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Quand un chroniqueur, Jean-Simon Gagné, vient bien près de critiquer une ministre ….comme s’il s’agissait d’un ministre1
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Homme d'aujourd'hui
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La presque semonce «Cette semaine, après avoir échange des grossièretés avec un députe de l'opposition, l'Assemblée nationale, Mme Normandeau a pourtant sombré aussi bas que la joute politique permet de sombrer. Et çà, ai-je besoin de préciser que c'est extrêmement loin en dessous du niveau de la mer? Si bas qu'il n'y a guère que des vétérans comme Jean Charest pour survivre à de telles profondeurs. Tout a dérapé lorsque le députe péquiste Jean-Martin Aussant a suggéré à Mme Normandeau de se «fermer la gueule». Piquée au vif, la vice-première ministre ne s'est pas contentée d'exiger des excuses. Elle en a profité pour réclamer que Ie grossier personnage présente des excuses à toutes les femmes du Québec. «Ferme ta gueule», une insulte sexiste? comme tentative de récupération politique, avouez que c'est un peu gros. Depuis la nuit des temps, il me semble que les femmes se battent pour obtenir l'égalité. Pas pour Ie droit de brandir la cause sacrée n'importe quand. » Toutefois, après cette manifestation de grand courage, il dérape à son tour «Comprenons-nous bien. Personne ne demande aux élues d'imiter la sainte à qui l'on demandait où elle voulait aller après sa mort. «En enfer, avait-elle répondu, parce que c'est la que les gens auront Ie plus besoin d'aide.» Pas plus tard que la semaine dernière, en France, une ancienne ministre a d'ailleurs crée le scandale en déclarant dans le nord du pays et en Mayenne: «Les jeunes filles se font mettre enceintes pour toucher une allocation de parent isolé.» Parions aussi que les politiciennes ne sont pas seules à être complètement exaspérées par Ie côté poussiéreux de la joute parlementaire.» __ (1) «La grande diversion » Le Soleil, 22 novembre 2009 p. 10
Note On s’attendait à ce Gagné rive le clou à toutes ces féministes qui font de l’action politique en se drapant dans «leur genre» comme si cela devait les mettre à l’abri de toutes les critiques. Pourtant, les exemples sont nombreux. Mais non, il a épuisé tout son courage et a dérapé à son tour. En matière de diversion il ne peut donner de leçon à personne car on ne voit vraiment pas le rapport entre les âneries de Mme Normandeau et la martyre, la politicienne française et, enfin, l’exaspération prétendument très répandue à l’égard du côté poussiéreux de la joute parlementaire. C’est ce dernier qui aurait justifié la sortie de Mme Normandeau. Bref, il ne démolit pas cette conception ridicule de Mme Normandeau selon laquelle lorsque l’on s’adresse à une ministre c’est à toutes les femmes du Québec que l’on parle. Il est tout de même assez remarquable qu’aucun ministre n’ait jamais prétendu qu’en le critiquant on s’attaquait à tous les hommes du Québec. Il ne s’agit pas d’un lapsus de la part de la ministre. Les femmes en politique se targuent toutes d’être féministes et, par conséquent, elles ne voient plus la réalité qu’à travers le prisme de cette doctrine. Dernièrement, en France, Ségolène Royal a dénoncé le rapeur Orelsan parce qu’elle considérait que son clip «Sale pute» était une attaque contre les féministes alors qu’il n’y avait aucun rapport. Il va sans dire que la décision stupide de Jean Charest de constituer un conseil des ministres paritaire malgré l’absence de parité au sein de la députation n’a fait que renforcer cette perception.. Les femmes ainsi nommées de manière discriminatoire se croient représentantes non pas de l’électorat dans son ensemble mais d’un seul de ses segments. En somme, au Québec, les femmes sont doublement représentées, soit, à la fois, par les hommes ministres sur le même pied que les hommes et par les femmes ministres de manière exclusive C’est surement cette vision bien québécoise de l’égalité de fait entre les femmes et les hommes au Québec que Pauline Marois veut inscrire dans notre Charte à tout faire. Enfin, Mme Normandeau devrait sans doute se consoler en entendant la chanson de Patrick Sébastien: « Ah si tu pouvais fermer ta gueule çà nous ferait des vacances» car elle est adressée à tous les «politiques » indépendamment de leur «genre». En bout de piste, quand il fait trop chaud dans la cuisine parlementaire il reste toujours l’autre cuisine.
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