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Un nouveau rose- bonbon, dans les sports, Richard Therrien |
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Homme d'aujourd'hui |
Périodiquement, il y a un type qui écrit pour réclamer que l’on fasse une plus large place aux femmes dans un secteur d’activité où les hommes sont majoritaires. Le dernier en lice est Richard Therrien, journaliste au journal Le Soleil qui a écrit un papier sur la présence insuffisante de femmes dans les émissions sportives à la télé (Des filles dans l’antichambre de RDS) dans l’édition du 11 février 2009 (p. 46), ….dans la section Arts et spectacles. Nous nous interrogerons, à la fin, sur les motivations de ces hommes alors qu’à notre connaissance aucune femme n’a senti le besoin de réclamer la présence accrue d’hommes dans les secteurs majoritairement féminins. En fait, le sport professionnel est le dernier bastion proprement masculin pour la simple et bonne raison que les femmes ont dû reconnaître qu’elles ne pouvaient pas compétionner avec les hommes dans la très forte majorité des disciplines et que, dans les faits, ce sont les compétions masculines professionnelles qui attiraient les plus grandes foules. Mais examinons la prose de Therrien : «RDS a demandé à six femmes de prendre en charge l'émission L'antichambre, demain à 21h30, pour «préparer les conversations de la Saint-Valentin Ainsi, Chantal Machabée remplace Alain Crète à l'animation. L’entraineure Danièle Sauvageau et la journaliste Stéphanie Morin formeront une tribune pour commenter la saison du Canadien. Et la gardienne de but Charline Labonté l'arbitre Kim Robichaud et Michèle Lapointe qui a coordonne des voyages d'équipes, sont les invitées spéciales de la soirée. Toutes des femmes qui connaissent le hockey autant que les hommes. L’initiative est louable Mais je ne peux pas m'empêcher de croire que RDS se donne bonne conscience en faisant de la place aux filles une journée par année Et que fait-on des 364 jours de l'année qui restent». (…)Bien sûr, il y a quelques femmes de talent au Réseau des sports, comme Chantal Machabée qui a déjà été en nomination au Gala Artis, de même que Claudine Douville et Helene Pelletier. Mais le sport est encore et toujours la chasse gardée des gars, et les filles bouchent les trous plus souvent qu'autrement. (…) Chantal Machanée a été flattée que ses patrons lui demandent d'animer L'antichambre mais elle en a profite pour leur rappeler qu'ils ne sont pas obligés d'attendre la Journée internationale de la femme ou n'importe quelle autre occasion pour lui confier l'émission. «Si Alain est malade, je suis capable de l’animer avec les gars », plaide-t-elle .ajoutant que le hockey la fait sacrer autant que les hommes !. (…) TVA et RDI ont au moins le mérite d'avoir confie les sports de leurs émissions matinales a des femmes, Marie-Claude Savard et Marrie-Josée Turcotte. (…) L’idée n’est pas de faire entrer les femmes aux sports aux sports simplement parce que ce sont des femmes. Mais y a-t-il si peu de femmes talentueuses pour parler de sport à la télé? (…) Bien honnêtement, je ne peux pas croire qu'on ait encore, en 2009, a écrire un article sur le sujet.. Commentaires (1) Therrien affirme que toutes les femmes qui vont participer à l’émission de la St-Valentin connaissent le hockey autant que les hommes. C’est le bout de la chandelle. Aucune d’elle n’a joué dans la ligue nationale ou agi à d’autres titres dans ce circuit. C’est une chose de parler d’un sujet, c’en est une autre d’être crédible. Pourquoi pas un petit groupe d'hommes qui se réunirait une fois par année pour discuter de l'enfantement ? (2) Il mentionne d’autres filles de RDS comme si elles étaient des références. Il y a celle qui décrit les matchs de soccer masculin et qui pousse un cri aux dix minutes pour faire comme le «elle est partie» du réputé Rodger Brulotte. Il y a celle qui décrit les matchs de tennis et qui se comporte comme une maîtresse d’école en sanctionnant chaque coup par une étoile ou un zéro du haut de sa tribune. Quant à celles des autres réseaux, l’une est jolie et l’autre est grande. (3) Therrien, pourrait peut-être se demander comme il se fait, qu’à notre connaissance, aucune journaliste n’a réclamé une présence accrue des hommes dans les émissions d’information alors les postes de, journalistes radiophoniques, de correspondants étrangers à Radio-Canada, de chefs d’antenne à la télévision, sont en voie d’être monopolisés par des femmes. (4) En fait, on s’interroge sur les motivations de ces individus qui ne semblent pas se rendre compte qu’ils scient la branche sur laquelle ils sont assis. Ils ignorent que les femmes occupent 70% des postes dans les secteurs public et parapublic, notamment à cause de la Loi sur l’accès à l’égalité en emploi dans les organismes publics, laquelle ne s’applique encore à ce jour que sur une base volontaire dans le secteur privé. S’attribuent-ils encore le rôle de protecteur de la dame alors que ce paternalisme est honni par le mouvement féministe qui lui préfère de beaucoup le paternalisme d’État, plus payant, contraignant et sûr ? Préfèrent-ils un environnement féminin moins compétitif, plus égalitaire, plus près des émotions ? C’est vrai alors qu’ils seraient plus à l’aise dans la section des Arts et spectacles mais pourquoi diable se mêlent-ils alors de sports ?
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