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Linda Goupil, la femme d’influence de la semaine |
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Homme d'aujourd'hui |
LA LETTRE DU JOUR - Le Journal de Québec 23 février 2010 p.17 Linda Goupil ministre de 1988 à 2004 –
C- Mme Goupil prépare sans doute un retour en politique car nous n’avons rien vu dans ce texte qui ressemble de près ou de loin à une proposition de solution au marasme actuel. Elle prend soin de nous rappeler, au cas où nous l’aurions oublié, qu’elle a déjà été ministre et «ancienne parlementaire». Elle omet tout simplement de mentionner qu’elle s’est présentée aux élections de 2007 et qu’elle a été battue. Bref, cette lettre à l’éditeur a toutes les apparences d’un message publicitaire, rien de plus . Elle écrit «Que s'est-il passé ? «A titre de membre de I'lnstitut du Nouveau Monde, j'étais présente Ie 16 février au Musée de la civilisation. «Comme femme et avocate, j'étais fière d'entendre Mme Diane Wilhelmy, haute fonctionnaire de l'État, nous rappeler tout le chemin parcouru par le mouvement féministe ». C- Cette phrase est franchement étonnante sous deux aspects. D’abord s’il y a une «haute» fonctionnaire qui n’a jamais, à l’époque, claironné son féminisme c’est bien Mme Wilhelmy. Elle n’avait pas besoin de le faire parce que dans les années 1970-1980 les hommes étaient assez intelligents pour ne pas être sexistes. Il est vrai que plusieurs le sont devenus depuis tout simplement parce que le mouvement féministe a revendiqué et obtenu des mesures de discrimination «positive», c’est-à-dire, favorable aux femmes et injustes envers les hommes. En second lieu, pour cette même raison, il est très étonnant de constater que cette personne sent le besoin, aujourd’hui, de retracer les avancées du féminisme. À croire que durant tout ce temps les hommes ont été assez naïfs pour penser que l’égalité de droits entre les femmes et les hommes, atteinte en 1964, devait mettre fin aux querelles. Hélas, il devait s’agir d’un subterfuge puisque le mouvement féministe a choisi de perpétuer ces querelles maintenant sur le plan de l’égalité de fait, autant dire pour les siècles à venir, tant l’objectif est utopique et nocif pour la société. 000000 Elle poursuit «Grâce à la détermination des femmes, au changement législatif, à une volonté politique soutenue, l'égalité homme-femme a été reconnue comme étant une valeur chère aux Québécois et Québécoises. Cette évolution nous a permis de concilier notre vie de femme professionnelle et mère de famille en toute égalité et dans la légalité (…) » C- En somme, tous ces changements n’ont été réalisés que grâce à la détermination des femmes. Les hommes qui, pourtant, détenaient le pouvoir politique et dirigeaient le processus législatif n’ont rien fait qui mérite une mention. Comme s’ils avaient été de simple marionnettes aux mains du lobby féministe Ce genre de révisionnisme historique est très typique des féministes. Cela dit, il faut admettre que depuis lors le Parti Québécois et le Parti Libéral ont donné l’impression qu’effectivement ils ne sont que de telles marionnettes. 000000 Elle enchaine «Comme mère de famille de deux jeunes adultes, quel bonheur d'entendre la rédactrice en chef de la revue L'Actualité, Mme Carole Beaulieu, exprimer haut et fort sa confiance dans la jeunesse et dans l'avenir. Sa foi repose dans un Québec vert en harmonie avec les communautés autochtones, et ce, grâce au traité de la Paix des braves » C-On aura compris que ce paragraphe n’a d’autres buts que de bien camper le personnage. Mme Goupil est une mère de famille; la direction de la revue l’Actualité est aux mains d’une femme (cette revue est effectivement devenue une autre Gazette des femmes) et Mme Goupil a eu une belle pensée pour les autochtones. 000000 Elle conclut «En terminant, je m'adresse à notre premier ministre, M. Jean Charest, en l'invitant à prendre connaissance des pistes de solutions proposées par, ces grands panelistes. II faut résoudre les problèmes graves au niveau des finances publiques, de l'éducation, de la sante et de la' crise de confiance exprimée par nos concitoyens a l'égard de nos institutions publiques. Âpres tout, c'est vous, M. Charest, qui avez les deux mains sur le volant. » C – In cauda venenum. Mme Goupil n’a aucune idée de ce qu’il faut faire mais elle ne rate pas l’occasion de crucifier le gouvernement Charest. Nous reconnaissons qu’au moins sur ce point elle a parfaitement raison. Charest est le grand responsable de la situation actuelle et nous devrons le répéter jusqu’aux prochaines élections. Cela dit, cette lettre à l’éditeur de la part d’une ex-politicienne est tout sauf une contribution au débat. Malheureusement, elle s’est trompée de parti. En effet, si elle était membre du Parti Libéral cela n’aurait aucune importance parce qu’elle serait sûrement ministre dans un Conseil des ministres paritaire. Elle pourrait aussi s’inscrire dans l’histoire par une ou deux phrases célèbres, comme Michelle Courchesne, (l’allongement du calendrier scolaire c’est pour introduire plus de souplesse, contrer le décrochage scolaire et, euh!, légaliser les écoles juives hassidiques), Julie Boulet (il est légal pour les entreprises de donner aux partis politiques), Monique Gagnon-Tremblay (je ne comprends pas ce que le ministre des Finances veut dire par changement de culture) etc.
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