fait le gouvernement Charest en  rendant gratuits les traitements  de procréation assistée. Ce n'est nullement un choix «logique et rationnel     (…)   Bien que reconnaissant la légitimité du désir d'enfant et la douleur des couples infertiles, la Commission de l'éthique de la science et de la technologie a indique dans un avis au ministre qu'il n'existe pas de «droit a l'enfant» et que le gouvernement n'a pas a accéder aux demandes de tous les couples qui veulent un bébé.(…)   La Fédération  du Québec pour le planning  des naissances a aussi critiqué  les priorités d'un gouvernement  qui impose des mesures régressives  l'ensemble la population,  mais qui se permet néanmoins  d'allouer plus de 60 millions  $ par année a des technologies  dont le taux de succès est  d'environ 30 %.  (…) Le Québec éprouve déjà des difficultés  à limiter la progression  des dépenses en sante et en services   sociaux (…) le gouvernement Charest a introduit au début du mois .une contribution santé qui devra rapporter   945 millions $ par année à partir de 2012. Il jongle aussi  avec l'idée d'imposer une franchise  santé (un ticket modérateur) pour orienter la consommation des services et dénicher 500 millions $ supplémentaires, lisait-on dans le dernier budget Bachand.   Il est loin d'être logique et rationnel    qu'un gouvernement demande  à la population de payer  plus pour les soins de sante et    l'incite à ne pas en abuser, alors que son ministre remplit  le panier  de services en faisant fi des avis  des organismes-conseils, des spécialistes   qui identifient des besoins   beaucoup plus pressants et  des malades qui se butent à des  listes d'attente.»

Commentaire –

Dans le Chapitre 4 de «L’égalité de fait entre les femmes et les hommes, un piège à cons nous avons écrit ce qui suit :

«-- Brigitte Breton est la même éditorialiste qui écrivait le 10 septembre 2006 dans le Soleil, page 20 : « Le droit à l’avortement n’est pas réel si les femmes doivent débourser 30$ dans les cliniques privées». Curieusement, la médecine privée (à deux vitesses) qui est si fortement contestée par les féministes ne l’est pas dans le cas des cliniques d’avortement »

«-- Il convient de rappeler que le gouvernement péquiste a mis fin au programme accordant une prime à la natalité en 2002 (de 500$ au  premier enfant, à 1 000$ au deuxième enfant et à 8 000$ au troisième enfant), parce qu'il avait coûté 1,4 milliards pour 93 068 bébés, soit 15,138$ /enfant, pour un nombre de naissances égal à celui de 1998. (…) On préféra mettre la même somme pour des garderies à 5.00$ permettant à plus de femmes de travailler.

«-- En 2006, le gouvernement libéral  accorde un crédit d’Impôt égal à 30% pour les frais reliés à l’insémination « in vitro» et est limité à 6 000$  (20,000$X 30%), le même montant que pour une adoption internationale.  Puis, en 2007, il compte porter ce crédit à 50%. Bien entendu, Brigitte Breton, commentant cette décision  s’inquiète du risque associé à cette procédure – (4,2 d’anomalies congénitales contre 9% dans les cas de conception naturelle) et du fait que les parents voudront aussi que l’État paye les adoptions. Bref, elle conclut que le gouvernement fait déjà sa part pour la famille. Mais on sent bien que ce qui la chicote le plus c’est le fait que le gouvernement va dépenser 15 millions$/ an pour les inséminations et  seulement 5 millions$ pour les avortements, ligatures de trompes et vasectomies. Elle a très  apprécié que le ministre Couillard se croit tenu de reconnaître un droit fondamental à l’avortement mais pas celui d’avoir des enfants.  (..) Le gouvernement du Québec a dépense en moyenne, 2,7 millions/année depuis 2001 pour les seuls  avortements. »

On ne peut pas trouver de meilleur exemple de la tendance irrépressible de nos politiciens à vouloir faire intervenir l’État pour régler tous les problèmes de la société et de leur incapacité à résister à la surenchère pour mousser leur popularité. Nous sommes passés d’une aide de 30% à 50% à une prise en charge complète en 4 ans alors qu’un pays riche comme l’Allemagne s’en tient encore à 50% et qu’un  petit pays, comparable, le Danemark, l’a abandonné parce que trop cher.

Quant à Brigitte Breton, en bonne féministe, n’en a rien à cirer de la chute de la natalité au Québec;  elle se préoccupe de l’état des finances publiques seulement quand il est question de mettre au monde des enfants mais non quand il est question de les éliminer. Il faut avoir un certain culot pour invoquer les critiques de la Fédération pour le planning des naissances quand on sait que l’avortement  est le cheval de bataille de cet organisme.

Il est manifeste que ce gouvernement Charest a choisit de ne répondre  qu’à un appel, celui des groupes de pression de femmes. Tout ce que la femme demande devient un droit – Comme elles forment la moitié de l’électorat et que le lobby féministe les a convaincues de voter selon leur genre il est convaincu que la manœuvre est très rentable électoralement même si elle ne fait aucun sens sur le plan rationnel.

Pour sortir de cet engrenage, il faudrait commencer par abolir  la gratuité de l’avortement. Il n’y a pas de raison de supporter le droit à l’avortement et non celui du droit à l’enfant.

 

1.4 Le financement des Festivals

Le gouvernement a versé 1,300,000 $ pour le seul Festival d'été de Québec dont les principales représentations ont été en langue anglaise.  (Le Journal de Québec - 12 juillet 2010 p. 16)

Commentaire-

Pas mal pour la capitale du fait français en Amérique du Nord.  L'État québécois subventionne des artistes étrangers apparemment, selon la directrice de la programmation- Dominique Goulet-  parce que les francophones  n'attirent pas des foules suffisantes pour remplir les plaines. Il faut les «spreader » (sic) dans des petits parcs. Ceci n'a rien d'étonnant quand on constate que la radio privée - comme le FM 93.3 - ne fait tourner que de la musique en langue anglaise; c'est sa contribution au développement de notre culture. Nous ne connaissons pas d'autre société assez conne pour enrichir l'économie culturelle d'une autre société qui, de surcroît, jouit au départ d'un avantage considérable à cause de son énorme marché.

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2. L’accroissement constant  du nombre d’employés des secteurs public et parapublic et des coûts  de l’administration

 2.1 Ces salariés sont passés de 498 000, en 2003 à l'arrivée des libéraux au pouvoir, à 538 000, en 2009. 2

Il y a 140 000 élèves de moins qu'il y a dix ans qu'en 2000 mais 700 cadres de plus dans les écoles publiques.

2.2 «Des milliers d’occasionnels deviennent des employés réguliers dans la Fonction publique»  C’est une concession du Conseil du trésor au SFPQ. Il avait déjà fait la même chose en 2000.  À chaque nouvelle négociation le Syndicat fait le plein de nouveaux cotisants. On élimine «ce que l’on appelle les faux occasionnels » (c.a.d qui ont ce statut depuis plusieurs années) en «les régularisant». Puis les brillants gestionnaires des cabinets ministériels (qui, dans les faits, font ces embauches de patronage) recommencent à recruter des occasionnels qui vont devenir «faux» avec le temps et seront régularisés et ainsi jusqu’à la fin des temps.  (Le Soleil 24 avril 2010 p. 4)

Commentaire –

Que voulez-vous, l’État doit régler tellement de problèmes, tellement de besoins à combler. Et c’est comme çà parce que nous avons 125 députés qui s’ingénient à les créer ou à les solliciter auprès des groupes pour ensuite se faire élire en promettant de les satisfaire avec les fonds publics.

 

2.3  «Les services de garde en milieu familial menacent de  se mettre en grève»

La raison ? Le gouvernement tarde à acquiescer à leurs demandes. Leur salaire horaire se situe entre 4 à 6$/heure pour 50 heures de travail alors que leurs homologues dans les CPE  gagne nt 15$ /heure  (Le Journal de Québec 10 juin 2010 p. 6)

Commentaire –

Ces «éducatrices», sont des membres en règle de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), grâce à une décision judiciaire totalement idiote et au refus de ce gouvernement rose bonbon de la contester. Ces personnes sont des «entrepreneures», propriétaires de leurs établissements de services, elles disent travailler 60 heures semaine mais sont syndiquées. Comme il s’agit en très grande majorité de femmes et qu’elles sont en concurrence avec celles qui travaillent dans les CPE nationalisés, il était tout à fait insupportable qu’il y ait un écart salarial entre les deux groupes. Le fait que des milliers d’hommes occupent des emplois moins bien rémunérés que leurs homologues dans le secteur public ne pose aucun problème à Jean Charest. La solution québécoise socio-démocrate n’était évidemment pas de laisser le marché fixer les salaires et autres conditions de travail de ces entreprises privées mais de les nationaliser indirectement, allant jusqu’à établir pour elles un régime de retraite à même les deniers publics.  Comment la population peut-elle ne pas devenir cynique quand on voit un ex ministre du Parti Conservateur, (Jean Charest),  prêt à renier son idéologie de base pour obtenir le support électoral d’un groupe de pression ?

 

2.4 Le gouvernement a conclu une entente avec les centrales syndicales qui continue d’accroître la rémunération et d’alléger les conditions de travail des employés des secteurs public et parapublic

Commentaire –

Dans un contexte de crise économique internationale et de crise financière, les gouvernements ont plutôt opté pour  une réduction ou au moins un gel de cette rémunération, un accroissement de la charge de travail  et même pour une révision de conditions de retraite de ces employés déjà privilégiés. (Voir Le Règlement de la crise financière sur ce site). Le gouvernement de Jean Charest a fait exactement le contraire. Ce politicien de très petite envergure s’est  fait lui-même l’otage des centrales syndicales tout simplement  parce qu’il a  craint de s’aliéner le vote de 500 000 électeurs, généralement très militants. En somme, il a acheté ces votes avec les fonds publics simplement  pour favoriser sa réélection. Il n’y a que lui pour tenter de faire croire à la population qu’il était préférable de ne pas affronter ces centrales. Ces dernières savaient pertinemment que la conjoncture ne les favorisait pas; il faut être un très piètre gouvernement pour avoir choisi de ne pas gagner cette épreuve de force.

2.5  Québec débloque 117 millions pour 500 «super-infirmières» (infirmières –praticiennes spécialisées- IPS)  Comme elles vont pouvoir poser des diagnostics et prescrire des médicaments elles vont dégager, les médecins  pourront prendre davantage de patients. Sur l'enveloppe de 117 millions de dollars, un montant de 41,2 millions servira à financer de façon récurrente les 500 postes en soins de première ligne (donc 82 000$/infirmière), incluant les 115 premiers postes annoncés en juin 2008. Il n'y a toutefois, pour l'instant, que 25 infirmières. Une soixantaine d'autres sont en formation. Une somme de plus 15 millions servira à financer l'installation des IPS dans les cabinets de médecins et à leur supervision médicale en stage. Près de 61 millions ont par ailleurs été prévus pour la formation, les bourses, les forfaits de stage et l'encadrement clinique des IPS.  (Cyberpresse Publié le 14 juillet 2010-

Commentaire –

Étonnamment on ne parle que d’infirmières et non d’infirmiers spécialisés alors que l’on insiste tout le temps pour parler  « des ingénieures et ingénieurs», des «chers électrices et électeurs» etc. Un oubli bien sûr! Aucune somme n’est prévue pour l’indemnisation des futures victimes de diagnostics erronés ? Qui assurera ces IPS ? Il  est assez ironique que l’on déplore la pénurie de médecins en exercice depuis les facultés de médecine francophones du Québec ont décidé de donné la priorité au recrutement des femmes et que celles-ci, une fois reçues, ont choisi de travailler moins d’heures et de se spécialiser uniquement dans certains domaines.  Comme les IPS vont aussi adopter le même comportement nous aurons dépensé ces millions de dollars en pure perte. Étant donné que ces IPS vont commettre des erreurs médicales elles devront contribuer à une assurance-responsabilité. Toutefois, comme dans le cas des médecins, les contribuables seront appelés à payer une bonne partie de ces frais soit par un remboursement de la RAMQ soit par une déduction fiscale. Vivement, un retour à cette époque où la médecine qui était jugée trop importante pour être soumise aux pressions du lobby féministe.

 

2.6 «La Ville de Montréal a maintenant  un plus grand nombre de fonctionnaires que Québec, la capitale »(Le Soleil  5 mai 2010 p. 3)

Il y a maintenant 3 355 cadres à Montréal contre 2 683 à Québec même si 101 des 159 ministères et organismes ont leur siège social à Québec contre 46 à Montréal et 12 en régions. Explications : les mesures d’attrition ne touchent que les ministères et non les organismes. L’effectif des premiers s’est accru  de 60% et celui des seconds de 40%. 

Commentaire –

Il est insensé que le ministère de l’Immigration et des communautés culturelles  ait son siège social à Montréal. La raison invoquée : la majorité des immigrants se trouvent à Montréal  pour justifier que ce ministère. À ce compte-là, il faudrait installer l’Agriculture à St-Hyacinthe et les Pêcheries à Gaspé, les Richesses naturelles à Rouyn–Noranda etc. Pas étonnant que les immigrants demeurent concentrés à Montréal. Plus largement, il est clair que la «délocalisation» des sièges sociaux de la plupart des organismes est le résultat d’un manœuvre  destinée à renforcer l’adhésion de la population à la formation politique qui en est responsable.  En somme, le Québécois est tellement crédule qu’il continue de voter pour le parti qui promet de dépenser encore plus de son  argent pour satisfaire les soi-disant besoins de son voisin.

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3. Les sociétés d’État jouent mal leur rôle, sont gérées par des incompétents ou ne servent qu’à assurer des emplois aux amis du régime.

 3.1  «Hausse de 134% des  bonis versés à 2 060 des 7 000  employés de la SAQ entre 2005 et 2009 – Le coût est passé de  3.4 millions $ à 8 millions$ alors que les revenus n’augmentaient que de 20% » (Le Soleil, 1 mai 2010 p. 48)  Selon le PDG, Philippe Duval, même si la SDQ est  un monopole, «elle doit rivaliser pour glaner le budget discrétionnaire des consommateurs destiné aux spectacles, CD etc..» Les bonis peuvent varier entre 5 600% et 11 700$,90% des directeurs de succursales en ont obtenu. Comme par hasard. Duval nous apprend que la SAQ va augmenter cette année son dividende au gouvernement»

Commentaire –

Curieusement, ce PDG ne sait pas que dans le secteur privé la rémunération des employés et dirigeants est fonction des revenus de l’entreprise. Il aurait été intéressant que ce PDG démontre que les salaires gagnés par les employés de la SAQ sont comparables à ceux des employés des entreprises privées du commerce de détail.

 

3.2  «La Caisse de dépôt et placement gratifie celle qui a fait perdre 40 milliards$»

Susan Kudzman, première vice-présidente et chef de la  direction des risques de placement depuis 2005. Elle était donc en fonction durant la crise financière de 2008 où la Caisse a perdu 40 milliards. À croire qu’elle tirait ses tuyaux d’un certain Bernard Madoff. Un rapport de PricewaterhouseCoopers remis en 2008 a vertement critiqué l’incompétence et les pratiques désuètes de l’équipe chargée de la gestion du risque. En dépit  des recommandations de la firme conseil, le niveau de risque absolu a augmenté de 35% à 38% de 2008 à 2009. Malgré cela, la directrice de cette équipe a continué à toucher son  plein salaire de 30,000$ par mois durant son congé de maladie qui a duré d’août 2009 à mai 2010, soit 5 mois après la nomination de Michael Sabia, le nouveau président. Elle ne recevra pas une indemnité de départ de 539 000$ mais elle va encaisser son  boni de performance équivalent à huit mois en poste (240 000$ !).  C’est Egon Zehnder qui sera chargé de lui trouver un remplaçant. Kudsman a dit  «qu’elle est fière d’avoir collaboré au nouveau programme de gestion des risques. (Le Journal de Québec 12 mai 2010 p. 48- et - 9 juillet 2010 p. 37))

Commentaire –

Ne faut-il pas s’étonner de ce que la personne responsable de la catastrophe n’ait pas été virée sans ménagement ? Non. Parce que le même gouvernement avait fait un pont d’or au président démissionnaire (Rousseau) de la même Caisse. Comment se fait-il que cet organisme, crée en 1965,  n’ait pas réussi à développer, au cours de ces 45 ans, un nombre suffisamment élevé d’experts en matière financière et qu’il soit nécessaire de recourir à un chasseur de tête international basé, comme par hasard, à Toronto ? On pressent déjà que la personne choisie ne s’appellera pas Tremblay.

 

3.3  «La société Logibec (logiciels) qui veut prendre de l’expansion aux États-Unis passe aux mains d’Omers, le Fonds des employés municipaux de l’Ontario, avec la complicité de la Banque Nationale, de la SGF et du Fonds de solidarité mais sans la participation de la Caisse de dépôt-» (Le Journal de Québec, 4 juin 2010 p. 42)

Commentaire –

Après  Provigo, Cossette et Van Houtte c’est au tour de Logibec. Et pendant ce temps qu’est-ce qu’il foute ce Michael Sabia que John Charest est allé chercher chez Bell qui n’en voulait plus ?  Il engageait  Bill Tresham de  Callahan Capital  Partners de Chicago pour diriger le «bras immobilier» de la Caisse, la SITQ.

Au début de la révolution tranquille, le gouvernement avait pris soin de nommer à la direction de ses organismes des personnes dont la compétence était évidente, faisant même fi, à l’occasion,  des allégeances partisanes. Le gouvernement libéral qui sévit depuis trop d’années à fini par détruire toute illusion que nous pouvions entretenir quant à sa capacité de nommer des gens de mérite de préférence à des partisans bêtes et disciplinés.

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4. Le gouvernement impose des coûts sociaux que seules nos entreprises doivent supporter  et qui, en plus, sont injustifiés

 4.1 «Des milliers d'employées du Mouvement Desjardins viennent d'obtenir prés de 30 millions de dollars en guise de règlement sur I’équité salariale. L'entente rétroactive au 21 novembre 2001a été annoncée, hier, par Desjardins et les syndicats CSN et FTQ. Quelque 25 000 employés du Mouvement Desjardins en profiteront. Près de 88 % du personnel est composé de femmes. La somme varie entre 3 500 $ et 4 500$ pour chacune des employées. L'ajustement salarial oscillera entre 0,1 % et 1,6 %. À la fin de 2010, certains ajustements complémentaires d'environ 1 % gonfleront leur rémunération annuelle. La partie syndicale estime que c'est une grande victoire pour les femmes qui ont bataillé très longtemps pour avoir   cette reconnaissance. Le gain est jugé comme étant « historique». La présidente et chef de la direction, Monique F. Leroux, a salué la conclusion de ces ententes et Ie travail accompli ces dernières années dans ce dossier. II y a quelque temps, le syndicat avait déposé à la Commission de l'équité salariale 388 plaintes contre l'employeur concernant l'équité salariale. Desjardins s'était alors défendu de vouloir faire trainer le dossier. Desjardins précise que les travaux entre les deux parties n'ont pas permis do conclure qu'il y avait discrimination dans les pratiques salariales du Mouvement. . Des assemblées auront lieu prochainement afin de présenter les détails aux membres. L'entente devrait ensuite être entérinée. Desjardins gère un actif de plus de 165 milliards de dollars.   (Le Soleil 30 juin 2010 p.43),  Dans le Soleil du même 30 juin 2010 p. 26- dans la page Affaires on peut lire «30 millions à se partager» C’est une grande victoire pour les femmes » selon Serge Cadieux, Directeur exécutif du Syndicat des employés professionnels et de bureau FTQ).

Et, évidemment, Brigitte Breton en redemande.  «Grace à un exercice  d'équité salariale, 25 000  professionnelles et employées  de bureau du Mouvement  Desjardins recevront entre 3500 et 4500 $, en plus de voir leur salaire  ajusté à la hausse de 2,5%  à  compter de janvier. D'autres  femmes œuvrant dans le secteur  privé auraient droit à une telle bonification  salariale. Avec l'abolition de la Commission de l’équité  salariale projetée par le gouvernement  Charest, elles risquent  d'éprouver plus de difficultés  à l'obtenir.  Même si une Loi sur l’équité salariale existe depuis 1996 au Québec,  on ne peut dire que l'objectif  est atteint et que les personnes occupant des emplois à prédominance féminine sont rémunérées  à leur juste valeur. En 2006, seulement une entreprise sur deux s'était conformée à la loi. L’automne dernier, la proportion atteignait 56 %. Du travail reste à  faire. L’équité salariale ne constitue  encore qu'un beau principe pour plus de 400 000 femmes et hommes qui occupent des jobs «de filles». (…) Lorsqu'il a réalisé l'évaluation de la Loi sur l'équité et proposé des modifications, le gouvernement Charest a fait le choix en  2009 de maintenir la Commission de l'équité salariale. II avait  même accru son budget et le nombre  de ses employés. (…) Dans une opération de restructuration de ses organismes, le  gouvernement Charest a décidé ce printemps d'abolir la Commission  de l’équité salariale et de  transférer ses activités à la Commission  des droits de la personne   et des droits de la jeunesse. Ce  transfert n'a pas encore été confirmé dans un projet de loi. II n'est donc 'pas trop tard pour changer d'idée. (…) Cela laisse croire que l'objectif d'équité est atteint au Québec et qu'il sera facile de maintenir les acquis. C'est faire preuve de trop d'optimisme. Le gouvernement ne réalisera pas de grosses économies en transférant les activités de la Commission de l'équité. Personne ne perdra son emploi. Des femmes du secteur privé feront' toutefois les frais d'un gouvernement qui veut prouver qu'il réduit la taille de l'État et qu'il rationalise»  (Le Soleil 12 juillet 2010 p. 21

Commentaire –

Il  faut absolument ne rien connaître à ce dossier pour raconter autant d’âneries. Il n’y a jamais eu de preuve scientifique que le marché discriminait contre les femmes à l’emploi. Bien plus, les quelques universitaires féministes (une contradiction dans les termes) qui ont soutenu cette thèse ont fait état d’un écart salarial de 29 à 30%. Nous constatons que chez Desjardins le très long exercice, imposé par le gouvernement  Charest, s’est conclu par l’observation d’un écart oscillant entre 0.1 et 1.6%. Cet écart minime est malgré tout une grande fumisterie; il fallait qu’il y ait un écart coûte que coûte, sans quoi toute la loi aurait été tournée en ridicule. La chose se serait sans doute produite si les Caisses n’avaient pas été présidée par une femme car le Mouvement  a résisté tant qu’il a pu mais il a dû céder à État buté qui n’a pas hésité à commettre un abus de pouvoir pour se fidéliser la clientèle électorale féminine. La preuve, la même Présidente qui salue l’entente a dû reconnaître «que les travaux n'ont pas permis de conclure qu'il y avait discrimination dans les pratiques salariales du Mouvement». Et ce rose bonbon de Serge Cadieux de déclarer que «C’est une grande victoire pour les femmes ». Nous contestons l’intégration  de la CES à CDPDJ pour une toute autre raison que celle qui est invoquée  par Breton. Elle va consacrer le «droit à l’équité salariale» comme s’il s’agissait d’un droit fondamental. La seule solution est l’abolition pure et simple de cette Loi  qui n’a aucune justification. Mais pour çà il faudrait que le gouvernement Charest ait des couilles et tous les examens annuels et périodiques révèlent  qu’il en est dépourvu.

 

4.2 «Une loi coûteuse» La loi R- 20 Loi sur les relations du travail, la formation professionnelle et la gestion de la main-d’œuvre dans l'industrie de la construction  (Le Journal de Québec 5 mai 2010 p. 41)

«Le cloisonnement des métiers ferait gonfler les coûts de 10,5 % dans l'industrie  de.la construction au Québec qui représente 13% de la  taille de I’économie  (41 milliards$) selon l’Institut économique de Montréal  (IEDM). Dans une note publiée hier David Descôteaux chercheur à l'Institut, dénonce les effets  de la loi R-20 qui régit environ 6O% des travaux de construction au Québec.  La Loi fait en sorte que 26 métiers sont interdits a  ceux qui n'ont pas de certification. La moyenne canadienne  est de 15 alors qu'en Ontario, seuls six métiers  sont réglementés.  M. Des coteaux dénonce qu’un menuisier ne puisse  pas visser une feuille de gypse  ou qu’un carreleur ne  puisse pas poser du prélart sans risque d’une poursuite. II déplore aussi que huit métiers soient sollicités  afin de construire une salle de bains. (…) Ce cloisonnement complique le travail des entrepreneurs  généraux qui  ne peuvent pas bénéficier d'employés ou de sous-traitants polyvalents.  Concrètement, les premiers à en payer le prix seraient les travailleurs de la construction. Ils travaillent    963 heures en moyenne par année, contre 1600 pour l'ensemble    des Québécois».

Commentaire –

Bien sûr, il n’est pas facile de trouver le point d’équilibre dans cette matière  mais on a le sentiment que les gouvernements qui se sont succédés,  depuis près de 40 ans, ont pris le parti des syndicats à cause de leur appui électoral. Pas étonnant que l’on n’ait pas développé l’entrepreneurship qui est si fondamental dans le développement d’une société.

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En terminant nous vous soumettons cette réflexion d’Adrian Rogers que G. Banville nous a fait parvenir Elle nous apparaît apparaît très appropriée en guise de conclusion.

« Tout pouvoir ne peut distribuer aux uns que ce qu'il a préalablement confisqué à d'autres. Quand la moitié d'un peuple croit qu'il ne sert à rien de faire des efforts car l'autre moitié les fera pour elle, et quand cette dernière moitié se dit qu'il ne sert à rien d'en faire car ils bénéficieront à d'autres, cela mes amis, s'appelle le déclin et la fin d'une nation. On n'accroît pas les biens en les divisant. »  Dr. Adrian Rogers

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Voir aussi Le Règlement  de la crise financière du gouvernement du Québec. Raymond bachand et Monique gagnon-tremblay dans le nouveau vaudeville «l'assaisonnement des finances publiques»

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(1) A-  Richard Martineau  (Le Journal de Québec, 10 juin 2010 p.8)   Il rapporte les propos de l’économiste Pierre Fortin qui a été l’éminence grise du Parti Québécois pendant des années    « En 1960, l'État était porteur de tous nos espoirs. Aujourd'hui, devenu omniprésent, il est la source de beaucoup de frustration. « Les viaducs s'effondrent, un trop grand nombre de nos enfants décrochent de l'école, l'accès aux soins de sante est aléatoire, les milliards pour la sante semblent disparaitre dans un trou noir, les grands projets de construction sont lents a démarrer et, une fois lances, coutent trois fois plus cher que prévu. ;« Ces rates multiples font percevoir l'État comme une grosse machine sans âme, étouffée par des bureaucraties administratives, syndicales et professionnelles qui se bloquent mutuellement .On a l'impression que les groupes d'intérêts ont kidnappé le gouvernement, chacun cherchant a extraire le maximum d'avantages de l'État en faisant payer le reste de la collectivité. « L'État est devenu la nourrice des entreprises, le père Noel des régions.

-C-  Mais où était-t-il cet économiste réputé lorsque les gouvernements péquiste et libéral multipliait les interventions étatiques ?  Quand a-t-il dénoncé une seule mesure aussi idiote que la Loi sur l’équité salariale, La Loi sur l’accès à l’égalité en  emploi ? Trop occupé à  faire des travaux en commandite pour le compte de ces mêmes gouvernements ?

B-- Nathalie Elgrably-Levy (Le Journal de Québec 10 juin 2010 p.18)  «Selon l’Institut Fraser,  cette année, la journée d'affranchissement     de l’impôt est arrivée  le 7 juin, deux jours plus tard que l’an dernier. Concrètement, cela  signifie que du 1 janvier au 7  juin, les Québécois ont travaillé  pour ... l'État!» (…) «Certes, l’État a un rôle à  jouer dans la société, et il est naturel que nous financions, collectivement, certains services qu'il nous offre. Cependant, quand l’impôt accapare 42,8 % du revenu d'une   famille moyenne, ce n'est plus  l’État qui est au service des contribuables, ce sont les contribuables qui sont au service de l’État». Si nous en sommes arrives là,   c'est parce que la classe politique   capitule devant les groupes de    pression passés maitres dans l’art d'amener l’État à prendre en charge les individus en transformant systématiquement leurs besoins en droits : droit au logement, droit à l'éducation, droit aux médicaments, droit aux loisirs, droit  au travail, etc.  Récemment  un commissaire de   l’Union européen e a même proposé  le droit aux voyages, aux frais des contribuables évidemment. »

-C- Comment se fait-il qu’elle ne revienne pas régulièrement à la charge à propos des diverses interventions étatiques adoptées sous les pressions du lobby féministe ? Il est vrai que les éditorialistes masculins sont particulièrement trouillons à ce chapitre mais autant plusieurs d’entre eux  se sont déclarés favorables au féminisme, du moins dans les années 1960 et 1970, autant il serait temps, nous semble-t-il, que les femmes éditorialistes commencent à dénoncer les privilèges dont les femmes bénéficient au lieu de poursuivre leur croisade de l’égalité de fait qui ne sert qu’à maquiller la recherche de nouveaux privilèges.

(2) – Richard  Martineau (Le Journal de Québec, 10 juin 2010 p.8)      L’État québécois compte  563 866 fonctionnaires !  Un demi-million de citoyens, soit 13,4 % de la population  active du Québec, travaillent pour le gouvernement!  « 249 089 personnes travaillent dans le réseau de la santé  et des services sociaux et 221 719 dans les commissions  scolaires et les collèges. S'y ajoutent les 93 058 personnes qui  font partie du secteur de la fonction publique. Au total, les  négociations collectives à venir concernent les conditions  de travail de 563 866 employés dans tout le  Québec. ET  le 23 juin 2010 p. 8 « Frankenstein s'est échappé»