Nous demandons une commission d’enquête sur la collusion dans la collusion -1-                                                                                                      avec la collaboration de G. Claes

 

HOMME

D'AUJOURD'HUI

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1- Préambule

La collusion dans la construction

En 2011, il y a moins de  2 000 femmes qui travaillent dans l’industrie de la construction, soit autour de 1,%. C’est donc un monde d’hommes. Cette industrie est sous les feux de la rampe depuis plus de deux ans parce que divers indices et enquêtes y ont révélé l’existence d’un  régime de collusion. Concrètement, les milliards consacrés par les trois paliers de gouvernement aux travaux publics, au cours des dernières années, ont été dépensés, croit-on, dans le cadre  d’ententes secrètes entre des entreprises d’ingénierie et de construction et des élus dans le but  de  réduire la concurrence ouverte, de tromper  les autres parties,  le tout au préjudice de la collectivité puisqu’elles étaient accompagnées de surfacturations sur la base de dépassements de coûts  injustifiés. À cela s’ajoute  divers indices et enquêtes sur l’existence d’un système de redevances entre les mêmes entreprises, la mafia italienne, les élus municipaux et provinciaux et,  notamment, les leveurs de fonds du Parti Libéral du Québec. Depuis deux ans,  tous les groupes d’intérêts sauf la FTQ- réclament une commission d’enquête  publique sur la collusion dans cette  industrie mais le Premier ministre refuse. 

La stratégie de Jean Charest

Que fait plutôt notre premier ministre,  Jean «Cravate rose» Charest ? D’abord, il nomme deux ex-policiers en situation de rivalité, dont un «Commissaire à la lutte à la corruption», pour mener des enquêtes policières loin des caméras et micros et dont les décisions d’impact devront évidemment être approuvées par le ministre de la Sécurité publique et lui-même. Étant donné que monter ne preuve dans un domaine où l’écrit compromettant n’existe pas  il est clair que le gouvernement dispose de quelques années avant qu’un individu soit poursuivi ce qui donne amplement le temps à divers dérapages et mesures de diversions.

Parallèlement, il nomme une femme ministre du Travail -Lise Thériault-, et une autre femme - Diane Lemieux-, ex- présidente du Conseil du statut de la femme -à la direction de la Commission de la construction du Québec. En mai 2011 il constitue un Groupe de travail sur le fonctionnement de l'industrie de la construction dont les membres sont

Mme Maureen Flynn, avocate en relations du travail, spécialisée en arbitrage et en médiation,• M. Michel Gauthier, ancien secrétaire général de la CSN, • M. Jacques Lamarre, ingénieur, O.C.,• Mme Monique Lefebvre, adminis-tratrice de sociétés, consultante en gouvernance d’entreprises, O.Q.• M. Fernand Matteau, président du Conseil consultatif du travail et de la main-d'œuvre .Ce Groupe tient des consultations en juin et juillet et remet son rapport en août 2011. Puis, en octobre  2011,  il fait déposer, par la première,  un projet de loi visant à retirer aux centrales syndicales la gestion du placement de la main d’œuvre dans l’industrie de la construction.

Pourquoi,  la nomination de toutes  ces femmes alors que la main d’œuvre est majoritairement masculine ? Parce que, comme le milieu de la construction est connu pour affectionner  la méthode forte -l’ancien ministre du Travail Lessard  à qui on prêtait l’intention justement de mettre fin au placement syndical a été menacé de mort-  Charest a raisonné que dans notre société féminisée  la moindre menace de violence contre le gouvernement serait   interprétée comme une attaque contre ces femmes et soulèverait immédiatement,  un tollé de la part  du lobby féministe lequel recevrait un appui inconditionnel de tous nos médias complètement  madamisés: Après la violence conjugale, la violence sexuelle, la violence militaire, on dénoncerait  la violence ouvrière qui serait évidemment encore masculine et aussi sexiste que les autres.  En somme, Charest se cache dans les jupes de ces dames.

Pourquoi le projet de loi sur  le placement syndical ? Parce que c’est une autre bonne façon de créer un nouveau front capable de distraire l’opinion publique  et de lui faire oublier, le copinage et la magouille au sein du Parti Libéral.

Les réactions

-- Conforme à son image, le Président de la FTQ  déclare  que  «Cela va brasser » si le gouvernement allait de l’avant avec son projet de loi visant à abolir le placement syndical dans cette industrie. Et le Président de la CSN, qui n’a rien à perdre dans ce débat (ce syndicat représente à peine 30% des travailleurs),  critiquer la FTQ pour son discours démagogique.

-- Un seul chroniqueur, Éric Duhaime1, semble avoir saisi l’astuce  mais il est carrément tombé  dans le panneau d’une autre façon. Il écrit sous le titre «Femmes honnêtes, hommes corrompus »

«Mon amie et co-fondatrice du Réseau Liberté-Québec, Joanne Marcotte, écrivait ce week-end un hommage aux femmes du Québec qui osent brasser la cage et s'attaquer à notre systèmes pourri de collusion et de corruption dans l'industrie de la construction. Heureusement que les femmes étaient effectivement  là ces dernres semaines. Sinon, je ne voudrais pas voir la prochaine une du magazine Maclean's. Au milieu de la grande noirceur de l'obscurantiste Jean Charest, certaines « lumières» féminines scintillent ces derniers jours. Des femmes-étincelles brillent pour nous ramener un peu plus d'intégrité. (…). Aux exlues, Monique Jérôme-Forget et   Nancy Charest, qui exposent enfin une dissidence   libérale. Madame Jérôme-Forget   accuse le gouvernement dans lequel elle  était ministre d'avoir cédé au lobby des   firmes de génie en abandonnant les PPP.   Madame Charest appuie, elle, une enquête   publique. (…) Les hommes d'ici n'ont pourtant pas besoin de se faire déprécier et rabaisser publiquement encore davantage. Le Québec   s'est déjà suffisamment « madamisé » ou «matantisé », de nos téléromans jusqu'a nos  écoles, en passant par nos milieux de travail.  Le taux de suicide record et le décrochage  de plus d'un garçon sur trois au secondaire  révèlent à eux-seuls le malaise. (…) Aux travailleurs de la construction, envoyez  donc promener les gorilles syndicalistes  qui vous prennent pour des pions  juste bons `à payer vos cotisations.  Réclamez votre liberté d'association.  On veut des héros masculins..Come on  .Let's go les boysl»

Commentaires

--Dire que la CSN a déjà été d’obédience communiste et qu’elle ne dédaignait pas, alors, le discours démagogique. Elle serait plus crédible si elle n’avait pas perdu la partie du maraudage aux mains de la FTQ.

-- Quant à Duhaime,  ses contradictions sont un ravissement.  

..Il  dénonce les gorilles des syndicats …qui veulent brasser la cage – c’est de l’intimidation -  mais il applaudit les femmes qui veulent aussi brasser la cage - c’est du courage.

Pourtant, la question n’est pas là. Il omet de dire que  les syndicats  ont pris une telle importance parce que les élus des deux partis leur ont accordé  un privilège – le placement syndical- en échange d’un appui électoral éventuel. Dire que la réaction syndicale  est typiquement masculine est ridicule. Essayez de retirer aux femmes le privilège de l’Équité salariale et vous allez en voir que çà va brasser.

..Il encense Jérôme-Forget qui n’a pas fait la démonstration  de l’avantage des PPP tout le temps qu’elle a  trôné au Conseil du trésor. Cette femme honnête n’a  pas donné l’heure juste sur l’état des finances publiques avant l’élection qui a reporté les libéraux au pouvoir pour ensuite démissionner de manière à ne pas assumer les conséquences de sa gestion déficiente. Elle a dépensé 8 milliards de fonds publics au chapitre de l’équité salariale, une magouille sans nom.     

..Il reconnaît que la société québécoise se féminise dangereusement mais il donne une raison supplémentaire d’encourager cette tendance puisque seules les femmes seraient honnêtes. 

..Il n’a rien à dire à la ministre de l’Éducation qui n’a pas encore trouvé le temps de s’occuper du  dramatique décrochage scolaire des garçons.

..Il y a suffisamment d’hommes héroïques au Québec, c’est juste que les médias, depuis bientôt  30 ans, n’en ont que

-- l’adolescente  qui bénéficie  d’un régime de bourse exclusif  Chapeau les filles pour pouvoir étudier dans les domaines majoritairement fréquentés par les gars

--pour la première femme qui conduit un camion, qui est devenue éboueuse ou pour les nombreuses policières embauchées pour régler les nombreux cas de violence conjugale,

--pour  la femme qui occupe un poste dans la Fonction publique et qui est promue, de préférence à un homme, grâce à la Loi sur l’accès à l’égalité en emploi,

--pour la santé de la femme qui justifie des programmes et cliniques exclusifs et la rosification des édifices publics  durant un mois , «because» le cancer du sein», le cancer de la prostate aura sans doute son jour brun.

--pour la femme qui est devenue mairesse à  St-Glinglin grâce à une subvention du programme «À égalité pour décider » du Secrétariat à la condition féminine (1 million$/année).

Et pendant  que toutes ces femmes veulent faire la même chose que les hommes, elles ne font  plus d’enfants et les garçons qui arrivent à naître sont casés le plus rapidement possible dans les garderies où on les calme au Ritalin et,  plus vieux, ils vont porter  des boucles d’oreille… comme les filles.

 

2-  D’accord mais où est  la collusion dans la collusion ? Nous y arrivons.

 

Nous l’avons découverte dans le «Rapport du Groupe de travail sur le fonctionnement de l’industrie de la construction»2) que Gilbert Claes nous a fait parvenir .Nous lisons :

À la page 10

«6) Que le gouvernement autorise la référence de la main-d’œuvre par les associations syndicales représentatives, dans les neuf mois suivant l’adoption de la Loi, assujettie toutefois à un système encadré de délivrance de licences, comprenant notamment les éléments suivants :

a. Des règles de fonctionnement comportant des modèles de comportement visant à assurer la transparence et l’imputabilité, et établissant, entre autres :

i. Qu’aucune pratique d’intimidation ou de discrimination, notamment en ce qui a trait à l’allégeance syndicale ou au sexe, ne sera tolérée »

 

À la page  11

«7) Que le gouvernement introduise dans la Loi R-20 une disposition pour permettre à un salarié de porter plainte contre un syndicat en raison de représentation de mauvaise foi ou de négligence grave à son endroit. Que cette disposition soit inspirée des articles 47.2 et 47.3 du Code du travail (LRQ, ch. C-27) et adaptée au cadre réglementaire de l’industrie de la construction

8) Que le sexe constitue un motif de discrimination explicitement prohibé par la Loi R-20 dans la référence, l’embauche ou le licenciement de la main-d’œuvre. Qu’une personne ou une association syndicale représentative puisse soumettre une plainte à la CRT en cas d’intimidation ou de discrimination fondée sur le sexe.»

 

À la page .17

«6) Qu’un salarié ou une salariée 6) qui s’estime mal représenté par son association syndicale représentative puisse soumettre une plainte à la Commission des relations du travail en application de la nouvelle clause d’égalité de traitement. Qu’au terme de ce recours, si la CRT en décide ainsi, le salarié puisse modifier son choix d’association syndicale représentative.»

 

À la page 21

«1. Les femmes dans l’industrie de la construction

Plusieurs initiatives ont été prises depuis 1993 pour favoriser l’intégration des femmes dans l’industrie de la construction. La documentation de la CCQ indique qu’un nombre substantiel de femmes ont entrepris une carrière dans l’industrie au cours de la période de 1997-2010. Malheureusement, le taux d’abandon est anormalement élevé et le résultat net plutôt décevant, bien en deçà de l’objectif de 2 000 femmes sur les chantiers de construction fixé dans le programme d’accès ».

 

1.1 Recommandation

«Que la ministre du Travail demande à chacune des associations syndicales représentatives et des associations d’entrepreneurs de lui présenter un plan d’action à court et moyen terme afin d’augmenter la présence des femmes dans l’industrie de la construction

 

Commentaires 

Vous cherchez des indicateurs de collusion ?

A- L’industrie de la construction est un monde masculin à 99%. Pourtant :

1) le gouvernement nomme une femme ministre du Travail et une femme présidente de la Commission de la construction.

2) la ministre du travail constitue un groupe de travail composé de 2 femmes (Maureen Flynn et  Monique Lefebvre) et 3 hommes

3) le Groupe de travail recommande d’obliger toutes les entreprises  et tous les syndicats à présenter à la ministre un plan d’action visant à augmenter la présence des femmes dans l’industrie 

4)  lors de la récente commission parlementaire sur l'égalité  entre les femmes et les hommes la Présidente du Conseil du statut de la femme du Québec a demandé aux femmes d’envahir l’industrie de la construction. Voir sur ce site Christiane Pelchat est écoutée même en Inde

 

B- L’industrie de la construction est soupçonnée depuis  2 ans d’être sous l’emprise d’un régime de collusion  et de magouillage politique .Pourtant :

1) le Groupe de travail  considère qu’un problème aussi important serait l’existence d’une discrimination envers les femmes, apparemment,  du seul fait qu’elles ne soient pas encore  en nombre égal. Comment se fait-il que les hommes n’invoquent pas la discrimination dont ils seraient victimes dans le domaine des soins infirmiers puisqu’ils n‘y occupent que 5% des emplois ? ’

2) cette situation serait tellement grave qu’elle justifierait  un plan d’action  pour accroître le nombre de femmes mais sans quantifier l’objectif à atteindre de sorte qu’il sera possible de se plaindre de la faible présence féminine;

3) le lobby féministe a systématiquement recours à cette même stratégie qui consiste d’abord  à culpabiliser les hommes sur la base d’une problématique aussi simpliste qu’insidieuse pour obtenir une intervention gouvernementale qui, elle, va accorder des privilèges légaux uniquement aux femmes. Des exemples: la Loi sur l’accès à l’égalité en emploi, la Loi sur l’équité salariale, les plans de santé pour les femmes, des services sexualisés en faveur des femmes qui n’ont aucun équivalent pour les hommes  etc.; 

4) –les femmes occupent 70% des emplois  dans les secteurs public et parapublic, elles sont majoritaires dans la clientèle étudiante de tout le réseau universitaire (57 % dans l’ensemble des établissements  60%) 3 dans tous les cas à cause des mesures de discrimination positive mises en place par des hommes naïfs  qui sont maintenant trop couillons pour réclamer la parité à leur tour;

5) – on a déjà vu ce que à quoi conduit une plainte de discrimination selon le sexe dans le milieu de la construction; une décision complètement stupide rendue par une femme juge,  plus sexiste que ne l’ont jamais été le plus sénile des patriarches. Voir sur ce site : Une juge sexiste accorde près d'un quart de million de dollars à sept femmes qui ont échoué aux examens de sélection pour un emploi d'homme  (octobre 2008) 

 

Conclusion

 

-- Si l’on accepte que le gouvernement oblige   les entreprises  qui œuvrent dans le secteur de la construction  à engager des femmes  il devra le faire pour tous les secteurs industriels et, en toute égalité, il devra agir de la même manière dans les secteurs où les hommes sont minoritaires. Logiquement, aussi, il devrait  intervenir dans le même sens à l’égard de toutes les minorités au sens de la Charte, communautés culturelles, homosexuels etc. En somme, on demande à l’État québécois de faire ce qu’aucun autre État n’a jamais fait, même pas celui de la Russie soviétique.

 

-- Il serait temps que les chroniqueurs et éditorialistes dénoncent le stratagème du lobby féministe qui profite de son intégration à l’appareil même de l’État  (Conseil du statut de la femme et Secrétariat à la condition féminine)  pour orienter, pièce par pièce, à l’insu de la population,  les lois, mesures et programmes gouvernementaux dans le seul  intérêt des femmes  au détriment des hommes puisqu’il n’existe aucun mécanisme pour faire entendre la voix des hommes  et  aucune procédure  pour  rétablir la parité lorsque les femmes deviennent majoritaires.

 

Jean Charest  est conscient de la situation, Pauline Marois est consciente de la situation, Gérard Deltell est conscient de la situation, les grands bonzes des médias sont conscients de la situation  mais ils font tous comme les trois petits singes.

Sculpture de Hidari Jingoro au sanctuaire Tōshōgū à Nikkō (Japon) Wikipédia

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(1) Le Journal de Québec : «Femmes honnêtes, hommes corrompus  » 10 op0ctobre 2011 p.16

(2) Montréal 30 août  2011- Les consultations de ce groupe de travail ont duré. 2 mois, en juin et juillet 2011

(3) Le Journal de Québec «Encore plus de femmes et d’étudiants »14 octobre 2011 p.25