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Un appel aux hommes pour qu’ils se donnent enfin une voix au Québec |
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HOMME D'AUJOURD'HUI |
C’est un fait que, depuis plus d’une quarantaine d’années, diverses interventions gouvernementales ont eu pour but de privilégier les femmes en matière de services, de programmes administratifs, de mesures législatives et décisions judiciaires, sous prétexte que celles-ci étaient victimes de discrimination systémique tant sur les plan social, économique que politique. Pourtant, la démonstration a été faite que cette discrimination est une pure fabrication du lobby féministe De plus, les répercussions négatives sur les hommes de ces interventions gouvernementales ont été répertoriées au cours des dernières années. 1- La grande faiblesse de l’articulation politique des hommes, comme groupe Certains sites Internet tentent de sensibiliser les hommes québécois à ces réalités. Toutefois, ils rejoignent qu’une faible partie de la population et leur rayonnement n’est pas assuré, ni par un soutien gouvernemental et même syndical comme c’est le cas pour les sites féministes, ni par une relance par les médias généralistes comme cela arrive dans le cas de ces derniers. De même, les documents qui font état des dommages collatéraux des mesures de discrimination positive envers les femmes ont été presque complètement ignorés par les grands médias. Enfin, il est apparent que cette sensibilisation n’a pas encore conduit à son aboutissement logique soit la constitution d’une instance pouvant servir de porte-parole aux hommes qui sont se sentent floués par le système. 2- Au contraire, la position dominante des femmes, comme groupe À l’inverse, les gouvernements, péquiste comme libéral, ont crée et entretiennent encore, par des fonds publics, à la fois des instances gouvernementales (Conseil du statut de la femme, Secrétariat de la Condition féminine, Tables de concertation), une revue (La Gazette des femmes) et de multiples sites Internet (Sisyphe), associations militantes (Fédération des femmes du Québec) et organismes sans but lucratif dont l’unique objet est d’exercer des pressions sur les autorités gouvernementales pour qu’elles accordent justement encore davantage de privilèges aux femmes. Nous ne nions pas que «d’autres communautés sont aussi en concurrence victimaire» (handicapées, noirs, artistes etc.), ainsi que Jacques Godbout le faisait observer récemment (Lire c’est la vie) mais il est symptomatique que cet auteur n’ait même pas eu le cran de mentionner le mouvement féministe comme étant la plus puissante de ces communautés. C’est un fait que le seul segment de la population qui ne se fait pas entendre de manière distincte, finalement, c’est celui des hommes ordinaires. Nous verrons plus loin les raisons mais nous devons, d’abord, faire un bref retour en arrière. 3- Des tentatives récentes ratées À ma connaissance, trois tentatives de regroupement ont avorté en 2009. À Québec, «Le collectif pour une société équilibrée» a bien été constitué et s’est même doté d’un site Internet (http://lecollectif.org/page-MissionObjectifs.html) mais le désistement, sans explication, de deux membres fondateurs a causé sa mort prématurée. Une deuxième tentative, venue de Montréal, a aussi avorté en ce qui concerne deux personnes de Québec (dont moi) puisque leur présence n’était pas souhaitée sans que les raisons leur soient connues. Dans le troisième cas, je me suis désisté à cause de la trop forte représentation de femmes. Il m’apparaissait, en effet, qu’au moins, au départ, on ne peut pas parler au nom des hommes s’ils ne forment pas exclusivement le noyau de base. Un dernier essai est actuellement tenté mais il prétend réunir à la fois des femmes et des hommes de toutes orientations sexuelles. Nous souhaitons bonne chance à ces personnes mais nous ne croyons pouvoir en faire partie si ce n’est à cause de la grande difficulté qui existe déjà à réconcilier les points de vue à l’intérieur de l’un de ces sous-groupes. De plus, comme la situation des pères est un des sujets les plus préoccupants, il m’apparaît que ces hommes doivent être hétérosexuels. Cela dit, cela ne nous empêche en aucune manière d'échanger entre nous ni de nous associer dans une démarche commune. 4- Les raisons qui expliquent la réticence des hommes à s’engager Il m’apparaît qu’il y a, au delà des considérations stratégiques mentionnées précédemment, d’autres raisons pour lesquels les hommes ordinaires ont bien du mal à se regrouper pour faire des pressions sur le gouvernement Il y a d’abord certainement un contexte hostile à des revendications masculines. En effet, dans la plupart des sociétés occidentales, les Chartes des droits ont fait en sorte qu’apparemment seuls les membres des minorités ont le droit de se plaindre de traitements qui ne les mettraient pas exactement sur le même pied que ceux qui font partie de la majorité; étonnamment, les femmes qui ont l’égalité de droit totale et qui sont majoritaires sur le plan démographique n’en sont pas moins protégées…. comme si elles étaient minoritaires. Mais il y a aussi des raisons qui semblent tenir au rôle et à la culture de l’homme. Certains hommes : (1) ne croient pas ou ne veulent pas admettre qu’ils ont des problèmes particuliers; ne sont-ils pas toujours en retard quand il s’agit de consulter un médecin ? (2) ne se voient pas manifester dans les rues pour défendre leurs intérêts; ils n’ont jamais eu à le faire dans le passé, ils ont élu des députés pour s’occuper de çà ; (3) se croient responsables des problèmes dont les femmes leur imputent la cause; 50 ans de féminisme quotidien çà finit par laver le cerveau ; ici, tous les jours la pédophilie est présentée comme un crime, pas une déviance, une maladie alors que personne ne conteste que la femme qui tue son enfant n’est pas responsable, syndrome de post-partum; (4) ont du mal à verbaliser; pas étonnant qu’ils se suicident en si grand nombre ; (5) ont l’habitude de régler les problèmes des autres, pas les leurs ; les partis politiques, les élus, les éditorialistes, les universitaires sont gênés de se plaindre (surtout devant le reste de la famille ou la communauté des pairs) ou craignent d’être taxés de partialité s’ils se prononcent en faveur d’interventions ciblant les hommes; Le résultat évident est que les gouvernements sont des proies faciles pour le mouvement féministe pour la simple raison que, contrairement à ce qui se produit dans les plupart des secteurs d’activités, ils ne peuvent agir comme arbitres entre deux camps opposés ; il n’y a tout simplement pas d’opposition «masculiniste». En effet, dans le contexte actuel, le mouvement féministe occupe seul toute l’arène et les gouvernements craignent bien trop les répercussions électorales pour assumer la responsabilité du rejet de ce qui est présenté comme une autre «avancée féministe». 4- L’urgence d’agir Nous avons décidé de faire un dernier essai. S’il devait avorter comme les précédents nous allons tout simplement lancer la serviette. Bref, nous vous demandons de témoigner votre appui à la mise sur pied d’un organisme dont le rôle sera d’exercer des pressions sur les instances gouvernementales et, dans ce but, de bien vouloir assister à une réunion de fondation qui se tiendra entre Québec et Montréal lors d’un samedi ou d’un dimanche au mois de juin. Nous n’avons aucun désir de diriger cet organisme mais nous apporterons tout notre appui à ceux qui accepteront cette tâche. Simplement, nous le faire savoir par nfo@hommedaujourdhui.ca |