Une municipalité va couper les salaires des employés pour payer l’équité salariale des employéeset le syndicat menace de faire la grève 1
 

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En effet, 5 000 des 60 000 employés la Ville de Birmingham en Angleterre vont voir leur salaire réduit jusqu’à un maximum de £ 35 000 2. La Ville dit qu’elle n’a pas le choix d’agir ainsi car autrement le fardeau fiscal pour les contribuables serait insupportable. Le syndicat «Unison and Unite» consulte actuellement ses membres sur le sujet. On estime que le coût au plan national va s’élever à 3 milliards de £ pour 700 000 femmes incluant une rétroactivité à 2003. À Birmingham, 46% des employés vont avoir une augmentation, 41 % vont garder le même salaire et 14% vont subir des réductions : 6 vont perdre entre £25,000 et £35,000, 75 vont perdre entre £10,000 et £25,000, et plus de 3 000 vont perdre £10,000 ($22,000). Plusieurs des perdants gagnent moins que £25,000. Les femmes occupant 75% des emplois administratifs et dans les 5 ,000 perdants on compte 3,347 femmes. Celles-ci vont donc aussi subir des réductions mais ce sont les salaires des hommes qui seront le plus sévèrement amputés. L’exercice a déjà coûté 120 millions£ et la municipalité devra ajouter un autre 23 millions £. Les salaires seront gelés jusqu’en 2010 et c’est alors que les coupures vont se produire mais les employés doivent signer leurs contrats avant le 30 mars 2008 sinon ils seront congédiés. Apparemment, on commence à se rendre compte que les méthodes d’évaluation des emplois «comparent la craie au fromage» (chalk and chesse) (ou des radis et des raviolis) et impliquent des jugements tout à fait subjectifs et biaisés.

Bien entendu, vous vous dites que ce ne sont pas des choses que l’on voit ici. L’idée de réduire les salaires des hommes pour augmenter le salaire des femmes est complètement insensée car ces hommes ne sont pas en aucune manière responsables de la situation et des salaires déterminés antérieurement par le marché, comme dans toute économie qui n’est pas communiste - Hé bien, détrompez-vous. Il y a des similitudes remarquables entre la situation qui prévaut au Québec et en Angleterre mais il y aussi mais une différence.

(1) Jill Sherman, Whitehal Editor «Town hall strike threat as men face equality pay cuts»

Times on lin, 10 janvier 2007

Taux de change, janvier 2008 : -1 £ = 2.2697$

Au Québec

1- En 2007, le gouvernement de Monique Jérôme-Forget a aussi gelé les salaires des employés masculins pendant deux ans et reporté à 2010 les versements en équité interne pour les hommes pour défrayer en partie les « redressements salariaux d’équité salariale » versés aux seuls employés féminins.

2- Ce gouvernement aura versé de1990 à 2010 aux EMPLOYÉS FÉMININS des secteurs public et parapublic :

6, 585,2Ms$ en d’équité interne,

8, 621,2M$ en équité salariale et

2 252,0 Ms$ en augmentation salariale

17 MILLIARDS 584 MILLION$

En comparaison il aura versé 1 MILLIARD 435 MILLIONS$ POUR LES EMPLOYÉS MASCULINS

Une égalité de fait royale à la sauce féministe. Et Jean Charest est fier de porter la cravate rose.

2- La différence.

Nos syndicats sont des paillassons et n’ont certainement pas menacé le gouvernement de faire la grève et ce pour plusieurs raisons.

a) La présidente de la centrale syndicale CSN, Claudette Carbonneau, s’est fait photographier avec la présidente du Conseil du trésor dans le numéro de janvier 2007 de la revue l’Actualité en tant que «combattantes de l’équité salariale »- En d’autres femmes, il y a eu collusion évidente entre ces femmes et seule une presse stupidement servile ne l’a pas dénoncée.

b) Mme Carbonbeau est la présidente de cette centrale qui aime bien s’inspirer de la pensée marxiste-léniniste pour pousser à la faillite les entreprises privées d’ici, comme les anciens propriétaires du Manoir Richelieu, des restaurants Marie- Antoinette et l’actuel propriétaire du Journal de Québec, sans pourtant jamais affronter les entreprises étrangères, mais qui remplit ses coffres à même les cotisations des employés des secteurs public et parapublic qui, eux, sont rémunérés par les taxes. Une espèce de Robin des Bois transgenre qui prend aux pauvres pour donner aux riches.

c) Les hommes qui font partie de ces syndicats et de ces partis politiques sont encore les plus décevants car ils entonnent en chœur le célèbre «so-so-solidarité» alors qu’ils sont l’objet d’une discrimination éhontée. Il n’est même pas certain qu’un voyage à Birmingham leur ferait du bien.