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Homme d'aujourd'hui |
La preuve que l'équité salariale est une simple manoeuvre électorale |
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___ Qui sommes-nous
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Voici la confirmation que l'équité salariale n'est qu'une mesure électoraliste. Ce panneau d'affichage gouvernemental est d'une remarquable facture. Il est assez explicite pour les initiés et les personnes directement concernées et il assez flou pour le reste de la population auquel on laisse croire que le bien a été fait, que justice a été rendue...en toute équité. Il réfère, en fait, au règlement sur l'équité salariale qui est intervenu récemment dans le secteur parapublic.
Le gouvernement est assez fin finaud pour utiliser le mot «personnes» au lieu de «femmes» alors qu'il sait très bien que seules les femmes touchent l'équité salariale. Les femmes savent que ce sont elles dont on parle, les hommes sont tellement so so solidaires qu'ils ne se rendent même compte qu'ils se font flouer. Ce n'est pas la Présidente du Conseil du trésor ni la Présidente de la CSN qui vont les détromper. On remarque aussi que le nombre «des électrices visées» est passé les circonstances de 406 000 à 358 000 ? La nouvelle directrice des communications du Conseil exécutif, Marie-Claire Ouellet, qui supervise toute «l'information» gouvernementale, a sans doute pensé qu'il valait mieux ne pas risquer d'éveiller l'attention des éditorialistes. Pourtant, il n'y a aucun danger, ils refusent absolument de s'intéresser à la question car une seule critique de cette mesure pourrait aliéner la clientèle féminine et çà c'est défendu,du, du, du. Pourtant, Marie-Claire n'a pas pu résister au plaisir de célébrer le triomphe. En effet, cette enseigne ne contient qu'une fraction du message. Vous pouvez prendre connaissance du texte complet en vous rendant sur le site du Conseil du trésor et en cliquant sur le dessin qui apparaît à droite, «Équité» . Il se lit comme suit: «Pour 358 000 personnes c'est reconnaître la valeur de leur travail. Pour la société c'est un accomplissement historique. Dorénavant, un travail équivalent aura la même valeur qu'il soit accompli par un homme ou par une femme. La réalisation de l'équité salariale dans le secteur public démontre une fois de plus que le Québec progresse.» Pour quelle raison disons-nous qu'il s'agit là d'une oeuvre de propagande électorale ? Tout simplement : -- parce que nous savons que l'équité salariale ne se justifie pas sur le plan économique puisque l'existence d'une discrimination systémique du marché à l'endroit des emplois occupés majoritairement par des femmes n'a jamais été prouvée; --parce qu'un parti politique dont l'idéologie est fondée notamment sur l'économie de marché ne peut logiquement raisonner que ce marché peut déterminer un salaire juste pour les hommes et injuste pour les femmes; -- parce que le même gouvernement n'a pas cru nécessaire d'afficher les avantages découlant du règlement de l'ensemble des conventions collectives pour la totalité des employés des secteurs public et parapublic, notamment le fait que les hommes ne reçoivent aucune augmentation pendant deux ans alors que ce sont eux qui défraient ainsi le règlement de l'équité salariale ; -- parce qu'aucun gouvernement, auparavant, ne s'est jamais aventuré à se vanter publiquement des «améliorations » accordées aux conditions de travail accordées à ses employés, surtout à un groupe particulier d'employés; -- parce qu'il est faux que le travail d'un homme puisse être considéré comme l'équivalent du travail d'une femme et être rehaussé en conséquence. La Loi sur l'équité salariale ne permet de comparer qu'un travail féminin à un travail masculin mieux rémunéré; -- parce que le message transmis ne peut être que le suivant; maintenant que ce gouvernement a accordé aux femmes le privilège de l'équité salariale il serait indiqué que celles-ci retournent l'ascenseur aux prochaines des élections; -- parce que l'on ne peut pas considérer que le Québec progresse quand son gouvernement, déjà endetté de plus de $100,000,000,000, se permet de dépenser $8 000,000,000 sans autre raison que celle de s'attirer la clientèle électorale féminine.
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